ce document décrit les crises, Summaries of Economic Crises

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CPGE -OKH 2 e année ECT Matière : Economie
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Thème 2 : Les crises économiques
Introduction :
La notion de crise économique désigne : le retournement, généralement assez brutal, de la
conjoncture dans un cycle économique. Ce retournement se situe ; entre une phase d’expansion et
une phase de dépression : c’est donc le moment de retournement à la baisse de l’activité
économique ; entre une phase d’expansion et de phase de récession : il s’agit alors d’un
ralentissement de l’activité (inflexion des taux de croissance). Cette définition est plus spécifique à
la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale ; l’ensemble d’une phase de dépression ou
de récession. Par exemple, la « Grande dépression » de la fin du XIXe siècle (1873-1896), la crise
des années 1930.
On parle parfois de « crise » pour caractériser la période qui s’ouvre dans l’économie mondiale à
partir de 1973-1979. Cela semble cependant peu justifié dans la mesure où, à la différence de ce qui
s’est pas dans les années 1930, il n’y a pas de phénomène de chute de la production, ni de
déflation, ni de chute du commerce mondial. Il semble alors plus pertinent d’utiliser l’expression
«rupture de croissance» pour qualifier cette période.
SECTION 1 : Crise d'emploi : Formes, causes et conséquence
D’après les chiffres les plus récents publiés par Eurostat en mars 2015, 4,8 millions de jeunes
Européens de moins de 25 ans sont sans emploi, soit 20,9% de la population active dans les 28 pays
membres de l'Union européenne. Le chômage des moins de 25 ans bat tous les records en Espagne
avec un taux atteignant presque 50%. Avec 49,7%, la situation n'est pas plus glorieuse en Grèce.
Même si la France est loin d'afficher des chiffres aussi catastrophiques, le chômage des jeunes reste
très élevé : 24,5%. Mais certains pays européens s'en tirent beaucoup mieux, comme nos voisins
allemands qui affichent le taux de chômage des jeunes le plus bas d'Europe (7,2%). Même constat
en Autriche (9,9%).
I. Généralités et formes du chômage :
Situation où des gens sont involontairement privés d'emploi et en cherchent un. Le sens moderne
est apparu dans les années 1930, avec la montée d'un chômage involontaire de masse, impliquant
rupture du contrat de travail.
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Thème 2 : Les crises économiques

Introduction :

La notion de crise économique désigne : – le retournement, généralement assez brutal, de la conjoncture dans un cycle économique. Ce retournement se situe ; – entre une phase d’expansion et une phase de dépression : c’est donc le moment de retournement à la baisse de l’activité économique ; – entre une phase d’expansion et de phase de récession : il s’agit alors d’un ralentissement de l’activité (inflexion des taux de croissance). Cette définition est plus spécifique à la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale ; – l’ensemble d’une phase de dépression ou de récession. Par exemple, la « Grande dépression » de la fin du XIXe siècle (1873-1896), la crise des années 1930.

On parle parfois de « crise » pour caractériser la période qui s’ouvre dans l’économie mondiale à partir de 1973-1979. Cela semble cependant peu justifié dans la mesure où, à la différence de ce qui s’est passé dans les années 1930, il n’y a pas de phénomène de chute de la production, ni de déflation, ni de chute du commerce mondial. Il semble alors plus pertinent d’utiliser l’expression «rupture de croissance» pour qualifier cette période.

SECTION 1 : Crise d'emploi : Formes, causes et conséquence

D’après les chiffres les plus récents publiés par Eurostat en mars 2015, 4,8 millions de jeunes Européens de moins de 25 ans sont sans emploi, soit 20,9% de la population active dans les 28 pays membres de l'Union européenne. Le chômage des moins de 25 ans bat tous les records en Espagne avec un taux atteignant presque 50%. Avec 49,7%, la situation n'est pas plus glorieuse en Grèce. Même si la France est loin d'afficher des chiffres aussi catastrophiques, le chômage des jeunes reste très élevé : 24,5%. Mais certains pays européens s'en tirent beaucoup mieux, comme nos voisins allemands qui affichent le taux de chômage des jeunes le plus bas d'Europe (7,2%). Même constat en Autriche (9,9%).

