Download Le Malade Imaginaire de Molière : Analyse de la pièce et de ses thèmes and more Essays (high school) French in PDF only on Docsity!
DISSERTATION : LE MALADE IMAGINAIRE
I) L’auteur :
- Molière (de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin) est
considéré comme le plus grand dramaturge français du
17ème siècle.
- “Le Malade Imaginaire” est sa dernière œuvre , dont il en joue
la quatrième représentation en 1673 et meurt quelques
heures après de maladie.
- Une de ses premières farces et oeuvres, “Le Médecin Volant”
(1659) : pour retarder son mariage, Lucile décide de simuler
la maladie et met au courant Valère de son stratagème :
trouver un faux médecin qui ordonnera de lui faire prendre
l'air de la campagne, ce qui permettra aux amoureux de se
retrouver plus aisément.
- Molière est le créateur de la comédie-ballet lors de l’écriture
de sa pièce Les Fâcheux , un spectacle théâtral composé de
scènes de ballet, de chansons, qui précèdent et entreposent
un texte parlé par des comédiens.
II) Le parcours associé :
“Spectacle et Comédie”
- Spectacle : du latin “spectaculum” , le spectacle suscite des
émotions, divertis, attire les regards et provoque des
réactions, vient également du verbe latin “spectare” qui
signifie “regarder”, “ce qui se regarde”
Ces réactions sont suscitées par des représentations
théâtrales, dansantes, cinématographiques. En théâtre,
l’auteur pense à la mise en scène lors de la phase d’écriture
pour transformer sa pièce en spectacle.
- Comédie : genre dramatique destiné à faire rire, divertir le
spectateur, et qui finit bien ; dans le cas du Malade
Imaginaire , on a à faire à la comédie-ballet
- La comédie naît durant l’Antiquité grecque, mais elle n’est
pas considérée avant les premières pièces de Molière, le
grand genre était la tragédie. C’est donc Molière qui donne à
la comédie ses lettres de noblesse.
- “Le propre de la comédie est des sentiments agréables qui se
manifestent ordinairement par le rire, en portant sur scène
l’imitation de la vie humaine”
➔ Définition : Le mot “constigat” en latin signifie “corriger les
moeurs par le rire”
III) L’oeuvre en général
LE MALADE IMAGINAIRE
Résumé → L’hypocondrie d’Argan le conduit à multiplier les
traitements et à s’entourer de médecins et d’apothicaires
( Monsieur Purgon et Monsieur Fleurant ) qui se servent de
sa manie pour s’enrichir.
→ Sa seconde femme, Béline , le soigne avec un apparent
dévouement tout en espérant sa mort prochaine. Elle
prépare activement les conditions de son héritage avec
l’aide du notaire Bonnefoy , tout en cherchant à envoyer la
fille d’Argan au couvent.
→ Toutefois, le « malade imaginaire » à d'autres projets pour
Angélique , qu’il compte marier à un jeune médecin,
Thomas Diafoirus , lui-même fils de médecin, au grand
désespoir de la jeune fille et de son amant Cléante.
→ Rien ne peut faire entendre raison à Argan, ni son frère Béralde,
ni Toinette , son impertinente servante qui multiplie les
ruses pour sauver l’union d’Angélique et de Cléante. Elle
finit ainsi par se déguiser en médecin pour prendre
l’ascendant sur Argan, puis le convainc de faire le mort
pour éprouver la sincérité de l’amour que lui portent sa
femme et sa fille.
→ Finalement, Béralde conseille à Argan, plutôt que d’avoir un gendre
médecin, de se faire lui-même médecin pour mieux se
soigner. Pour cela, il fait venir une troupe de comédiens du
carnaval qui introduisent Argan médecin et couronnent sa
folie.
