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Grammaire Latine: Exercices et Questions, Appunti di Lingua Greca

Ce document présente des exercices et des questions sur la grammaire latine, couvrant des sujets tels que les conjonctions de coordination, les temps du latin, les compléments circonstanciels et les prépositions. Il offre une introduction aux concepts clés de la grammaire latine et fournit des exemples concrets pour illustrer les règles.

Tipologia: Appunti

2021/2022

Caricato il 08/02/2025

lilly150300
lilly150300 🇮🇹

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Grammaire
Petite histoire de la langue latine
Le latin est en effet d’abord la langue d’un petit peuple venu en Italie centrale, dans la région appelée Latium, vers le
début du 1 er millénaire av. J. C.
Lorsque l’Empire romain a perdu son unité politique avec les invasions barbares à partir du Ve siècle apr. J. C. deux cas
de figure de sont présentés :
• dans les pays romanisés depuis longtemps, la langue latine, adoptée la population, a été conservée et a évolué de
manière différenciée, notamment sous l’influence de la langue vernaculaire. C’est ce qu’on appelle les langues
romaines, qui viennent du romain, c’est- a- dire de la langue romaine (français, espagnol, italien)
• dans les pays où l’influence latine a été de moindre importance la langue d’origine a continué d’être parlée.
Le latin a été influencé par d’autres langues, comme le grec, l’étrusque, le gaulois, auxquelles il a emprunté des mots
ou des tournures ; sa prononciation s’est peu à peu modifiée. La langue de référence pour tous ceux qui apprennent le
latin aujourd’hui est le latin classique de l’époque de Cicéron.
On distingue plusieurs étapes de l’histoire du latin en tant que langue vive :
• Le Latin archaïque
période républicaine qui s’entend de 509 à 27 av J. C.
Auteurs principaux: Plaute, Terence, Caton
Le latin classique
La république se termine avec des guerres civiles et l’instauration par Auguste d’un pouvoir de type
monarchie (le Principat)
Auteurs principaux : Cicéron (art oratoire), Salluste, César, Tite-Live(histoire), Lucrèce, Catulle, Virgile, Horace,
Properce, Tibulle, Ovide(poésie)
Latin impérial
Désormais, Rome est gouvernée par des empereurs.
Auteurs : Sénèque (philosophie et tragédie), Quintilien(rhétorique), Tacite(histoire), Lucain, Juvénal, Stace(poésie),
Pétrone, Apulée(roman), Pline l’Ancien (littérature scientifique, Pline le Jeune(littérature épistolaire)
Le latin tardif
Au IV e siècle , le christianisme devient religion officielle. A la fin du IV e siècle, l’Empire romain d’Occident (de langue
latine) et l’Empire romain d’Orient( de langue grec) se séparent.
Auteurs principaux : Augustin, Jérôme, Ambroise (littérature chrétienne), Boèce(philosophie), Rutilius Namatianus,
Claudien, Sidoine, Apollinaire(poésie), Ammien Marcellin(histoire) Symmaque(épistolaire).
Le latin romain
Des peuples barbares se sont installes sur le territoire de l’empire.
Auteurs : Grégoire De Tours (littérature chrétienne) , Isidore de Séville( littérature encyclopédique), Jordanes(histoire).
De même que les langues romanes ont comme source commune le latin, les linguistes ont mis en évidence que le
latin, ainsi que d’autres langues présentant entre elles certaines ressemblances lexicales, morphologiques,
syntaxiques, dérivaient d’une même source. A partir du milieu du XIX e siècle, les linguistes ont donc suppose, grâce à
la méthode de la grammaire comparée, l’existence d’une langue-ancêtre que l’on a appelée l’indo-européen, de
laquelle auraient dérivé toutes ces langues. L’indo-européen devait être parle quelques millénaire av. J. C., avant
l’invention de l’écriture et avant que les locuteurs se séparent en plusieurs branches, donnant naissance au grec
ancien, au sanscrit, aux langues celtique, germaniques, italiques.
Les fonctions des substantifs dans la phrase française
En française comme en latin, le substantif (ou nom) rempli toujours une fonction dans la phrase. Il peut être employé
comme :
• Sujet : le sujet désigne la personne ou la chose qui fait ou subit l’action du verbe.
• Apostrophe : l’apostrophe désigne la personne à qui l’on adresse la parole.
• Complément du nom : le complément du nom complète un autre nom ou un pronom. En française il est relié au
nom qu’il complète par une préposition (de, a)
• Complément d’objet direct : il dépend directement du verbe qui ne se construit pas sans lui (ou change alors de
sens)
• Complément objet indirect : si le complément d’objet est relié indirectement au verbe par une préposition, on parle
de complément d’objet indirect. Il est souvent introduit en français par la préposition à
• Apposition : le nom (ou groupe nominal) mis en apposition est un ajout (non nécessaire) il est placé à cote d’un
autre groupe nominal, dont il peut être sépare par une virgule, parfois par la préposition de. L’apposition fait
référence au même être ou à la même chose que le nom près duquel elle est placée.
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Grammaire

Petite histoire de la langue latine Le latin est en effet d’abord la langue d’un petit peuple venu en Italie centrale, dans la région appelée Latium, vers le début du 1 er millénaire av. J. C. Lorsque l’Empire romain a perdu son unité politique avec les invasions barbares à partir du Ve siècle apr. J. C. deux cas de figure de sont présentés :

