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La Princesse de Clèves : Un roman psychologique et moral, Sintesi del corso di Letteratura Francese

La Princesse de Clèves est un roman psychologique et moral publié pour la première fois en 1678 par Madame de Lafayette. Ce roman se déroule à la cour de Henri II et de François II et suit l'histoire de Mademoiselle de Chartres, qui devient la Princesse de Clèves après son mariage avec le prince de Clèves. Malgré son mariage, elle tombe amoureuse du duc de Nemours et doit lutter contre ses sentiments et son devoir. La Princesse de Clèves est un témoignage de la modernité et de l'importance des femmes dans la littérature et la vie culturelle du XVIIe siècle.

Tipologia: Sintesi del corso

2020/2021

Caricato il 08/10/2022

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Introduction.
Marie-Madeleine Pioche de la Verge naît en 1634 dans une famille de la petite noblesse. À Paris,
elle anime un salon littéraire et fréquent des hommes et des femmes de lettres.
La Princesse de Clèves publié en 1678, toujours sous pseudonyme, remporte un succès immédiat.
Mme de La Fayette invente le roman d'analyse psychologique, si bien que La Princesse de Clèves
est considéré comme le premier roman moderne français. Il est un récit court, intensifié par une
intrigue unique et de quelques personnages, montrant les tourments de l’amour. Elle est ainsi
considérée comme un auteur du classicisme. Il est aussi influencé par la pensée janséniste, où
l'amour est toujours néfaste.
Quels sont les thèmes important dans La Princesse de Clèves ?
La Cour : un monde d'illusion et d'apparences
Madame de Chartres dit à sa fille à propos de la Cour : « Si vous jugez sur les apparences en ce
lieu-cy, vous serez souvent trompée : ce qui paraît n'est presque jamais la vérité. ».
À travers cette recommandation, on comprend que la Cour est un monde où règnent l'apparence, la
beauté mais aussi la complexité, le double jeu et la dissimulation.
La Cour est un espace dangereux qui empêche les personnes même vertueuses d'en réchapper.
Tout au long du roman, la Princesse de Clèves est ainsi animée d'élans contradictoires : d'un côté
l'envie de s'abandonner à sa passion pour le Duc de Nemours, de l'autre le désir de rester vertueuse.
On observe 'influence de la doctrine religieuse janséniste dans le dénouement austère : la retraite à
la campagne marque un retour à la foi religieuse. L'expérience du péché et de la dissimulation est
rachetée par le renoncement aux plaisirs à la fin du roman.
La morale intérieure
Mais si la morale sociale est sauve, la morale intérieure ne l'est pas. La Princesse de Clèves vit en
effet un combat moral intérieur, celui du choix entre la vert ou la passion, le devoir ou l'amour.
Madame de Chartres, qui comprend 'amour de sa fille pour le duc de Nemours, l'encourage à se
retirer du monde pour ne pas s'exposer à la faute. 'issue de ce déchirement intérieur a suscité une
véritable querelle littéraire à l'époque : la Princesse de Clèves a-t-elle raison de renoncer à l'amour à
la fin du roman ?
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Introduction.

Marie-Madeleine Pioche de la Verge naît en 1634 dans une famille de la petite noblesse. À Paris, elle anime un salon littéraire et fréquent des hommes et des femmes de lettres. La Princesse de Clèves publié en 1678, toujours sous pseudonyme, remporte un succès immédiat. Mme de La Fayette invente le roman d'analyse psychologique, si bien que La Princesse de Clèves est considéré comme le premier roman moderne français. Il est un récit court, intensifié par une intrigue unique et de quelques personnages, montrant les tourments de l’amour. Elle est ainsi considérée comme un auteur du classicisme. Il est aussi influencé par la pensée janséniste, où l'amour est toujours néfaste.

Quels sont les thèmes important dans La Princesse de Clèves?