➔ Dialogue imaginaire/monologue d’Argan (acte 1, scène 1) =
hypocondrie et folie
➔ Quiproquo entre Argan et Angélique (acte 1, scène 5) = opposition
de Toinette
➔ Argan se fait médecin (acte 3, scène 14) = ridiculise la profession
➔ Arrivée d’une troupe de comédiens du carnaval = comique de
situation
➔ Toinette, déguisée en médecin, ausculte Argan = comique de
gestes
● Scènes complémentaires :
Les Fourberies de Scapin : Scapin, valet de Géronte, inflige des coups de
bâton à son maître pensant que ce sont des spadassins puisqu'il est
maintenu aveugle et impuissant dans son sac. = comique de gestes
Le Barbier de Séville : arrivée de Bazile est inopinée et provoque une
situation cocasse = comique de situation
Le Médecin malgré lui : langage médical déformé + médecine critiquée à
travers des jeux de mots pour faire rire le lecteur = comique de mots
L’Avare : Harpagon organise un mariage forcé à sa fille = autorité
excessive des pères pour des mariages d'intérêts
V) Arguments
A/ Le but est de plaire : le comique et le rire
(Plaire = susciter des émotions = faire rire)
❖ La comédie, un moment de détente à l’écart du réel
⇒ À la différence de la tragédie qui met en scène des personnages connus, le
spectacle que nous offre la comédie semble ouvrir, au cour du quotidien, une pure parenthèse. En effet, les personnes importantes allaient voir une pièce de théâtre comique pour s’apaiser car elle propose une action et son dénouement heureux. Le spectateur peut rire sans arrière-pensée des ennuis qui semblent pourtant inextricables. De plus, la comédie met en scène des sujets légers par opposition à la gravité de la tragédie. Elle met contrairement à la tragédie en scène des personnages ordinaires et aborde des sujets plutôt légers
- L’acte I scène 5 nous présente un quiproquo comique, s’éloignant des réelles contraintes du mariage arrangé. En effet, cette scène présente un
quiproquo entre Angélique et Argan, lui imposant alors un mariage arrangé avec un certain docteur, Thomas Diafoirus, pour suffire à ses propres besoins. Angélique vante ce mari qu’elle prend pour son amant, ce qui étonne Argan : “Comment! L’as-tu vu ?”. Les réponses d’Angélique suite aux éloges d’Argan forment une stichomythie : “Fort honnête/Le plus honnête du monde”. Toinette s’oppose à ce mariage arrangé de manière comique, ce qui divertit le spectateur malgré le sérieux du thème de la scène. Le sujet devient alors léger et comique, et permet au spectateur d’oublier toutes distractions du monde extérieur le temps d’un instant.
- Alors que le spectateur de Phèdre ou Bérénice se voit déchiré par la catharsis , celui qui assiste à une comédie prend ses distances avec la réalité grâce au rire et au fait que les personnages ne sont pas crédibles. « Ne diriez-vous pas que c'est effectivement Toinette? », « Si je ne les voyais tous deux, je croirais que ce n'est qu'un » , dit Argan dans les scènes 8 et 9 de l'acte III. La naïveté du prétendu malade qui ne comprend pas que le médecin miraculeux est en fait sa servante vaut la sottise de Thomas Diafoirus commençant devant Angélique le compliment destiné à Béline.
❖ Des personnages participant au divertissement
⇒ Les personnages, eux, apparaissent dans la pièce comme des intervenants
fantaisistes, ou dont on en tire la satire, contribuant alors au divertissement du spectateur. Molière ridiculise complètement ses personnages afin de divertir le public.
- Argan, le personnage principal, est lui le centre du comique dans la pièce, tout d’abord par sa maladie imaginaire et son hypocondrie dépassant les bornes, rendant la pièce alors comique. C’est un personnage extravagant, veut toujours avoir un médecin à proximité , son fauteuil de malade trônant au milieu de la scène, symbole de sa monomanie ridicule. ( ex : En effet, dans l'acte II, Cléante qui est amoureux d’Angélique, se fait passer pour son nouveau maître de chant. Celui-ci chante un opéra improvisé avec Angélique dans lequel ils s’avouent leurs sentiments. Il va même jusqu'à mentir à Argan, en prétendant que les paroles de la musique sont écrites dans les notes. Ici, Argan est considéré comme un idiot et ridiculisé , car il ne s’aperçoit pas de la supercherie.)
