Download Éruptions cutanées infectées par virus : Signes cliniques et traitements and more Schemes and Mind Maps Dermatology in PDF only on Docsity!
Viroses cutanées
Introduction : Virus infection virale lésions cutanées
- isolées
- dans le cadre d’un syndrome générale Fièvres éruptives de l’enfant :
- les plus courantes
- viroses bénignes ++ Arguments en faveur de l’origine virale :
- contexte épidémique
- notion de contage
- syndrome grippal
- présence d’un énanthème Classification sémiologique des éruptions virales les plus courantes : Eruptions morbilliformes Eruptions roséoliformes Eruptions vésiculeuses Autres
- Rougeole measles or rubeola
- Mégalérythème épidémique 5 ème^ maladie Erythema infectiosum
- Mono-nucléose infectieuse
- Primo-infection à VIH
- Rubéole rubella or German measles
- 6 ème^ maladie Exanthème subit/ Exanthem subitum Roséole infantile / Roseola infantum
- Herpès
- Varicelle HHV- 3
- Zona (Herpes Zoster)
- Maladie "mains-pieds-bouche"
- Acrodermatite papuleuse de Gianotti-Crosti
- Molluscum contagiosum
- Tumeurs cutanées bénignes associées à HPV
- Pityriasis rosé de Gibert
Eruptions morbilliformes Rougeole Mégalérythème épidémique Mono-nucléose-infectieuse Primo-infection VIH Measles or Rubeola Slapped cheek fever 5 ème^ maladie Erythema infectiosum Virus (^) Paramyxoviridae Morbillivirus Parvovirus B Le plus petit virus à ADN Epstein-Barr Virus VIH Directe voie aérienne Sécrétions respiratoires inhalation ou inoculation conjonctivale Respiratoire primo-infection Apparition du rash le patient n’est plus infectant et se sent mieux Verticale Directe voie aérienne, salivaire PI symptomatique Forme silencieuse plus fréquente Terrain (^) Enfant 3-7 ans NRS protégé jusqu’à 6 mois Enfant 5 à 10 ans Adulte Adolescent ou adulte jeune de 18-25 ans Incu 10 - 15 J 01 semaine en moyenne 10 jours en moyenne 2 à 6 semaines (15 J - 3 mois) Prodromes Fièvre 39-40°C Catarrhe oculo-naso-pharyngé
- conjonctivite avec photophobie
- rhinite (coryza)
- toux (cough) Enanthème : signe de Koplick
- début prodromal
- persiste les 1ers^ J de l’éruption Sans prodromes Pas de syndrome fébrile Pas d’AEG Clinique Eruption :
- maculo-papuleuse Enanthème : Signe de Köplick Siège : face interne des joues en regard des 1 ères^ molaires supérieures Aspect : Petits points blancs bleuâtres Papules punctiformes grises Sur une base érythémateuse d’un rouge brillant Résistants à l’abaisse langue Eruption :
- visage extension descendante
- purpura en gants et en chaussettes Enanthème : Siège : muqueuse buccale Aspect : maculo-papuleux Adulte : PI moins fréquente
- polyarthralgies
- polyadénopathies
- fièvre
- éruption plus rare Triade caractéristique :
- fièvre
- angine : - érythémato-pultacée++
- adénopathies cervicales AEG asthénie prolongée Splénomégalie Exanthème maculo-papuleux
- très inconstant
- quasi-constant si prise d’aminopénicillines Symptomatique dans 60 à 70 %
- SG : Fièvre 38 – 39.5°C, sueurs, asthénie ; arthralgies, myalgies, céphalées ; douleurs pharyngées, signes digestifs
- Poly-adénopathie
- Signes neurologiques : rares ; encéphalite +++, syndrome méningé, troubles du comportement convulsions, polyradiculonévrite.
- Signes respiratoires
- Eruption cutanée
Biologie IgM (Dg clinique) Sérologie : IgM spécifiques PCR : - femme enceinte,
- immunodéprimé Hyperlymphocytose hyperbasophile : syndrome mononucléosique transaminases MNI-test Sérologie EBV : primo-infection si IgM anti-VCA (+) IgG anti-EBNA (-) Stade aigu : - lymphopénie, - syndrome mononucléosique transaminases - antigènémie P - PCR Après 4 semaines : Sérodiagnostic Trt Eviction scolaire Trt symptomatique à domicile Parfois vit A : immunomodulateur Eviction scolaire non obligatoire Trt symptomatique à domicile Vit A? Eviction scolaire non obligatoire Trt symptomatique à domicile Vit A?