I. Généralités et formes du chômage :

Situation où des gens sont involontairement privés d'emploi et en cherchent un. Le sens moderne est apparu dans les années 1930, avec la montée d'un chômage involontaire de masse, impliquant rupture du contrat de travail.

Le chômage partiel désigne la réduction contrainte des horaires de travail, mais sans remise en cause du contrat de travail. Au contraire, le chômage total s'accompagne d'une cessation du contrat de travail. Avec la montée des situations intermédiaires (stages, petits boulots, intérim) entre le chômage total et l'emploi classique, le BIT (Bureau international du travail) a été amené à définir plus précisément le chômage. Est en situation de chômage toute personne qui n'a pas travaillé, cherche effectivement du travail et est disponible pour en occuper un dans les quinze jours. Ces trois critères sont, pour une part, arbitraires ou flous : à partir de combien de démarches, par exemple, est-il incontestable que l'on cherche activement du travail? Mais cette définition a un double mérite : d'une part, elle fixe un cadre permettant un chiffrage précis, d'autre part, elle est internationale, ce qui autorise des comparaisons de pays à pays.

Le chômage au sens du BIT (dont les personnes qui en font partie sont appelées, en France par exemple, personnes sans emploi à la recherche d'un emploi, ou PSERE) ne doit pas être confondu avec les inscriptions à Pôle emploi (ex-ANPE) : ces inscriptions sont volontaires, et l'ensemble des inscrits constituent les demandeurs d'emploi comptabilisés en fin de mois (d'où le terme de DEFM : demandeurs d'emploi en fin de mois), souvent confondu avec le chiffre du chômage (au sens du BIT). Ce dernier est mesuré (en France) par une enquête trimestrielle de l'Insee.

Chômage conjoncturel

Se dit du chômage transitoire, lié au fait que le rythme de croissance de l'activité a tendance à fluctuer et que cette fluctuation engendre un chômage destiné à se résorber lorsque le cycle d'activité recommence à s'accélérer. Par définition, le chômage conjoncturel est transitoire.

Chômage déguisé

Chômage masqué par des formes d'activité à très faible productivité (vendeur de cigarettes à l'unité, porteurs, activités agricoles de faible efficacité, etc.).

Ce type de chômage se développe dans les pays où la protection sociale est faible ou inexistante : mieux vaut alors gagner très peu d'argent que rien du tout. Mais, dans les pays plus développés, il peut correspondre aussi à des pratiques institutionnelles destinées à masquer l'importance du chômage (« stages parking »)

Chômage technique

élevé et plus les individus sont disposés à sacrifier de leur loisir pour bénéficier de ce salaire. Il existe donc théoriquement une courbe d'offre et une courbe de demande de travail, dont l'intersection détermine le salaire d'équilibre, pour lequel il y a plein-emploi : tous ceux qui veulent travailler au salaire en vigueur le peuvent et le chômage est un chômage qualifié de " volontaire ". Bien entendu, cette représentation est extrêmement simplificatrice. Elle ne décrit pas le comportement réel des agents. La seule question est de savoir si elle aide à comprendre comment s'explique le chômage.

Approche keynésienne :

L'idée de Keynes, dans est assez évidente, mais très audacieuse en regard des théories dominantes : l'emploi se déduit des besoins en main-d’œuvre des entreprises, qui dépendent à leur tour de la demande de biens et de services que les entreprises anticipent. Par conséquent, le chômage trouve son origine sur le marché des biens et non sur celui du travail : c'est parce que l'activité économique est insuffisante que certains ne trouvent pas de travail. Le point fort de cette représentation est qu'il s'agit d'une théorie générale, tenant compte des interdépendances entre les divers marchés : car le salaire, prix du travail, est aussi la base de la demande de biens. Dans ce cadre d’analyse, il est possible d’avoir un équilibre sur le marché des biens et services avec l’existence d’un chômage ou sous-emploi (un déséquilibre sur le marché du travail), c’est que Keynes appelle « l’équilibre de sous-emploi ». Le chômage qui en découle serait donc “involontaire“