⇒ L’inversion des rôles prend forme lors de la pièce, créant un comique de
situation fantaisiste, la plupart du temps joué par la servante impertinente, Toinette.
- Toinette est un élément déclencheur du divertissement, de par son intelligence et ses comiques de situations au service du rire. (ex : La servante refuse d'obéir à son maître en feignant s'être cognée à un volet (I, 2). Elle prend la place du médecin et parle avec autorité (I1, 10) : « Le poumon! » Elle usurpe aussi le rôle du père de famille : « Quand un maître ne songe pas à ce qu'il fait, une servante bien sensée est en droit de le redresser. »
coups de théâtre, comme le suggère le titre original du Mariage de Figaro de Beaumarchais : la folle journée.
- Dans l’Avare les ruses s'enchaînent pour empêcher Harpagon d'épouser Marianne, qui aime et est aimée par le fils du vieillard.
- Dans l'Hôtel du Libre échange de Feydeau , de nombreux rebondissements comiques troublent le rendez vous adultérin de Pinglet: pris en flagrant délit, il ne doit son salut qu’à son visage couvert de suie.
❖ Une structure et un ton fantaisiste
⇒ Dès le prologue, qui présente une scène mythologique chantée et
dansée, le caractère fantaisiste de la pièce est donné. Et le contraste formé entre ce prologue et la première scène, dans laquelle le spectateur assiste au monologue presque halluciné d'Argan recomptant ses factures et l'instant ses maladies, conforte le spectateur dans sa première impression: c'est bien à une fantaisie comique qu'il va assister. On retrouve deux autres intermèdes qui viennent confirmer l'enjeu fortement fantaisiste de la pièce, d'autant qu'ils sont rattachés à l'intrigue principale de manière assez lâche,
- lorsque Toinette en appelle à son ami Polichinelle à la fin du premier acte et lorsque Béralde fait intervenir les Mores pour divertir Argan. De même, le dénouement granguignolesque, qui voit Argan se métamorphoser en médecin par la magie des formules latines et d'un « déguisement » , permet à la pièce de s'achever dans un final fantaisiste.
B/ L’importance de la représentation
❖ La place du public
⇒ Le rire est un acte social collectif. Le spectateur rit parce qu’il fait partie
d’un groupe qui réagit à l’unisson. Ionesco compare le spectacle de théâtre à un match, dans lequel les réactions sont amplifiées par la présence du public. Décors, costumes, scénographie créent une atmosphère propice au rire. Les acteurs qui incarnent « en chair et en os » des personnages et leur donnent une voix, des gestes, une présence créent l ’illusion théâtrale , qui fait ressentir en direct des émotions fortes : on rit plus intensément à la représentation, parce que dans la salle le théâtre se vit avant de se penser, le spectateur ressent avant de comprendre, il n’est plus sous le contrôle de sa raison. La représentation permet la complicité et l’interaction du spectateur avec les personnages : apartés et monologues ne produisent vraiment leur effet comique qu’à la représentation. Le spectateur est pris à parti, presque comme un personnage.
Le spectateur a une position privilégiée qu’il n’a ni dans la vie ni à la lecture : il sait tout, il voit tout (plus que les personnages eux-mêmes) et cela l’amuse.
❖ Un texte conçu pour être dire
⇨ Comme tout autre texte théâtral, celui d'une comédie est porté par le travail des acteurs qui le mettent en voix.