  • dans les pays romanisés depuis longtemps, la langue latine, adoptée la population, a été conservée et a évolué de manière différenciée, notamment sous l’influence de la langue vernaculaire. C’est ce qu’on appelle les langues romaines, qui viennent du romain, c’est- a- dire de la langue romaine (français, espagnol, italien)
  • dans les pays où l’influence latine a été de moindre importance la langue d’origine a continué d’être parlée. Le latin a été influencé par d’autres langues, comme le grec, l’étrusque, le gaulois, auxquelles il a emprunté des mots ou des tournures ; sa prononciation s’est peu à peu modifiée. La langue de référence pour tous ceux qui apprennent le latin aujourd’hui est le latin classique de l’époque de Cicéron. On distingue plusieurs étapes de l’histoire du latin en tant que langue vive :
  • Le Latin archaïque période républicaine qui s’entend de 509 à 27 av J. C. Auteurs principaux: Plaute, Terence, Caton  Le latin classique La république se termine avec des guerres civiles et l’instauration par Auguste d’un pouvoir de type monarchie (le Principat) Auteurs principaux : Cicéron (art oratoire), Salluste, César, Tite-Live(histoire), Lucrèce, Catulle, Virgile, Horace, Properce, Tibulle, Ovide(poésie)  Latin impérial Désormais, Rome est gouvernée par des empereurs. Auteurs : Sénèque (philosophie et tragédie), Quintilien(rhétorique), Tacite(histoire), Lucain, Juvénal, Stace(poésie), Pétrone, Apulée(roman), Pline l’Ancien (littérature scientifique, Pline le Jeune(littérature épistolaire)  Le latin tardif Au IV e siècle , le christianisme devient religion officielle. A la fin du IV e siècle, l’Empire romain d’Occident (de langue latine) et l’Empire romain d’Orient( de langue grec) se séparent. Auteurs principaux : Augustin, Jérôme, Ambroise (littérature chrétienne), Boèce(philosophie), Rutilius Namatianus, Claudien, Sidoine, Apollinaire(poésie), Ammien Marcellin(histoire) Symmaque(épistolaire).  Le latin romain Des peuples barbares se sont installes sur le territoire de l’empire. Auteurs : Grégoire De Tours (littérature chrétienne) , Isidore de Séville( littérature encyclopédique), Jordanes(histoire). De même que les langues romanes ont comme source commune le latin, les linguistes ont mis en évidence que le latin, ainsi que d’autres langues présentant entre elles certaines ressemblances lexicales, morphologiques, syntaxiques, dérivaient d’une même source. A partir du milieu du XIX e siècle, les linguistes ont donc suppose, grâce à la méthode de la grammaire comparée, l’existence d’une langue-ancêtre que l’on a appelée l’indo-européen, de laquelle auraient dérivé toutes ces langues. L’indo-européen devait être parle quelques millénaire av. J. C., avant l’invention de l’écriture et avant que les locuteurs se séparent en plusieurs branches, donnant naissance au grec ancien, au sanscrit, aux langues celtique, germaniques, italiques.

Les fonctions des substantifs dans la phrase française

En française comme en latin, le substantif (ou nom) rempli toujours une fonction dans la phrase. Il peut être employé comme :

  • Sujet : le sujet désigne la personne ou la chose qui fait ou subit l’action du verbe.
  • Apostrophe : l’apostrophe désigne la personne à qui l’on adresse la parole.
  • Complément du nom : le complément du nom complète un autre nom ou un pronom. En française il est relié au nom qu’il complète par une préposition (de, a)
  • Complément d’objet direct : il dépend directement du verbe qui ne se construit pas sans lui (ou change alors de sens)
  • Complément objet indirect : si le complément d’objet est relié indirectement au verbe par une préposition, on parle de complément d’objet indirect. Il est souvent introduit en français par la préposition à
  • Apposition : le nom (ou groupe nominal) mis en apposition est un ajout (non nécessaire) il est placé à cote d’un autre groupe nominal, dont il peut être sépare par une virgule, parfois par la préposition de. L’apposition fait référence au même être ou à la même chose que le nom près duquel elle est placée.
  • Attribut : l’attribut fait référence, par l’intermédiaire d’un verbe, au même être ou à la même chose que le nom ou le pronom dont il est attribut. Il existe des attributs du sujet et des attributs du compléments d’objet direct. Un nom est attribut du sujet s’il est relie à lui par un verbe d’état (être, devenir, paraitre, rester, sembler, demeurer) ou certains verbes au passif. On rencontre un attribut du complément d’objet direct après des verbes comme (appeler, croire, élire, faire, nommer, proclamer, trouver)
  • Complément circonstanciel Le complément circonstanciel est un complément non essentiel de la phrase (il peut être déplacé ou supprime sans nuire à la construction de la phrase. Il indique dans quelle circonstance se fait l’action exprimée par le verbe ; cette circonstance on distingue notamment :  Le complément circonstanciel de lieu  Le complément circonstanciel de temps  Le complément circonstanciel de manière  Le complément circonstanciel de moyen  Le complément circonstanciel de but  Le complément circonstanciel de cause  Le complément circonstanciel d’accompagnement Complément d’agent : il est introduit en français par les prépositions par ou de. Différents entre le latin et le français Dans la syntaxe, les principales différences entre le latin et le français sont les suivantes :  Le latin n’a pas d’article. On ajoute l’article dans la traduction.  En latin, le verbe contient en lui-même un sujet. La personne est marquée simplement par la désinence verbale, située à la fin de chaque mot.  En latin, la fonction des noms est donc indiquée par leur désinence, qui porte aussi leur genre et leur nombre. En principe, dans la phrase latine les mots sont énoncés dans l’ordre nécessaire à la compréhension, le verbe est souvent à la fin de la préposition.

Le système de la langue

Le latin est ce qu’on appelle une langue flexionnelle, ou encore à déclinaison, parce que les mots se déclinent, c’est-à- dire prennent une désinence différence selon leur fonction dans la phrase ou selon leur personne. On appelle flexion l’ensemble de toutes les formes que peut prendre un nom ou un pronom, ou un verbe. Les catégories qui échappent à la flexion sont les verbes, les prépositions, les conjonctions : ces mots sont invariables. La désinence est l’élément variable d’un mot, situé en finale, après le thème. La fonction d’un mot se défini par le rapport de ce mot à l’ensemble de la phrase ou au verbe. Le cas d’un nom est la forme sous laquelle il se présent, qui indique la fonction qu’il a dans la phrase. Le cas latin indique les fonctions logiques et syntaxiques, un cas peut regrouper plusieurs fonctions. Le latin a six cas, avec les terminaisons respectives du singulier et du pluriel. On distingue 6 cas, correspondant à 6 grandes fonctions:

