Vecteurs et translation, Cheat Sheet of Mathematics

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Typology: Cheat Sheet

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Chapitre 1
Rappel sur les vecteurs
Dans ce bref chapitre nous voulons faire quelques rappels sur la notion de vecteur qui consti-
tue la pierre angulaire de ce cours. Cette notion peut-ˆetre introduite d’un point de vue
purement alg´ebrique mais cette approche oblit`ere les aspects physiques et eom´etriques, ce
qui est dommage. Dans ce cours, l’aspect physique ne jouera pas un grand ole. Par contre,
l’aspect eom´etrique servira constamment de support `a l’intuition et de source de motivation
pour l’introduction de nouveaux outils.
La notion de vecteur vient de la physique o`u elle a ´et´e introduite pour mod´eliser des quantit´es
caract´eris´ees non seulement par une mesure num´erique (i.e. la longueur du vecteur) mais
aussi par une orientation, c’est `a dire une direction (une demi-droite qui porte le vecteur).
Les exemples de vecteurs sont nombreux et vari´es : champs de force, moments, gradients,
champs ´electromagn´etiques etc...
1.1 Quelques efinitions et exemples
Un vecteur eom´etrique ~v poss´ede deux caract´eristiques : une longueur et une direction .
La longueur d’un vecteur, not´ee k~vkest un nombre eel positif ou nul. La direction d’un
vecteur est etermin´ee par une demi-droite, appel´ee support du vecteur dont le sens est
celui allant de l’origine de la demi-droite vers l’infini. Si le ph´enom`ene qu’ils mod´elisent est
bidimensionnel, les vecteurs vivent dans R2, s’il est tridimensionnel, ils vivent dans R3. C’est
le contexte de la physique classique. Il y a beaucoup d’autres contextes o`u on manipule des
vecteurs dans des espaces de dimension sup´erieure `a 3, d’o`u la ecessit´e d’introduire un point
de vue plus alg´ebrique.
On note par ~
0, le vecteur de longueur nulle. Par convention ce vecteur ne poss`ede aucune
direction. Un vecteur est dit unitaire s’il est de longueur 1.
On repr´esente graphiquement un vecteur par une fl`eche caract´eris´ee par deux points : son
origine et et son extr´emit´e . Par extension, on parlera de l’origine d’un vecteur et de son
extr´emit´e. Un vecteur est enti`erement etermin´e par la donn´ee de son origine et de son
extr´emit´e. La longueur et la direction indiqu´es par la fl`eche sont ceux du vecteur associ´e.
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Chapitre 1

Rappel sur les vecteurs

Dans ce bref chapitre nous voulons faire quelques rappels sur la notion de vecteur qui consti-

tue la pierre angulaire de ce cours. Cette notion peut-ˆetre introduite d’un point de vue

purement alg´ebrique mais cette approche oblit`ere les aspects physiques et g´eom´etriques, ce

qui est dommage. Dans ce cours, l’aspect physique ne jouera pas un grand rˆole. Par contre,

l’aspect g´eom´etrique servira constamment de support `a l’intuition et de source de motivation

pour l’introduction de nouveaux outils.

La notion de vecteur vient de la physique o`u elle a ´et´e introduite pour mod´eliser des quantit´es

caract´eris´ees non seulement par une mesure num´erique (i.e. la longueur du vecteur) mais

aussi par une orientation, c’est `a dire une direction (une demi-droite qui porte le vecteur).

Les exemples de vecteurs sont nombreux et vari´es : champs de force, moments, gradients,

champs ´electromagn´etiques etc...

1.1 Quelques d´efinitions et exemples

Un vecteur g´eom´etrique ~v poss´ede deux caract´eristiques : une longueur et une direction.

La longueur d’un vecteur, not´ee ‖~v‖ est un nombre r´eel positif ou nul. La direction d’un

vecteur est d´etermin´ee par une demi-droite, appel´ee support du vecteur dont le sens est

celui allant de l’origine de la demi-droite vers l’infini. Si le ph´enom`ene qu’ils mod´elisent est

bidimensionnel, les vecteurs vivent dans R

2 , s’il est tridimensionnel, ils vivent dans R

3

. C’est

le contexte de la physique classique. Il y a beaucoup d’autres contextes o`u on manipule des

vecteurs dans des espaces de dimension sup´erieure a 3, d’ou la n´ecessit´e d’introduire un point

de vue plus alg´ebrique.