La Cour : un monde d'illusion et d'apparences Madame de Chartres dit à sa fille à propos de la Cour : « Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-cy, vous serez souvent trompée : ce qui paraît n'est presque jamais la vérité. ». À travers cette recommandation, on comprend que la Cour est un monde où règnent l'apparence, la beauté mais aussi la complexité, le double jeu et la dissimulation. La Cour est un espace dangereux qui empêche les personnes même vertueuses d'en réchapper. Tout au long du roman, la Princesse de Clèves est ainsi animée d'élans contradictoires : d'un côté l'envie de s'abandonner à sa passion pour le Duc de Nemours, de l'autre le désir de rester vertueuse. On observe 'influence de la doctrine religieuse janséniste dans le dénouement austère : la retraite à la campagne marque un retour à la foi religieuse. L'expérience du péché et de la dissimulation est rachetée par le renoncement aux plaisirs à la fin du roman. La morale intérieure Mais si la morale sociale est sauve, la morale intérieure ne l'est pas. La Princesse de Clèves vit en effet un combat moral intérieur, celui du choix entre la vert ou la passion, le devoir ou l'amour. Madame de Chartres, qui comprend 'amour de sa fille pour le duc de Nemours, l'encourage à se retirer du monde pour ne pas s'exposer à la faute. 'issue de ce déchirement intérieur a suscité une véritable querelle littéraire à l'époque : la Princesse de Clèves a-t-elle raison de renoncer à l'amour à la fin du roman?

La Princesse de Clèves Il est un roman de Madame de La Fayette, publié anonymement en 1678. L'action du roman se situe à la cour des Valois « dans les dernières années du règne de Henri Second », comme l'indique le narrateur dans les premières lignes du récit. Il s'agit donc d'un roman historique, même si l'œuvre inaugure, par de nombreux aspects (souci de vraisemblance, construction rigoureuse, introspection des personnages) la tradition du roman d'analyse. C'est en effet l'un des premiers romans psychologiques, ce qui explique sa modernité. La Princesse de Clèves témoigne également du rôle important joué par les femmes en littérature et dans la vie culturelle du XVIIe^ siècle, marquée par le courant de la préciosité. Résumé L’histoire se déroule dans un cadre historique, entre les mois d'octobre 1558 et de novembre 1559, à la cour du roi Henri II, puis à celle de son successeur François II. Mademoiselle de Chartres est une jeune fille de 15 ans qui arrive à la cour du roi Henri II. Le prince de Clèves tombe amoureux d'elle, mais ce sentiment n'est pas partagé. Ils se marient. Elle tombe amoureuse du duc de Nemours, mais leur amour est illégitime puisqu'elle est mariée. Afin d'éviter de le revoir, elle se retire de la cour et avoue sa passion à son mari. Celui-ci meurt de chagrin. Elle décide alors de se retirer dans un couvent. Première partie La première partie commence avec la description de l'univers de la cour de France « dans les dernières années du règne d'Henri second »^10 , époque où « la magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec tant d'éclat »^11. Madame de La Fayette brosse un portrait d'une cour emplie d'hypocrisie et de faux-semblants^12. C'est à cette cour que Madame de Chartres introduit sa fille, d'une grande beauté mais aussi d'une grande vertu^13 , dans le but de lui trouver un bon parti^14. Elle va très rapidement attirer l'attention des personnages de la cour^15 et se faire aimer et admirer de tous, sauf de madame de Valentinois^16 , qui éprouve une grande haine pour le vidame de Chartres^17. En particulier, le duc de Guise, un personnage très important à la cour mais ruiné^18 , s'éprend de Mademoiselle de Chartres^19 , ainsi que monsieur de Clèves, qui était tombé fou amoureux d'elle avant même de connaître son identité et son statut social^20. Ce dernier souhaite l'épouser^21. Après l'échec de plusieurs tentatives de mariages particulièrement ambitieuses, Madame de Chartres accepte de donner sa fille en mariage au prince de Clèves, bien que Mademoiselle de Chartres n'éprouve pas de grands sentiments pour celui-ci^22. Après leur mariage, elle est invitée aux fiançailles du Duc de Lorraine et de Claude de France^23 , où elle rencontre le duc de Nemours, un personnage important qui travaillait à épouser la reine d'Angleterre^24 ; ils dansent ensemble^25 et tombent éperdument et secrètement amoureux l'un de l'autre^26. Seuls le duc de Guise et Madame de Chartres ont su rapidement deviner cet amour^27. Madame de Clèves elle-même prendra conscience de ses propres sentiments que plus tard^28. La mère de la princesse de Clèves tombe gravement malade^29 et, sur son lit de mort, elle avoue à sa fille qu'elle a remarqué sa passion pour le duc de Nemours^30 et la met en garde : « Songez ce que vous devez à votre mari ; songez ce que vous vous devez à vous-même, et pensez que vous allez perdre cette réputation que vous vous êtes acquise et que je vous ai tant souhaitée »^31. Elle lui conseille de quitter la cour afin de fuir sa passion pour M. de Nemours^32. Deuxième partie Le prince de Clèves raconte à sa femme que son ami Sancerre était amoureux depuis deux ans de Madame de Tournon, une veuve de la cour qui vient de décéder. Celle-ci lui avait promis, ainsi qu'à

