devoir de francais 1ere, Exercises of French

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Typology: Exercises

2024/2025

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Dissertation : analyse de sujets
Sujet 1 : Dans la préface de sa pièce Lucrèce Borgia, Victor Hugo écrit : « Prenez la difformité
morale la plus hideuse, la plus repoussante, la plus complète ; placez-la là où elle ressort le
mieux, dans le cœur d’une femme, avec toutes les conditions de beauté physique et de grandeur
royale, qui donnent de la saillie au crime ; et maintenant mêlez à toute cette difformité morale un
sentiment pur, le plus pur que la femme puisse éprouver, le sentiment maternel ; dans votre
monstre, mettez une mère ; et le monstre intéressera, et le monstre fera pleurer, et cette créature
qui faisait peur fera pitié, et cette âme difforme deviendra presque belle à vos yeux. »
En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de Médée de Corneille ?
Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre travail prendra appui sur
la pièce de Corneille étudiée en classe, sur les textes et documents que vous avez aussi analysés
dans le cadre de la séquence associée à cette œuvre, vos lectures personnelles et propre culture.
Pour chaque sujet, posez-vous les questions suivantes et tâchez d’y
répondre :
a) objet d’étude concerné ? + dans son ensemble ?
b) les mots-clés du sujet + leurs définitions
c) interrogation totale ou partielle ?
d) reformulation du sujet
e) problématisation du sujet
f) liste des exemples exploitables et selon quels aspects
g) plan envisagé
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Dissertation : analyse de sujets

Sujet 1 : Dans la préface de sa pièce Lucrèce Borgia , Victor Hugo écrit : « Prenez la difformité morale la plus hideuse, la plus repoussante, la plus complète ; placez-la là où elle ressort le mieux, dans le cœur d’une femme, avec toutes les conditions de beauté physique et de grandeur royale, qui donnent de la saillie au crime ; et maintenant mêlez à toute cette difformité morale un sentiment pur, le plus pur que la femme puisse éprouver, le sentiment maternel ; dans votre monstre, mettez une mère ; et le monstre intéressera, et le monstre fera pleurer, et cette créature qui faisait peur fera pitié, et cette âme difforme deviendra presque belle à vos yeux. »

En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de Médée de Corneille? Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre travail prendra appui surla pièce de Corneille étudiée en classe, sur les textes et documents que vous avez aussi analysés dans le cadre de la séquence associée à cette œuvre, vos lectures personnelles et propre culture.

Pour chaque sujet, posez-vous les questions suivantes et tâchez d’y répondre : a) objet d’étude concerné? + dans son ensemble? b) les mots-clés du sujet + leurs définitions c) interrogation totale ou partielle? d) reformulation du sujet e) problématisation du sujet f) liste des exemples exploitables et selon quels aspects g) plan envisagé

Sujet 2 : En 1660, dans son Discours de l'utilité des parties du poème dramatique, Corneille définit sa conception de la tragédie en écrivant qu’elle « veut pour son sujet une action illustre, extraordinaire, [...] de grands périls pour ses héros » ; que « sa dignité demande quelque grand intérêt d'État, ou quelque passion plus noble et plus mâle que l'amour, telles que sont l'ambition ou la vengeance ».

En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture de Médée de Corneille?

Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre travail prendra appui sur la pièce de Corneille étudiée en classe, sur les textes et documents que vous avez aussi analysés dans le cadre de la séquence associée à cette œuvre, vos lectures personnelles et propre culture.

Pour chaque sujet, posez-vous les questions suivantes et tâchez d’y répondre : a) objet d’étude concerné? + dans son ensemble? b) les mots-clés du sujet + leurs définitions c) interrogation totale ou partielle? d) reformulation du sujet e) problématisation du sujet f) liste des exemples exploitables et selon quels aspects g) plan envisagé

conquête de la toison d’or tua son propre frère pour jeta ses membres à la mer, retardant ainsi leur poursuivant occupé à rassembler les morceaux pour donner une sépulture digne au prince de Colchide. Les récits de ses événements participent à rendre les faits marquants et suscitent alors la terreur, l’effroi auprès des lecteurs-spectateurs. Il faut aussi rappeler que Médée, comme sa tante Circé, est une sorcière redoutable. Corneille mentionne les pouvoirs de Médée ; à plusieurs reprises, il fait références à ses « charmes » , elle emploie aussi sa baguette pour rompre les chaînes d’Égée ou immobiliser un garde. Médée est descendante du soleil et conduit un char ailé. Jason vaincu, reconnaissant que toute tentative de poursuite et de vengeance sera vaine finit par se suicider. Médée n’a pas d’adversaire à sa mesure. Corneille va jusqu’à ignorer la règle de bienséance et à montrer la mort de Créuse sur scène pour glacer le sang de ses spectateurs. Médée est capable de tout, même d’un infanticide, crime le plus horrible de tous : mettre fin aux jours d’à qui on a donné la vie. L’infanticide est qualifié par Jason de contre-nature à l’acte V, scène 5. Mais ce crime n’en est que plus perturbant qu’il fait suite à un dilemme poignant montrant le déchirement intérieur d’une mère bafouée.

La scène 2 de l’acte 5 est une parfaite illustration du fameux dilemme cornélien. L’on y voit Médée en proie à l’hésitation, tiraillée entre son désir de vengeance et son cœur de mère. Au fur et à mesure qu’elle emploie le mot « pitié », c’est de la pitié justement que ressent le spectateur-lecteur pour cette femme poussée dans ses retranchements, pour ses enfants pris au milieu d’enjeux qui les dépassent.

Cette scène est d’autant plus poignante qu’elle arrive après que Médée a déjà évoqué plus tôt qu’elle ne voulait pas être séparée de ses enfants, qu’elle préférait qu’ils soient bannis avec elle, qu’en eux elle retrouve également le portrait de celui qu’elle aime, aussi a-t-elle ces mots : « Souffre que mes enfants accompagnent ma fuite. /Que je t’admire encore en chacun de leurs traits ». Son utilisation du possessif « mes » montre son attachement à sa progéniture. À l’acte III toujours, Nérine souligne que la perte des enfants serait fatale à leur mère : « Madame, épargnez-les, épargnez vos entrailles, / N’avancez point par là vos propres funérailles ». Pour commettre l’impensable, Médée aura alors recours à une dissociation. Ce n’est plus elle qui agit mais « [s]a vengeance » acte V, scène 2 : « Est-ce assez, ma vengeance, est-ce assez de deux morts? », en s’adressant ainsi c’est comme si une partie extérieur à elle-même allait agir. Et Jason, après tout, a lui-même songé à tuer leurs enfants acte V, scène 5 : « Que son premier tourment soit de vous voir mourir » Médée se justifie et se dédouane des méfaits qu’on lui impute à plusieurs reprises en expliquant qu’elle n’a pas agi pour son propre compte : « Celui-là fait le crime à qui le crime sert. » rétorquera-t-elle. Or, nombres des crimes de Médée sont aux bénéfices de Jason qu’il s’agisse de l’aide qu’elle lui a apporté pour conquérir la toison d’or et couvrir leur fuite ou bien pour tenter de reprendre le trône de Iolcos. Elle a commis ses crimes par amour pour Jason et son dévouement à toutes épreuves peut attirer là encore la compassion d’autant que pour tout salaire de sa peine elle reçoit ingratitude et infidélité. Corneille apporte ici des circonstances atténuantes aux meurtres proférés par Médée. Jason s’est servi d’elle comme il aime à s’en vanter auprès de son ami Pollux expliquant qu’ « [Il] accommode sa flamme au bien de [s]es affaires ».