Arthur rimbaud plans dissertation, Study notes of French

des plans tres précis et tres variées

Typology: Study notes

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Les Cahiers de Douai représentent-ils une révolution poétique ?
Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre réflexion
prendra appui sur les Cahiers de Douai, sur les textes et documents étudiés dans le
cadre du parcours « Émancipations créatrices », ainsi que sur votre culture
personnelle.
1) Analyser le sujet
En quoi peut-on donc parler de « révolution » à propos de ce recueil rassemblant les
premiers poèmes de Rimbaud ? Cherchez la définition de « révolution ». Déterminez
l'ampleur de cette « révolution ». Demandez-vous comment, en définitive, il faut
apprécier ces Cahiers au regard de la tradition poétique.
Le sujet appelle un plan dialectique qui s'articule en trois parties.
2) Formuler la problématique Si les poèmes des Cahiers de Douai traduisent une
évidente émancipation, peut-on cependant parler de « révolution poétique » à propos
de ce recueil ?
3) Organiser ses idées et définir le plan
> 1. Une émancipation poétique Rimbaud bouleverse l'écriture poétique traditionnelle.
Il fait entrer dans la langue poétique un vocabulaire jusque-là interdit: langue
familière, mots crus, voire grossiers, onomatopées et interjections.
Il se libère des contraintes rythmiques de l'alexandrin. S'il n'invente pas
l'enjambement, les rejets et contre-rejets, il en fait un usage important. Ses sonnets
respectent peu les lois du genre.
Il donne une nouvelle dimension à la poésie amoureuse en faisant l'éloge d'une
sensualité heureuse («Roman »).
• Usant de tous les registres, il se moque, dans certains poèmes, de la bêtise et du
conformisme bourgeois («À la musique »); dans d'autres, il formule de virulentes
attaques contre Napoléon III ou contre Dieu (« Le Mal »).
[Transition] Les Cahiers de Douai ne sauraient pour autant être assimilés à audaces
restent à certains égards modérées. un manifeste poétique. S'ils comportent de
nombreuses innovations, leurs
> 2. Des audaces encore mesurées
Rimbaud ne fait pas toujours preuve d'une radicalité absolue.
Son vers reste majoritairement l'alexandrin, le vers classique par excellence, même
s'il lui donne un rythme particulier. De la même façon, ses poèmes sont souvent des
sonnets, la forme poétique la plus usitée depuis le xvie siècle.
• Certains de ses poèmes restent marqués par d'évidentes influences. « Le Forgeron
» est un poème épique, dans la lignée de ceux de Victor Hugo, tels qu'on peut en lire
dans La Légende des siècles par exemple. « Soleil et chair » évoque les mythes des
époques primitives que de nombreux auteurs romantiques avaient traités avant lui
(Hugo, Baudelaire...).
• D'autres poèmes s'inspirent d'exercices ou de lectures scolaires. «Bal des pendus »
parodie la célèbre Ballade des pendus (1489) de François Villon. « Le Châtiment de
Tartufe » est une référence explicite à la comédie de Molière.
[Transition] Bien réelle, cette « révolution » amorcée dans les Cahiers de Douai, est
plus annoncée qu'accomplie.
> 3. Une révolution poétique en germe
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Les Cahiers de Douai représentent-ils une révolution poétique?

Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre réflexion

prendra appui sur les Cahiers de Douai, sur les textes et documents étudiés dans le

cadre du parcours « Émancipations créatrices », ainsi que sur votre culture

personnelle.

1 ) Analyser le sujet

En quoi peut-on donc parler de « révolution » à propos de ce recueil rassemblant les

premiers poèmes de Rimbaud? Cherchez la définition de « révolution ». Déterminez

l'ampleur de cette « révolution ». Demandez-vous comment, en définitive, il faut

apprécier ces Cahiers au regard de la tradition poétique.

Le sujet appelle un plan dialectique qui s'articule en trois parties.