Quatrième partie Le nouveau roi, François II, est sacré à Reims. Toute la cour s'y rend mais la princesse de Clèves demande à son mari d'échapper à cela et de se rendre à leur maison de campagne, à Coulommiers. Le duc de Nemours se rend compte que la princesse de Clèves n'est pas à Chambord. Surprenant une conversation entre le roi, le prince de Clèves et Madame de Martigues (qui avait rendu visite à la princesse de Clèves dans sa maison de campagne), il donne comme prétexte une affaire urgente à Paris pour se rendre à Coulommiers avec le désir de voir la princesse de Clèves. Le prince de Clèves, qui soupçonne le dessein du duc de Nemours, envoie un gentilhomme espionner ce dernier. Le duc de Nemours s'infiltre une première fois dans le cabinet ouvert de la princesse de Clèves, dans lequel il la surprend rêveuse devant un de ses portraits. Il tente d'entrer en contact avec elle, mais elle se retire précipitamment. La deuxième nuit, il essaie de nouveau de la voir, mais elle reste cloîtrée dans sa chambre. Le troisième jour, il lui rend visite avec sa sœur, et elle comprend que c'est bien lui qu'elle a vu dans son cabinet deux nuits auparavant. Lorsque le gentilhomme envoyé comme espion rapporte au prince de Clèves la présence possible du duc de Nemours auprès de sa femme pendant deux nuits, le prince, persuadé qu'elle l'a trompé, est pris d'une violente fièvre. La princesse de Clèves revient à Blois après avoir appris son état inquiétant. Elle a une dernière conversation avec son mari agonisant, lors de laquelle elle nie toute liaison avec le duc de Nemours : « la vertu la plus austère ne peut inspirer d'autre conduite que celle que j'ai eue ; et je n'ai jamais fait d'action dont je n'eusse souhaité que vous eussiez été témoin ». Il la croit, lui pardonne et meurt. Après la mort de son mari, la princesse de Clèves se retire à Paris dans la solitude, refusant toutes visites et se tenant éloignée de la vie de la cour. Après quelques mois de solitude, elle reçoit la visite de Madame de Martigues et apprend que le duc de Nemours est désespéré, qu'il a arrêté tout « commerce de femmes » et qu'il vient très souvent à Paris. Elle va d'ailleurs le croiser sans qu'il ne la voie au bout d'une allée, dans une sorte de cabinet ouvert de tous les côtés situé dans un jardin dans lequel il est allongé sur un banc. Cette rencontre fortuite cause une violente inquiétude dans le cœur de la princesse de Clèves et réveille sa passion. Le matin, la princesse de Clèves reconnaît de sa fenêtre le duc de Nemours, qui est en train de l'observer, et, surprise, s'en va promptement. Le duc de Nemours comprend qu'elle l'a reconnu. Souhaitant revoir la princesse de Clèves, le duc de Nemours va retrouver le vidame de Chartres et lui avoue sa passion amoureuse. Ce dernier affirme avoir pensé qu'il était le seul digne de se marier avec la princesse depuis que cette dernière était veuve, et arrange un rendez-vous : il presse la princesse de Clèves de venir lui rendre visite, et le duc de Nemours arrivera par un escalier dérobé « afin de n'être vu de personne ». Ils se retrouvent tous les deux, le duc de Nemours lui avoue sa passion et avoue également avoir surpris sa conversation entre elle et monsieur de Clèves alors qu'elle lui faisait l'aveu de sa passion pour un autre. La princesse de Clèves lui avoue enfin ses sentiments, mais affirme également que cet « aveu n'aura point de suite » et qu'elle suivra « les règles austères que son devoir lui impose ». En effet, elle considère que c'est de leur faute si son mari est mort. La princesse de Clèves refusant de l'épouser malgré l'approbation du vidame de Chartres, le duc de Nemours suit le roi dans son voyage avec la cour d'Espagne, et la princesse de Clèves part se retirer dans les Pyrénées. Prise par une fièvre violente, elle frôle la mort, et, une fois remise, décide de passer une partie de l'année dans un couvent. Monsieur de Nemours vient lui rendre visite, mais elle refuse de le voir, intraitable. Il est désespéré, mais sa passion s'éteint peu à peu avec les années. Quant à elle, elle s'adonne à des « occupations plus saintes que celles des couvents les plus austères ; et sa vie, qui fut assez courte, laissa des exemples de vertu inimitables. »

