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complexe vector space, Resúmenes de Matemáticas

vector spaces complexe of lydex

Tipo: Resúmenes

2025/2026

Subido el 21/03/2026

walid-raki
walid-raki 🇪🇸

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bg1
0Chapitre
Table des matières
1 Espaces vectoriels réels ou complexes 3
1.1 Structuredespacevectoriel ....................................... 3
1.1.1 Définition d’un espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Espaces vectoriels de références . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Sousespacesvectoriels ..................................... 5
1.1.4 Sousespacesengendrés .................................... 6
1.2 Somme directe et sous espaces ..supplémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.1 Généralisation d’une somme directe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3 Engendrement et dépendance linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.1 Famille et partie génératrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.2 Famille libre- famille liée - base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1
pf3
pf4
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pf9
pfa
pfd
pfe
pff

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Chapitre

Table des matières

1 Espaces vectoriels réels ou complexes 3 1.1 Structure d’espace vectoriel....................................... 3 1.1.1 Définition d’un espace vectoriel................................ 3 1.1.2 Espaces vectoriels de références................................ 4 1.1.3 Sous espaces vectoriels..................................... 5 1.1.4 Sous espaces engendrés.................................... 6 1.2 Somme directe et sous espaces ..supplémentaires........................... 9 1.2.1 Généralisation d’une somme directe............................. 10 1.3 Engendrement et dépendance linéaire................................. 11 1.3.1 Famille et partie génératrice.................................. 11 1.3.2 Famille libre- famille liée - base................................ 12

TABLE DES MATIÈRES

CHAPITRE 1 :Espaces vectoriels réels ou complexes

Æ.

α .x = ( α ´ β + β ).x = ( α ´ β ).x + β .x ñ ( α ´ β ).x = α .x ´ β .x

Ø.

On a ( 1 ´ 1 ).x = 1.x ´ 1.x = x ´ x = (^0) E Or ( 1 ´ 1 ).x = ( 1 + (´ 1 )) .x = 1.x + (´ 1 ).x

Donc 1.x + (´ 1 ).x = (^0) E ñ (´ 1 ).x = ´x ∞.

α ).x = ((´ 1 ) α ) x = (´ 1 ).( α .x) = ´( α .x)

Et on a (´ α ).x = ( α (´ 1 )) .x = α. ((´ 1 ).x) = α .(´x)

D’où (´ α ).x = α .(´x) = ´( α .x) ±. ð / Selon 1 ) ñ / Supposons que α .x = (^0) E. Si α = 0 c’est bien. Sinon :

α .x = (^0) E ñ α ´^1 .( α .x) = α ´^1 .0E ñ ( α ´^1 α ).x = (^0) E ñ 1.x = (^0) E ñ x = (^0) E

1.1.2 Espaces vectoriels de références

  1. R muni des deux lois usuelles 2 +^2 et 2.^2 est un R ´ e.v
  2. ( C , +, .) est un C ´ e.v , c’est aussi est un R ´ e.v
  3. Soient (E 1 , +, .) et (E 2 , +, .) deux K ´ e.v. On définit sur E 1 ˆ E 2 deux lois ” ˜+” et ”˜.” : Si (x, y), (x

1 , y

1 ) P E 1 ˆ E 2 ; (x, y) +(˜ x

1 , y

1 ) = (x + x

1 , y + y

1 ) et α ˜.(x, y) = ( α .x, α .y). Alors (E 1 ˆ E 2 , ˜+,˜.) est K ´ e.v appelé l’espace vectoriel produit de E 1 et E 2.

