




Besser lernen dank der zahlreichen Ressourcen auf Docsity
Heimse Punkte ein, indem du anderen Studierenden hilfst oder erwirb Punkte mit einem Premium-Abo
Prüfungen vorbereiten
Besser lernen dank der zahlreichen Ressourcen auf Docsity
Download-Punkte bekommen.
Heimse Punkte ein, indem du anderen Studierenden hilfst oder erwirb Punkte mit einem Premium-Abo
c'est pour vous aider a comprendre le cour d'emc
Art: Slides
Hochgeladen am 09.12.2025
1 / 8
Diese Seite wird in der Vorschau nicht angezeigt
Lass dir nichts Wichtiges entgehen!





Ce document peut présenter des défauts d'accessibilité.
1 / 8
L’État de droit est un système institutionnel dans lequel la puissance publique, c’est-à-dire l’État et les institutions, est soumise au droit. Ainsi, la puissance de l’État est limitée par la Constitution et les lois au bénéfice des droits des individus. La justice est garante de la pratique de cet État de droit. En France, l’État de droit repose sur trois piliers fondamentaux : le respect de la hiérarchie des normes, l’égalité des sujets de droit et l’indépendance de la justice.
Pour être valide, une règle de droit doit s’intégrer dans une hiérarchie de normes et être conforme aux règles qui lui sont supérieures. La hiérarchie des normes est une garantie fondamentale de l’État de droit. La hiérarchie des normes est semblable à une pyramide : au sommet figurent la Constitution, suivie des engagements internationaux, de la loi, puis des règlements. À la base de la pyramide figurent les décisions administratives ou les conventions entre personnes de droit privé. Ainsi, un contrat ne peut pas contrevenir à la loi, et une loi ne peut pas ne pas être conforme à la Constitution.
Source : Vie-publique.fr
L’État de droit ne peut exister sans l’égalité entre les sujets de droit. Cette égalité dispose que tout individu ou toute organisation peut contester l’application d’une norme juridique, dès lors que cette dernière n’est pas conforme à une norme supérieure. Les individus (personnes physiques) et les organisations (personnes morales) sont alors considérés comme des « personnes juridiques ». En France, l’État est considéré comme une personne morale : ses décisions doivent donc respecter la hiérarchie des normes. Si l’État ne respecte pas les lois qu’il a lui-même édictées, d’autres personnes physiques ou morales peuvent aller en justice pour contester ses décisions ou son action. Ainsi, l’État de droit repose également sur l’indépendance de la justice.
En France, l’État de droit repose sur l’existence de juridictions indépendantes, compétentes pour trancher les conflits entre les différentes personnes juridiques.
Glossaire
Partie 2 Un état de droit qui garantit libertés et pluralisme démocratique A. De nouveaux droits et de nouvelles libertés Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, face à une demande sociale de plus en plus forte, de nouveaux droits et de nouvelles libertés ont été sanctuarisés dans la législation française. Ainsi, l’État de droit constitue une garantie des libertés fondamentales et ouvre une possibilité d’évolution de la loi. Il peut créer de nouveaux droits et de nouvelles libertés. On remarque que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la conquête de nouveaux droits et de nouvelles libertés concerne avant tout la famille, et plus spécifiquement les droits des femmes.
L’ordonnance du 21 avril 1944 accorde le droit de vote aux femmes françaises. Elles vont exercer ce droit pour la première fois lors des élections municipales du 13 mai 1945. Cette revendication du droit de vote pour les femmes est pourtant ancienne et s’inscrit dès la Révolution française avec des personnalités comme Condorcet ou Olympe de Gouges qui défendent les droits politiques des femmes au nom de l’égalité de tous les citoyens. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les associations féministes, sur le modèle anglo-saxon, prennent de l’ampleur et réussissent à imposer la question du suffrage féminin dans le débat public. Si des résistances persistent dans le champ politique, nul ne peut nier le rôle désormais essentiel des femmes dans l’effort de guerre et la reconstruction du pays après le conflit. En 1944, le droit de vote des femmes fait partie des évolutions nécessaires pour tourner la page du régime de Vichy et renouer avec la République. Le général de Gaulle déclare l’égalité des droits politiques entre hommes et femmes. Ce droit est désormais inscrit dans la Constitution.
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est légalisée depuis la loi du 17 janvier 1975 dite Loi Veil. L’IVG est encadré par des dispositions pénales, qui sanctionnent à la fois le non-respect des conditions de son exercice et l’entrave à la pratique de l’IVG. La loi constitutionnelle du 8 mars 2024 comporte un article unique, qui modifie l’article 34 de la Constitution pour y inscrire que « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Par ce texte la France devient le premier pays au monde à reconnaître dans sa Constitution la liberté de recourir à l’avortement, qui relève de la seule appréciation des femmes.
Adoptée au Parlement le 23 avril 2013, la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe a été promulguée le 17 mai 2013. Le vote de la loi a suivi un parcours législatif classique, même si les députés UMP (Union pour un mouvement populaire) de droite avaient saisi le Conseil constitutionnel après le vote de la loi pour la faire censurer. Le contrôle de constitutionnalité réalisé par le Conseil constitutionnel a « validé la loi presque intégralement ».
