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Analyse Filmique d'un Documentaire Audiovisuel : Principes et Méthodes - Prof. 2095, Apuntes de Idioma Francés

Cet article traite de l'analyse filmique d'un documentaire audiovisuel en détaillant les images choquantes, l'importance de l'enseignant, l'étude de cas, la lecture critique et la narration. Il propose des exemples et des outils pour identifier les effets récurrents dans la communication audiovisuelle.

Tipo: Apuntes

2013/2014

Subido el 14/06/2014

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Comment faire l’analyse filmique d’un documentaire audiovisuel ?
Ce document n'est en aucun cas un modèle à appliquer à tous les films. Vous pouvez modifier cet
exemple par des plans plus adaptés au court métrage documentaire que vous étudiez.
Mais dans tous les cas, il vous permettra de ne rien oublier dans votre analyse et vous aidera à
commencer si vous ne savez pas comment vous y prendre.
1. Comment utiliser le document audiovisuel
Le documentaire audiovisuel, peut être utilisé dans quatre cas de figure :
a. Sensibilisation
L’enseignant utilisera un ou plusieurs extraits destinés à sensibiliser à une problématique. Il les
trouvera souvent dans les séquences d’introduction du documentaire.
Il s’agit de sélectionner quelques images parfois choc, dont le commentaire pose une question, où l’on
entend davantage de « vous », « nous », « on » plutôt que « il ». Le document n’apporte pas de
réponses, mais suscite beaucoup de questions. Il reste flou sur les lieux, le temps, les circonstances.
Exemple : un oiseau qui se débat dans le mazout pour sensibiliser à la pollution par les
hydrocarbures.
Le documentaire ne contient pas beaucoup d’éléments à analyser. Le but, c’est de provoquer une
réaction.
b. Apport de connaissances
L’apport de connaissances est la phase de l’apprentissage qui nécessite davantage l’action de
l’enseignant. Cette phase nécessite des redondances, des retours en arrière, des reformulations, un
échange entre animateurs et animés. L’extrait audiovisuel idéal doit favoriser l’observation. Son plan
doit être lisible, doit laisser place à la réflexion, alterne réalité et schématisation de celle-ci.
Exemple-type : un savant qui montre des hydrocarbures, avec définition incrustée des mots
compliqués, suivi d’un schéma de la composition chimique des hydrocarbures.
C’est à l’enseignant, par la suite ou en amont, de déployer toutes ses ressources pédagogiques
propres pour pallier les déficiences du document.
c. Phase de synthèse
Le document de synthèse est difficile à faire. Cette phase est celle d’une restructuration de la
connaissance. Ici, c’est aux élèves de beaucoup travailler, d’expliquer avec leurs mots ce qu’ils ont
retenu d’un document.
l’enseignant peut cependant utiliser un extrait qui structure une dernière fois les connaissances, fixe
dans la mémoire l’essentiel du savoir, sans rouvrir de nouveaux débats.
.
d. L’étude de cas
Le document utilisé en phase d’étude de cas permet à l’enseignant de vérifier si les objectifs ont tété
atteints. Le document utilisé sert aux élèves à formuler un diagnostic à partir des images. Ils étudient
un cas, transfèrent les connaissances acquises.
Exemple : à propos des hydrocarbures, l’enseignant peut diffuser des images en demandant aux
élèves de repérer et nommer les différentes atteintes à l’environnement figurant dans l’extrait.
Nathalie Sobolewski - CRDP d’Aix-Marseille 1 / 6 Mars 2008
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Comment faire l’analyse filmique d’un documentaire audiovisuel?

Ce document n'est en aucun cas un modèle à appliquer à tous les films. Vous pouvez modifier cet exemple par des plans plus adaptés au court métrage documentaire que vous étudiez. Mais dans tous les cas, il vous permettra de ne rien oublier dans votre analyse et vous aidera à commencer si vous ne savez pas comment vous y prendre.