Plus généralement si(E 1 , +, .) (E 2 , +, .) , ¨ ¨ ¨ , (En, +, .) sont des K ´ e.v alors

ź^ n

i= 1

Ei muni des lois usuelles

  • et. est un K ´ e.v appelé l’espace vectoriel produit des Ei. En particulier ( R n, +, .) et ( C n, +, .) muni des lois usuelles sont respectivement des R ´ e.v et C ´ e.v

1.1 Structure d’espace vectoriel

  1. Soient X un ensemble quelconque non vide et (E, +, .) un K´ e.v alors (F (X, E), +, .) est un K ´ e.v avec : Si f , g P F (X, E) et α P K , f + g et α. f sont définies par : @x P X, ( f + g) (x) = f (x) + g(x) et ( α. f ) (x) = α. f (x) En particulier : (a). (F ([a, b], R ), +, .) est un R ´ e.v et (F ([a, b], C ), +, .) est un C ´ e.v (b). RN^ est R ´ e.v (X = N , E = R ) et CN^ est C ´ e.v (X = N , E = C )
  2. L’ensemble des matrices Mn,p( K ) muni des lois usuelles est un K ´ e.v avec (aij) 1 ĺiĺn 1 ĺjĺp
  • (bij) 1 ĺiĺn 1 ĺjĺp

aij + bij

1 ĺiĺn 1 ĺjĺp

et α .(aij) 1 ĺiĺn 1 ĺjĺp

= ( α .aij) 1 ĺiĺn 1 ĺjĺp

  1. ( K [X], +, .) muni des lois usuelles est un K ´ e.v

Remarque Pour alléger l’écriture : pour α P K et x P E On écrit α x au lieu de α .x

1.1.3 Sous espaces vectoriels

Définition 2 Soit E un K ´ e.v. Un sous ensemble non vide F de E est dit un sous espace vectoriel de E si F muni des lois induites par celles de E est lui même un K ´ e.v

Proposition 1 (Caractérisation)

F est un s.e.v de E ðñ

(i).F ‰ H et F Ď E (ii).@ α , β P K , @x, y P F, α x + β y P F

Preuve ñ / F ‰ H et F Ď E selon la définition. @ α , β P K , @x, y P F, α x + α y P F selon la stabilité des lois induites dans F. ð / (i). On a F ‰ H et F Ď E. @x, y P F, x ´ y = 1.x + (´ 1 ).y P F donc (F, +) est sous groupe de (E, +) qu’est commutatif par hérédité. (ii). Pour α = 1 et β = 1 on aura F est stable par ” + ” (iii). Pour α P K , β = 0 on aura F est stable par ”.” (vi). EV 2 , EV 3 , EV 4 et EV 5 restent vraies par hérédité. D’où F est un s.e.v de E

Exemples

  1. t (^0) Eu est un sous espace vectoriel de E

  2. Soit (a, b) P R^2 z t(0, 0)u alors F =

(x, y) P R^2 , ax + by = 0

est un s.e.v de R^2

  1. K n[X] est un s.e.v de K [X]

  2. L’ensemble des suites convergentes de RN (resp. de C N ) est un s.e.v de RN (resp. de C N )

  3. D( R , R ), C( R , R ), Cn( R , R ), C^8 ( R , R ) sont des s.e.v de F ( R , R )

  4. L’ensemble des solutions d’un système linéaire homogène à n´ équations et m´ inconnues dans R est un s.e.v de R m^ : En effet :

(S) ðñ

a 11 x 1 + ¨ ¨ ¨ a 1 m xm = 0 ..

. =

an 1 x 1 + ¨ ¨ ¨ + anm xm = 0

1.1 Structure d’espace vectoriel

On a ax + by =

ÿ

iPJ

a α i xi +

ÿ

iPJ

b β i xi =

ÿ

iPJ

(a α i + b β i) xi P vec ((xi)iPI )

Donc vect ((xi)iPI ) est un s.e.v de E ‚ Si I = H, par convention vect (^) (H) = t (^0) Eu est un s.e.v de E. (ii). L’ensemble des combinaisons linéaires de X est l’ensemble des combinaisons linéaires de (x)xPX donc vect(X) = vect ((x)xPX ) est un s.e.v de E.

Proposition 3 Soient E un K ´ e.v , A et B des parties non vides de E. Alors :

(i). Si A Ă B alors vect(A) Ď vect(B) (ii). vect(A) Ď vect(B) ðñ A Ď vect(B)

(iii). vect(A) = vect(B) ðñ

A Ď vect(B) et B Ď vect(A)

(iv). Si F est sous espace vectoriel de E alors (a). vect(F) = F (b). X Ď F ðñ vect(X) Ď F

Preuve

(i). Facile (ii). ñ / C’est évident car A Ď vect(A).