On note par ~0, le vecteur de longueur nulle. Par convention ce vecteur ne poss`ede aucune

direction. Un vecteur est dit unitaire s’il est de longueur 1.

On repr´esente graphiquement un vecteur par une fl`eche caract´eris´ee par deux points : son

origine et et son extr´emit´e. Par extension, on parlera de l’origine d’un vecteur et de son

extr´emit´e. Un vecteur est enti`erement d´etermin´e par la donn´ee de son origine et de son

extr´emit´e. La longueur et la direction indiqu´es par la fl`eche sont ceux du vecteur associ´e.

CHAPITRE 1. RAPPEL SUR LES VECTEURS 2

Un vecteur est dit libre lorsque son origine n’est pas sp´ecifi´ee. Il est dit glissant lorsque

seule la position de son support est fix´ee. Finalement, il est dit fixe lorsque son origine est

d´etermin´ee. Dans ce cours, les vecteurs seront, a priori, attach´es `a l’origine, mais quand ¸ca

nous conviendra, nous les attacherons ailleurs, sans autre forme de proc`es. Le contexte sera

toujours clair et cette impr´ecision ne cr´eera pas d’ambigu¨ıt´e.

v

support

origine

extrémité

D´efinition 1.1.1 Le produit d’un vecteur ~v par un scalaire (nombre r´eel) k, not´e k~v,

est un nouveau vecteur dont la direction est parallelea celle de ~v. De plus, ‖k~v‖ = |k|‖~v‖.

k~v a la mˆeme direction que ~v si k > 0 et la direction contraire si k < 0.

v

v

v

v

v

D´efinition 1.1.2 La somme de deux vecteurs ~v et w~, not´ee ~v + w~, est un nouveau vecteur

dont l’origine est celle de ~v et dont l’extr´emit´e est celle de w~ lorsque ce dernier a son origine

`a l’extr´emit´e de ~v. Alternativement, on attache ~v et w~ au mˆeme point et on repr´esente la

somme par la diagonale, ´emanant du mˆeme point, du parall´elogramme qu’ils engendrent.

v

w

v + w

Ce choix de d´efinition du produit d’un vecteur par un scalaire et de la somme de deux

vecteurs n’est pas arbitraire. Il est dict´e par la physique et plus particuli`erement par la fa¸con

dont les forces s’additionnent.

CHAPITRE 1. RAPPEL SUR LES VECTEURS 4

v

e

e

e

e

e

3 e

v =^ +^2 = (3,2)

Il existe une fa¸con canonique de construire une base : donn´ees trois demi-droites de l’espace

mutuellement orthogonales, on d´efinit ~0 comme ´etant leur point de rencontre et

~ı, ~,

k,

les vecteurs issus de l’origine, de longueur 1 et dont la direction est donn´ees par les demi-

droites.

i

j

i

j

k

x

y

x

y

z

Si on note

Bc = {~ı, ~, ~k} (1.1)

on a alors

~ı = (1, 0 , 0)B c ~ = (0, 1 , 0) Bc ~k = (0, 0 , 1) Bc

CHAPITRE 1. RAPPEL SUR LES VECTEURS 5

Pour la base canonique, il est coutumier d’oublier l’identificateur de la base. En plus, le

support de~ı est appel´e l’axe des x, celui de ~ l’axe des y et celui de ~k l’axe des z. L’introduction

de cette base nous permet d’alg´ebriser les op´erations ´el´ementaires sur les vecteurs comme

suit.

~v = w~ ⇐⇒ v 1 = w 1 , v 2 = w 2 et v 3 = w 3 , (1.3)

α~v = α(v 1 , v 2 , v 3 ) = (αv 1 , αv 2 , αv 3 ) (1.4)

~v + w~ = (v 1 , v 2 , v 3 ) + (w 1 , w 2 , w 3 ) = (v 1 + w 1 , v 2 + w 2 , v 3 + w 3 ) (1.5)

Deux vecteurs ~v et w~ sont parall`eles si et seulement si il existe un scalaire non nul k tel que

~v = k ~w c’est `a dire si

v 1

w 1

v 2

w 2

v 3

w 3

= k.

