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1. Cette histoire se passe à Paris, comme en témoignent les indications suivantes : rue de la Paix (l. 1), les Tuileries, la Seine (l. 24), les Champs-Élysées (l. 25), ou encore la rue des Martyrs (l. 14). Ces lieux sont bien réels. 2. M. Lantin est « employé au ministère de l’Intérieur » (l. 13-14). 3. Ces détails indiquent que nous lisons un récit réaliste, puisque les lieux sont bien réels et reconnaissables par le lecteur, et que le personnage mis en scène est un homme de classe moyenne, un employé.
4. L’étonnement de M. Lantin est ponctué de points de suspension (l. 9-10). La seconde révélation est ponctuée, quant à elle, de points d’interrogation et d’exclamation, exprimant la vive émotion de M. Lantin. 5. Le point de vue est interne, c’est celui de M. Lantin, puisque le lecteur a accès à ses pensées et même à l’avancée de ses réflexions, comme dans un monologue intérieur : – Non, certes. – Mais alors, c’était un cadeau! Un cadeau! Un cadeau de qui? La connaissance du lecteur progresse au même rythme que celle de M. Lantin. 6. M. Lantin comprend que sa femme l’a trompé et que ces bijoux sont des cadeaux d’un amant fortuné.
7. Les deux dernières lignes du texte nous indiquent que M. Lantin décide de vendre ces bijoux pour profiter de l’argent. Ce choix s’explique par sa faim, mais ausssi par les rêves de vie facile qu’il caresse (l. 41-43). 8. Aux lignes 39-40, les imparfaits sont descriptifs. M. Lantin, remis bien vite de son émotion, s’absorbe dans la contemplation d’un nouveau jour plein de promesses. 9. À partir de la ligne 38, M. Lantin semble réveillé d’un cauchemar, totalement remis du bouleversement de la veille. La nuit a vite effacé sa tristesse, et M. Lantin se prépare à tourner la page. Nous lisons dans cette soudaineté l’amusement de Maupassant qui montre que les chagrins ne résistent pas longtemps aux promesses d’argent… 10. M. Lantin aurait pu décider de ne pas profiter de cet argent mal acquis et qui le plonge dans le déshonneur. 11. La capacité du personnage à se remettre de son chagrin nous fait évidemment penser qu’il ne va plus guère penser à sa défunte femme. Il va au contraire dilapider joyeusement l’argent. Et on ne sait qui blâmer le plus, de la femme infidèle ou du mari sans scrupules. C’est encore une façon pour Maupassant de nous dire qu'aucune morale ne peut conclure une intrigue réaliste.
Ils reprirent connaissance dans la boutique d’un pharmacien où les passants les avaient portés. Ils se firent reconduire chez eux, et s’enfermèrent. Jusqu’à la nuit ils pleurèrent éperdument, mordant un mouchoir pour ne pas crier. Puis ils se mirent au lit accablés de fatigue et de chagrin, et ils dormirent d’un pesant sommeil. Un rayon de soleil les réveilla, ils s’habillèrent et sortirent.
Or, ce goût pour le théâtre fit bientôt naître en elle le besoin de se parer. Ses toilettes demeuraient toutes simples, il est vrai, de bon goût toujours, mais modestes ; et sa grâce douce, sa grâce irrésistible, humble et sou- riante, semblait acquérir une saveur nouvelle de la simplicité de ses robes, mais elle prit l’habitude de pendre à ses oreilles deux gros cailloux du Rhin qui simulaient des diamants, et elle portait des colliers de perles fausses, des bracelets en similor , des peignes agrémentés de verroteries variées jouant les pierres fines. Maupassant, « Les Bijoux »