ð / Soit x =

ÿ^ n

i= 1

α i xi P vect(A) avec α i P K et xi P A.

On a vect(B) est un sous espace vectoriel de E alors @i P J1, nK , α i xi P vect(B), et par récurrence on aura ÿ^ n

i= 1

α i xi P vect(B) d’où vect(A) Ď vect(B)

(iii).

vect(A) = vect(B) ðñ vect(A) Ď vect(B) et vect(B) Ď vect(A) ðñ A Ď vect(B) et B Ď vect(A)

(iv). (a). On a F Ď vect(F) par définition d’une combinaisons linéaire.

Soit x =

ÿ^ n

i= 1

α i xi P vect(F) où α i P K et xi P F. F est un s.e.v de E alors x P F car F et stable par 2 +^2 et 2.^2

donc vect(F) Ď F (b).

X Ď F ðñ X Ď vect(F) ¨ ðñ vect(X) Ď vect(F) ðñ vect(X) Ď F

Proposition 4 Soit E un K ´ espace vectoriel.Alors :

(i). Si (Fi)iPI est une famille de s.e.v de E alors

č

iPI

Fi est un s.e.v de E.

CHAPITRE 1 :Espaces vectoriels réels ou complexes

(ii). Si X est une partie non vide de E. Alors vect(X) =

č

FPΓX

F où ΓX est l’ensemble des s.e.v de E contenant X. Donc vect(X) est le plus petit sous

espace vectoriel de E contenant X (au sens de l’inclusion )

Preuve

(i). On a (^0) F P

č

iPI

Fi ñ

č

iPI

Fi ‰ H.

Soient α , β P K et x, y P

č

iPI

Fi.

Pour tout i P I , x, y P Fi et Fi est un s.e.v de E

ñ @i P I, α x + β y P Fi ñ α x + β y P

č

iPI

Fi.

Alors

č

iPI

Fi est un s.e.v de E

(ii).

F P ΓX ñ X Ď F ñ vect(X) Ď F ñ vect(X) Ď

č

FPΓX

F

Or vect(X) est un s.e.v de E contenant X , donc vect(X) P ΓX d’où

č

FPΓX

F Ď vect(X). Ainsi vect(X) =

č

FPΓX

F

E xercice Soient F et G deux s.e.v d’un e.v E. Montrer que F Y G est s.e.v de E ðñ F Ď G ou G Ď F

Exemples

  1. vect (t (^0) Eu) = t (^0) Eu
  2. Si x P Ez t (^0) Eu alors vect (txu) = t λ x/ λ P K u.On le note aussi K x et on l’appelle la droite vectorielle engendrée par x.
  3. Si x, y P E non colinéaires alors : vect (tx, yu) = t α x + β y/ α , β P K u est dit le plan vectoriel engendré par x et y.

E xercice Dans R^3 on prend A = tu 1 , u 2 u et B = tv 1 , v 2 u où u 1 = (1, 0, ´ 1 ), u 2 = (0, 1, 1), v 1 = (1, 1, 0) et v 2 = (1, ´1, ´ 2 ).

  1. Prouver que A X B = H
  2. Montrer que vect(A) = vect(B)

Proposition 5

Soient (E, +, .) un K -e.v et F 1 , F 2 , ¨ ¨ ¨ , Fp des s.e.v de E (p P N ˚). L’ensemble défini par : ÿp

i= 1

Fi =

(^) p

ÿ

i= 1

xi/@i P J1, pK, xi P Fi

est un s.e.v de (E, +, .) appelé la somme des s.e.v F 1 , F 2 , ¨ ¨ ¨ , Fp.

Preuve

(i).

ÿ^ p

i= 1

Fi ‰ H car (^0) E =

ÿ^ p

i= 1

0 E P

ÿ^ p

i= 1

Fi.

