Analyse 17 article Olympe de Gouge, Study notes of Art

C'est une Analyse des 17 article. D'Olympe de Gouge.

Typology: Study notes

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Introduction :
Durant la Révolution française, malgré la participation des femmes aux
révoltes et aux foules révolutionnaires, la Révolution n’a apporté que
très peu de progrès pour les femmes. C’est d’ailleurs en pleine
Révolution, en 1791, qu’Olympe de Gouges rédige sa Déclaration des
droits de la femme et de la Citoyenne. Elle réécrit alors les articles de la
Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789
essentiellement pour dénoncer les inégalités.
Comme nous l'avons dit Olympe de Gouges a réécrit cette déclaration
pour dénoncer les inégalités. Ainsi, nous pouvons nous demander:
Comment O.d.G défend-elle l'égalité entre les hommes et les femmes
dans ce pastiche de la DDHC ?
Comme il n'est pas possible de délimiter des mouvements, nous allons
suivre la linéarité du texte.
Je vais tout d'abord passer à la lecture
17 Articles
17 Articles
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
Analyse :
Dès le premier article, O.d.G remplace le terme "homme" en "femme" et
emploi le présent à valeur de vérité générale, pour revendiquer l'égalité
homme-femmes. Le substantif "homme" originel censé désigner le genre
humain dans son ensemble, écarte en réalité les femmes.
Dans l'article 2 après avoir insisté sur le caractère naturel des droits à
savoir la liberté, la propriété, la sûreté, l'autrice ajoute l'adverbe "surtout"
pour souligner que le droit de résister à l'oppression est très importante,
l'oppression ici n'est pas politique mais bien masculine.
L'article 3, lui, met en évidence ce que devrait être la Nation : "la réunion de
la Femme et de l'Homme", la négation restrictive "ne...que" exclut toute
définition de la Nation qui n'inclurait pas les femmes.
L'article 4, est réécrit avec ironie puisque Olympe de Gouges énonce que la
liberté de la femme est bornée par "la tyrannie perpétuelle" des hommes.
Ici, la tyrannie ne provient pas de la monarchie absolue mais bel et bien
par le genre masculin.
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Introduction :

Durant la Révolution française, malgré la participation des femmes aux

révoltes et aux foules révolutionnaires, la Révolution n’a apporté que

très peu de progrès pour les femmes. C’est d’ailleurs en pleine

Révolution, en 1791, qu’Olympe de Gouges rédige sa Déclaration des

droits de la femme et de la Citoyenne. Elle réécrit alors les articles de la

Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789

essentiellement pour dénoncer les inégalités.

Comme nous l'avons dit Olympe de Gouges a réécrit cette déclaration

pour dénoncer les inégalités. Ainsi, nous pouvons nous demander:

Comment O.d.G défend-elle l'égalité entre les hommes et les femmes

dans ce pastiche de la DDHC?

Comme il n'est pas possible de délimiter des mouvements, nous allons

suivre la linéarité du texte.

Je vais tout d'abord passer à la lecture 17 Articles 17 Articles Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

Analyse :

Dès le premier article, O.d.G remplace le terme "homme" en "femme" et emploi le présent à valeur de vérité générale, pour revendiquer l'égalité homme-femmes. Le substantif "homme" originel censé désigner le genre humain dans son ensemble, écarte en réalité les femmes. Dans l'article 2 après avoir insisté sur le caractère naturel des droits à savoir la liberté, la propriété, la sûreté, l'autrice ajoute l'adverbe "surtout" pour souligner que le droit de résister à l'oppression est très importante, l'oppression ici n'est pas politique mais bien masculine. L'article 3, lui, met en évidence ce que devrait être la Nation : "la réunion de la Femme et de l'Homme", la négation restrictive "ne...que" exclut toute définition de la Nation qui n'inclurait pas les femmes. L'article 4, est réécrit avec ironie puisque Olympe de Gouges énonce que la liberté de la femme est bornée par "la tyrannie perpétuelle" des hommes. Ici, la tyrannie ne provient pas de la monarchie absolue mais bel et bien par le genre masculin.

Pour Olympe de Gouges, la Constitution doit rendre à la femme sa liberté naturelle. Donc on a là encore comme dans l'article 2 l'argument que la liberté de la femme est naturelle, Olympe de Gouges a pu observer que dans la nature, les relations entre mâles et femelles sont toujours étroites. L'article 5, s'enchaîne fluidement : on reprend l'expression "les lois de la nature et de la raison" de l'article 4 , ces lois ont une unique limite : il s'agit des lois qui " défendent toutes actions nuisibles à la société". Ensuite dans les articles 6 à 10, l'autrice associe systématiquement la femme et l'homme, le citoyen et la citoyenne ou elle remplace "homme" par "femme". Son objectif est donc la justice. Plus précisément, pour reprendre la notion des lois, celles-ci dans l'article 6 doivent "être l'expression de la volonté générale" c'est à dire regrouper les hommes et les femmes. Également l'autrice souhaite que l'octroi des places dans la société se base sur les capacités et talents de chacun et non sur le sexe. Dans l'article 7, la négation "nulle...ne", l'accumulation ternaire "accusée, arrêtée, détenue" et la comparaison "comme les hommes". présente la nécessité d'abolir le privilège féminin , qui consisterait, en tant que femme mineure à "excepter" certaines lois. Olympe de Gouges met donc tout le monde au même piédestal que ce soit les hommes ou les femmes. On retrouve cette même idée dans l'article 9, qui est notamment renforcé comparé à la Déclaration des droits de l'Homme, on évoque la présomption de culpabilité pour les femmes comparé à une présomption d'innocence pour les hommes. Enfin, l'article 10 reprend l'une des revendications principales d'Olympe de Gouges à savoir l'égalité des droits politique, elle utilise ici un parallélisme construit avec la répétition du verbe "monter" qui rend efficace la force argumentative. Toutes ces réécritures permettent à Olympe de Gouges de corriger les manques et ajouter des notions pour créer l’égalité homme-femme. Ils permettent aussi de montrer que cette révolution doit être intérieure et morale autant que politique. Ensuite le texte reprend à l'article 15, où le mot "Société" de base est remplacé ici par "la masse des femmes". Cette périphrase est beaucoup moins neutre et plus révolutionnaire que "société". Il se dégage ici une idée de se battre pour défendre nos droits.