  1. Nominatif  Sujet  Complément du verbe : attribut du sujet
  2. Vocatif  Apostrophe
  3. Accusatif  Complètement d’objet « direct »  Complément du verbe :
  • attribut du sujet
  • attribut du COD  Complément de proposition (circonstanciel) :
  • lieu et mesure de l’espace
  • temps et mesure du temps
  1. Génitif  Complément du nom et du pronom : possessif, subjectif, objectif, partitif, explicatif, de qualité  Complément du verbe :
  • attribut du sujet : G. de qualité
  • objet : G. possessif, partitif, abondance, privation, relation, qualité (prix)
  1. Datif  Complément de l’adjectif indirect et de l’adverbe  Complément du verbe (objet) :

Ablatif rosā rosī s

-Remarques Les sorties caractéristiques sont :

  • le nominatif singulier en -a ;
  • le génitif singulier en -ae.  Le locatif de la première déclinaison est en -ae : Romae,( à Rome).  Certains noms ont un sens différent au singulier et au pluriel (ex : copia, "abondance", ma copiae, "troupes" ; vigil, "vigil", mais vigiliae, « sentinelles » ; littera, "lettre de l'alphabet", mais litterae, "littérature").  Certains noms ne sont utilisés qu'au pluriel (pluralia tantum) (par exemple : divitiae, -ārum, « richesse » ; insidiae, -ārum, « embuscade » ; Athenae, -ārum, « Athènes ») ;  Si le nom de la ville ou de la petite île est au pluriel, l'état en place est exprimé avec le simple ablatif! (Athénis, "à Athènes").

Les adjectifs

Comme en français il existe en latin des adjectifs qualificatifs qui permettent de caractériser un substantif. L’adjectif s’accord en genre, en nombre et en cas avec le substantif qu’il qualifie. L'ensemble des adjectifs latins est divisé en deux grands groupes : première et deuxième classe. Le premier groupe comprend les adjectifs dites de la première classe, qui se déclinent sur les modelés de la première déclinaison pour le féminin, de la 2 déclinaison e pour le masculin et le neutre.  -us, -a, -um  -er, -era, -erum  -er, -ra, -rum Les formes du masculin (en -us / -er) et du neutre (en -um / -erum / -rum) suivent la seconde déclinaison ; la forme féminine (en -a / -era / -ra), comme vous le savez déjà, suit la première déclinaison. Rappelez-vous que les adjectifs s'accordent toujours avec le nom auquel ils sont liés en genre, en nombre et en cas.

LES CONJONCTIONS DE COORDINATION

En latin comme le français, les conjonctions de coordination sont des mots invariables, reliant(coordonnant) deux éléments ou des groupes de mots de même fonction ou des propositions de même nature.  Pour exprimer l’union, on recourt aux conjonctions copulatives. Et

  • -Que (puer puellaque: l’enfant et la jeune fille)
  • Atque
  • Ac
  • Et et non / et ne pas ni
  • Neque
  • Nec  Pour exprimer l’alternative, on recourt aux conjonctions disjonctives. aut/vel= ou aut aut= soit soit  Pour exprimer l’opposition, on utilise les conjonctions adversatives. mais
  • At
  • Sed
  • Autem  tamen=cependant  uero= or, mais  Pour exprimer la cause, on utilise les conjonctions explicatives.
  • Nam= car
  • Enim/etenim =en effect  Quant à la conséquence, on l’exprime au moyen des conjonctions conclusives.
  • Ergo/ igitur = donc
  • Itaque= c’est pourquoi
  1. Autem
  • Non solum, tantum, sed etiam= non seulement, mais encore
  • Etiam/ quoque = aussi

Le système verbal

Le verbe latin est un mot qui change de forme selon la personne, le nombre, le temps et le mode. Les désinences personnelles indiquent la personne, le nombre, la voix. Le thème verbal peut être augmenté de morphèmes qui indiquent le temps. Mais le temps et la voix peuvent être marques, comme en français, par une forme composée. Le latin a deux modes personnels, dans lesquels les verbes se conjuguent à toutes les personnes :

  • L’indicatif : mode du réel
  • Les subjonctif : mode de l’action envisagée par l’esprit
  • L’impératif : exprime l’ordre
  • L’infinitif
  • Le participe
  • Le gérondif
  • L’adjectif verbal
  • Le supin On divise le temps du latin en deux grandes catégories :  Les temps de l’infectum=Action en cours de réalisation :  Imparfait  Présent  Futur  Les temps du perfectum=Action terminées :  Plus-que- parfait  Parfait  Futur antérieur Présentation : temps primitifs En latin l’infinitif ne permet pas à lui seul de déduire la conjugaison et on a pris l’habitude de citer plusieurs formes. On donne donc dans l’ordre : La 1ère personne du singulier au présent de l’indicatif : AMO La 2e personne du singulier au présent de l’indicatif : AMAS L’infinitif présent : AMARE La 1 er personne du parfait de l’indicatif : AMAUI Le supin, forme nominale du verbe, qui n’a pas d’équivalent en français : AMATUM Pour éviter une citation trop longue, on a coutume d’abréger ces formes : AMo,-as,-are,-aui,-atum=aimer. Quand les formes du perfectum et du supin sont trop différents, on les écrit en entier : capio,-is,-ere,cepi, captum=prendre

Les cinq conjugaisons

Alors qu’il n’y a en français que modelés de conjugaison, il existe cinq modèles en latin. Modèles de conjugaison :  1ère conjugaison : verbes à thème termine par un -a. Le modèle est AMo,-as,-are,-aui,-atum=aimer  2e conjugaison : verbes à thème termine par un -è. Le modèle est DELeo,-as,-are,-eui,-etum=avertir  3e conjugaison : verbes a thème termine par une voyelle brève alternante e/o. le modèle est LEGo,-is,-ere, legi, lectum=lire  3e conjugaison mixte : verbes a thème termine par un -i. le modèle est CAPio,-is,-ere,cepi,captum=prendre  4e conjugaison : verbes a thème en -i. le modèle est AUDio.-is,-ire,-iui,-itum=entendre La seule forme d’infinitif permet de déterminer le modelé de conjugaison pour la première(-are) et la quatrième(-ire) conjugaison. Les verbes de la 2 e conjugaison se reconnaissent à ce qu’ils présentent un vocalisme e partout au présent. Les verbes de la 3 e conjugaison ont aussi un infinitif en -ere, mais la voyelle est variable au présent : lego, legis, legunt. La 3 e conjugaison mixte ne se distingue de la précédente que par la forme de 1 er personne en -io et non en -o. Quels verbes n’entrent pas dans ce cadre et ont leur propre conjugaison tels : Esse=être Velle= vouloir Ire= aller Ferre = porter