La nombreuse postérité de Keynes se divise cependant sur cette question, ce qui a donné lieu à diverses synthèses entre analyses keynésiennes et néoclassiques. Alors que les " nouveaux keynésiens " américains tentent de justifier les déséquilibres constatés sur les marchés par la rigidité des prix et des salaires, plusieurs courants s'efforcent de distinguer deux types de chômage correspondant aux mécanismes décrits, d'une part, par les néoclassiques et, d'autre part, par Keynes. Dans la théorie du déséquilibre , développée notamment par Edmond Malinvaud , le chômage peut s'expliquer par un excès d'offre de biens (" chômage keynésien ") ou par un excès de demande de biens (" chômage classique "). Cette théorie repose sur une hypothèse de fixité à court terme des prix qui a limité sa popularité au sein des économistes anglo-saxons.

De façon nettement moins ambitieuse, de nombreux économistes ont essayé de séparer empiriquement un chômage structurel - appelé " chômage naturel " par Milton Friedman ou NAIRU (acronyme de Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment, taux de chômage n'accélérant pas l'inflation) - lié aux imperfections du marché du travail, d'un " chômage conjoncturel ", dans la logique keynésienne. Aux Etats-Unis, des mesures convergentes et assez convaincantes estiment ce chômage structurel autour de 6 % jusqu’aux années 90, un peu moins

depuis. En revanche, les tentatives de mesurer un NAIRU en Europe sont nettement moins convaincantes.

Approche des nouveaux Keynésiens

Dans ce cadre d'analyse, le chômage peut naître de l'imperfection des marchés du travail.

Par exemple, George Stigler , puis Edmund Phelps notent que l'information sur les emplois disponibles n'est pas facile à obtenir. Prendre le temps de rechercher ces informations ( théorie de job search ) permet d'obtenir un meilleur emploi. Pour un chômeur, il peut être rentable de refuser un emploi pour se donner le temps d'explorer plus avant les possibilités existant sur le marché. Un salarié souhaitant changer d'emploi aura intérêt à quitter son travail et à renoncer à quelques semaines de salaire pour se lancer dans une recherche d'emploi et se donner les meilleures chances d'obtenir un bon salaire.

Le chômage pourrait également s'expliquer par l'inadéquation entre qualifications offertes et demandées (ou mismatch ). Cette inadéquation vient de ce que la plupart des emplois nécessitent de posséder un " capital humain " (diplôme, présentation de soi, capital de relations) dont l'accumulation est longue et coûteuse, alors que les qualifications demandées par les employeurs changent au fil du temps.

Autre " imperfection " cause de chômage : la rigidité des salaires. Selon Joseph Stiglitz, le remplacement d'un salarié est coûteux pour l'entreprise : elle doit trouver, sélectionner et mettre au courant les nouveaux. Elle va donc proposer au salarié un contrat de longue durée à salaire garanti et relativement élevé. De nombreuses théories dites du salaire d’efficience ont fleuri dans les années 80 autour de ce genre d'idées. Edmund Phelps a montré que dans ces conditions, les salaires ne baissaient pas en cas de crise. C'est alors la diminution de l'emploi qui maintient l'équilibre du marché.

Salaire d'efficience

Théorie qui analyse le salaire comme une incitation plus ou moins forte à travailler : lorsque le salaire versé est plus élevé que celui en vigueur sur le marché, les salariés concernés sont incités à mieux travailler, puisqu'ils perdraient beaucoup à devoir quitter leur poste et ont donc intérêt à ce que leur entreprise prospère.

