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histoire de la renaissance et de l'humanisme et des reformes religieuses
Typologie: Résumés
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Un retour vers l'Antiquité Dans le courant du XVe siècle, les sociétés européennes se transforment, l'art aussi. Dès le XIVe siècle, les artistes italiens vont ramener au grand jour l'héritage de l'Antiquité grecque et romaine. C'est pourquoi cette période est appelée « renaissance », mot qui vient du terme italien Rinascita, utilisé pour la première fois au XIVe siècle. La production artistique du Moyen Âge était très riche, mais la Renaissance amorce un grand changement dans la façon de représenter le monde. Ce changement débute avec Giotto (vers 1266-1337), artiste italien. Il va beaucoup influencer les peintres du XVe siècle. On redécouvre l’art des anciens grecs et des romains. On s’intéresse aux ruines des monuments romains, on fait des fouilles et on collectionne des antiquités. La littérature grecque et romaine était déjà étudiée dans les monastères et par l’élite médiévale qui conservaient ses textes sous la forme de manuscrits très coûteux. Mais, à partir du XVe siècle, la diffusion de ces connaissances, en Europe, à un plus large public est possible grâce à l'invention de l' imprimerie. On relit les textes de la littérature antique qui abordent les valeurs humaines et intellectuelles. L'humanisme La Panthéon Grand modèle de l’antiquité : Le Panthéon Van Heemskerck Maerten (1498-1574) Vue du Panthéon, Rome encre brune, plume (dessin). H. : 13cm ; L. : 20cm Allemagne, Berlin, Kupferstichkabinett (SMPK) ©BPK, Berlin, Dist. RMN / Jörg P. Anders Un courant humaniste naît. Alors que Dieu était au cœur de la pensée médiévale, la Renaissance place l'homme au centre de ses préoccupations. On s’interroge sur le monde qui l’entoure. Les humanistes sont des penseurs, des écrivains ou des savants. Ils apprennent les langues pour traduire, avec exactitude, les textes anciens. Ils sont passionnés par l’antiquité et veulent changer la place de l’homme dans la société. En Hollande, le penseur Érasme (vers 1467-1536) préconise l’éducation et la lecture des textes pour former l’esprit critique. Les humanistes sont croyants mais dénoncent l’influence de l’Église sur la pensée et les abus de pouvoir du Clergé. Ils pensent que l’homme est libre et responsable. Le moine allemand Luther (1483-1546) s’oppose aux indulgences (pardons donnés aux fidèles, par l’église, contre de l’argent). Il pense que seule la foi peut assurer le salut. Il veut réformer la religion et créer l’Église protestante qui ne reconnaît pas l’autorité du pape. Introduction Le XVe et le XVIe siècle est une période de transition entre le Moyen Âge et les Temps Modernes. Cette période, appelée Renaissance est caractérisée par une série de changements politiques, économiques, sociaux et intellectuels. A cette époque apparaît également le mouvement humaniste : une philosophie
qui place l’être humain et les valeurs humaines au centre de la pensée. L’humanisme se caractérise par un retour aux textes antiques, et par la modification des modèles de vie, d’écriture, et de pensée. Origine de la Renaissance La fin de l’Empire byzantin L’Empire byzantin était depuis longtemps entré en décadence. Les débuts de la crise remontent à la prise de Constantinople par les croisés en 1204. Les barons latins ruinèrent la ville qui ne se releva jamais complètement de ce pillage. En outre, le fossé entre riches et pauvres se creusait de plus en plus alors que les ressources de l’État diminuaient dangereusement. Incapable d’assurer la défense de ses propres frontières, l’empereur devait acheter la paix aux autres souverains. Il dut se résoudre à confier l’armée à des mercenaires. Très vite les Turcs menacèrent la ville. Assiégée de 1394 à 1402, Constantinople fut miraculeusement sauvée par l’invasion mongole de Tamerlan. Le répit fut de courte durée. L’avènement d’un énergique sultan, Mehmet II, à la tête de l’armée turc, précipita le dénouement. En 1453, une puissante armée ottomane s’installe sous les murs de la ville. Constantinople finit par tomber sous la pression des janissaires. La chute de Constantinople, apparemment, ne bouleversa pas l’Occident : les souverains chrétiens laissèrent s’écrouler le vieil Empire d’Orient. Toutefois, cet événement eut d’importantes conséquences pour les pays d’Europe. De nombreux prélats, artistes et hommes de science byzantins se réfugièrent en Occident, et notamment en Italie. Ils apportaient leurs connaissances, leurs idées et leurs bibliothèques de manuscrits antiques. Les savants et artistes italiens tirèrent profit du savoir accumulé en Orient. Ainsi la chute de l’Empire byzantin accélérait-elle la renaissance culturelle de l’Occident. Mosaïque byzantine du XIIIe siècle Christ Pantocrator - Mosaïque de Sainte-Sophie de Constantinople (Istanbul) Christ Pantocrator - Mosaïque de Sainte-Sophie de Constantinople (Istanbul) Un monde s’éteint, un monde naît Tout le monde pouvait constater que le grand idéal médiéval de l’unité était en train de disparaître. Le Moyen Âge avait cherché à réaliser le rêve de l’unité universelle : Unité de la foi dans l’Eglise de Rome. Unité de la politique sous la direction de l’empereur.