Le présent de l’indicatif actif

Le présent de l’indicatif actif se forme à l’aide du thème de l’infectum, suivi de désinences

Possum , potes, posse, potui = pouvoir  Prossum , prodes, prodesse, profui (+datif) = être utile à, servir à Adesse (être présent) Adsum Ades Adest Adsumus Adestis Adsunt Absum Abesse (être absent) Absum Abes Abest Absumus Abestis Absunt

Le présent de POSSUM change également de radical :

 Pot- devant les formes du verbe sum à initiale vocalique

 Pos- devant les formes du verbe sum qui commencent par un s-

Présent

Possum=je peux

.potes =tu peux

potest=il peut

possumus=nous pouvons

potestis=vous pouvez

possunt=ils peuvent

Conjugaison des verbes irréguliers

D’autres verbes en latin présentent une conjugaison irreguliere, parmi lesquels :

 uol o ,is, velle, volui=vouloir et ses composes :

 Malo, mavis, malle, malui=préférer

 Nolo, non vis, nolle, nolui=ne pas vouloir (contraction de non uol o )

Indicatif présent

uol o

uis

uult

uolu mus

uultis

uol unt

nol o

non uis

non uult

nolu mus

non

uultis

nol unt

mal o

mauis

mauult

malu mus

mauultis

mal unt

Le verbe fero Fero, ferre, tuli, latum

Présent

Fero

fers

fert

ferimus

fertis

ferunt

Les prépositions

En latin comme en français, il existe des prépositions, c’est-à-dire des mots servant à introduire des

compléments. Nous avons vu qu’en latin les cas servent à exprimer plusieurs types de compléments en

français, nécessitent des prépositions. Par exemple génitif exprimant le complément d’objet du nom, datif

exprimant le complément d’objet indirect. Toutefois, les cas seuls ne suffisent pas pour exprimer

l’ensemble des fonctions ; le latin a ainsi eu recours à des prépositions pour introduire un certain nombre

de complément circonstanciels, ces prépositions sont construites le plus souvent avec deux cas : l’accusatif

et l’ablatif. Les prépositions : servent à exprimer les compléments circonstanciels. La préposition se place

généralement avant le nom qu’elle introduit.

Principales prépositions avec l’ablatif

• Ab (ou a devant une consonne) = loin de, à partir de

• Cum= avec (accompagnement/ manière)

• De= de, du haut de, au sujet de(titrés)

• Ex (ou e devant une consonne) = hors de, de

• Pro= devant, pour, en faveur de, en retour de

• Sine= sans

Principales prépositions avec l’accusatif

• Ad=vers, jusqu’à, près de

• Adversus =contre, en face de, à l’égard de

• Ante=devant, avant

• Apud=près de, chez

• Contra = contre, en face de

• Inter= entre, parmi

• Ob= pour, à cause de

• Per= par, à travers, pendant

• Post= derrière, après

• Propter = à cause de

Les prépositions de lieu :

au, à, dans in + abl

acc

près de apud + acc

prope + acc

sous sub + abl

au bas de in infimo + abl

au milieu de in medio + abl

derrière pone + acc

Les propositions subordonnées circonstancielles

• Cause: qui, quod( parce que), quoniam( puisque)

• Temp: ubi, cum, ut( quand) postquand( après que), dum(tandis que)

• Condition: si, nisi

• Comparaison: ut, sicut velut

La deuxième déclinaison

La deuxième déclinaison se caractérise par

Accusatif agrum agrōs

Génitif agrī agrōrum

Datif agrō agrī s

Ablatif agrō agrī s

Neutres : Noms en -um

À différence du français, le latin possède un troisième genre, le neutre, employé principalement pour

désigner des objets inanimés.

Cas Singulier Pluriel

Nominatif templum templa

Vocatif templum templa

Accusatif templum templa

Génitif templī templōrum

Datif templō templī s

Ablatif templō templī s

Conjonctions de coordination

ac: et at: mais atque: et aut: ou autem: mais deinde: ensuite enim: en effet,car (se place après le 1er mot) ergo: donc, par conséquent et: et etiam: aussi igitur: donc, c'est pourquoi itaque: c'est pourquoi modo...modo: tantôt...tantôt nam: en effet nec: et ne...pas quare: c'est pourquoi -que: et quidem: certes,assurément,bien sûr quoque: aussi sed: mais (jamais en tête de phrase) tamen: cependant vel: ou vero: mais,quant à (se place après le premier mot) verum : mais (en 1er dans la phrase)

Conjonctions de subordination

ac/atque: que antequam +ind/subj: avant que cum +ind: quand, lorsque cum +subj: alors que donec +ind: aussi longtemps que

donec +subj: jusqu'à ce que dum +ind: tandis que, aussi longtemps que dum +subj: jusqu'à ce que, pourvu que ne +subj: que ne...pas nisi +ind/subj: si ne...pas postquam +ind/subj: après que quando +ind/subj: quand quasi +subj: comme si quia +ind/subj: parce que quod +ind/subj: à savoir que; parce que; de ce que si +ind/subj: si sicut +ind: comme ubi +ind: quand ut +ind: quand, comme ut +subj: que

Tableau de l'indicatif présent passif

Pour conjuguer au passif, il suffit d'apprendre les nouvelles désinences sont : -(o)r, -ris, -tur, - mur, -mini, -ntur. 1re conjugaison : amā- re : aimer 2e conjugaison : monē- re : avertir  am- or  amā- ris/re  amā- tur  amā- mur  amā- minī  ama- ntur  je suis aimé  tu es aimé  il est aimé  nous sommes aimés  vous êtes aimés  ils sont aimés  mone- or  monē- ris/re  monē- tur  monē- mur  monē- minī  mone- ntur  je suis averti  tu es averti  il est averti  nous sommes avertis  vous êtes avertis  ils sont avertis 3e conjugaison : leg- e - re : lire  leg- or  leg- e - ris/re  leg- i - tur  leg- i - mur  leg- i - minī  leg- u - ntur  je suis lu  tu es lu  il est lu  nous sommes lus  vous êtes lus  ils sont lus 4e conjugaison : audī- re : entendre 3e mixte : cape- re : prendre  audi- or  audī- ris/re  audī- tur  audī- mur  je suis entendu  tu es entendu  il est entendu  nous sommes entendus  vous êtes entendus  capi- or  cape- ris/re  capi- tur  capi- mur  je suis pris  tu es pris  il est pris  nous sommes pris  vous êtes pris