B. La laïcité Le processus ayant conduit la France à adopter la loi de 1905, garantissant la séparation des Églises et de l’État, fut long et laborieux. Il commença sous la Révolution française, avec la diffusion progressive de la sécularisation dans les milieux lettrés, avant de s’imposer au sein des élites politiques. La laïcité est devenue un principe constitutionnel, inscrit dans les Constitutions des IVe^ et de Ve^ Républiques.
En France, la laïcisation de l’État commence sous la Révolution française. Affirmée dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, qui stipule que :
Elle est devenue, de nos jours, un principe fondamental de notre République.
face aux remises en question de la laïcité, mais aussi face à ses interprétations politiques abusives, comme ce fut le cas en 2019 lorsqu’une mère, accompagnant une sortie scolaire, fut humiliée et prise à partie par un élu d’extrême droite lors d’une séance au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. C. État de droit et pluralisme démocratique La Constitution de la Ve République, adoptée en 1958, a fait du pluralisme politique l’un des piliers de l’État de droit en France. Épanoui dans un contexte démocratique, le pluralisme politique repose sur l’existence de différents partis politiques, permettant ainsi aux électeurs de bénéficier d’une liberté de choix. Ainsi, le pluralisme politique est, en France, démocratique. Il est l’une des conditions fondamentales et nécessaires de l’État de droit et de sa préservation en France.
Les partis politiques sont des acteurs fondamentaux de la démocratie et de l’État de droit en France. Ils rassemblent des citoyens, qui se regroupent et s’organisent pour mieux défendre leurs idées, dans l’objectif d’agir directement au cœur de la société. Ainsi, les partis politiques sont des associations. Historiquement, on distingue :
En France, la manifestation est reconnue comme l’un des moyens d’expression collective traditionnels dans la vie politique et sociale française. La manifestation a été reconnue par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui en a fait une liberté fondamentale. Inscrite dans le droit français depuis 1935, elle est tout de même encadrée : pour prévenir les troubles de l’ordre public, toute manifestation doit être déclarée et doit préciser notamment le parcours de la manifestation et identifier les organisateurs. Le mouvement des « gilets jaunes », qui a émergé en 2019, a contribué à revoir les formes traditionnelles et légales de la manifestation. De moins en moins encadrées, voire non déclarées, ces manifestations ont mis l’État de droit face au défi du pluralisme démocratique défendu par une partie de ses citoyens jusque dans la rue. Toutefois, ce n’est pas un droit absolu : on ne peut pas tout dire ou tout faire en manifestation. La Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 nous dit d’ailleurs que l’expression des idées est garantie, dans la limite où elle ne « trouble pas l’ordre public établi par la loi ». La manifestation est donc encadrée, afin de prévenir les troubles à l’ordre public – lesquels ont par ailleurs été nombreux pendant les manifestations de gilets jaunes en 2019. Ainsi, toute manifestation doit faire l’objet d’une déclaration au préalable et doit préciser notamment le parcours de la manifestation, identifier les organisateurs, le but de la manifestation, le lieu, le jour et l’heure du rassemblement. Dans certaines circonstances exceptionnelles, la liberté de manifester peut également être limitée ou interdite : par exemple par le préfet en période d’État d’urgence ou par le Premier ministre en période d’État d’urgence sanitaire pour garantir la santé publique.
Les droits de l’Homme et du citoyen décrivent un ensemble de libertés visant à garantir l’égalité entre les individus, condition nécessaire au pluralisme démocratique. Plus largement, ils forment ainsi un vrai projet de société, au cœur même de la formation et de la mise en place de l’État de droit en France. L’État de droit repose donc sur un ensemble de libertés et de droits fondamentaux. L’État de droit s’épanouit particulièrement dans un contexte démocratique, comme l’histoire contemporaine de la France le montre, au moins depuis la Révolution française et la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (1789). Le pluralisme politique est l’exemple le plus abouti et le plus constant de l’imposition de l’État de droit en France, processus long et laborieux, mais impérieux pour l’épanouissement de la démocratie.
Ainsi, en France, l’État de droit est le résultat d’une triple évolution :
Les cours du Cned sont strictement réservés à l’usage privé de leurs destinataires et ne sont pas destinés à une utilisation collective. Les personnes qui s’en serviraient pour d’autres usages, qui en feraient une reproduction intégrale ou partielle, une traduction sans le consentement du Cned, s’exposeraient à des poursuites judiciaires et aux sanctions pénales prévues par le Code de la propriété intellectuelle. Les reproductions par reprographie de livres et de périodiques protégés contenues dans cet ouvrage sont effectuées par le Cned avec l’autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris). Cned, BP 60200, 86980 Futuroscope Chasseneuil Cedex, France Le Cned remercie les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce document. Qu’elles trouvent ici l’expression de toute sa reconnaissance. © Cned 2025 7EC21TE0124_Sequence1-Synthese