L’ angle entre deux vecteurs est l’angle entre leurs supports. Une base est dite orthonorm´ee

si chaque vecteur de la base est de longueur 1 et si l’angle entre chaque paire de vecteurs de

la base est droit. Par construction, la base canonique est orthonorm´ee.

Lorsqu’on connait les composantes d’un vecteur dans la base canonique, il est facile de voir,

en utilisant le th´eor`eme de Pythagore, que sa longueur est donn´ee par la formule suivante.

~v = (v 1 , v 2 , v 3 ) Bc

⇒ ‖~v‖ =

v

2 1 +^ v

2 2 +^ v

2 3.^ (1.6)

La d´efinition 1.1.3 n’est pas tr`es op´erationnelle. Avec l’introduction des bases et la proposi-

tion suivante, nous obtenons un crit`ere un peu plus manipulatoire.

Proposition 1.1.1 Un ensemble de n vecteurs { v~ 1 , ~v 2 ,... , ~vn} est lin´eairement ind´epen-

dant si et seulement si une combinaison lin´eaire de ces n vecteurs ne peut ˆetre ´egale au

vecteur 0 que si les coefficients sont tous nuls.

k 1 v~ 1 + · · · + kn v~n = ~0 =⇒ k 1 = k 2 =... = kn = 0.

Exemple 1.1.

a) Les vecteurs (1,2) et (-1,2) sont lin´eairement ind´ependants. En effet on ne peut avoir

k 1 (1, 2) + k 2 (− 1 , 2) = (k 1 − k 2 , 2 k 1 + 2k 2 ) = (0, 0)

que si

k 1 = k 2 et k 1 = −k 2

c’est `a dire k 1 = k 2 = 0.

CHAPITRE 1. RAPPEL SUR LES VECTEURS 7

ou α est positif si l’angle entre ~v et w~ est inf´erieura un droit et n´egatif sinon. En prenant

ceci en compte et en calculant la longueur des deux membres de (†) on obtient que

|α| =

‖~v‖|cos θ|

‖ w~‖

⇒ projw~~v =

‖~v‖‖ w~‖ cos θ

‖ w~‖

2 w.~^ (1.7)

v

v^ w

w

v

w

proj w

v

proj

O P ∆^ P ∆

O

Tout ¸ca est bel et bon, mais il nous faut maintenant calculer le membre de droite de 1.7.

En dimension 2, c’est relativement facile, mais en dimension 3, les difficult´es techniques sont

nombreuses. Tout ¸ca nous amenea la d´efinition suivante.

D´efinition 1.2.1 On appelle produit scalaire de deux vecteurs ~v et w~, le nombre r´eel

d´efini par

~v · w~ := ‖~v‖‖ w~‖ cos θ,

o`u θ est l’angle entre les deux vecteurs.

Si nous utilisons cette d´efinition, nous pouvons r´ecrire les quantit´es calcul´ees pr´ec´edemment

comme suit :

projw~~v =

~v · w~

‖ w~‖

2

w~

et

‖projw~~v‖ =

|~v · w~|

‖ w~‖

Tout ceci n’est qu’un jeu d’´ecriture et nous n’avons rien gagn´e. Cependant, si, exprim´es dans

la base canonique Bc, les vecteurs sont donn´es par ~v = (v 1 , v 2 , v 3 ), w~ = (w 1 , w 2 , w 3 ), une

utilisation astucieuse de la loi d’addition des cosinus conduit `a la formule

w ~ · ~v = w 1 v 1 + w 2 v 2 + w 3 v 3 ,

dans laquelle n’apparaˆıt, ni la longueur ni, surtout, l’angle.

Exemple 1.2.1 Si w~ = (1, 2 , 3) et ~v = (2, 4 , −7), on a

w ~ · ~v = 2(1) + 4(2) + (−7)(3) = − 11.

CHAPITRE 1. RAPPEL SUR LES VECTEURS 8

Puisque ‖~v‖ =

69 et ‖ w~‖ =

14, on obtient que

projw~~v = −

2

1 2

3 4

1

2

En fait, le produit scalaire est l’outil requis pour le calcul des angles en dimension sup´erieure.

