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la linguistique contrastive entre hier et aujourd'hui
Typology: Cheat Sheet
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Le terme de "diglossie" est un néologisme, qui signifie bilinguisme en langue grecque avant d'être utilisé par le linguiste William Marçais en 1930 dans sa "Didiossie arabe". Il rappelle que la diglossie est une situation linguistique où deux systèmes linguistiques coexistent sur un territoire donné. La notion de diglossie met l’accent sur le fait que, dans une société donnée, deux variétés d’une même langue ou deux langues distinctes remplissent des fonctions sociales et institutionnelles différenciées, généralement complémentaires :
1. Une variété connaissant une valorisation socio-économique plus importante 2. L’autre connaissant une expansion populaire plus forte
2. 4 - la diglossie 2.4.1 Définition Dite « SUPÉRIEUR » Ou VARIETE HAUTE
Dite « INFERIEURE » (^) Ou VARIETE BASSE
- LA VARIETE HAUTE
Utilisée lors du culte, dans les lettres, dans les discours, à l’université, et jouit d’un prestige social accompagné d’une littérature reconnue et admirée dans une forme très standardisée (grammaire, dictionnaire, etc.) fréquemment apprise à l’école. Utilisé dans les conversations familières, dans la littérature populaire, dans le folklore, souvent uniquement orale, elle est acquise naturellement comme première langue du locuteur. C’est le français d’origine grecque Jean Psichari (1854- 1929) qui a produit pour la première fois le terme de diglossie à partir de son observation de deux variétés en concurrence en Grèce :
2.4.4 Critères linguistiques dans une situation diglossique selon Fergusson 2.4.5 Différence entre bilinguisme et diglossie : On parle généralement d'une certaine interférence entre bilinguisme et diglossie, pour expliquer cette différence, Fishman (1967 :35) parle de quatre cas :
l’apprenant a des contacts très réduits avec la langue étrangère en milieu scolaire ou familial. F. Debyser ajoute que l’interférence peut être définit selon trois points distincts. 1 - Un point de vue psychologique L’interférence peut être considérée comme une contamination de comportements. « L’effet négatif que peut avoir une habitude sur l’apprentissage d’une autre habitude ». 2 - Un point de vue linguistique Elle se définit comme un accident du bilinguisme entrainé par le contact entre les langues. William. F. Mackey (1976 : 397) dans son ouvrage bilinguisme et contact des langues, dans sa définition des interférences, est plus précis, puisque pour lui : « L’interférence est l’utilisation d’éléments appartenant à une langue tandis que l’on en parle ou que l’on en écrit une autre. » Plusieurs auteurs comme Mackey ou François Grosjean^2 s’accordent à dire que ce qui caractérise les interférences est qu’il s’agit d’un processus inconscient, par rapport à l’alternance codique ou aux emprunts, qui semblent le plus souvent conscients et volontaires, et qui se manifestent dans des discours bilingues. Ceci signifie qu’un locuteur peut, inconsciemment, faire des interférences. 3 - Un point de vue de la pédagogie des langues vivantes L’interférence est un type particulier de fautes que commet l’élève qui apprend une langue étrangère, sous l’effet des habitudes ou des structures de la langue maternelle. (^2) Grosjean, F. (1998). Transfer and language mode. Commentary of N. Müller, ‘Transfer in bilingual first language acquisition’. Bilingualism: Language and Cognition, 1, 175–176.
On parle à ce propos de « déviation », de « glissement », de « transfert », de «parasites». « il y a interférence quand un sujet bilingue utilise dans une langue-cible A un trait phonétique, morphologique, lexical ou syntaxique de la langue B. L’emprunt et le calque sont souvent dus à des interférences. Mais l’interférence reste individuelle et involontaire, alors que l’emprunt et le calque sont en cours d’intégration ou intégrés dans la langue A »^3 Elle se comporte comme le calque, mais elle s’applique des unités plus grandes que le mot comme les expressions et les syntagmes figés. Exemple : Pour exprimer la beauté, les arabophones et les berbérophones ont recours à l’expression « belle comme la lune », expression qui s’applique, en français, à une personne sotte. On dit dans la culture française : Con comme la lune C’est-à-dire particulièrement stupide. (^3) DUBOIS J., 2002, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage , Larousse, Paris, p115. Définition de Jean Dubois (2002 :115) 3.2- Les types d’interférences 3.2.1- LES INTERFERENCES (^) CULTURELLES
**1. Les consonnes propres à l’arabe
3.2.2- Les interférences phonétiques « suite » Il y a 14 consonnes qui existent en langue arabe moderne et qui n’ont aucun équivalent dans le français standard : الهمزة، الثاء، الحاء، الخاء، الذال، الراء، الصاد، الضاد، الطاء، الظاء، العين، الغين، القاف، الهاء
5. Les sons vocaliques propres au français Mais d’autres interférences se manifestent le fassement, le pansement Les interférences de type consonantique Les interférences de type vocalique
pouis au lieu de puis ; loui au lieu de lui….. diminouer au lieu de diminuer ; le bireau, il distribi, 1 - Traduction automatique et inappropriée des mots existants dans les deux langues 2 - L’emploi redondant des possessifs en langue arabe, ce qu’il faut éviter en langue Française :
4.Le nombre : a) la paire: Certains noms contenant l'idée de paire sont au singulier en arabe:
_- Il porte un soulier noir,
Le genre des noms : P1: Chaque matin, le jardinier arrose toutes les arbres. P2: Aujourd'hui, la soleil tape fort. P3: Le porte est ouvert. P4 : La vacance est un moment repos.
**- La confusion dans le système des prépositions