Sujets 1.

1. Présentez brièvement deux personnages du romanMlle de Chartres qui deviendra La Princesse de Clèves : Contrairement à beaucoup d'autres protagonistes du roman, ce n'est pas un personnage historique, mais romanesque, inventé par Mme de La Lafayette. Mlle de Chartres est d'une grande beauté. Lorsqu'elle arrive à la cour, elle séduit hommes et femmes par sa grâce naturelle et son physique décrit par bon nombre d'hyperboles et de superlatifs. Elle épouse Mr de Clèves mais tombe amoureuse du Duc de Nemours lors d'une rencontre dans un bal de la cour d'Henri II. Cet amour réciproque ne survivra pas à la raison. Par crainte d'être abandonnée un jour par Mr de Nemours, elle décide de ne pas suivre sa passion. Tout au long de l'intrigue, elle est déchirée entre la passion et le devoir. Son destin prendra un tour tragique car cette passion causera la mort de sa mère et de son époux. La princesse est-elle lâche ou vertueuse? Encore plus que Nemours, c'est la cour, les désirs, les tentations et l'effort que demande le fait de rester vertueuse, qu'elle fuit. Elle décide finalement de se retirer de la cour pour la campagne où elle meurt de tristesse.  Mme de Chartres : Personnage fictif et romanesque, c'est une veuve qui s'efforce d'être le chaperon de sa fille à la mort de Mr de Chartres. Mme de Chartres est la mère pieuse et vertueuse de la Princesse. Elle consacre sa vie à l'éducation de sa fille, basée sur le respect de la moralité et de la bienséance. Elle met immédiatement en garde sa fille des dangers d'une passion illégitime lorsqu'elle se rend compte des penchants de cette dernière pour le Duc de Nemours. Finalement, Mme de Chartres meurt en sachant sa fille victime d'une passion immorale et en tentant de la conduire vers le chemin de la raison et de la vertu. 2. Quelle signification donnez-vous au roman La Princesse de Clèves? Illustrez votre analyse par des remarques de lecture. Pour moi, le roman est un témoignage du climat moral de la cour de l’époque, où les âmes les plus hautes vivaient alors. Je pense que M.me de Layette avait le but de représenter la noblesse, les luttes intimes, la grandeur tragique. La liberté de choix. À la fin de la lecture de la princesse de Clèves il y a souvent une déception du lecteur, parce que l'héroïne ne fais pas ce qu'on attend d’elle. Cette déception renvoie le lecteur à la liberté de choix par rapport à des valeurs ou à des conventions sociales ; c'est en cela qu'il y a la modernité du roman. Individu, moral et société. Les questions posées par la princesse de Clèves sont : quelle part de liberté on a face à des choix moraux délicats, quelles sont les raisons de mon choix, qu'est-ce qui nous pousse à faire des choix, quels sont les conflits intérieurs qui nous animent.

