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The use of symbols and logic in mathematics, with a focus on the work of Italian mathematician Giuseppe Peano and English logician Bertrand Russell. It covers topics such as set theory, quantifiers, and different methods of reasoning, including deduction, disjunction of cases, and proof by contradiction. The document also includes theorems and examples to illustrate these concepts.
Typology: Papers
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LeȱmathématicienȱitalienȱGiuseppeȱPeanoȱétaitȱtrèsȱsoucieuxȱ d’exposerȱlesȱmathématiquesȱdansȱunȱcadreȱprécisȱetȱrigoureux.ȱ Dansȱsonȱ Formulaireȱmathématique ȱpubliéȱenȱ1895,ȱilȱintroduisitȱdeȱ nombreuxȱsymbolesȱnouveaux.ȱOnȱluiȱdoitȱenȱparticulierȱȱetȱȱ désignantȱrespectivementȱl’intersectionȱetȱlaȱréunion.ȱIlȱutiliseȱlaȱ lettreȱgrecqueȱ epsilon ,ȱabréviationȱduȱgrecȱ esti,ȱilȱest ,ȱpourȱnoterȱ l’appartenanceȱetȱintroduitȱleȱquantificateurȱexistentielȱqu’ilȱ noteȱ,ȱrenversantȱunȱEȱpourȱsignifierȱl’initialeȱduȱmotȱitalienȱ esiste .ȱIlȱproposeȱaussiȱdeȱsupprimerȱlesȱdéclinaisonsȱduȱlatinȱ pourȱobtenirȱuneȱlangueȱinternationale,ȱsimpleȱetȱcompriseȱȱ parȱtous,ȱqu’ilȱnommeȱ Latinoȱsineȱflexione .ȱLeȱlogicienȱanglaisȱ BertrandȱRussellȱproposeȱunȱparadoxeȱquiȱremetȱenȱcauseȱlaȱ théorieȱdesȱensemblesȱetȱnécessiteȱdeȱlaȱfonderȱȱ surȱunȱsystèmeȱd’axiomes.ȱ
ȱ Bertrand Russell 1872-
manipuler les quantificateurs raisonner par implication ou par ´equivalence utiliser un raisonnement par l’absurde ou par contraposition effectuer un raisonnement par r´ecurrence simple ou double
appliquer une r´ecurrence forte raisonner par analyse-synth`ese
Objectifs
Les incontournables
Z Manipulerȱlesȱquantificateurs.ȱ
Z Raisonnerȱparȱimplicationȱouȱparȱéquivalence.ȱ
Z Utiliserȱunȱraisonnementȱparȱlȇabsurdeȱouȱparȱcontraposition.ȱ
Z Effectuerȱunȱraisonnementȱparȱrécurrenceȱsimpleȱouȱdouble.ȱ
Et plus si affinités...
Z Appliquerȱuneȱrécurrenceȱforte.ȱ
Z RaisonnerȱparȱanalyseȬsynthèse.ȱȱ ȱ
Remarque : d’apr`es cette table de v´erit´e, si P et P ⇒ Q sont vraies alors Q est vraie. C’est le principe de d´eduction.
D´efinition : Contrapos´ee —. Soit P et Q deux propositions. On appelle contrapos´ee de l’implica- tion P ⇒ Q l’implication non Q ⇒ non P
Th´eor`eme 1.1.— Soit P et Q deux propositions. L’implication P ⇒ Q et sa contrapos´ee sont ´equivalentes. Autrement dit :
(P ⇒ Q) ⇐⇒ (non Q ⇒ non P )
Proposition 1.2.— Soit P et Q deux propositions. Alors :
non (non P ) ⇐⇒ P non (P et Q) ⇐⇒ (non P ) ou (non Q)
non (P ou Q) ⇐⇒ (non P ) et (non Q) non (P ⇒ Q) ⇐⇒ P et (non Q)
D´efinition : Soit P (x) une propri´et´e d´ependant d’un parametre x, ou x est un ´el´ement d’un en- semble E.
