Brevet Blanc Correction: Analyse du texte de Marie Curie sur la découverte du radium, Exams of Earth science

Ce document présente un extrait du texte de Marie Curie sur la découverte du radium, suivi d’exercices d’analyse littéraire et de grammaire. Il permet aux élèves de comprendre les conditions de travail difficiles et les défis rencontrés par les Curie dans leurs recherches, ainsi que de développer leurs compétences en analyse de texte et en grammaire.

Typology: Exams

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BREVET BLANC CORRECTION
Epreuve de Français
1ère partie
Document 1
Marie Curie raconte comment son mari, Pierre Curie, et elle, ont travaillé à la découverte du radium, métal radioactif, dans une simple
baraque en planches, au début du XXème siècle. Ils n’étaient pas alors conscients de la dangerosité des produits utilisés.
Il ne s’y trouvait pas de hottes pour les traitements qui dégagent des gaz nuisibles ; il fallait donc exécuter ces opérations dans la cour, quand
le temps le permettait ; sinon il fallait le faire à l’intérieur, laissant les fenêtres ouvertes.
Dans ces laboratoires de fortune, nous avons travaillé presque sans aide pendant deux ans, nous occupant en commun aussi bien du travail
chimique que de l’étude du rayonnement des produits de plus en plus actifs que nous obtenions. Ensuite, il a fallu séparer nos efforts. Pierre
Curie continua les recherches sur les propriétés du radium tandis que je poursuivais les traitements chimiques en vue de la préparation des sels
de radium purs. J’ai été amenée à traiter jusqu’à vingt kilogrammes de matière à la fois, ce qui avait pour effet de remplir de grands vases
pleins de précipités et de liquides ; c’était un travail exténuant que de transporter ces récipients, de transvaser les liquides et de remuer
pendant des heures, au moyen d’une tige de fer, la matière en ébullition dans une bassine de fonte. […]
Nous avons eu une joie particulière à observer que nos produits concentrés en radium, étaient tous spontanément lumineux. Pierre Curie, qui
avait souhaité leur voir des belles colorations, dut reconnaître que cette particularité inespérée lui donnait une satisfaction supérieure à celle
qu’il avait ambitionnée[...]
Nous étions, à cette époque, entièrement absorbés par le nouveau domaine qui s’ouvrait devant nous, grâce à une découverte aussi inespérée.
Malgré les difficultés de nos conditions de travail, nous nous sentions très heureux. Nos journées s’écoulaient au laboratoire, et il nous
arrivait d’y déjeuner fort simplement, en étudiants. Dans notre hangar si pauvre régnait une grande tranquillité ; parfois en surveillant
quelque opération, nous nous promenions de long ne large, causant de travail présent et futur; quand nous avions froid, une tasse de thé prise
près du poêle nous réconfortait. Nous vivions dans une préoccupation unique, comme dans un rêve. Il nous arrivait de revenir le soir après
dîner pour jeter un coup d’œil sur notre domaine. Nos précieux produits, pour lesquels nous n’avions pas d’abri, étaient disposés sur les tables
et sur les planches ; de tous côtés, on apercevait leurs silhouettes faiblement lumineuses, et ces lueurs, qui semblaient suspendues dans
l’obscurité, nous étaient une cause toujours nouvelle d’émotion et de ravissement.
Marie Curie, extrait de Pierre Curie
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Epreuve de Français 1 ère^ partie Document 1 Marie Curie raconte comment son mari, Pierre Curie, et elle, ont travaillé à la découverte du radium, métal radioactif, dans une simple baraque en planches, au début du XXème siècle. Ils n’étaient pas alors conscients de la dangerosité des produits utilisés. Il ne s’y trouvait pas de hottes pour les traitements qui dégagent des gaz nuisibles ; il fallait donc exécuter ces opérations dans la cour, quand le temps le permettait ; sinon il fallait le faire à l’intérieur, laissant les fenêtres ouvertes. Dans ces laboratoires de fortune, nous avons travaillé presque sans aide pendant deux ans, nous occupant en commun aussi bien du travail chimique que de l’étude du rayonnement des produits de plus en plus actifs que nous obtenions. Ensuite, il a fallu séparer nos efforts. Pierre Curie continua les recherches sur les propriétés du radium tandis que je poursuivais les traitements chimiques en vue de la préparation des sels de radium purs. J’ai été amenée à traiter jusqu’à vingt kilogrammes de matière à la fois, ce qui avait pour effet de remplir de grands vases pleins de précipités et de liquides ; c’était un travail exténuant que de transporter ces récipients, de transvaser les liquides et de remuer pendant des heures, au moyen d’une tige de fer, la matière en ébullition dans une bassine de fonte. […] Nous avons eu une joie particulière à observer que nos produits concentrés en radium, étaient tous spontanément lumineux. Pierre Curie, qui avait souhaité leur voir des belles colorations, dut reconnaître que cette particularité inespérée lui donnait une satisfaction supérieure à celle qu’il avait ambitionnée[...] Nous étions, à cette époque, entièrement absorbés par le nouveau domaine qui s’ouvrait devant nous, grâce à une découverte aussi inespérée. Malgré les difficultés de nos conditions de travail, nous nous sentions très heureux. Nos journées s’écoulaient au laboratoire, et il nous arrivait d’y déjeuner fort simplement, en étudiants. Dans notre hangar si pauvre régnait une grande tranquillité ; parfois en surveillant quelque opération, nous nous promenions de long ne large, causant de travail présent et futur ; quand nous avions froid, une tasse de thé prise près du poêle nous réconfortait. Nous vivions dans une préoccupation unique, comme dans un rêve. Il nous arrivait de revenir le soir après dîner pour jeter un coup d’œil sur notre domaine. Nos précieux produits, pour lesquels nous n’avions pas d’abri, étaient disposés sur les tables et sur les planches ; de tous côtés, on apercevait leurs silhouettes faiblement lumineuses, et ces lueurs, qui semblaient suspendues dans l’obscurité, nous étaient une cause toujours nouvelle d’émotion et de ravissement. Marie Curie, extrait de Pierre Curie Document 2