En effet, il d´ecoule de la d´efinition, que

angle(~v, ~w) = arccos

~v · w~

‖~v‖‖ w~‖

Le produit scalaire est un outil important. Nous r´esumons maintenant ses propri´et´es, qui

peuvent ˆetre d´emontr´ees “ assez facilement ”. Dans ce qui suit, ~v, w, ~~ z sont des vecteurs

arbitraires de R

2 ou R

3 et α un scalaire quelconque.

a) ~v · ~v = ‖~v‖

2 .

b) Deux vecteurs non nuls ~v et w~ sont perpendiculaires si et seulement si leur

produit scalaire est nul (~v ⊥ w~ ⇐⇒ ~v · w~ = 0). Deux vecteurs dont le produit

scalaire est nul sont dits orthogonaux.

c) ~v · w~ = w~ · ~v.

d) (α~v + w~) · ~z = α(~v · ~z) + w~ · ~z.

1.3 L’espace R

n

Nous sommes maintenant en mesure de d´efinir l’espace euclidien de dimension n. C’est

l’espace de toutes les listes ordonn´ees de n nombres r´eels.

~v ∈ R

n ⇐⇒ ~v = (v 1 , v 2 ,... , vn), vi ∈ R.

CHAPITRE 1. RAPPEL SUR LES VECTEURS 10

1.4 Petit glossaire Maple des diff´erentes commandes se

rapportant aux vecteurs.

Les vecteurs sont des objets d´efinis dans la librairie LinearAlgebra.

with(LinearAlgebra) ; chargement de la librairie linalg

v := V ector([v 1 , v 2 , v 3 ]) ; on d´efinit un vecteur colonne

w := Add(v, z) ; si v et z sont des vecteurs, on obtient la somme

w := Multiply(k, v) ; si k est un scalaire et v un vecteur, on obtient le produit par

un scalaire

DotP roduct(v, w) ; calcule le produit scalaire (ici Maple ne distingue pas les vec-

teurs ligne des vecteurs colonne).

V ectorAngle(v, w) ; calcule l’angle entre v et w

V ectorNorm(v, Euclidian) ; calcule la longueur du vecteur v

CrossP roduct(v, w) ; calcule le produit vectoriel

Chapitre 2

Matrices

2.1 Introduction

Les matrices sont omnipr´esentes dans la vie courante, en particulier dans les pages ´economiques

des journaux ou elles serventa illustrer des donn´ees sous forme de tableau.

D´efinition 2.1.1 Une matrice m × n est un tableau rectangulaire `a m rang´ees (lignes) et

n colonnes. Les ´el´ements de A seront aussi appel´es entr´ees et seront identifi´es par le num´ero

de la ligne et de la colonne auxquelles ils appartiennent. (not´e Ai,j ). L’ensemble de toutes

les matrices n × m sera not´e Mn,m

Commen¸cons par un exemple qui nous servira de motivation dans la suite.

Exemple 2.1.1 Supposons qu’une chaine alimentaire veuille suivre l’´evolution des ventes

de 8 produits dans 5 magasins et que les coˆuts unitaires de ces produits soient donn´es dans

le tableau suivant.

La matrice du tableau est 5 × 8 et ses entr´ees sont des nombres r´eels.

A =

et nous allons montrer que l’utilisation des matrices permet l’alg´ebrisation d’un certain

nombre d’op´erations ´economiques. Ainsi, si nous voulions r´eunir dans un tableau les majo-

rations de prix par unit´e et par magasin correspondant `a une augmentation de 40%, il nous

suffirait de multiplier chacune des entr´ees de A par 0.4 et de r´eunir les r´esultats dans un

tableau de mˆeme dimension, not´e B = 0. 4 A.

CHAPITRE 2. MATRICES 13

c)

C = A + B ⇔ Ci,j = Ai,j + Bi,j.

Remarque 2.2.1 Aucune des trois op´erations pr´ec´edentes n’a de sens pour les matrices

dont les dimensions ne co¨ıncident pas. Ainsi, si A ∈ M 3 , 3 et B ∈ M 2 , 1 , cela n’a pas de sens

de se demander si A = B.