Le symbole ∀ est appel´e quantificateur universel et se lit ≪^ quel que soit ≫.
Le symbole ∃ est appel´e quantificateur existentiel et se lit ≪^ il existe ≫.
Proposition 1.3.— N´egation des propositions avec quantificateurs —. La n´egation de la proposition ∀x ∈ E, P (x) est : ∃x ∈ E, non P (x). La n´egation de la proposition ∃x ∈ E, P (x) est : ∀x ∈ E, non P (x).
Remarque : attention, l’ordre des quantificateurs est tr`es important. Lorsque plusieurs quantifi- cateurs apparaissent dans une proposition, on ne peut pas intervertir leur ordre sans changer (en g´en´eral) le sens de la proposition. Pour s’en convaincre, on pourra consulter le Vrai/Faux.
Th´eor`eme 1.4.— Propri´et´e fondamentale de N —. Toute partie non vide de N admet un plus petit ´el´ement.
Th´eor`eme 1.5.— Principe de r´ecurrence —. Soit P(n) une proposition d´ependant de n ∈ N, et n 0 ∈ N. Si
Th´eor`eme 1.6.— R´ecurrence double —. Soit P(n) une proposition d´ependant de n ∈ N, et n 0 ∈ N. Si
Th´eor`eme 1.7.— Principe de r´ecurrence forte (ou r´ecurrence avec pr´ed´ecesseurs) —. Soit P(n) une proposition d´ependant de n ∈ N, et n 0 ∈ N. Si
P(n 0 ) et P(n 0 + 1) et · · · et P(n)
implique P(n + 1) ;
alors la proposition P(n) est vraie pour tout entier n n 0.
M´ethode 1.4.— Comment d´emontrer une implication par raisonnement direct Pour montrer directement l’implication P ⇒ Q, on suppose que P est vraie et on d´emontre que Q est vraie. La d´emonstration commence par ≪^ supposons que P est vraie ≫^ et se termine par ≪^ Q est vraie ≫.
Exemple : d´emontrer que, pour x et y r´eels, x^2 = y^2 =⇒ |x| = |y|. Soit x et y deux r´eels tels que x^2 = y^2. On a donc x^2 − y^2 = 0, soit (x − y)(x + y) = 0. Par cons´equent, x − y = 0 ou x + y = 0. Ainsi, x = y ou x = −y, ce qui signifie que |x| = |y| (x et y sont ´egaux ou oppos´es). On a donc d´emontr´e l’implication attendue.
M´ethode 1.5.— Comment d´emontrer une implication par contraposition Le raisonnement par contraposition est bas´e sur le th´eoreme 1.1 : l’implication P ⇒ Q est ´equivalentea sa contrapos´ee non Q ⇒ non P.
Ainsi, pour montrer que l’implication P ⇒ Q est vraie, on peut prouver que l’implication non Q ⇒ non P est vraie. En pratique, on suppose donc que non Q est vraie et on montre que non P est vraie.
Exemple : soit n un entier naturel. Montrer que, si n^2 est pair, alors n est pair.
La proposition a d´emontrer s’´ecrit : ≪^ n^2 est pair ⇒ n est pair ≫. Nous allons raisonner par contraposition en d´emontrant la proposition (´equivalente) : ≪^ n n’est pas pair ⇒ n^2 n’est pas pair ≫, c’est-a-dire ≪^ n est impair ⇒ n^2 est impair ≫. Consid´erons un entier impair n : il existe donc k ∈ N tel que n = 2k + 1. On a alors n^2 = (2k + 1)^2 = 4k^2 + 4k + 1, ce qui s’´ecrit aussi n^2 = 2p+1, o`u p = 2k^2 +2k. Par cons´equent, n^2 est un entier impair, ce qui d´emontre l’implication : si n est impair, alors n^2 est impair. Par contraposition, nous avons donc montr´e l’implication : si n^2 est pair, alors n est pair.