1. Comment utiliser le document audiovisuel

Le documentaire audiovisuel, peut être utilisé dans quatre cas de figure : a. Sensibilisation L’enseignant utilisera un ou plusieurs extraits destinés à sensibiliser à une problématique. Il les trouvera souvent dans les séquences d’introduction du documentaire. Il s’agit de sélectionner quelques images parfois choc, dont le commentaire pose une question, où l’on entend davantage de « vous », « nous », « on » plutôt que « il ». Le document n’apporte pas de réponses, mais suscite beaucoup de questions. Il reste flou sur les lieux, le temps, les circonstances. Exemple : un oiseau qui se débat dans le mazout pour sensibiliser à la pollution par les hydrocarbures. Le documentaire ne contient pas beaucoup d’éléments à analyser. Le but, c’est de provoquer une réaction. b. Apport de connaissances L’apport de connaissances est la phase de l’apprentissage qui nécessite davantage l’action de l’enseignant. Cette phase nécessite des redondances, des retours en arrière, des reformulations, un échange entre animateurs et animés. L’extrait audiovisuel idéal doit favoriser l’observation. Son plan doit être lisible, doit laisser place à la réflexion, alterne réalité et schématisation de celle-ci. Exemple-type : un savant qui montre des hydrocarbures, avec définition incrustée des mots compliqués, suivi d’un schéma de la composition chimique des hydrocarbures. C’est à l’enseignant, par la suite ou en amont, de déployer toutes ses ressources pédagogiques propres pour pallier les déficiences du document. c. Phase de synthèse Le document de synthèse est difficile à faire. Cette phase est celle d’une restructuration de la connaissance. Ici, c’est aux élèves de beaucoup travailler, d’expliquer avec leurs mots ce qu’ils ont retenu d’un document. l’enseignant peut cependant utiliser un extrait qui structure une dernière fois les connaissances, fixe dans la mémoire l’essentiel du savoir, sans rouvrir de nouveaux débats. . d. L’étude de cas Le document utilisé en phase d’étude de cas permet à l’enseignant de vérifier si les objectifs ont tété atteints. Le document utilisé sert aux élèves à formuler un diagnostic à partir des images. Ils étudient un cas, transfèrent les connaissances acquises. Exemple : à propos des hydrocarbures, l’enseignant peut diffuser des images en demandant aux élèves de repérer et nommer les différentes atteintes à l’environnement figurant dans l’extrait.

2. Analyse filmique

a. Brève présentation du documentaire

  • Titre
  • Auteur
  • Cadre de réalisation et/ou de diffusion ( exemple : tiré d’un reportage de…)
  • Rapide résumé du ou des reportages présents dans le documentaire
  • Présentation de la forme du documentaire : Durée, nom du réalisateur, montage, son, musique, graphisme, voix off…)

b. Organisation générale du documentaire avec un découpage séquentiel

  • Numéro de la séquence
  • Titre possible pour la séquence
  • Résumé des actions principales c. Construction du discours audiovisuel L’audiovisuel ne produit pas indifféremment le même effet sur tous et en tout lieux. Une même image aura un effet radicalement différent en fonction de sa place dans le montage. Il existe toutefois un certain nombre d’effets récurrents dans la communication audiovisuelle, qu’il est possible d’identifier comme des points de repère pour évaluer l’efficacité d’un document. Voici quelques-unes de ces combinaisons récurrentes. Les limites posées par cette grille sont cependant bien réelles : Effet visé Image Son Parole Identifier l’action Personnage de face Personnage seul à l’écran Gros plan Bruitage d’ambiance Possessif d’appropriation ( nous, notre,on) Appel à observer Mouvement de caméra Changement de grosseur de plan, zoom avant ou arrière Gestes de personnes filmées Silence Impératif « voyer » Susciter l’interrogation Ralenti ou arrêt sur image Fond neutre Rapprochement insolites Bruits étranges Interrogation Montage d’interviews, décalage image/son Retenir l’attention Changement dans la grosseur des plans ou des angles de prise de vue Musique Rupture de ton, interview Créer une tension Plongée, contre-plonger ou lumière particulière Musique Ton du commentaire Facilité l’abstraction Usage de schémas, usage des coupe franche entre deux plans Théorisation de l’image, synchronisme image -son Facilité l’anticipation Découverte progressive d’un objet ou d’une personne Bruits d’éléments non visibles à l’image Pas de commentaireou bien le commentaire précède l’image Favoriser la mémorisation Retour sur images, incrustation de textes Thème musical qui rythme le montage Très structurée, phrases courtes Situer dans le contexte Zoom arrière, alternance de plans rapprochés Plans d’ensemble Bruits d’ambiance Commentaire général même si l’image est particulière Faire percevoir des enjeux Ralenti ou accéléré Arrêt sur image Son amplifié

o Quelles conséquences le point de vue adopté a-t-il sur le choix et la nature des

informations données, ou les modes d’expression utilisés? c. Analyse de l'image

  • Les plans On nomme plan la portion de film comprise entre deux collures. La durée moyenne d'un plan est de dix secondes. Le jeu sur la durée du plan participe du rythme de la narration. Les plans larges :

o Plan général : s itue la totalité d'un décor vaste, d'un espace important, dans lequel

les personnages ne sont pas perceptibles.