- Prenons le début du Malade imaginaire. Au lever du rideau, seul, Argan s'affaire, manipule force factures et jetons, et imite, à mesure qu'il fait ses comptes, les voix de M. Fleurant et de M. Purgon : le monologue ne produit tout son effet qu'une fois mis en scène. ⇨ Certaines comédies comportent de véritables morceaux de bravoure, conçus pour être déclamés face à un public. ❖ Exemple parcours associé: la tirade de Dom Juan dans la scène 2 de l'acte v : après avoir joué la comédie du repentir devant son père, le libertin justifie son attitude auprès de public envers l'acteur Sganarelle sur un mode parfaitement cynique : « Il n'y qui le déclame. a plus de honte maintenant à cela; l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. » qui contribue à attirer l’attention du spectateur et à susciter l’admiration envers l’acteur qui le réclame.
❖ Une expérience collective
⇒ Assister à une représentation, c’est être avec d’autres, c’est accomplir un
acte social. Contrairement aux salles de cinéma, les “salles obscures”, les salles de théâtre sont toujours suffisamment éclairées par le rayon des projecteurs-des bougies à l’époque de Molière, pour que l’on voie ses voisins. Les théâtres à l’italienne, en arc de cercle, favorisent cette communion. Certains metteurs en scène contemporains choisissent même un dispositif frontal et en disposant les spectateurs face à face, de part et d’autre de la scène. Ainsi, le spectacle n’est pas seulement sur la scène, mais également dans la salle. Les émotions et réactions de chaque spectateur font écho à celles des autres. Lorsqu’un grp de spectateurs rit, il entraîne les autres à sa suite et convie les acteurs à en rajouter, à exagérer les effets comiques. = Aller au théâtre, c’est donc communiquer avec d’autres spectateurs.
❖ L’émotion lors de la représentation théâtrale
⇒ La représentation fait naître des émotions + fortes que la lecture.
⇒ Des médecins absolument ridicules
- L’apothicaire et Monsieur Fleurant : Dans un premier temps il y a un réel comique sur le nom, il s’occupe de faire les différents lavement (jusqu'à 20 lavements par mois) , Il est imbu de sa fonction, une fonction qui sera tournée en dérision par Béralde : “ On voit bien que vous n’êtes pas accoutumé de parler à des visages”
- Le docteur Purgon : Persuadé de la justesse de ses pratiques il est aussi honnête qu’incompétent. D’ailleurs comique sur le nom Purgon qui fait référence à purger qui peut avoir un double sens ( intestinal et financier)
- Les Diafoirus ; ils sont ridicules et stupide ( cf. étude linéaire et quiproquo avec Thomas). Thomas en plus d’être ignorant et inefficace est foncièrement stupide
⇒ N’importe qui peut être médecin s’il le souhaite
- Les “supposés médecins paraissent bien peu compétents, dressant toujours de nouveau diagnostique à notre malade imaginaire et Toinette s’improvise elle aussi médecin sans aucune difficulté dans la scène 10 de l’acte 3. La crédulité d’Argan est totale jusqu'à ce qu’elle s’emporte en proposant de couper un bras ce qui éveille son inquiétude sans qu'il remette bien entendu en cause son statut de médecin. A souligné que les remèdes proposés par Toinette sont bien plus sensés que les lavements incessants de Purgon
- Le dernier intermède vient clore la pièce de manière satirique et ironique, où l’intronisation permet à Argan comme par magie de parler latin aussi bien que les Diafoirus. Cette scène montre la volonté de ridiculiser la médecine.