 ê t r e l u

Les adjectifs de la première classe

-us, -a, -um Cas Singulier Pluriel Masculin Féminin Neutre Masculin Féminin Neutre Nominatif bellus bellă bellum bellī bellae bellă Vocatif belle bellă bellum bellī bellae bellă Accusatif bellum bellăm bellum bellōs bellās bellă Génitif bellī bellae bellī bellōrŭm bellārŭm bellōrŭm Datif bellō bellae bellō bellīs bellīs bellīs Ablatif bellō bellā bellō bellīs bellīs bellīs -er, -era,-erum Cas Singulier Pluriel Masculin Féminin Neutre Masculin Féminin Neutre Nominati f liber libera liberum liberi liberae libera Vocatif liber libera liberum liberi liberae libera Accusatif liberum liberam liberum liberos liberas libera Génitif liberi liberae liberi liberorum liberarum liberorum Datif libero liberae libero liberis liberis liberis Ablatif libero libera libero liberis liberis liberis -er, -ra,-rum Cas Singulier Pluriel Masculin Féminin Neutre Masculin Féminin Neutre Nominati f pulcher^ pulchra^ pulchrum^ pulchri^ pulchrae^ pulchra Vocatif pulcher pulchra pulchrum pulchri pulchrae pulchra Accusatif pulchrum pulchram pulchrum pulchros pulchras pulchra Génitif pulchri pulchrae pulchri pulchrorum pulchraru m pulchrorum Datif pulchro pulchrae pulchro pulchris pulchris pulchris Ablatif pulchro pulchra pulchro pulchris pulchris pulchris

Eo, is, ire, i(u)i, itum : aller

Ce verbe présente une alternance de radical : i- devant consonne ou -e, et e- devant les autres

voyelles.

Indicatif présent :

1ére pers. sing. EO 2ème pers. sing. IS 3ème pers. sing. IT 1ère pers. pl. IMUS 2ème pers. pl. ITIS 3ème pers. pl. EUNT Abeo, abis,abire, abii, abitum :partir, s’en aller de, quitter, s’éloigner Adeo, adis, adire, adii, aditum : aller vers, approcher, aborder Ineo,inis, inire, inii ou inivi, initum : aller dans, pénétrer Pereo, peris, perire, perii ou perivi, peritum : disparaître, périr

Présent..

adeor

adiris

aditur

adimur

adimini

adeuntur

Les compléments circonstanciels

Compléments de lieu -Le lieu où l’on est (question ubi « où? »): IN + ABLATIF « Caesar in Italia vivit » « Exercitus in Gallia considet » Mais s’il s’agit d’une ville ou une petite île, on utilise le cas locatif (correspondant au génitif) au singulier : « Caesar Romae vivit », « Nicaeae sumus » On utilise plutôt l’ablatif au pluriel (pour les noms de villes qui sont toujours pluriel (pluralia tantum) telles que Athenae (génitif Athenarum), Athènes : « Plato Athenis philosophiae scholam dirigit » -Le lieu où l’on va (question quo « vers où? ») : IN / AD + ACCUSATIF « Caesar exercitum in Galliam ducit » « Caesaris exercitus ad Galliam appropinquat » Mais s’il s’agit d’une ville ou une petite île, on utilise l’accusatif seul : « Caesar exercitum Romam ducit » -Le lieu d’où l’on vient (question unde « d’où? ») : E/EX ou A/AB ou DE + ABLATIF « Caesar ab Italia exercitum in Galliam ducit » Mais s’il s’agit d’une ville ou une petite île, on utilise l’ablatif seul : « Caesar Roma in Galliam venit » -Le lieu par où l’on passe (question qua « par où? »): PER + ACCUSATIF « Caesar ab Italia in Galliam venit per Alpes » Compléments de temps (question quando « quand? ») -Une période précise : ABLATIF SEUL « Autumno uvae maturant » « Anno praeterito Caesar Romam venit » -Durée : ACCUSATIF SEUL ou PER + ACC. « Romae Caesar manet tres annos » « In Gallia exercitus manet per quattuor annos » D’autres compléments  Moyen (il indique l’instrument avec lequel se fait l’action): ABLATIF SEUL « Caesar Pompeium interficit gladio »  Manière (il répond à la question quomodo : « comment ») : ABLATIF SEUL ou CUM + ABL. « Caesar pugnat magno animo » « Puella deambulat multa cum gratia »  Accompagnement : CUM + ABLATIF « Puella deambulat cum amica » « Puella deambulat cum multis amicis »  Agent : A/AB + ABLATIF « Puella adiuvatur ab amico »  Cause efficiente : ABLATIF SEUL « Roma defenditur populi animo » Complément de cause (il répond à la question cur : « pourquoi? ») :  ABLATIF SEUL « Marcus superbia invisus est »  OB / PROPTER + ACCUSATIF (a cause de ou à cause de moi) « Marcus ob superbiam invisus est » « Marcus propter superbiam invisus est »  PRAE + ABLATIF (cause empêchant) « Prae nive mei amici non exeunt » EX + ABLATIF (sentiments et états d’esprit) « Claudia ex maestitia luget »

de l’intrigue mais surtout de la mise en scène. En particulier le spectacle est construit sur

l’alternance de 2 grands types de scènes. Dans le premier type, appelé diuerbium, les acteurs disent

le texte, sans chanter, sans danser et même sans jouer physiquement leur rôle. Dans le 2ème type, appelé

canticum, les acteurs dansent et miment leur rôle, pendant qu’un chanteur chante leur texte et qu’un

musicien joue.

La distinction entre les 2 types de scène est essentielle car elle impose au poète comique une

écriture différente. Ds le diverbium, le spectacle est uniquement fait par les mots. Il faut donc que la

scène ait un intérêt narratif ou qu’elle soit un festival de plaisanteries et de jeux de mots en cascade.