2) Formuler la problématique Si les poèmes des Cahiers de Douai traduisent une

évidente émancipation, peut-on cependant parler de « révolution poétique » à propos

de ce recueil?

3) Organiser ses idées et définir le plan

> 1. Une émancipation poétique Rimbaud bouleverse l'écriture poétique traditionnelle.

• Il fait entrer dans la langue poétique un vocabulaire jusque-là interdit: langue

familière, mots crus, voire grossiers, onomatopées et interjections.

• Il se libère des contraintes rythmiques de l'alexandrin. S'il n'invente pas

l'enjambement, les rejets et contre-rejets, il en fait un usage important. Ses sonnets

respectent peu les lois du genre.

• Il donne une nouvelle dimension à la poésie amoureuse en faisant l'éloge d'une

sensualité heureuse («Roman »).

• Usant de tous les registres, il se moque, dans certains poèmes, de la bêtise et du

conformisme bourgeois («À la musique »); dans d'autres, il formule de virulentes

attaques contre Napoléon III ou contre Dieu (« Le Mal »).

[Transition] Les Cahiers de Douai ne sauraient pour autant être assimilés à audaces

restent à certains égards modérées. un manifeste poétique. S'ils comportent de

nombreuses innovations, leurs

> 2. Des audaces encore mesurées

Rimbaud ne fait pas toujours preuve d'une radicalité absolue.

Son vers reste majoritairement l'alexandrin, le vers classique par excellence, même

s'il lui donne un rythme particulier. De la même façon, ses poèmes sont souvent des

sonnets, la forme poétique la plus usitée depuis le xvie siècle.

• Certains de ses poèmes restent marqués par d'évidentes influences. « Le Forgeron

» est un poème épique, dans la lignée de ceux de Victor Hugo, tels qu'on peut en lire

dans La Légende des siècles par exemple. « Soleil et chair » évoque les mythes des

époques primitives que de nombreux auteurs romantiques avaient traités avant lui

(Hugo, Baudelaire...).

• D'autres poèmes s'inspirent d'exercices ou de lectures scolaires. «Bal des pendus »

parodie la célèbre Ballade des pendus (1489) de François Villon. « Le Châtiment de

Tartufe » est une référence explicite à la comédie de Molière.

[Transition] Bien réelle, cette « révolution » amorcée dans les Cahiers de Douai, est

plus annoncée qu'accomplie.

> 3. Une révolution poétique en germe

• Le recueil constitue la promesse d'une révolution plus qu'il ne la réalise

complètement.

• Rien n'est plus naturel. À l'époque des Cahiers, Rimbaud est âgé d'à peine dix-sept

ans. Qu'il reste encore marqué par sa formation scolaire n'a rien de surprenant.

• Le poète n'en est alors qu'au début de son cheminement qu'il expliquera quelques

mois plus tard dans ses lettres dites du «voyant » et qui le conduira aux deux recueils

majeurs de sa poésie que sont Une saison en enfer (1873) et les Illuminations (1886).

• Cependant, dès les Cahiers de Douai, Rimbaud modifie la conception de la poésie

qui avait largement cours à son époque. Pour lui, la poésie n'est pas un art d'agrément

ni ne se confond avec la versification. Elle est une manière de vivre, faite de liberté et

de lucidité (« Ma Bohême »). La lecture de ces poèmes influencera des poètes comme

Apollinaire ou Cendrars. Ce dernier partira aussi sur les routes.

4) Rédiger l'introduction

(Présentation du sujet] Malgré la modestie de leur appellation, les Cahiers de Douai

marquent une date importante dans l'histoire de la poésie. Ils rompent en effet avec

une tradition poétique et ouvrent la voie à la poésie moderne.

[Problématique] Si les poèmes des Cahiers de Douai traduisent une évidente

émancipation, peut-on cependant parler de « révolution poétique » à propos de ce

recueil?