Epreuve de Français 1 ère^ partie LEFCA (Laboratoires d’études et de fabrications expérimentales de combustibles nucléaires ) Photo datant de 2006 Travail sur le texte littéraire et sur l’image Les réponses aux questions doivent être entièrement rédigées

  1. Proposez un titre pour ce texte. (2 points) Titre sous forme d’un GN. Si le titre est sous forme de phrase 1 point seulement. Ex : Un couple de chercheurs – Naissance d’une découverte scientifique
  2. Citez trois types de difficultés auxquelles se heurtait le couple de chercheurs. Justifiez chacune de ces difficultés en vous appuyant sur des extraits du texte. (6 points) 1 point par difficulté – 1 point par justification avec citation
  • Les Curie n’ont pas de labo à leur disposition et leur atelier est très sommaire : « les difficultés de nos conditions de travail » ; « notre hangar si pauvre »
  • C’est un « travail exténuant » qu’ils accomplissent « presque sans aide », qui demande une grande énergie physique : « transporter », transvaser », « remuer pdt des heures… »
  • ces travaux sont dangereux : « il n’y avait « pas de hottes pour les traitements qui dégagent des gaz nuisibles… »
  1. « Nos journées s'écoulaient au laboratoire et il nous arrivait d'y déjeuner fort simplement, en étudiants. » Quel aspect du caractère de Pierre et Marie Curie cette phrase met-elle en avant? (2 points) Cette phrase met en avant toute l’humilité du couple de chercheurs, leur simplicité. Ils semblent n’avoir pas conscience de l’importance de leurs recherches.

Epreuve de Français 1 ère^ partie sont hautement sécurisées. L’informatique est également un outil utilisé par le scientifique. On est donc loin du « laboratoire de fortune » et des « fenêtres ouvertes » du couple Curie. Grammaire et compétences linguistiques

  1. Relevez le champ lexical du bonheur. (2 points) Joie, satisfaction (« supérieure à celle qu’il avait ambitionnée »), très heureux, rêve, ravissement. (0.5 point par mot)
  2. a) Qu’est-ce qu’un « laboratoire de fortune » (ligne 4)? (2 points) Il s’agit d’un laboratoire improvisé dans un lieu qui n’est pas vraiment adapté. « de fortune » signifie ici qu’il est lié au hasard, à la chance. (bonus possible pour l’élève donnant l’étymologie) b) Employez le mot « fortune » dans une phrase où il aura un sens différent. (2 points) Réponse attendue : Toute phrase dans laquelle la fortune est associée à la notion de richesse ; 1 point si l’élève ne formule pas de phrase mais place le mot dans un GN permettant d’expliquer le sens du mot
  3. A quel temps est le dernier paragraphe? Justifiez l’emploi de ce temps. (2 points) Le dernier paragraphe est rédigé à l’imparfait. (1 point) L’imparfait est utilisé pour exprimer les habitudes et évoquer une situation stable. Marie Curie parle ici de son quotidien, de ses habitudes ainsi que des sentiments qu’elle éprouve. (1 point)
  4. « de tous côtés, on apercevait leurs silhouettes faiblement lumineuses, et ces lueurs, qui semblaient suspendues dans l’obscurité, nous étaient une cause toujours nouvelle d’émotion et de ravissement. » Donnez la nature et la fonction grammaticale de chacun des éléments soulignés dans cette phrase. Veillez à présenter votre réponse de sorte à ce que l’on sache précisément quel élément vous traitez. (6 points) Nature grammaticale Fonction grammaticale leurs silhouettes faiblement lumineuses GN COD (complément du verbe) qui Pronom relatif (pronom) sujet nous Pronom personnel (pronom) COI (complément du verbe)

Epreuve de Français 1 ère^ partie 1 point par élément 0.5 si la réponse est incomplète (réponse entre parenthèses)

  1. « Nous étions, à cette époque, entièrement absorbés par le nouveau domaine qui s’ouvrait devant nous, grâce à une découverte aussi inespérée. Malgré les difficultés de nos conditions de travail, nous nous sentions très heureux. » Réécrivez ce passage en remplaçant Nous par Je , désignant Marie Curie. (6 points) « J’étais, à cette époque, entièrement absorbée par le nouveau domaine qui s’ouvrait devant moi, grâce à une découverte aussi inespérée. Malgré les difficultés de mes conditions de travail, je me sentais très heureuse. » 1 point par modification ( « absorbée » + « heureuse » = 1 point)