CHAPITRE 1 :Espaces vectoriels réels ou complexes

Définition 7 Soient F 1 et F 2 deux sous espaces vectoriels d’un K ´ espaces vectoriel E. On dit que F 1 et F 2 sont supplémentaires dans E si :

$ ’&

’%

F 1 X F 2 = t (^0) Eu et E = F 1 + F 2

Et dans ce cas on écrit E = F 1 ‘ F 2

Exemples

  1. R^2 = R e 1 ‘ R e 2 où e 1 = (1, 0) et e 2 = (0, 1)
  2. R 2 [X] = R 1 [X] ‘ R X^2
  3. Si E = F ( R , R ) alors E = P ‘ I où P et I sont respectivement les sous espaces vectoriels de E des applications paires et impaires

Proposition 7 (Caractérisation des sous espaces supplémentaires) Soient F 1 , F 2 deux sous espaces vectoriels d’un K ´ espace vectoriel E. Alors

E = F 1 ‘ F 2 ðñ @x P E, D!(x 1 , x 2 ) P F 1 ˆ F 2 tel que x = x 1 + x 2

Preuve

E = F 1 ‘ F 2 ðñ

E = F 1 + F 2

F 1 X F 2 = t (^0) Eu

ðñ @x P E, D!(x 1 , x 2 ) P F 1 ˆ F 2 tel que x = x 1 + x 2

1.2.1 Généralisation d’une somme directe

Définition 8 Soient F 1 , F 2 , ¨ ¨ ¨ , Fp des sous espaces vectoriels d’un K ´ espace vectoriel E.

On dit que la somme F 1 + ¨ ¨ ¨ + Fp est directe si tout vecteur x de

ÿ^ p

i= 1

Fi s’écrit de manière unique sous la forme x =

ÿ^ p

i= 1

xi

où xi P Fi pour tout i P J1, pK ie. @x P

ÿ^ p

i= 1

Fi , D!(x 1 , ¨ ¨ ¨ , xp) P

ź^ p

i= 1

Fi tel que x =

ÿ^ p

i= 1

xi

et dans ce cas on note la somme F 1 + F 2 + ¨ ¨ ¨ + Fp par F 1 ‘ F 2 ‘ ¨ ¨ ¨ ‘ Fp

Proposition 8 (Caractérisation) Soient F 1 , F 2 , ¨ ¨ ¨ , Fp des sous espaces vectoriels d’un K ´ espace vectoriel E. Alors les assertions suivantes son équiva- lentes :