[Annonce du plan] Après avoir analysé lors d'une première étape les audaces

poétiques de Rimbaud, nous verrons que celles-ci restent toutefois limitées. C'est en

définitive à une « révolution » en germe, non encore complètement accomplie, que le

recueil fait songer.

5) Rédiger la conclusion Voici un exemple rédigé. Les Cahiers de Douai

bouleversent les pratiques poétiques dominantes à l'époque de leur composition. Âgé

d'à peine dix-sept ans, Rimbaud n'en est encore qu'au début de son itinéraire. Mais il

pressent déjà ce que doit être la poésie moderne: un rapport personnel au monde qui

se traduit dans un langage nouveau. En définitive, peu d'œuvres de «jeunesse » ont

eu dans l'histoire de la poésie une importance aussi décisive.

Sujet 2 :

PLAN

I. Les Cahiers de Douai témoignent d’une certaine fidélité à la tradition littéraire du XIXe

1. Le passé littéraire comme appui à la création poétique Ex : « Le Forgeron », « Soleil et Chair » / influence d’Hugo / références scolaires à la mythologie et à ses emplois symboliques. 2. Exploitation des poncifs poétiques Ex : topos du voyage, de la nostalgie et de la mélancolie / « Rêvé pour l’hiver », « Ma Bohême ». 3. Hérédité formelle : une versification classique Ex : sonnets, alexandrins à césure classique, récurrence des rimes traditionnelles. II. De nombreux indices littéraires permettent de considérer Les Cahiers de Douai comme précurseurs de la modernité poétique par son affranchissement des normes 1. L’irrévérence et la rupture face aux canons poétiques Ex : « Vénus anadyomène » / « Première soirée », traitement subversif et provocateur du thème amoureux. 2. Créations modernes Ex : « L’éclatante victoire de Sarrebruck » / « Le Buffet » / recréation d’univers par le détournement original des genres artistiques. 3. La liberté, une valeur fondatrice Ex : « Ma Bohême », réflexion sur la liberté / « Ophélie », détachement et libération d’un ponte pour utiliser un personnage symbole. III. Une oeuvre entre révoltes et interrogations qui dépassent le cadre poétique