Il est facile de voir que l’ensemble des matrices m × n se comporte alg´ebriquement comme

l’ensemble des vecteurs. La ou la diff´erence commence a ´emerger, c’est quand on considere

la notion de produit. Pour la motiver nous retournons `a notre exemple.

Exemple 2.2.1 Pour comparer le coˆut d’une commande donn´ee des 8 aliments en fonction

du magasin o`u la commande est plac´ee, nous d´ecidons d’´ecrire cette commande comme un

vecteur-colonne `a 8 entr´ees. Chaque entr´ee repr´esente la quantit´e d’un aliment donn´e que l’on

veut acheter, quantit´e exprim´ee dans les unit´es du tableau (2.1.1). Ainsi, pour la commande

c 1 =

le coˆut d’achat dans le magasin M 3 sera

On remarque que ce coˆut n’est rien d’autre que le produit scalaire du vecteur-ligne corres-

pondant a la 3ieme rang´ee du tableau avec le vecteur c 1. Pour cette commande, on peut

donc r´eunir les coˆuts d’achat dans chacun des 5 magasins en un vecteur-colonne `a 5 entr´ees,

chacune d’elle ´etant obtenue en multipliant scalairement le vecteur ligne correspondant avec

le vecteur colonne c 1. On ´ecrit finalement

CoˆutDeC 1 = Ac 1 =

CHAPITRE 2. MATRICES 14

D´efinition 2.2.2 Soit A ∈ Mm,n et ~v ∈ R

n un vecteur ´ecrit en colonne (autrement dit on

consid`ere ~v comme un ´el´ement de Mn, 1 ), on appelle produit de A par ~v, le vecteur colonne

w ~ dont la composante i est obtenue en faisant le produit scalaire de la i-i`eme rang´ee de A

par ~v. En formulation math´ematique

w ~ = A~v ⇔ wi =

n ∑

j=

Ai,j vj.

On voit imm´ediatement que le produit d’une matrice par un vecteur n’a de sens que si le

nombre de composantes du vecteur est ´egal au nombre de colonnes de la matrice.

Si maintenant, nous convenons de reprendre la mˆeme question mais pour 4 commandes, la

commande c 1 et les commandes c 2 , c 3 , c 4 d´efinies par

c 2 = (1. 1 2. 0 0. 9 4. 2 2. 23 2 3. 6 2 .5)

c 3 = (1. 0 2. 1 0. 95 4. 1 2. 2 4 3. 8 2 .4)

c 4 = (1. 1 2. 0 0. 8 4. 3 2. 1 3 3. 2 2 .7)

Nous rangeons ces 4 vecteurs en colonnes dans une matrice appel´ee C

C =

La matrice des coˆuts par magasin devrait avoir un nombre de colonnes ´egal au nombre de

commandes, c’est-`a-dire 4 et chacune des colonnes doit ˆetre calcul´ee selon la d´efinition (2.2.2).

On obtient ainsi une matrice G dont l’´el´ement (i, j) repr´esente le coˆut de la commande j

lorsque plac´ee au magasin i.

CHAPITRE 2. MATRICES 16

b) Le produit

 (^) n’est pas d´efini.

c) L’exemple suivant permet de voir comment le travail est d´ecortiqu´e.

(^) with(LinearAlgebra) :

(^) A :=Matrix(2,4,[1,2,3,4,1,-2,-3,6]) ;B :=Matrix(4,2,[1,2,3,4,1,-2,-3,6]) ;

A :=
[
]
B :=

Pour faire le produit, nous utilisons la fonction Multiply

(^) C :=Multiply(A,B) ;

C :=
[
]

Faisons maintenant le calcul en d´etail. C a 4 entr´ees, il faut donc calculer 4 produits scalaires.