Ainsi la codification fait de la comédie romaine un théâtre du jeu et non un théâtre de la représentation.

Elle ignore l’illusion réaliste, et sans cesse le texte rappelle au public qu’il est au théâtre, que les

personnages sont aussi des acteurs et que le poète dramatique a tout inventé pour lui faire plaisir.

Enfin la comédie romaine est un spectacle rituel qui s’insère dans un des

rituels religieux principaux de la civilisation romaine : les jeux. Les dieux sont spectateurs au théâtre,

aux côtés des hommes, ce qui rend indispensable le succès de la performance. D’où l’importance des

applaudissements à la fin du spectacle. La comédie doit être un spectacle qui rassemble, tout Rome est là,

et ce consensus est obtenu par le rire, qui lui aussi est rituel.

Térence, dont le théâtre lui aussi s’inspire des Grecs (il fréquentait le cercle

des Scipions), oriente l’écriture théâtrale vers une réflexion philosophique et morale. Il a laissé à la

postérité la célèbre maxime suivante : « Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger »

(dans L’Héautontimoroumenos).

3eme leçon Plaute

Plaute est le premier auteur dont certaines pièces nous aient été conservées dans leur intégralité : vingt

pièces entières et une incomplète. Parmi elles, on pourra mentionner par exemple l’Aulularia, les

Bacchides, le Miles Gloriosus.

Quelques mots sur le théâtre de Plaute :

Le théâtre de Plaute, inférieur en génie à celui d’Aristophane, permet d’étudier la

technique du genre : le métier y apparaît net et nu. Un répertoire à peu près complet des moyens de faire

rire au théâtre. Créateur du vaudeville, càd d’une forme de théâtre où tout est subordonné au rire

  • caractères, action, style – et où le rire est obtenu par des moyens rigoureusement déterminés ;

art de l’exposition, science du rebondissement, du coup de théâtre, du quiproquo, de la fausse

piste, du ménagement des effets, du comique verbal, du comique de dialogue et du comique

proprement scénique (intrigue et caractères). Une fantaisie et une sûreté de main.

Une des caractéristiques principales de la comédie romaine est que c’est un théâtre

codifié, un théâtre du jeu, un théâtre rituel, un théâtre de l’acteur (d’ailleurs Plaute a d’abord été

acteur).

Le texte de Plaute est écrit en fonction d’un jeu strictement codifié, codification des rôles,

La distinction entre les 2 types de scène est essentielle car elle impose au poète comique

une écriture différente. Dans le diverbium, le spectacle est uniquement fait par les mots. Il faut donc que la

scène ait un intérêt narratif ou qu’elle soit un festival de plaisanteries et de jeux de mots en cascade. La

traduction doit en restituer les effets. Ailleurs (canticum) il y a chorégraphie.

Cette distinction organise le text latin selon un découpage de séquences qui ne correspondent ni à

nos actes ni à nos scènes. Parfois on passe brusquement de l’un à l’autre.

Ainsi la codification fait de la comédie romaine un théâtre du jeu et non un théâtre de la

représentation. Elle ignore l’illusion réaliste, et sans cesse le texte rappelle au public qu’il est au

de l’intrigue mais surtout de la mise en scène. En particulier le spectacle est construit sur

l’alternance de 2 grands types de scènes. Ds le premier type, appelé diuerbium, les acteurs disent le texte,

sans chanter, sans danser et même sans jouer physiquement leur rôle ; le vers correspondant est le

vers iambique. Dans le 2ème type, appelé canticum, les acteurs dansent et miment leur rôle,

pendant qu’un chanteur chante leur texte et qu’un musicien joue, sur une double clarinette (tibia) et

sur une claquette à pieds, la musique qui anime les danses. Le canticum peut prendre 2 formes. Soit il

est écrit sur un rythme complexe, auquel correspondent toutes sortes de vers, ce que nous

appelons canticum varié ; en ce cas la musique est celle d’un personnage qui est, dans cette scène, le

maître de jeu et qui occupe l’espace de son chant et de sa danse, les autres personnages n’étant que

des faire-valoir. Soit il est écrit sur un rythme simple auquel correspond un vers unique, le sepénaire

trochaïque. Le plus souvent ce type de canticum sert à des scènes d’affrontement dialogué, c’est pourquoi

on peut l’appeler canticum de duel.

Le mot ludus et ses dérivés désignent ce jeu théâtral et permettent d’en décliner les

différents aspects. La performance elle-même est appelée ludicrum, et le rituel où elle s’insère ludi scaenici.

Les acteurs sont des ludii. Ludus désigne aussi danse et même jeu de mots. Illudere = imitation

moqueuse, deludere = tromperie. Invention des ruses = ludificare, le « faire comique », conjonction

indissociable de ruses, de mensonges, de plaisanteries, de jeux de mots, de danse et de mise en

scène.

Le diverbium privilégie le ludus verbal, la danse des mots ou leur capacité de mensonge, le

canticum laissait la première place au ludus gestuel.

Enfin la comédie romaine est un spectacle rituel qui s’insère dans un des rituels religieux

principaux de la civilisation romaine : les jeux. Les dieux sont spectateurs au théâtre, aux côtés des

hommes, ce qui rend indispensable le succès de la performance. D’où l’importance des

applaudissements à la fin du spectacle. La comédie doit être un spectacle qui rassemble, tout Rome

est là, et ce consensus est obtenu par le rire, qui lui aussi est rituel. Tous les personnages sont

potentiellement ridicules.

Le poète joue avec le code, prêt de basculer dans le fantastique, le romanesque ou

l’horrible. Conformité au code + recherche conjointe du nouveau et de l’inattendu.

De Plaute (254-184) il reste 20 comédies sur les 130 composées. Importance chez lui des

scènes chantées et dansées en canticum varié. Avant d’être poète (vers 212) il fut acteur de 2ème

ordre. D’où le nom de Plautus Maccius : le Maccus était un des rôles de ces farces ds lesquelles il jouait, et

Plautus signifie « pieds-plats » car les acteurs de ces pièces (farces concluant les tragédies romaines,

exodia) ne portaient pas de chaussures surélevées comme les autres acteurs.