4. Par quels traits le roman La Princesse de Clèves est-il représentatif pour l’esthétique classique? Faites appel à vos remarques de lecture. Quelles sont les principales caractéristiques du classicisme?  Ordre  Unité  Harmonie  Equilibre entre raison critique et affects  Grandeur  Mesure  Règles (théâtre)  Vraisemblance  Bienséance Le classicisme se caractérise également par une maîtrise de l'expression et un idéal harmonique d'ordre, de naturel et de symétrie. Quelles sont les caractéristiques de l'écriture de Mme de La Fayette? L'écriture de Madame de la Fayette s'inscrit dans la sobriété classique. Le roman La princesse de Clèves respecte en effet à sa manière les principes essentiels du classicisme.

  • unité de temps : l'histoire se déroule sur une année
  • unité d'action : un récit bref centré autour d'une seule intrigue, l'amour interdit de la Princesse de Clèves pour le Duc de Nemours.
  • vraisemblance : vraisemblance historique et psychologique
  • Retenue : La passion amoureuse est relatée de façon retenue. On trouve beaucoup de figures de style d'atténuation (litotes, euphémismes...) Lors du règne personnel de Louis XIV de 1661 à 1715, ce souverain de France met en place une monarchie absolue dans laquelle il concentre tous les pouvoirs. A cette même époque naît le mouvement littéraire et culturel du classicisme, durant la seconde moitié du XVIIème siècle dans lequel les auteurs développent un art de mesure et de raison, fondé sur l'idéal de perfection. C'est en plein dans ce courant que Mme de Lafayette écrit son deuxième roman, La Princesse de Clèves en 1678, anonymement. En quoi pouvons-nous dire que ce roman est un roman classique? Les nombreux points communs avec la tragédie classique et le respect des doctrines du classicisme par l'auteur, permettront d'inclure cette œuvre dans ce grand mouvement esthétique. La Princesse de Clèves peut être qualifiée de « classique » car il possède des caractéristiques communes avec la tragédie, genre par excellence du classicisme. En effet, Mme de Lafayette a suivi la structure de la tragédie pour construire son roman. Ainsi au début de son œuvre, en guise d'exposition, elle nous décrit la cour du souverain de France, Henri II, nommée la Cour des Valois. C'est un lieu dangereux, soumis à l'omniprésence d'un jeu d'influence entres les différentes personnalités de la Cour et où chacun est constamment sous le regard des autres. Dans cette partie du roman, Mme de Lafayette souligne aussi la fonction de Mme de Chartres qui est responsable de sa fille et lui apprend tout ce qu'elle doit savoir sur l'amour et la Cour : « elle faisait souvent à sa fille des peintures de l'amour ». Après, l'évènement correspondant au nœud tragique peut être attribué au coup de foudre entre la princesse et le duc pendant la scène du bal.