III. Le chômage et la croissance :

Pour étudier la relation liant, d’une part, l’évolution de la croissance économique et, d’autre part, celle du chômage, les économistes ont pour habitude de se référer à la « loi d’Okun » (voir encadré ci-dessous). En 1962, Arthur M. Okun, économiste américain, fut en effet le premier à mettre en évidence une relation empirique négative entre les deux variables à partir de données américaines portant sur la période 1947- 1960. Dans son article, Okun estima à - 0,3 l’élasticité du taux de chômage à la croissance de l’économie américaine : lorsque la croissance augmente (baisse) de 1 %, le taux de chômage recule (augmente) de 0,3 point.

Loi d’Okun : ΔUt= β x (PIBt-PIBt), où ΔUt est la variation du taux de chômage, PIBt le taux de croissance du PIB, PIBt le taux de croissance potentiel et β le « coefficient d’Okun » (< 0, élasticité du chômage au PIB).

Pour autant, toute hausse du PIB n’implique pas nécessairement une baisse du chômage en raison de deux autres facteurs : la productivité du travail et la population active. Le coefficient d’Okun ne permet donc pas, à lui seul, de répondre à la question relative au niveau de croissance nécessaire à stabiliser le taux de chômage. Ce dernier peut être approché en faisant la somme de la productivité du travail et de la population active soit, depuis une dizaine d’années, entre 1,5 % et 2 % par an1. La baisse de ce seuil au cours de l’histoire contemporaine s’explique par le ralentissement de la productivité et de la population active. En effet, une productivité plus élevée signifie une production plus importante à volume d’emploi donné, et une population active plus importante accroît le volume d’emplois nécessaires pour « absorber » les flux d’entrants sur le marché du travail.

IV. Chômage et inflation :

En 1958, l’économiste néo-zélandais A.W. Phillips a proposé une estimation de la relation expliquant les variations du taux de salaire nominal à partir du taux de chômage observé en Grande- Bretagne sur la période 1861-1957. Il ressort de ce travail empirique que le taux de chômage peut être considéré comme le déterminant principal des variations du salaire nominal. Ce que l’on a appelé depuis lors la courbe de Phillips est une découverte importante dans la mesure où elle constitue l’équation manquante de la théorie keynésienne. Elle permet de passer d’une macroéconomie statique à une macroéconomie dynamique. En effet, l’équilibre macroéconomique relatif à une période décrit dans le modèle offre globale-demande globale se modifie dans le temps en fonction de la dynamique des salaires nominaux.

Si cette relation appuyait les principes keynésiens, elle fut néanmoins mise à mal par les économistes monétaristes. Ainsi, depuis les années 1970, de nombreux économistes, tels que Milton Friedman, critiquèrent le travail de Phillips, des contre-exemples indiquant que cette relation n’est pas toujours vraie. Depuis, sept prix Nobel ont d’ailleurs été attribués pour des travaux allant à l’encontre de la courbe de Phillips, jugée simpliste.

En effet, un des premiers contre-exemples utilisés est le cas de pays comme les Etats-Unis qui, dans les années 1970, ont connu une crise dite de « stagflation ». Cette stagflation se traduit par une forte inflation et un fort taux de chômage, ce qui va à l’encontre de la courbe de Phillips. Et les contre- exemples sont nombreux : durant les Trente Glorieuses, la RFA est également parvenue à avoir à la fois des taux de chômage et d’inflation bas, tout comme les Etats-Unis qui, au tournant des années 2000, connaissent une situation de plein emploi et d’inflation faible.

L’effet levier se transforme en effet massue lorsque les taux d’intérêts deviennent plus élevés que la rentabilité économique des investissements.

Les marchés financiers sont particulièrement éloignés du modèle de concurrence pure et parfaite dans lequel les agents économiques isolés optimisent leur profit en fonction des prix donnés par le marché. Les anticipations mimétiques en sont une démonstration particulièrement probante. Face à une situation incertaine, imiter le comportement des autres devient une nécessité sur les marchés financiers sauf lorsqu'il s'agit d'adopter des comportements suicidaires, ou être un leader d’opinion qui sera suivi par les autres. Il est ainsi remarquable de constater que la situation qui est anticipée devient réalité quand toutes les croyances tendent dans le même sens à sa réalisation. Les anticipations deviennent auto-réalisatrices, ce qui est anticipé par les agents finit par se réaliser parce qu’ils l’anticipent.

