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Vous aurez ici l'analyse linéaire de la DDFC de OdeG
Typology: Lecture notes
Limited-time offer
Uploaded on 06/26/2022
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En 1791, constatant que les femmes sont les grandes oubliées de la Révolution, Olympe de Gouges publie la DDFC. Il s'agit d'un pastiche critique de la DDHC, le premier texte à évoquer l'égalité juridique, légale et sociale des femmes par rapport aux hommes.
PB : Comment, dans cet extrait du postambule, Olympe de Gouges dénonce-t-elle la condition des femmes? Mouvements du texte : MOUVEMENT 1 : Bilan du comportement coupable des femmes sous l'Ancien Régime (lignes 1 à 9). MOUVEMENT 2 : La condition des femmes à l'époque de l'auteur (Lignes 9 -20) MOUVEMENT 3 : La solution d'Olympe de Gouges (Lignes 20-22) MOUVEMENT I Bilan du comportement coupable des femmes sous l'Ancien Régime (lignes 1 à 9). Par le parallélisme de construction composé sur un rythme ternaire (3 groupes de 5
vices dans la société de l'Ancien Régime Par la polyptote “vicieux”/”vice” mais aussi de l’adjectif “coupable” ODG donne une image dépréciative de l'Ancien Régime. Par la répétition du pronom indéfini « tout » dans « tout était vicieux, tout était coupable», elle précise que rien n'est épargné par les travers de l'Ancien Régime. Par l'emploi du connecteur d’opposition « mais » la phrase interrogative au conditionnel “mais ne pourrait-on pas apercevoir l’amélioration des choses dans la substance même des vices ?” Olympe de Gouge envisage la possibilité que la situation change. la négation restrictive “n’avait besoin que d’être belle ou aimable”, affirme que le pouvoir de ces femmes reposait uniquement sur leurs atouts physique (« belle ») et psychologique («aimable»), et que ces avantages leur permettaient d'assurer leur richesse. La métaphore hyperbolique « cent fortunes à ses pieds » dénonce l'argent facilement gagné pour celles qui savent jouer de leurs charmes.
La subordonnée circonstancielle d'hypothèse “Si elle n'en profitait pas” introduit un paradoxe : les femmes qui ne profitaient pas de leurs charmes étaient considérés comme à « caractère bizarre », et ayant une « mauvaise tête». → Il y a un renversement des valeurs morales : ce qui est moralement condamnable (l'indécence, le recours aux charmes) est valorisé dans la société d'Ancien Régime. Le substantif polysémique « commerce » désigne tout échange humain mais aussi tout échange commercial qui fait tout de suite penser à la prostitution, dautant que les noms « industrie », « crédit » le confirment : la femme est donc considérée comme une vulgaire marchandise. L'adverbe de temps et le futur « désormais, n'aura plus de crédit » montre que de Gouges a l'espoir que la situation des femmes change avec la Révolution. L'auteur affirme, en employant une proposition subordonnée d'hypothèse “S'il en avait encore” que si la situation des femmes ne changeait pas, la révolution serait un échec et la corruption qui caractérisait l'Ancien Régime perdurerait. MOUVEMENT 2 : La condition des femmes à l'époque de l'auteur (lignes 9-20). L’adverbe d'opposition « cependant » , émet un obstacle à l'espoir d'une société nouvelle. La comparaison de la femme à un esclave “ comme l'esclave sur les côtes d'Afrique ?” affirme dans une question rhétorique qu'il n'y a pas d'autres moyens pour la femme de s'enrichir que de dépendre d'un homme. L'inversion du rapport de force « l'esclave commande au maître » vient de l'emprise que la femme, par ses charmes, exerce sur l'homme. La question rhétorique “(...)que devient cette infortunée ?” en appelle ici à la pitié du lecteur : le lexique de la privation « sans récompense», «a perdu» et la périphrase «cette infortunée» renforce l'effet pathétique. La périphrase « l'objet du mépris » forme une réponse brève et frappante à la question rhétorique. Elle réifie (la transforme en objet) l'ancienne esclave et montre ainsi que sa situation a empiré. La métaphore hyperbolique des «portes même de la bienfaisance [.] fermées » exprime à la fois l'absence de recours financier et l'exclusion sociale.
Régime qui résume la condition féminine de l’époque pour aboutir à une proposition de solution de la part de l’auteur féministe