La princesse de Clèves. Sujet 2. Fragments du texte.  Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l’on doit croire que c’était une beauté parfaite, puisqu’elle donna de l’admiration dans un lieu où l’on était si accoutumé à voir de belles personnes. Elle était de la même maison que le vidame de Chartres, et une des plus grandes héritières de France. Son père était mort jeune, et l’avait laissée sous la conduite de madame de Chartres, sa femme, dont le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires. Après avoir perdu son mari, elle avait passé plusieurs années sans revenir à la cour. Pendant cette absence, elle avait donné ses soins à l’éducation de sa fille ; mais elle ne travailla pas seulement à cultiver son esprit et sa beauté, elle songea aussi à lui donner de la vertu et à la lui rendre aimable. La plupart des mères s’imaginent qu’il suffit de ne parler jamais de galanterie devant les jeunes personnes pour les en éloigner : Madame de Chartres avait une opinion opposée ; elle faisait souvent à sa fille des peintures de l’amour ; elle lui montrait ce qu’il a d’agréable, pour la persuader plus aisément sur ce qu’elle lui en apprenait de dangereux ; elle lui contait le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leur infidélité ; les malheurs domestiques où plongent les engagements ; et elle lui faisait voir, d’un autre côté, quelle tranquillité suivait la vie d’une honnête femme, et combien la vertu donnait d’éclat et d’élévation à une personne qui avait de la beauté et de la naissance ; mais elle lui faisait voir aussi combien il était difficile de conserver cette vertu, que par une extrême défiance de soi- même, et par un grand soin de s’attacher à ce qui seul peut faire le bonheur d’une femme, qui est d’aimer son mari et d’en être aimée. (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves) Description de Mademoiselle de Chartes. Le portrait brossé par Mme de la Fayette présente Mlle de Chartres comme une incarnation de la perfection par sa beauté physique, sa noblesse de haut rang et sa vertu. Il se concentre sur les canons de la beauté classique : « blancheur de son teint » qui est un signe de noblesse et de pureté morale, « traits réguliers » qui traduisent l'harmonie du classique et les « cheveux blonds » qui sont souvent associés à l'or et au soleil. Cependant, même si son portrait physique reste très général, le narrateur insiste en revanche sur son identité sociale. En effet, elle est de noble extraction à la cour et est de parenté avec de nobles personnes comme l'indique l'expression « elle était de la même maison que le vidame de Chartres ». Tout cela préfigure un mariage d'exception. En outre, le narrateur s'attache davantage à construire le portrait moral du personnage, ce qui fait entrer l'œuvre dans la catégorie du roman psychologique. Elle a été élevée par sa mère dans un milieu féminin (le père est mort jeune). Mme de Chartres a entièrement dédié cette absence à l'éducation de sa fille, éducation non seulement consacrée à cultiver son esprit mais aussi sa vertu pour la préparer à la vie de cour. Tout cela permet d'expliquer l'admiration et la surprise des personnes de la cour devant Mlle de Chartres et permet au lecteur de saisir sa personnalité. Comme dans la logique du roman d'analyse, elle s'efforce de remonter aux origines de la perfection morale de son héroïne en insistant sur l'éducation que lui a transmise sa mère afin de la préparer à la vie mondaine et de lui enseigner les valeurs de l’« honnête femme ». Cependant, son jeune âge, sa fragilité, son manque d'expérience à la vie mondaine et les exigences de l'amour conjugal opposé à l'amour-passion par sa mère annoncent plutôt un destin tragique à l'héroïne. En effet, elle se mariera au prince de Clèves et deviendra princesse mais