Comédies toujours à modèles grecs.

NOTICE SUR LES MÉNECHMES.

On dit que la comédie des Ménechmes est une des œuvres de la jeunesse de Plaute, nous n’en savons rien ;

on dit encore que c’est une imitation d’une pièce de Ménandre intitulée les Jumeaux et entièrement

perdue : nous l’ignorons également. Ce qu’il y a de certain, c’est que la gaieté de bon goût, sauf quelques

traits assez clairsemés, n’est nulle part plus sensible dans Plaute. Les méprises qui se succèdent pendant

quatre actes entiers se produisent naturellement et sont amenées sans effort. Les Ménechmes rappellent

Amphitryon, mais seulement pour ce fait d’une complète ressemblance entre deux personnages ; dans tout

le reste il n ;y a rien de commun. Quoique l’on voie figurer dans les Ménechmes une courtisane et un

parasite, gens qui d’ordinaire ne ménagent guère leurs propos, on est étonné de la décence de ton qui

règne d’un bout à l’autre de la pièce. C’est assurément une des comédies de Plaute que l’on peut lire et

relire avec le plus de plaisir : elle est digne du théâtre de Térence.

La comédie des Ménechmes est celle qui a été le plus souvent imitée sur les scènes modernes. Shakspeare

en a tiré (1593) ses Méprises (The Comedy of Errors) ; Rotrou, ses Ménechmes ; Le Noble, ses Deux

Arlequins, représentés à la Comédie-Italienne ; mais toutes ces imitations sont effacées par celle de

Regnard (1705), qui, moins languissante et plus originale que les précédentes, ne ressemble nullement à

une copie servile. Regnard n’a pris à Plaute que cette 374 donnée de la ressemblance des deux frères, avec

quelques situations et quelques traits comiques ; en donnant aux deux frères des caractères entièrement

opposés, il a été vraiment créateur. Toutefois, si l’on partage l’admiration de La Harpe pour les Ménechmes

de Regnard, on ne saurait s’associer, pour peu qu’on ait de goût, au jugement qu’il porte sur la pièce latine,

quand il en parle comme d’une plate et maladroite bouffonnerie

ARGUMENT

la côte grecque. Il laisse une fille qui épousera plus tard un chevalier romain. Alors qu'en principe les

pièces n'étaient jouées qu'une seule fois au cours des Jeux (voir Ludi scaenici dans le "Petit dictionnaire

pour découvrir le théâtre latin" ), diverses représentations posthumes remirent les comédies de

Térence à l'honneur, témoignant ainsi du succès d'une oeuvre diversement appréciée de son vivant :

ce fut le cas du Phormion redonnée en 141 et 140 avant J.-C. Les comédies Térence n’a écrit que six

comédies où il a cherché à égaler ses modèles grecs, Ménandre surtout. Mais pour retenir

l’attention d’un public turbulent et avide d’intrigues mouvementées (motoriae), il a souvent

"contaminé" les sujets de deux pièces grecques de façon à n’en former qu’une seule, plus riche en

action (voir Contaminatio dans le "Petit dictionnaire pour découvrir le théâtre latin"). Tous ses titres

sont des noms grecs, selon le goût prononcé pour l’hellénisme dans les milieux aristocratiques qu’il

fréquente. Andria (L'Andrienne, "la jeune fille de l'île d'Andros", dans les Cyclades), en 166 av. J.-C.

Cette pièce est imitée de L'Andrienne et de La Périnthienne de Ménandre. Un jeune homme aime

une jeune fille pauvre, mais son père veut qu'il épouse la fille d'un ami, laquelle aime un autre

jeune homme. Au dénouement, on découvre que les deux jeunes filles sont soeurs et les deux couples

pourront s'unir selon leur coeur. Eunuchus (L'Eunuque), également en 166 av. J.-C. (parfois datée de 161

av. J.-C.) Cette comédie est tirée de deux pièces de Ménandre, Le Flatteur et L'Eunuque. Une jeune

esclave, aimée d'un jeune homme, a été offerte par un mercenaire à une courtisane. L'amoureux se

fait passer pour un eunuque afin de s'introduire auprès de sa belle. On finit par reconnaître que

celle-ci est de naissance libre et elle peut épouser l'élu de son coeur. La pièce connut un succès

éclatant. Hecyra (L'Hécyre, "la belle-mère" ), en 165 av. J.-C. La mésentente qui règne entre une jeune

femme et sa belle-mère a provoqué la rupture du couple qui vivait avec les parents du mari. Mère

aimante et dévouée, père émouvant de dignité, débats de conscience et analyses psychologiques :

c'est cette pièce que Diderot considèrera comme le prototype du "drame bourgeois". Par deux fois

(165 et 159 av. J.-C.), Térence ne parvient pas à faire jouer L'Hécyre jusqu'au bout : le public, sans

doute très déçu de n'y trouver aucune des grosses plaisanteries que pouvaient laisser attendre le titre,

déserte le théâtre pour aller voir "un danseur de corde et des gladiateurs", comme le constate l'auteur

avec amertume dans le nouveau Prologue de sa comédie, enfin jouée intégralement en 159 av. J.-C.

Heautontimorumenos (L'Héautontimorouménos, "celui qui se punit lui-même"), en 163 av. J.-C. Dans

cette pièce directement inspirée de Ménandre, un père éloigne son fils pour l'empêcher d'épouser

une jeune fille pauvre. Pour se punir de sa sévérité et soulager sa mauvaise conscience, le vieillard s'impose

une vie très rude à la campagne. Le fils revient et l'on découvre que sa belle est la fille d'un riche

voisin. Le mariage peut enfin avoir lieu, tandis qu'une seconde intrigue montre le fils du voisin en

quête d'argent pour payer les faveurs d'une courtisane.