Exemple : montrer l’implication ≪^ x /∈ Q ⇒ 1 + x /∈ Q ≫.
Nous allons de nouveau utiliser la contrapos´ee en d´emontrant l’implication ≪^ 1+x ∈ Q ⇒ x ∈ Q ≫. Soit x un r´eel tel que 1 + x ∈ Q. On peut ´ecrire x = (1 + x) − 1. Or 1 + x est un nombre rationnel (hypoth`ese), et 1 aussi. Par cons´equent, (1 + x) − 1 est un nombre rationnel, ce qui montre que x ∈ Q. Par contraposition, on a d´emontr´e l’implication ≪^ x /∈ Q ⇒ 1 + x /∈ Q ≫.
Mise en œuvre : exercice 1.
M´ethode 1.6.— Comment d´emontrer une implication par l’absurde L’implication P ⇒ Q est la proposition non P ou Q, sa n´egation est donc P et non Q. Pour d´emontrer par l’absurde l’implication P ⇒ Q :
Exemple : soit x, y ∈ R+. En raisonnant par l’absurde, montrer que, si (^) 1+xy = (^) 1+yx , alors x = y.
On raisonne par l’absurde en supposant que (^) 1+xy = (^) 1+yx et x �= y (P est vraie, Q est fausse). Il en r´esulte que x(1 + x) = y(1 + y), d’ou l’on tire x^2 − y^2 = y − x, soit (x − y)(x + y) = y − x, d’ou (x − y)(x + y + 1) = 0. Comme x �= y, on en d´eduit que x + y + 1 = 0, donc x + y = −1. Absurde vu que x et y sont positifs! leur somme ne saurait ˆetre n´egative. D’o`u le r´esultat.
M´ethode 1.7.— Comment d´emontrer une ´equivalence par double implication Par d´efinition, l’´equivalence ≪^ P ⇔ Q ≫^ est la proposition ≪^ P ⇒ Q et Q ⇒ P ≫. D´emontrer par double implication l’´equivalence P ⇔ Q, c’est d´emontrer que les implica- tions P ⇒ Q et Q ⇒ P. En pratique, pour d´emontrer P ⇔ Q par double implication :
Dans ce cas, il y a donc deux d´emonstrations `a faire pour obtenir l’´equivalence.
Exemple : on pose f (x) = mx + 1. Montrer que f garde un signe constant sur R si et seulement si m = 0. Nous allons prouver cette ´equivalence en raisonnant par double implication. ⇒ Si m = 0, f est constante et ´egale `a 1, elle garde donc un signe constant (positif) sur R. ⇐ R´eciproquement, montrons que, si f garde un signe constant sur R, alors m = 0. Pour cela, on raisonne par contrapos´ee en supposant que m �= 0. On a alors :
f (x) = m
x +
m
et f change de signe en − (^) m^1 (du signe de m pour x > − (^) m^1 , du signe de −m pour x < − (^) m^1 ). Ainsi, si m �= 0, f change de signe sur R. Nous avons montr´e les deux implications. Ainsi, f garde un signe constant sur R si et seulement si m = 0.
Exemple : r´esoudre dans R l’´equation 2x =
x^2 + 1. On va raisonner par double implication.
4 /3 = √^23. Par cons´equent, √^13 est solution mais − √^13 ne l’est pas.
Finalement, l’unique solution de l’´equation est √^13.
M´ethode 1.8.— Comment d´emontrer une ´equivalence par raisonnement direct Pour d´emontrer l’´equivalence P ⇔ Q, on peut ´egalement enchaˆıner les ´equivalences. On passe de P a Q par une succession d’´equivalences en s’assurant,a chaque ´etape du raisonnement, que l’´equivalence est bien conserv´ee.