Bien évidemment, la distribution hétérogène et asymétrique de l’information favorise ce type de comportement. Face à l’incertitude, face à l'aléa moral, les agents qui ont une aversion pour le risque ont tendance à suivre le comportement majoritaire. Par ailleurs, les produits dérivés favorisent le développement de comportements risqués et attirent les agents qui ont une forte volonté de spéculation (phénomène d’anti-sélection). Pour résoudre le problème d’anti-sélection, les marchés financiers ont eu recours de façon massive à l’évaluation des agences de notation afin de réduire les asymétries d’information. Le problème est que ces agences de notation n’avaient en aucune façon anticipé l’explosion du risque des produits dérivés (subprimes).

b. Le développement des risques systémiques

Un risque systémique économique correspond à une architecture institutionnelle (marchés financiers) qui renforce l’insécurité générale en raison des comportements microéconomiques face aux risques. Face à un choc systémique, le système n’est plus capable de revenir à une situation normale. Les chocs systémiques peuvent prendre la forme de faillites bancaires (Lehman Brothers en 2008 aux États-Unis, Northern Rock en 2008 en Angleterre), de conflits armées qui déclenchent une hausse très forte du prix d’une matière première (pétrole). La crise systémique en 2008 s’est traduite par la paralysie du marché interbancaire sur lequel les banques se prêtent normalement des liquidités.

Les innovations financières ont largement participé à la construction d’un système financier comportant de nombreux risques systémiques. L'exemple des produits dérivés et produits

structurés est à ce sujet particulièrement probant. Les produits structurés résultent de la titrisation par les banques des créances dont elles souhaitent se séparer pour obtenir des liquidités qu'elles prêteront, et/ou pour faire reposer le risque de défaillance des emprunteurs sur un autre agent financier ayant souvent un objectif spéculatif. Les banques construisent un produit financier qui regroupent des créances provenant de différents emprunteurs, segmentent ce produit en différents compartiments présentant des risques plus ou moins importants. Le problème repose alors sur l'information asymétrique inhérente aux différents risques de défaillances des emprunteurs. Dans un produit structuré, il est à la fois possible de retrouver des crédits immobiliers contractés par des ménages qui ne peuvent pas le rembourser ( subprimes ), des créances résultant de l'usage de cartes de crédit, des prêts étudiants, ou des prêts accordés à des entreprises. Le calcul du risque repose sur l'évaluation des agences de notation chargées d'évaluer le risque de ces produits structurés. En raison de leur complexité, des difficultés pour connaître le niveau de risque correspondant, ces produits structurés peuvent rapidement devenir des placements douteux et dangereux pour les institutions financières qui les possèdent ( junk bonds ), et qui vont forcément dans cette situation chercher à s'en débarrasser, au risque de déclencher une crise de confiance généralisée.

2. La globalisation financière augmente les risques nés des déséquilibres mondiaux

a. La globalisation financière favorise l'émergence de déséquilibres macroéconomiques mondiaux

La globalisation financière en assurant une circulation mondialisée des capitaux a favorisé le développement des phénomènes de contagions à l'échelle de la planète. Un événement sur une place financière dû à un phénomène exogène produit des effets sur l'ensemble des places financières. Un tremblement de terre, une catastrophe naturelle, un attentat, une crise politique, une faillite bancaire, deviennent autant d'éléments déclencheurs de crises à l'échelle mondiale.

Par ailleurs, les excédents commerciaux génèrent une épargne importante pour les pays qui ont su se positionner de façon efficace dans la division internationale du travail (cas de la Chine). Cette épargne circule et vient se placer là où les taux d'intérêt et les rémunérations financières sont les plus élevés. C'est le cas par exemple, pour les pays dont la dette publique s'est accrue en raison d'un déficit budgétaire de l'État et d'un déficit commercial importants (cas des États-Unis). Les bons trésors américains sont ainsi par exemple détenus par des fonds d'investissement étrangers.