Phormio (Le Phormion, "le panier d'osier", nom du parasite meneur de jeu), en 161 av. J.-C. Dans cette

comédie tirée d'Apollodore de Carystos, un père, parti en voyage, a laissé son fils seul. Avec l'aide

d'un parasite, il épouse une jeune orpheline. Colère du père à son retour ; mais on finira par

découvrir que l'orpheline est sa nièce. Molière s'est inspiré de cette intrigue pour ses Fourberies de

Scapin. Adelphi (Les Adelphes, "les frères"), en 160 av. J.-C. Cette pièce est imitée de Ménandre pour

l'essentiel. Le sujet est consacré au problème de l'éducation et oppose deux frères, dont l'un, célibataire

enjoué, a élevé avec indulgence l'un des deux fils de l'autre, sévère et intransigeant. Résultat ambigu : les

deux jeunes gens commettent autant de frasques l'un que l'autre.

La différence de son comique avec celui de Plaute moins gestuel et moins truculent, plus fin et plus

psychologique. Il a occupé une place privilégiée dans l’éducation des jeunes Romains comme dans les

humanités européennes, notamment par le tour sentencieux de maintes répliques.

Terence est l’auteur de six comédies conservées :

  • L’Adrienne( la jeune fille d’Andros) = jeune homme viole jeune fille, enceinte, son père veut lui en faire

épouser une autre. Finalement naissance libre. Chacun épouse celui on celle qu’il aime.

  • L’Hecyre= Drame. Jeune mariés en discorde, les parents accusent les beaux parents. Épouse violée, va

accoucher. Son mari veut la répudier, révélation

  • Le bourreau de soi-même= tristesse d’un père dont la durete a conduit son fils à s’expatrier. Joie lors des

son retour quand il peut

  • L’eunuque= jeune homme se déguise en eunuque, viole une jeune fille, l’épouse
  • Phormion= deux cousin tombent amoureux en l’absence de leur pères. Le père donne de l’argent pour

que Phormio épouse la jeune fille épousée par son fils. Ne le fait pas et finalement jeune fille naissance

libre.

  • les Adelphes= un paysan à deux fils en élève un avec une grande rigueur et confie l’autre à son propre

frère, éducation plus libre. Fait un enfant à une femme qu’il finit par épouser. Meilleur résultat.

Après 6e pièce, voyage en Grèce pour recueillir de nouvelles pièces, mais meurt à son retour.

L’eunuque

La composition.

Dans sa première pièce, l'Andrienne , imitée de Ménandre, Térence avait renforcé le sujet qu'il trouvait un

peu maigre, en y introduisant deux personnages empruntés à une autre pièce du même auteur,

la Périnthienne. Il procéda de même quand il voulut transporter sur la scène romaine l'Eunuque de

Ménandre. Il nous dit lui-même dans le Prologue qu'il a emprunté au Colax (le Flatteur) de Ménandre les

deux personnages du soldat Thrason et de son parasite Gnathon. Comment s'y est-il pris pour rattacher ces

personnages à l'intrigue, sans en rompre l'unité? La contexture de son oeuvre le laisse voir assez nettement

et permet de saisir aisément en quoi consistait cette contamination que ses ennemis lui reprochaient.

Il est en effet assez facile de reconstituer à quelques détails près l'Eunuque de Ménandre. En voici le

résumé. Phédria, amant de la courtisane Thaïs, a pour rival un soldat. Celui-ci a été reçu la veille chez la

courtisane, et Phédria laissé à la porte. Tandis qu'il se plaint à son valet Parménon de l'avanie qu'on lui a

faite, Thaïs vient à sa rencontre et lui donne les raisons de sa conduite. Jadis un marchand a fait présent à

sa mère, courtisane comme elle, d'une petite fille, Pamphila, enlevée à Sunium par des pirates. Cette

enfant, élevée avec Thaïs, a reçu une éducation parfaite. Or la mère de Thaïs étant morte, la fillette a été

mise en vente et achetée justement par le soldat, qui veut l'offrir à Thaïs, mais à la condition qu'il sera

l'amant préféré. Thaïs demande en conséquence à Phédria de s'effacer pendant deux jours; car elle tient

beaucoup à recevoir la fillette qui a passé pour sa soeur; elle est seule dans une ville étrangère : elle veut

s'assurer la protection d'amis puissants, en rendant la jeune fille à sa famille, une des premières d'Athènes.

Phédria promet de laisser la place au soldat pendant deux jours. Tel était chez Ménandre le contenu du

premier acte. Au second acte, Phédria part pour la campagne en ordonnant à son valet de conduire chez

Thaïs une esclave et un eunuque qu'elle lui a demandés. A ce moment, un serviteur du soldat amène

Pamphila chez Thaïs. Mais Pamphila a été aperçue au passage par le frère de Phédria, Chéréa; elle est si

belle que le jeune homme en a été bouleversé et s'est mis à la suivre. Arrêté en route par un ami de son

père, il se désespère d'avoir perdu sa trace. A la description qu'il en fait à Parménon, celui-ci reconnaît

Pamphila et propose en plaisantant à son jeune maître de prendre la place de Dorus l'eunuque. Il pourra

ainsi approcher la beauté dont il est affolé. L'impétueux jeune homme saisit l'idée au vol et contraint

Parménon à la mettre à exécution. Au troisième acte Parménon amène les deux esclaves à Thaïs au

moment où elle va sortir pour aller dîner chez le soldat. En partant, elle recommande à sa servante Pythias

de retenir Chrémès, le frère de Pamphila, qu'elle attend, ou de le faire conduire chez Thrason. Cependant,

Chéréa met à profit l'absence de Thaïs pour abuser de la jeune fille qu'on lui a confiée, puis il s'échappe, et

il exhale dans un monologue les transports de joie qu'il éprouve.

Résumé

Le soldat Thrason a amené avec lui une jeune fille qui passe faussement pour la soeur de Thaïs,

circonstance qu'il ignore, et il en fait cadeau à Thaïs même. Cette jeune fille était citoyenne d'Athènes.

L'amant de Thaïs, Phédria, lui fait amener aussi un eunuque qu'il avait acheté, et il part lui-même pour la

campagne, parce qu'elle l'a prié de céder la place à Thrason pour deux jours. Un éphèbe, frère de Phédria,

éperdument amoureux de la fillette donnée en présent à Thaïs, s'habille en eunuque sur le conseil de

Parménon; puis, introduit dans la maison, il viole la jeune vierge. Mais un citoyen d'Athènes, reconnu pour

être son frère, la marie au jeune homme qui l'a violée. Thrason, à force de prières, obtient de Phédria de

partager avec lui.

Argument