⇒ Une médecine dévote qui exploite la crédulité de chacun
- La médecine est assimilée dans la pièce à une croyance et non une science ( cf. lecture linéaire avec Béralde), puisque les médecins sont des imposteurs autant que Tartuffe se faisant passer pour un dévot
- Béralde dans la scène 3 de l’acte III parle de “ roman de la médecine", cette tournure poursuit la critique de la médecine puisqu’elle sous-entend que cette dernière relève de la fantaisie et de la fiction, de l’invention et non de la science. Il nous fait aussi réfléchir sur la subtile différence qu’il y a entre science et croyance Exemples d’oeuvres associées :
- Romains file la thématique de la médecine dans Knock (1923) : le protagoniste, un escroc rusé, parvient à persuader peu à peu tous ses patients bien portants qu’ils sont malades, pour mieux les imprégner de la « Lumière Médicale ». Au-delà de la mystification, c’est la manipulation des esprits dans tous les domaines, notamment à travers
l’utilisation de la publicité, qui est vivement critiquée
- Dans Dom Juan de Molière, le personnage de Sganarelle , cette fois un valet, est déguisé en médecin à l’acte III, scène 1 car il doit fuir avec son maître Dom Juan. Ce déguisement est l’occasion d’un dialogue dans lequel Sganarelle, en essayant de défendre la médecine face à son maître, construit un discours qui se révèle une satire mordante d’une pratique inefficace mêlée de superstition
❖ Critique des mariages arrangés
⇒ La question du mariage est fondamentale pour la société aristocratique de
l’époque. Le mariage est une préoccupation de cette noblesse puisqu’elle en va de la transmission du nom, du patrimoine… Les mariages arrangés sont donc favorisés à l’époque. Cependant ici Molière revendique ses positions de manière et en exposant les deux points de vue nous permet de construire un avis critique et souligne l’absurdité de ce type de mariage
- Elle redouble cependant d'intensité ici en se dédoublant : deux mariages servent de cible, celui projeté par Argan de sa fille Angélique avec le jeune médecin Thomas Diafoirus et celui d'Argan lui-même avec la vénale Béline. Toinette puis Béralde tentent de le convaincre de ne pas marier Angélique dans son intérêt, mais dans celui de sa fille.
- La réplique finale de Béralde dans la scène 3 de l'acte III est une brève moralité : « je vous dirai que [ ... ] pour le choix d'un gendre, il ne faut pas suivre aveuglément la passion qui vous emporte, et qu'on doit, sur cette matière, s'accommoder un peu à l'inclination d'une fille, puisque c'est pour toute la vie, et que de là dépend tout le bonheur d'un mariage ».
- La critique des mariages d'intérêt atteint son acmé lorsque Argan, contrefaisant le mort, découvre que, loin de le pleurer, Béline se réjouit de son décès et ne songe qu'à s'emparer de son argent ( III , 12 )
❖ L’hypocrisie dénoncée
⇒ L’hypocrisie est plus que dénoncée dans la pièce, davantage lors des
passages de Béline, mariée à Argan seulement dans son intérêt personnel, pour tirer avantage de son argent.
- Béline est démasqué grâce à la fausse mort d’Argan. C’est vraiment le seul moment où une résolution de l’intrigue est possible. Béline révèle tout son plan. Lorsque Argan se relève, Béline est démasquée et cela arrange la condition d’Angélique. Ainsi il peut être intéressant après avoir lu la scène 12 de l’acte III où Béline, apprenant la mort de son mari s’exclame : “le ciel en soit loué! Me voilà délivrée d’un grand fardeau”,
- Dans la scène 7 de l’acte I , dans laquelle elle affuble avec une hypocrisie sans limite son mari de surnoms hypocoristique “mon pauvre mari” “mon pauvre petit mari” , “mon cœur”... On perçoit ainsi toute la noirceur du personnage.
- Exemple parcours associé : En effet les metteurs en scène s’adaptent à leur public et une mise en scène tend à vieillir. Ainsi la mise en scène de Claude Santelli réalisée pour la télévision en 1971 avec Michel Bouquet dans le rôle titre peine à convaincre le public du 21e siècle qui se moque des coupes au bol des médecins et ne parvient pas à s'identifier aux personnages. = La lecture est une autre voie d’accès au texte théâtral, celle de la liberté. La lecture libère des contraintes matérielles et esthétiques.