techniques nouvelles, inventaient et faisaient construire des machines étonnantes. Dans le même temps, ils s’émouvaient devant un tableau, ou en écoutant une belle musique, ou encore en lisant un poème. Bien sûr les rois et princes commandaient toujours. Mais ils confiaient maintenant l’éducation de leurs enfants aux savants et suivaient leurs conseils. Les princes finançaient les coûteuses bibliothèques, achetaient les manuscrits rares et commandaient les tableaux. Ces hommes vivant des choses de l’esprit étaient les nouveaux héros de l’Europe : leur promotion représentait une véritable révolution culturelle. La découverte de manuscrits de la Grèce et de la Rome antiques fut certainement l’élément qui favorisa le plus l’épanouissement de ce mouvement. Le terme latin humanitas fit désigner sous le nom d’humanisme la nouvelle façon de penser et de voir le monde, qui prépara la merveilleuse explosion de la civilisation européenne. Humanistes célèbres Erasme (1469 - 1536) Le Hollandais Erasme de Rotterdam fut l'une des plus éminentes figures de l'humanisme. Avec ses nombreux voyages, il put entrer en contact avec les principaux mouvements culturels qui apparaissaient alors en Europe. Il fut l'ami intime de Thomas More. Parmi ses ouvrages, « l'Eloge de la folie », dans lequel il dénonce la corruption et les vices du clergé, rejoignant ainsi l'esprit de la Réforme. Cependant, dans son « Essai sur le libre arbitre », il défend la liberté de l'Homme et prend position contre l'idée luthérienne de la prédestination. Jean Pic de la Mirandole (1463 - 1494) Connu pour sa prodigieuse mémoire et son érudition exceptionnelle, il fut l'un des plus typiques représentants de l'humanisme italien. Il apprit notamment l'hébreu, l'araméen et l'arabe. Il affirmait que l'Homme a été placé par Dieu au centre de l'Univers avec le devoir d'étudier le monde pour comprendre les lois qui le régissent et de s'étudier lui-même pour comprendre les exigences de son âme.. Thomas More (1477 - 1535) Thomas More fut l'une des personnalités les plus remarquables de son temps. Chancelier du roi d'Angleterre Henri VIII, il s'opposa à son suzerain lorsque celui-ci prétendit devenir chef suprême de l'Eglise anglicane. S'obstinant à reconnaître la supériorité du pape, il fut emprisonné dans la Tour de Londres. Son nom est lié à son ouvrage en latin, « l'Utopie » (1516). S'inspirant de Platon, il y
décrit une société idéale, installée sur une île imaginaire, organisée selon les règles de cohabitation pacifique et de tolérance entre hommes de croyance diverses. En Utopie, il n'y a pas de propriété privée, et tous les biens sont mis en commun. L’influence de la théologie Le rapport entre l’Homme et Dieu dominait la culture médiévale. La religion imprégnait chaque pensée, chaque instant et chaque geste de la vie de l’homme médiéval. Toutes les autres activités (art, philosophie, poésie et science) pouvaient être nobles. Mais elles étaient d’abord jugées en fonction de leurs conséquences religieuses : Ou bien elles aidaient l’Homme dans sa marche vers Dieu, et alors elles étaient bonnes et comme la musique sacrée, les poèmes édifiants, les peintures et vitraux illustrant les saints, elles de