SECTION 3- La crise de la dette

La crise de la dette est la situation dans laquelle les agents débiteurs d’une économie (ou une proportion importante de ces débiteurs) ne sont plus en mesure d’assurer le service de la dette. De ce fait, les créanciers subissent des effets de richesse négatifs (ce qui peut se traduire par des faillites d’entreprise et une crise bancaire). Les taux d’intérêt augmentent, ce qui se traduit par une demande globale déprimée, une baisse de la production, une hausse du chômage. La crise de la dette résulte d’un endettement excessif qui conduit à une perte de confiance des créanciers. Ces derniers refusent d’accorder de nouveaux crédits et/ ou exigent des taux d’intérêt très élevés (prime de risque).

La crise de la dette peut affecter aussi bien la dette publique que les dettes privées.

La dette publique, c'est la dette de l'Etat. Elle représente la totalité des engagements d'un Etat ( les administrations centrales, locales et de sécurité sociale ) à une date déterminée ; elle est le résultat des flux de ressources empruntées et remboursées par un Etat jusqu'à cette date. En effet, les recettes de l’Etat ne suffisent presque jamais à financer toutes ses dépenses. L’Etat présente donc souvent en fin d’année un solde budgétaire négatif , aussi appelé déficit public.

Pour faire face à ce déficit, un Etat emprunte sur les marchés financiers. A la différence d’un ménage, un Etat n'emprunte généralement pas auprès d’une banque, mais émet des titres , essentiellement des obligations , sur les marchés. Il s’engage à rembourser ces obligations, en payant des intérêts , à une date future. Malheureusement, depuis longtemps, beaucoup d'Etats ne parviennent plus à se financer sur les marchés financiers à des taux raisonnables. Or, si les taux d'intérêt auxquels un Etat emprunte montent trop, celui-ci devient incapable de rembourser sa dette, la charge des intérêts pesant trop lourds sur son économie. C'est ce qu'on appelle la crise de la dette. C'est le problème que rencontrent plusieurs pays de la zone Euro : Grèce, Italie, Espagne, France...

Il ne faut pas confondre "dette publique" et "dette extérieure", la seconde représentant l’ensemble des emprunts des agents économiques à l'égard des prêteurs étrangers.

A lire : https://www.lafinancepourtous.com/juniors/lyceens/les-crises/la-crise-de-la-dette-dans- les-pays-en-developpement-1982-1989/

L'économie mondiale est basée sur l'endettement. Parfois, les dettes accumulées, ainsi que les intérêts, sont si importants qu'il devient difficile de les rembourser, ce qui conduit à une crise de la dette. Mais qu'est-ce que cela signifie exactement? Que s'est-il passé dans les années 1980? Les

effets d'une crise de la dette sont-ils différents dans les pays en développement et dans des pays comme l'Europe?

I. La crise de la dette dans les années 1980

Les pays contractent des emprunts pour financer de nouveaux projets d'infrastructure, se remettre d'une catastrophe nationale, ou même simplement pour permettre à leur gouvernement et à leur fonction publique de fonctionner.

Les pays peuvent aussi avoir du mal à rembourser leurs prêts. Lorsqu'un pays fait défaut ou menace même de faire défaut sur ses prêts, ce n'est pas une bonne situation pour ses citoyens, ses entreprises et l'économie dans son ensemble.

Dans les années 1980, le monde entier a connu une crise massive de la dette, en particulier dans les pays en développement.

L'une des causes profondes de cette crise était que, dans les années 1970, les États producteurs de pétrole avaient réduit l'approvisionnement en pétrole des pays du monde entier qui dépendaient des importations, comme l'Europe occidentale. En conséquence, ces pays ont connu une forte hausse de l'inflation car tout est devenu plus cher en raison de la diminution de l'offre d'énergie bon marché. Les pays développés ont alors augmenté leurs taux d'intérêt pour tenter de contrôler l'inflation. Par conséquent, les pays en développement du Sud qui avaient contracté des prêts auprès des pays développés ont été contraints de payer des intérêts plus élevés sur leur dette. En raison de cette forte augmentation, beaucoup n'ont pas été en mesure de rembourser leur dette.