l’ailleurs et le monde des possibles est rendu plus accessible par les avancées techniques. Mais si l’ailleurs est un fantasme, ce n’est pas un remède. Son inefficacité ou son impossibilité en font une nouvelle source de mélancolie. Dans « Rêvé pour l’hiver », texte écrit lors d’une fugue, il propose un rêve enfantin dans lequel la fuite est matérialisée par un train qui conduit vers un ailleurs rempli de douceur, mais irréel. Dans « Ma Bohême », le rêve d’évasion est mis en scène par la figure du poète vagabond qui erre dans des espaces infinis. Celui qui vit sous le « Ciel » (v. 3) et les « étoiles » (v. 8), est aussi le poète en marge qui exprime sa douleur : « Où, rimant au milieu des ombres fantastiques, Comme des lyres, je tirais les élastiques De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur! » (v. 12 à 14) Dans ce dernier tercet, mélancolie et ailleurs sont intimement liés par la nostalgie du monde qui sera potentiellement quitté. Outre ce travail de continuité thématique, la forme n’échappe pas à une tradition poétique incarnée par les règles fixes de versification qui ont structuré des siècles d’écriture. Les poètes du XIXe ont lentement commencé à rompre avec certaines règles vues comme des entraves à la liberté et à la création. Mais ces écarts à la norme sont encore timides. Hormis le succès naissant du poème en prose, la versification canonique domine, à l’instar des Fleurs du Mal de Baudelaire, oeuvre moderne et grande influence pour Rimbaud, qui propose un travail formel assez convenu. Les Cahiers de Douai ne dérogent donc pas à cette règle. Douze poèmes sont des sonnets classiques dont la plupart sont en alexandrins avec un emploi relativement conventionnel de la rime et des césures. « Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : » (« Sensation », v. 1 et 2) Ceci est un signe d’une formation classique scolaire et académique qui passe par l’étude et l’imitation des pontes littéraires. Les modèles sont encore source d’inspiration et de respect, les grandes oeuvres sont sacralisées au même titre que le genre poétique considéré comme supérieur au sein du monde littéraire. Force a été de constater une certaine fidélité à la rigueur poétique traditionnelle de la part du jeune poète dont l'écriture se forge progressivement. Néanmoins, les prémices d'une émancipation sont perceptibles émanant d'une volonté de placer une pierre à l'édifice de la modernité. En effet, de nombreux indices littéraires permettent de considérer les Cahiers de Douai comme une oeuvre initiatrice de modernité par son affranchissement des normes. Rimbaud rompt avec certains canons poétiques par son audace. Le poème « Vénus anadyomène » est un exemple frappant de cet esprit d'irrévérence. Dans ce poème, il parodie le genre du blason (censé mettre en valeur une partie du corps féminin) en proposant un contre-blason qui suit le mouvement de la tête à l'anus. Il y désacralise à la fois le mythe de Vénus, déesse de l'amour prisée par les peintres classiques et l'idéal esthétique féminin, comme le montre le dernier tercet où « ulcère à l'anus » est l'anagramme quasi parfait de « Clara Vénus » : « Les reins portent deux mots gravés : Clara Vénus - Et tout ce corps remue et tend sa large croupe Belle hideusement d'un ulcère à l'anus » (v.12 à 14). Le thème amoureux subit en outre un traitement subversif et provocateur dans « Première soirée ». Dans ce texte de la découverte des plaisirs amoureux, Rimbaud allie la sensualité aux rires enfantins, cassant dès lors le romantisme de la scène. Le poème est scandé par la répétition du mot « rire », inattendu et original dans ce contexte. Le lyrisme traditionnel est donc retravaillé de sorte que l'inconvenance lui permette d'échapper à la mièvrerie ou au sentimentalisme. De surcroît, le poète s'avère moderne par la création d'univers novateurs fondés sur le détournement de genre artistique classique. Son originalité réside dans le changement des impressions qui guide la lecture des textes : le sentiment d'être face à un univers connu est effacé au profit d'une découverte progressive Rimbaud conduit le lecteur à ce qui n'est pas immédiatement visible. « Le buffet » donne par exemple l'impression d'être face à une peinture de genre qui tente de valoriser l'anecdotique. Mais rapidement, l'appel aux sens, l'odorat, crée un univers sensible qui conduit l'intuition vers l'émotion du souvenir. Dans son emploi symbolique le buffet devient une allégorie du temps et un objet poétique. Cette façon de poétiser le prosaïque est un acte de modernité depuis Baudelaire et permet de dépasser la simple banalité tout en désacralisant ce qui est considéré comme poétiquement noble. En questionnant ainsi la valeur des choses le texte fait basculer le lecteur dans un univers sensible