Eruptions roséoliformes Rubéole 6 ème^ maladie Rubella or German measles Exanthème subit/ Exanthem subitum Roséole infantile / Roseola infantum Virus Togavirus^ HHV6++ parfois HHV Directe Voie respiratoire Transplacentaire Rubéole congénitale (redoutable) Terrain Enfant 2 à 10 ans Adulte Nourrisson 6 à 24 mois Incubat° 14 à 21 jours^ (2^ -^3 semaines)^ 10 à 15 jours Prodromes Fièvre modérée (ou absente) Fièvre 39 à 40°C (the 3 days fever(high → Febrile seizures !)) Bon état général pendant 3 à 5 jours. Défervescence brutale le jour de l’éruption Clinique Eruption cutanée Adénopathies occipitales et cervicales postérieures Arthralgies, Myalgies Pas d’AEG Très fréquente, bénigne asymptomatique dans la majorité des cas Eruption cutanée Énanthème maculeux du voile du palais: spots de Nagayama (HHV6) papular enanthem on the uvula & soft palate Adénopathies cervicales Bombement de la fontanelle Inflammation tympanique Eruption Eruption maculo-papuleuse Rose pâle Non prurigineuse Fruste et fugace Siège : visage rapidement en une journée tronc et membres (fesses++) Début au visage extension en 24h au tronc et membres supérieurs Disparaît habituellement le 3ème^ J sans séquelles Eruption Discrète et fugace, Macules de petite taille Début en rétro-auriculaire, Prédominant au tronc Non prurigineuse three-day fever → 3 days of high fever; exanthem subitum → sudden exanthem (upon fever cessation) Evolution 6 à 10 jours Complications exceptionnelles Risque principal : rubéole congénitale en cas d'infection avant 18 SA chez une femme enceinte non immunisée
1 - 2 J
Risqué de convulsion (hyperthermie, encéphalite) Latence du virus avec possibilité de réactivation en cas d’immunodépression. Biologie Lymphocytose ou plasmocytose Sérologie : IgM spécifiques, séroconversion exigée devant toute éruption aiguë chez une femme enceinte ou hez qqn de son entourage Diagnostic clinique Traitement Eviction scolaire non obligatoire Trt symptomatique à domicile Vaccination des femmes séronégatives en post partum ++ Eviction d’une collectivité non obligatoire Trt symptomatique à domicile
Lésion dermato Gingivo-stomatite herpétique aiguë (PI) Age : enfant 2 - 3 ans (> 6mois) Asymptomatique dans 90% des cas Clinique : Précédée de dysphagie, hypersialorrhée, fièvre > 39°C Enanthème :
- sur gencives tuméfiées et saignantes et la muqueuse buccale
- érosions polycycliques, couvertes d’un enduit blanchâtre Lésions vésiculeuses : Quelques vésicules groupées en bouquet ou croûteuses sur les lèvres ou le menton Haleine fétide Alimentation impossible Adénopathies cervicales sensibles PI herpétique génitale : Femme jeune Vulvu-vaginite aiguë (asymptoma 90 %) Brutal, douloureuse, accompagnée de fièvre Homosexuel : anorectite érosive Homme : atteinte du gland ou du frein du pénis Macules rosées vite surmontées par des Vésicules en « goutte de rosée ». Macules vésicules se troublent ombilication dessèchement en 3 J avec croûtes tâche dépigmentée ou atrophiée Eléments d’âges différents Topographie par ordre de fréquence :
- cuir chevelu, tronc, muqueuses
- membres sans atteinte palmoplantaire
- visage SF : prurit Contagiosité : 2-3 J avant l’éruption maximum dans les 5 J suivant l’éruption persiste tant qu’il y a des vésiculo-croûtes Placard érythémateux Rapidement parsemé de vésicules :
- isolées ou
- regroupées en bouquets Flétrissent en 2 à 3 jours se rompent et s’érodent placard érosif suintant assèchement formation de croûtes Coexistence d’éléments d’âges différents Evolution GSA : Evolution favorable en 10 à 15 jours Spontanément favorable en 10 - 15 J Bénigne chez l’enfant. Récurrence (zona propagation axonale sans virémie). Complications possibles : Surinfections Pneumopathie varicelleuse Manifestations neurologiques PTI, Myocardite Amendement en 10 jours Cicatrice indélébile atrophique hypochromique constante Complications :
- surinfection et nécrose terrain fragile
- dlrs post-zostériennes imprévisibles S âgé
- récidives très rares sauf immunodépression Formes graves Adulte Certains terrains : (immunodépression, grossesse, nouveau-né) Formes très extensives et/ou Hémorragiques et Localisations viscérales immédiates Liées au terrain Topographiques :
- ophtalmique (pronostic fonctionnel)
- plusieurs territoires Symptomatiques : - zona bulleux - zona nécrotique Zona sévère chez un sujet jeune rechercher une immunodépression