En 1982, le Mexique a été le premier pays à déclarer qu'il ne pourrait pas rembourser sa dette. Peu de temps après, des dizaines d'autres nations dans le monde ont admis qu'elles étaient elles aussi incapables de rembourser leurs dettes. Les pays touchés comprenaient la plupart des pays d'Amérique latine, de nombreux pays africains et quelques pays d'Asie.

II. Effets de la crise de la dette sur les pays en développement

Pour éviter que ce type de crise économique ne se reproduise, les pays développés se sont réunis pour discuter des moyens de l'éviter. Ces réformes politiques sont connues sous le nom de Consensus de Washington. Les courtiers de cette réforme politique sont le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le Département du Trésor américain.

Le Consensus de Washington exige que les pays en développement mettent en œuvre certaines réformes de leur politique fiscale. Ces politiques ont pour but de diminuer les dépenses gouvernementales afin que les pays puissent allouer plus d'argent au remboursement des prêts. Par conséquent, les pays en développement doivent réduire le financement des services sociaux tels que la santé et l'éducation. Ils doivent également augmenter les impôts. La majeure partie du budget du gouvernement est consacrée au remboursement de ses dettes dans l'espoir qu'un jour la nation pourra avoir un excédent dans son budget gouvernemental.

Ces mesures, appelées ajustements structurels ou mesures d'austérité , créent un environnement néfaste pour les citoyens, qui non seulement paient plus d'impôts, mais reçoivent en retour des services de moindre qualité et en moins grande quantité.

III. La crise de la dette européenne, la dette nationale et le plafond de la dette

La dernière fois que les États-Unis ont eu un budget fédéral qui ne dépensait pas plus qu'il ne gagnait, c'était en 2001. Depuis lors, le gouvernement fédéral a augmenté sa dette nationale.

Grâce à sa capacité à s'endetter massivement, le gouvernement américain continue de fonctionner et de financer ses services sociaux et ses administrations. Cependant, un jour ou l'autre, le pays sera contraint de faire face à sa dette qui augmente chaque seconde. La génération qui s'occupera enfin de la hausse de la dette devra vivre dans une situation financière bien différente.

c. Crise du plafond de la dette en 2011

Tous les deux ou trois ans, les politiciens à Washington doivent approuver un nouveau plafond de la dette pour que le gouvernement américain puisse continuer à fonctionner et à être financé. Essentiellement, le plafond de la dette est le montant maximum d'argent dont les États-Unis peuvent s'endetter. Si le gouvernement américain atteint le plafond de la dette, il sera forcé de faire défaut sur ses prêts et ne pourra pas financer ses programmes et ses travailleurs.

Généralement, les républicains et les démocrates se mettent d'accord pour relever le plafond de la dette et repousser le problème de quelques années. Mais en 2011, les Républicains ont utilisé le plafond de la dette qui s'approchait pour faire pression politiquement. Les républicains étant majoritaires à la Chambre des représentants, ils ont menacé de laisser les États-Unis atteindre le plafond de la dette si le président Obama, démocrate à l'époque, n'acceptait pas certaines coupes budgétaires. Les enjeux sont devenus importants à mesure que la date limite pour atteindre le plafond de la dette se rapprochait. Aucun des deux partis ne voulait que le pays entre dans une crise économique.

Grâce à la pression politique, deux jours avant que le plafond de la dette ne soit atteint, un accord bipartisan a permis de maintenir le financement du gouvernement. L'accord final consistait en une extension du plafond de la dette ainsi qu'en une promesse de réduction des dépenses futures. Si les deux parties ne s'étaient pas mises d'accord sur un nouveau plafond de la dette, le pays serait entré dans une situation économique difficile. Même la menace d'atteindre le plafond de la dette a fait baisser la valeur du marché boursier américain.