(^) PremiereRangeeDeA :=Row(A,1) ;

PremiereRangeeDeA :=

[
]

(^) PremiereColonneDeB :=Column(B,1) ;

PremiereColonneDeB :=

(^) c11 :=DotProduct(PremiereRangeeDeA,PremiereColonneDeB) ;

c11 := − 2

CHAPITRE 2. MATRICES 17

(^) SecondeColonneDeB :=Column(B,2) ;

SecondeColonneDeB :=

(^) c12 :=DotProduct(PremiereRangeeDeA,SecondeColonneDeB) ;

c12 := 28

(^) SecondeRangeeDeA :=Row(A,2) ;

SecondeRangeeDeA :=

[
]

(^) c21 :=DotProduct(SecondeRangeeDeA,PremiereColonneDeB) ;

c21 := − 26

(^) c22 :=DotProduct(SecondeRangeeDeA,SecondeColonneDeB) ;

c22 := 36

Pour les matrices rectangulaires, le produit AB peut avoir un sens et le produit BA ne pas

en avoir. Si les deux matrices sont carr´ees, les deux produits ont un sens, mais ne sont pas

´egaux!

CHAPITRE 2. MATRICES 19

(^) with(LinearAlgebra) :

Un vecteur ligne, les entr´ees sont separ´ees par une barre verticale (les ´el´ements plac´es cˆote

`a cˆote).

(^) VecteurLigne :=<1 | 2 | 3> ;

VecteurLigne :=

[
]

Un vecteur colonne, les entr´ees sont s´epar´ees par des virgules(les ´el´ements plac´es l’un en

dessous de l’autre).

(^) VecteurColonne :=<1 , 2 , 3> ;

VecteurColonne :=

Si, dans les deux exemples, pr´ecedents, on remplace les entr´ees num´eriques par des vecteurs,

on obtient des matrices de diff´erents types selon le m´elange. D’abord une matrice 2 × 3 (

colonnes cˆote `a cˆote)

(^) Matrice2Par3 :=<<1,2> | <3,4> | <5,6>> ;

Matrice2Par3 :=

[
]

Ensuite une matrice 2 × 3 (2 rang´ees plac´ees l’une sous l’autre)

(^) Matrice2Par3bis :=<<1 | 3 | 5>,<2 | 4 | 6>> ;

Matrice2Par3bis :=

[
]

Si on remplace la virgule par une barre verticale, on obtient une matrice 1 × 6.

(^) Matrice1Par6 :=<<1 | 3 | 5>|<2 | 4 | 6>> ;

Matrice1Par6 :=

[
]
CHAPITRE 2. MATRICES 20

2.3 Propri´et´es des op´erations matricielles

L’algebre des matrices partage beaucoup de propri´et´es avec celle des nombres. La o`u il est

important de se m´efier, c’est pour le produit qui se comporte tr`es diff´eremment de celui des

nombres. Le r´esultat suivant r´esume les principales propri´et´es.

Th´eor`eme 2.3.1 Soient a et b des nombres r´eels. Supposons que les dimensions des

matrices A, B, C soient telles que les op´erations suivantes sont d´efinies, on a alors les

propri´et´es suivantes.

(1) A + B = B + A (commutativit´e de l’addition)

(2) A + (B + C) = (A + B) + C (associativit´e de l’addition)

(3) (AB)C = A(BC) (associativit´e de la multiplication)

(4) A(B+C) = AB+AC (distributivit´e de la multiplication par rapport `a

l’addition)

(5) (B + C)A = BA + CA
(6) A(B − C) = AB − AC
(7) (B − C)A = BA − CA

(8) a(B + C) = aB + aC

(9) a(B − C) = aB − aC

(10) (a + b)C = aC + bC

(11) (a − b)C = aC − bC

(12) (ab)C = a(bC)

(13) a(BC) = (aB)C = B(aC).

Les d´emonstrations de ces diff´erentes propri´et´es ne sont pas vraiment difficiles, mais plutˆot

de nature technique. Nous les reportons `a l’appendice plac´e en fin de chapitre. Les propri´et´es

(1), (2) montrent que l’addition des matrices se comporte comme celle des nombres. Il est

donc naturel d’introduire la matrice nulle pour compl´eter la g´en´eralisation.

D´efinition 2.3.1 La matrice z´ero m × n est une matrice dont les entr´ees sont toutes

´egales `a 0 ; elle est d´enot´ee O ou Om×n.

Un calcul imm´ediat conduit au r´esultat suivant.

Th´eor`eme 2.3.2 Pour des dimensions appropri´ees de la matrice O, on a A+O = O+A =

A ; A − A = O ; O − A = −A ; OA = O ; AO = O.