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Marie Gouze, dite Olympe de Gouges, est une femme mariée depuis l'âge de 17 ans , au décès de son mari, voulant garder son droit de publication, elle décida de ne jamais se remarier, elle à combattu pour plusieurs inégalités tout au long de sa vie comme le racisme et le sexisme jusqu'à sa mort en 1793, guillotinée. L'auteure a rédigé la Déclaration des droits des femmes et de la Citoyenne dans le prolongement et en réponse à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC) de 1789. La DDHC de 1789 établit les principes de la révolution et surtout les droits fondamentaux de la nouvelle société. Mais Olympe de Gouges estime que le statut des femmes dans cette société émergente n'est pas garanti et que la promesse d'égalité de la révolution n'a pas été tenue.
Typology: Lecture notes
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LEFEBVRE Marion 1°G
Marie Gouze, dite Olympe de Gouges, est une femme mariée depuis l'âge de 17 ans , au décès de son mari, voulant garder son droit de publication, elle décida de ne jamais se remarier, elle à combattu pour plusieurs inégalités tout au long de sa vie comme le racisme et le sexisme jusqu'à sa mort en 1793, guillotinée. L'auteure a rédigé la Déclaration des droits des femmes et de la Citoyenne dans le prolongement et en réponse à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC) de 1789. La DDHC de 1789 établit les principes de la révolution et surtout les droits fondamentaux de la nouvelle société. Mais Olympe de Gouges estime que le statut des femmes dans cette société émergente n'est pas garanti et que la promesse d'égalité de la révolution n'a pas été tenue. Elle débute par le préambule et l'article premier de la Déclaration des droits de la femme et de la Citoyenne , et traite de la nouvelle version de la DDHC de 1789. En réécrivant les articles 7 à 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ,Olympe de Gouges ne s'est pas contentée de la féminiser. Nous nous demanderons donc comment l'auteure réécrit-elle les articles 7 à 11 en s’éloignant fortememnt de l’hypertexte pour revendiquer la stricte application d’une égalité entre l’homme et la femme.Nous verrons dans le premier mouvement, que les articles 7 et 8 confirment l’égalité entre les hommes et les femmes. Puis dans le second mouvement, nous analyserons les articles 9 à 11, en appuyant sur la situation tragique des femmes au sein de la société. D’emblée, Olympe de Gouges aspire dès l’article 7 à corriger la négation de l’identité féminine, dans l’approche révolutionnaire de l’humanité. Cela est mis en lumière par l’emploi d’une double négation “Nulle femme n’est exceptée” à la ligne 1, pour les révolutionnaires, l’homme était considéré comme abstrait, désincarné. Ensuite, l’auteure
substitue le terme “homme” présent dans la DDHC , à celui de “femme”, pour souligner que l’homme de catégorie abstraite n’existe pas, elle fait donc acte de disruption philosophique. L’auteure reprend la DDHC et emploie un rythme ternaire “elle est accusée, arrêtée, détenue dans les cas déterminés par la loi” à la ligne 1-2 mais en modifie ardemment le sens. L’article 7 de la DDHC dit que “Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes prescrites”. Cette phrase pose donc le principe juridique de légalité: pas de peine sans texte. Toujours à la ligne 1-2 et dans la même propositions nous remarquons une gradation ascendante “ elle est accusée, arrêtée, détenue”, l’emploi de cette figure de style affecte les femmes de niveau avec les hommes mais elle arbore et sollicite leur discipline.La majuscule du terme « loi » dans la DDHC indique clairement la sacralisation de la loi. Pourtant Olympe de Gouges adopte une tout autre approche en supprimant la majuscule du terme “loi”, pour elle l’essentiel est centré sur l’égalité entre homme et femme, tel que le montre cette comparaison “comme les hommes” à la ligne 3. Par conséquent, l'auteure a supprimé de son texte les références à l'obéissance de la femme uniquement soumise à des devoirs, pour insister sur le respect des lois par les femmes “les femmes obéissent comme les hommes” aux lignes 2 à 3. En outre l’article 8 suis la même logique, nous y retrouvons le champs lexical de la justice” Loi”, “peines” à la ligne 4 et des verbes caractéristiques de l'expression juridique “ pouvoir” et “devoir”: “ ne doit établir” ,” nul ne peut être puni”. Nous remarquons également un caractère abstrait et universel des textes de lois de par l’emploi du présent de vérité général “ la loi ne doit” ligne 4 ainsi que l’utilisation d’adverbes comme “antérieurement”,”légalement”à la ligne 6. Cependant, bien que la rédaction de l'article 8 soit la même que celle de la DDHC de 1789, Olympe de Gouges ajoute le complément « appliquée aux femmes »ligne 7 au verbe « appliquée » présent dans la DDHC , elle utilise l’exercice littéraire de la pointe , au prix d’une distorsion de sens qui rend l’ajout presque comique. Elle procède à un détournement ironique qui donne l'impression que la punition ne s'applique qu'aux femmes. Ainsi, Olympe de Gouges exhorte les hommes à justifier leur oppression en lui trouvant un fondement naturel, et pour ce faire, elle utilise l'argument révolutionnaire de la loi naturelle. Cet argument faisant autorité prouve que l’inégalité entre les hommes et les femmes n’est pas naturelle et doit donc être abolie. De ce fait, elle affirme également une situation tragique des
Pour conclure, cette nouvelle version de la DDHC permet à Olympe de Gouges de reprendre le texte révolutionnaire, d'en corriger les défauts et d'y ajouter une terminologie permettant d'établir l'égalité entre les hommes et les femmes. A travers cette réécriture, on voit que la Déclaration des droits de la femmes d'Olympe de Gouges est un appel non seulement à une révolution politique, mais aussi à une révolution interne et morale. Pour l’auteur, parvenir à l’égalité des sexes nécessite un changement de mentalité de la société dans son ensemble. Cette figure. Cette figure avant-gardiste du féminisme, terme apparu au XIXe siècle, n'est pas sans rappeler l'œuvre de Simone de Beauvoir Le Deuxième Sexe s'interrogeant sur ce que c'est qu'est être une femme, et découvre l'étendue des soumissions de la condition féminine.