inattendu par le dépassement des apparences. Dans un registre plus comique le poème « L'éclatante victoire de Sarrebruck », remportée aux cris de « Vive l'empereur », joue sur deux tableaux. Ce qui semble être initialement la description d'une gravure représentant une image d’Epinal s'avère en réalité être la porte d'entrée d'un monde satirique. La neutralité de la prétendue description est remplacée par l'antiphrase qui porte toute l'ironie du texte. L'apothéose (vers 1) de l'empereur est celle d'un homme ridiculisé et infantilisé par son « dada » (v.2). L'esprit du lecteur bascule de la contemplation picturale facile au sarcasme, les libertés prises permettent à l'esprit du lecteur des variations émotionnelles par la saillie de ce qui n'est pas toujours visible. La liberté est effectivement une valeur fondatrice de l'oeuvre de Rimbaud et semble conduite selon une double postulation. Sa quête personnelle de liberté chaperonne l'indépendance prise dans l'écriture. Fuir le monde qui l'étouffe revient à fuir les contraintes littéraires trop rigides. Le poème « Ma bohème » est à ce titre le plus emblématique. L'image mythique du poète vagabond en recherche d'ailleurs est déployée et la liberté symbolisée par l'infini et l'itinérance :J’allai « sous le ciel ». Ce voyage appuyé par le registre épique est accompagné par un lyrisme propre à l'univers poétique afin de marquer cette double postulation. Pourtant, comme il a été expliqué précédemment, ce texte final se clôt par une note particulièrement mélancolique. En effet, le fantasme de la liberté à ses limites. Le personnage shakespearien d'Ophélie offre un questionnement sur la liberté et ses conséquences. Si Rimbaud se libère de la tutelle du dramaturge pour ne prendre le personnage que dans sa dimension métaphorique, il met en scène une femme dont la soif de liberté l’a conduite à sa perte. Dans le poème qui porte son nom, Ophélia est un personnage errant, quasi évanescent pris dans la folie et la mort qui sont les conséquences funestes de son affranchissement. C'est une âme libre mais qui erre sur les flots dans lesquels elle s'est suicidée : « Ciel! Amour! Quel rêve, o pauvre folle! Tu te fondais à lui comme une neige au feu »(v.29/30). Elle devient une sorte de double du poète lui-même ivre de liberté mais conscient de ses limites. Dès lors, cette réflexion sur l'indépendance sacralise la liberté en la rendant complexe et en faisant le dessein de toute une esthétique. Elle intègre de fait l'idée rimbaldienne qui considère la poésie comme un absolu. Rupture, insubordination et liberté deviennent rapidement les mots d'ordre de cette poétique naissante. Mais l'affranchissement n'est-il que littéraire? Au vu de la force des carcans et barrières, la quête de liberté et d'émancipation ne nécessite-t- elle pas un dépassement de l'écriture pour devenir une révolte globale? Les Cahiers de Douai constituent une oeuvre dans laquelle les révoltes sont légion. Les interrogations posées dans le monde qui entoure Rimbaud dépassent le cadre littéraire. De nombreux poèmes sont par exemple porteurs d'une critique virulente de l'idéologie politique observée par l'auteur. Le Second Empire de Napoléon III et la guerre de 1870 contre la Prusse sont l'objet d'attaques repérables par le ton tranché, voire agressif, des textes. Six poèmes dénoncent l'horreur du conflit et son inutilité. Seul l'échec est mis en lumière. Dans « Rages de Césars », Rimbaud fait référence à la défaite en décrivant l'empereur prisonnier en Prusse, nommé par la périphrase « l'homme pâle ». Il revient également sur l'autoritarisme du régime impérial qui a tenté de couper toute forme de liberté : « Car l'empereur est saoul de ses vingt ans d'orgie il s'était élit : « Je vais souffler la liberté Bien délicatement, ainsi qu'une bougie » v. 5 à 7. La métaphore du vers 6 renvoie à la tyrannie du projet napoléonien fustigée par Rimbaud qui se pose en libre penseur. Par ailleurs, ce régime a permis un déploiement de la classe bourgeoise, emblème de l'ordre établi et d'une petite morale étriquée et morne. Dans « A la musique », Rimbaud décrit un univers triste et droit à l'image de l'étroitesse d'esprit des bourgeois englués dans leurs petites habitudes ce texte réaliste joue sur les stéréotypes pour les ridiculiser et en faire un objet satirique. La morale religieuse a elle aussi une place majeure dans cette sphère politique les dogmes et leçons de conduite jugés vertueux font partie de l'éducation traditionnelle donnée à la jeunesse de ce XIXe siècle qui se veut exemple de probité. Rimbaud qui sur les bancs de l'école aurait écrit « Merde à Dieu », propose dans le recueil une parole insubordonnée et cynique au service d'un discours anticlérical. Dans « Le châtiment de Tartufe », il s'attaque à l’hypocrisie de l'institution religieuse et à ses dogmes entendus dans la métaphore « le long chapelet des