 Elle se retira, sur le prétexte de changer d’air, dans une maison religieuse, sans faire paraître un dessein arrêté de renoncer à la cour. À la première nouvelle qu’en eut M. de Nemours, il sentit le poids de cette retraite et il en vit l’importance. Il crut dans ce moment qu’il n’avait plus rien à espérer. La perte de ses espérances ne l’empêcha pas de mettre tout en usage pour faire revenir Mme de Clèves : il fit écrire la reine, il fit écrire le vidame, il l’y fit aller mais tout fut inutile. Le vidame la vit : elle ne lui dit point qu’elle eût pris des résolutions ; il jugea néanmoins qu’elle ne reviendrait jamais. Enfin ; M. de Nemours y alla lui-même, sur le prétexte d’aller à des bains. Elle fut extrêmement troublée et surprise d’apprendre sa venue ; elle lui fit dire par une personne de mérite qu’elle aimait, et qu’elle avait alors auprès d’elle, qu’elle le priait de ne pas trouver étrange si elle ne s’exposait point au péril de le voir, et de détruire, par sa présence, des sentiments qu’elle devait conserver ; qu’elle voulait bien qu’il sût qu’ayant trouvé que son devoir et son repos s’opposaient au penchant qu’elle avait d’être à lui, les autres choses du monde lui avaient paru si indifférentes qu’elle y avait renoncé pour jamais ; qu’elle ne pensait plus qu’à celles de l’autre vie, et qu’il ne lui restait aucun sentiment que le désir de le voir dans les mêmes dispositions où elle était. Enfin, des années entières s’étant passées, le temps et l’absence ralentirent sa douleur et éteignirent sa passion. Mme de Clèves vécut d’une sorte qui ne laissa pas d’apparence qu’elle pût jamais revenir une partie de l’année dans cette maison religieuse et l’autre chez elle, mais dans une retraite et dans des occupations plus saintes que celles des couvents les plus austères ; et sa vie qui fait assez courte, laissa des exemples de vertu inimitable. (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves) [pag 117] La fuite de la princesse ans un convent. Dans les dernières pages du roman, Nemours vient lui offrir sa main. Elle est libre, et rien ne leur interdit plus d'unir leurs vies, sinon le souvenir du prince qui s'efface peu à peu. Ce n'est donc plus la vertu qui arrête Mme de Clèves, ni ce « fantôme de devoir » dont lui parle Nemours. C'est la peur. Elle croit que l'amour ne dure qu'aussi longtemps pour la satisfaire. Elle ose le dire à Nemours, elle ose lui prédire que, si elle acceptait de l'épouser, il ne tarderait pas à se tourner vers d'autres femmes, et c'est précisément parce qu'elle l'aime à la folie qu'elle repousse son amour, car l'idée d'être trahie, et de l’être par lui, cette idée lui est intolérable. La morale impose des sacrifices et de lourds renoncements à la princesse de Clèves : après la mort de son mari, elle choisit sa vertu et son devoir alors même qu'elle pourrait épouser le duc de Nemours. Pourquoi la Princesse de Clèves refusé d’Epouser le duc de Nemours? Elle avance principalement deux arguments : la crainte de ne plus être aimée (et la souffrance que cela lui causerait) ; le devoir de respecter son défunt mari (mort d'avoir cru qu'elle lui était infidèle).

Sujet 3. Bibliographie critique. Adam, Antoine, Histoire de la littérature française au XVIIe siècle , Tome IV, „L'apogée du siècle”, 1954, p. 183-194. La vraisemblance avec la cour de l’époque Plutôt qu'une anecdote du siècle précédent, Mme^ de Lafayette a voulu nous donner d'abord une image vraie de cette vie de jour à laquelle pendant dix ans elle avait été si intimement mêlée. Elle distingue la vieille et la jeune cour, et nous nous rappelons qu'entre 1660 et 1668 il était d'usage de distinguer par ces deux noms l'entourage d'Anne d'Autriche et celui d'Henriette d'Angleterre. Les personnages du livre font penser sans cesse aux courtisans de Louis XIV. Ce sont les mêmes cabales qui se développent autour de jalousies de femmes, c'est le même ton respectueux et hardi des hommes, les mêmes soins, les mêmes devoirs, la même galanterie dissimulant les mêmes passions. Lorsque nous lisons l'épisode du vidame de Chartres, pris dans les trois intrigues d'amour qu'il a la folie de mener de front, nous nous rappelons que Guiche et Vardes se trouvèrent dans une situation analogue. Un jour Mme de Lafayette dira de la Princesse de Clèves : « Surtout, ce qu'on y trouve, c'est une parfaite imitation du mode de la cour et de la manière dont on y vit ». Cet aspect du live était si essentiel à ses yeux qu'elle avait d'abord songé à lui donner le titre de Mémoires. Les conventions mondaines de la vie de la cour. Pris dans les exigences de leur condition, de l'étiquette de cour, de la vie mondaine, Mme de Clèves et Nemours voudraient en vain ne plus se rencontrer, oublier leur passion, retrouver leur liberté. Cette société qui les condamne à se retrouver chaque jour est celle aussi qui les empêche d'affirmer librement la passion qui les brûle. L'une des beautés caches de la Princesse de Clèves, et que le lecteur moderne doit observer avec soin, c'est sans doute la force des conventions mondaines qui interdisent à la femme de parler, d'indiquer même par un geste ou par un signe du visage ses sentiments secrets, qui font de toute déclaration de l'homme un manque de respect, une injure. Mme de Clèves confessera son amour seulement aux dernières pages du livre, et quand tout est pour elle fini. Nemours en est réduit à interpréter des silences, des rougeurs, le trouble trop tard maitrisé.