Traitement des éruptions vésiculeuses : Traitement symptomatique Traitement anti-viral Algies post-zostériennes Formes bénignes Terrain fragilisé (forme bénigne) Formes graves :
- immunodéprimé,
- zona ophtalmique,
- zona géniculé avec PFP,
- complications neurologiques autres que la douleur Utilisation graduelle par niveaux d’activité selon l’intensité de la douleur d’antalgiques :
- mineurs : : Paracétamol, dexchlorpropoxyphène (Diantalvic*)
- majeurs : anti-dépresseurs, anti-comitiaux, neuroleptiques Anti-dépresseurs Anti-comitiaux Neuroleptiques Amitryptilline (Laroxyl) 12,5 mg à 75mg/j (AMM) Carbamazepine (Tegretol) 400 à 1200 mg/j Valproate de sodium (Depakine) Levopromazine (Nozinan) Local à base d’antiseptiques ex : polyvidone iodée Antalgiques mineurs si douleur Antibiothérapie si surinfection Aciclovir Terrain fragilisé Formes graves PO 800 mg X 5 / J Pendant 10 J
IV
10 mg/kg/8h Pendant 10 J
Evolution Bénigne en une semaine Complications :
- myocardite
- méningite
- encéphalite Rares Entérovirus 71 ++ Disparition en 15 à 20 jours à plusieurs semaines Desquamation furfuracée Tendance à la régression spontanée en quelques mois voire années (souvent à l’adolescence). Mais il existe un risque de dissémination importante en cas d’atopie ou d’immunodépression Guérison spontanée en 3- 6 semaines Confirmation : Sérologie virale Traitement Ablation à la curette +++ Cryothérapie à l’azote liquide Traitement chimique : hydroxide de potassium (Molutrex* ou Molusderm* solution) Eviter les piscines, les sports de contact, le partage du linge de toilette jusqu’à la guérison. Tumeurs cutanées bénignes associées aux HPV : Verrues Virus : PapillomaVirus Humains HPV. On distingue :
- HPV à risque oncogène bas : verrues, condylomes, papillomes
- HPV 16, 18... à risque oncogène élevé : lésions précancéreuses (néoplasies intra épithéliales → carcinomes)
- HPV specifically invades and replicates in cells of the basal layer of the stratified epithelium and mucous membranes, stimulating proliferation in the skin (avec hyperkératose donc squames) Transmission : directe ou indirecte (squames, microtraumatismes, sports, piscines, bains publics) Incubation : quelques semaines à un an Age : pic d’incidence de 9 à 15 ans Clinique : Tumeurs bénignes touchant 7 à 10% de la population
Verrues vulgaires Verrues planes Verrues plantaires Papillomes verruqueux Myrmécies Verrues en mosaïques HPV 2, 4 HPV 3 HPV 1 HPV 2 HPV 2 Tumeurs épidermiques Uniques ou Multiples Papillomateuses A surface : - grisâtre,
- kératosique et
- rugueuse Limites nettes De 1 à plusieurs mm Petites papules Rose pâle ou chamois A surface lisse, A peine saillantes De 3 - 4mm Chez l’immunodéprimé : Nappes confluentes Tumeurs profondes Douloureuses Hyperkératosiques Sans relief Signe évocateur : A l’ablation de la couche superficielle ponctuations noirâtres hémorragiques (capillaires thrombosés) Tumeurs plus superficielles Plus étendues (par coalescence des lésions ) Avec un léger relief Variante de la verrue vulgaire Verrues :
- filiformes
- digitiformes Souvent disséminées par le rasage Ubiquitaires mais Prédominant :
- dos des mains
- doigts Péri- et sous- unguéales fissurées, douloureuse et à l’origine de dysmorphies de l’ongle. Visage Avant-bras mains Points d’appui (Diagnostic différentiel : durillons). En dehors des points d’appui Visage Cou
Méningo-encéphalite : grave Syndrome de Reye : Enfant préférentiellement Prise d’aspirine lors des infections virales (varicelle, grippe …) Encéphalopathie aiguë mortelle dans 80% des cas Stéatose hépatique micro-vésiculaire Biologie :
- hypoglycémie fréquente
- bilan hépatique : *cytolyse modérée, * peu importante de la bilirubine
- ammoniémie Purpura thrombopénique immunologique et myocardite, exceptionnellement Anti-viral si :
- sujet immunodéprimé
- PI chez l’adulte ou l’adolescent non vacciné > 13 ans
- prise d’aspirine au long cours Molluscum contagiosum When active infection commences, the epidermis hypertrophies, extending into the underlying dermis, and characteristic molluscum bodies (also known as Henderson-Paterson bodies) within cells of the stratum spinosum form. As infection progresses, the molluscum bodies enlarge while hyperplasia of the basal cell layer replaces the spinosa layer. The hypertrophied spinosa cells then project toward the stratum corneum, forming the characteristic umbilicate lesions.
Meddah Chahrazad Loubna