o Plan d'ensemble : comme précédemment, de façon plus précise, mais les individus

sont perceptibles, voire identifiables.

o Plan de demi-ensemble : réduction du décor, individus en groupe. Ce type de plan

situe les personnages dans leur décor Les plans personnage :

o Plan moyen: personnage en pied. Son rôle est multiple dans la mesure où, selon le

contexte, son effet varie : introduction d'un personnage, menace, humour, détente…

o Plan italien: personnage coupé au niveau de la cheville ou du mollet.

o Plan américain : personnage coupé à mi-cuisse (mise en valeur des colts dans le

western). Très utilisé, par exemple, pour organiser une conversation entre 2 personnages.

o Plan rapproché: trois valeurs: ceinture, poitrine, épaules. Les plans rapprochés

entraînent une appréhension plus intime du personnage (situation morale, psychologique, intentions, caractère).

o Gros plan: isolement d'un objet, d'un visage. Il supprime les distances, favorise le

rejet ou l'identification, trahit les émotions et les sentiments.

o Très gros plan (ou insert): il focalise, comme une loupe, l'attention sur un objet, un

geste, un détail qui occupe soudain tout l'écran.

  • Les angles de prise de vue Les angles de prise de vues sont définis par l’emplacement de la caméra.

o La plongée est une prise de vues faite d’un point d’observation plus haut que le sujet

filmé : elle le domine, l’écrase.

o La c ontre-plongée est une prise de vues faite d’un point d’observation plus bas que

le sujet : c’est alors le personnage qui domine l’écran.

o L’ angle plat est une prise de vues faite d’un point d’observation situé au même

niveau que le sujet : c’est l’angle de prise de vues le plus courant (les deux autres n’étant donc utilisés que dans des buts expressifs, porteurs de sens)

A l’intérieur d’une scène, la caméra peut opérer un certain nombre de mouvements de caméra.

o Le panoramique est le mouvement de la caméra qui pivote sur son axe (donc ne se

déplace pas) de droite à gauche (ou inversement) ou de haut en bas (ou inversement).

o Le travelling est le mouvement par lequel la caméra se déplace dans l’espace (sur

des rails par exemple). Il peut être :

 avant (la caméra s’approche du sujet filmé),

 arrière (la caméra s’éloigne du sujet filmé),

 latéral (la caméra accompagne une action ou parcourt un décor,

généralement de gauche à droite),

 ascendant (la caméra s’élève au-dessus du sujet filmé).

 descendant (la caméra descend par rapport au sujet filmé).

o Le zoom est un travelling avant ou arrière réalisé avec un objectif-zoom sans

déplacement de la caméra d. Analyse du montage Le montage, au sens strict, est l'organisation des plans du film dans certaines conditions d'ordre et de durée. Une histoire peut être racontée selon différents types de montage :

  • Le montage chronologique, qui s'attache au déroulement chronologique de l'action.
  • Le montage par retour en arrière (analepse ou flash-back), où l'action est coupée de retours sur des actions antérieures.
  • Le montage parallèle, qui juxtapose des actions éloignées dans le temps ou l'espace, mais qui peuvent entretenir entre elles un rapport métaphorique.
  • Le montage alterné, qui juxtapose des actions simultanées. Les différents types de montage :
  • Montage cut : passage direct d’un plan à un autre sans effet de liaison (procédé le plus simple et le plus courant)
  • Montage chronologique : l’action est présentée dans l’ordre de son déroulement
  • Montage alterné : juxtaposition d’actions simultanées
  • Montage parallèle : juxtaposition d’actions éloignées dans le temps ou dans l’espace
  • Montage court : succession de plans très brefs (effet d’accélération) e. Analyse du son La bande sonore est intéressante à étudier dans ses rapports avec l’image.
  • Le mixage est l’opération au cours de laquelle on conjugue les bandes sonores et la bande image.
  • Il y a a-synchronisme (ou contrepoint) quand l’image ne correspond pas au son. La voix off en est en exemple. Off se dit d’un son, d’une réplique, d’un commentaire, d’un bruit, d’une musique dont la source n’est visible ni dans le plan ni hors-champ. Ce terme ne s’applique pas exclusivement au son et peut désigner tout ce qui est situé hors-champ.