(i). F 1 + ¨ ¨ ¨ + Fp est directe

(ii). @(x 1 , ¨ ¨ ¨ , xp) P

ź^ p

i= 1

Fi ,

( (^) p ÿ

i= 1

xi = (^0) E ñ @i P J1, pK, xi = (^0) E

(iii). @i P J1, pK , Fi X

ÿ

j‰i

Fj = t (^0) Eu

1.3 Engendrement et dépendance linéaire

(iv). @i P J2, pK , Fi X

ÿ

jăi

Fj = t (^0) Eu

Preuve

(i) ñ (ii) : Soit (x 1 , x 2 , ¨ ¨ ¨ , xp) P

ź^ p

i= 0

Fi tel que

ÿ^ p

i= 1

xi = (^0) E , l’unicité de l’écriture de (^0) E ñ @i P J1, pK, xi = (^0) E

(ii) ñ (iii) : Soient i P J1, pK et x P Fi X

ÿ

j‰i

Fj , alors @j P J1, pK, Dxj P Fj tel que x = xi =

ÿ

j‰i

xj

Alors x 1 + ¨ ¨ ¨ + xi´ 1 + x

1 i +^ xi+^1 +^ ¨ ¨ ¨^ +^ xp^ =^0 E^ avec x

1 i =^ ´xi^ P^ Fi (ii) ñ x 1 = ¨ ¨ ¨ = xi´ 1 = x

1 i =^ xi+^1 =^ ¨ ¨ ¨^ =^ xp^ =^0 E^ ñ^ x

1 i =^ ´xi^ =^ ´x^ =^0 E D’où x = (^0) E et par suite Fi X

ÿ

j‰i

Fj = t (^0) Eu

(iii) ñ (iv) : On a

ÿ

jăi

Fj Ď

ÿ

j‰i

Fj , et puisque @i P J1, pK, Fi X

ÿ

j‰i

Fj = t (^0) Eu alors @i P J2, pK, Fi X

ÿ

jăi

Fj = t (^0) Eu

(iv) ñ (i) : ‚ Soit x P

ÿ^ p

i= 1

Fi alors D(x 1 , x 2 , ¨ ¨ ¨ , xp) P

ź^ p

i= 1

Fi tel que x =

ÿ^ p

i= 1

xi

‚ Supposons que D(y 1 , y 2 , ¨ ¨ ¨ , yp) P

ź^ p

i= 1

Fi tel que x =

ÿ^ p

i= 1

yi. Par récurrence descendant forte sur J2, pK montrons

que @i P J2, pK, xi = yi.On a x =

ÿ^ p

i= 1

xi =

ÿ^ p

i= 1

yi alors :

(a). Pour k = p : On a xp ´ yp =

ÿ^ p

i= 1

(yi ´ xi) P Fp X

ÿ

iăp

Fi = t (^0) Eu. Donc xp ´ yp = (^0) E ñ xp = yp

(b). Supposons que pour un certain k P J3, pK ,@i P Jk, pK, xi = yi :

ÿ^ p

i= 1

xi H.R =

ÿ^ p

i= 1

yi ñ

kÿ´ 1

i= 1

xi =

kÿ´ 1

i= 1

xi

ñ xk´ 1 ´ yk´ 1 =

ÿ

iăk´ 1

(yi ´ xi) P Fk´ 1 X

ÿ

jăk´ 1

Fi = t (^0) Eu

ñ xk´ 1 ´ yk´ 1 = 0 ñ xk´ 1 = yk´ 1

Alors @k P J2, pK, xk = yk

(˚) ñ x 1 = y 1 d’où @k P J1, pK, xk = yk et par suite

ÿ^ p

i= 1

Fi est directe

3 Engendrement et dépendance linéaire

1.3.1 Famille et partie génératrice

Définition 9 Soient (E, +, .) un K -espace vectoriel , f = (xi)iPI une famille de vecteurs de E et A une partie non vide de E. ⃝^ a- On dit que f est une famille génératrice de E ou f engendre E si E = vect( f ).

1.3 Engendrement et dépendance linéaire

π. (xi)iPI est libre ðñ aucun des xi n’est combinaison linéaire des autres. ∫. (xi)iPI est liée ðñ Di P I tel que xi soit une combinaison linéaire des autres xj (j ‰ i).

Preuve

∂. Soit x P Ezt (^0) Eu. Soit α P K tel que α x = (^0) E alors α = (^0) K ou x = (^0) E donc α = (^0) K car x ‰ (^0) E.

∏. ‚ Si xi = xj tel que i ‰ j. Soit ( α k)kPI P K (I)^ tel que α k =

1 , si k = i ´ 1 , si k = j 0 , si k R ti, ju

donc

ÿ

kPI

α k xk = (^0) E

‚Si Di P I tel que xi = (^0) E. Soit ( α k)kPI P K (I)^ tel que α k =

2021 , si k = i 0 , sinon alors

ÿ

kPI

α k xk = (^0) E

∫. (xi)iPI est liée ô D( α i)iPI P K (I)^ non tous nuls tel que

ÿ

iPI

α i xi = (^0) E ô D( α i)iPI P K (I), Dk P I, α k ‰ 0 et xk =

ÿ

iPIztku

α i α k

xi

ô Dk P I, xk est une combinaison linéaire des autres xi ou i ‰ k.

Proposition 10

Soit (xi)iPI une famille de vecteurs d’un K ´espace vectoriel E. Alors :

  1. (xi)iPI est libre ðñ Toute sous famille finie de (xi)iPI est libre.
  2. (xi)iPI est liée ðñ il existe une sous famille finie de (xi)iPI qui est liée

Preuve

  1. ñ / Soit J P P (^) f (I) (l’ensemble des parties finies de I). Soit ( α i)iPJ P K J^ tel que

ÿ

iPJ

α i xi = (^0) E

Soit ( β i)iPI P K (I)^ tel que β i =

α i , si i P J 0 si i P IzJ alors

ÿ

iPI

β i xi = 0

(xi)iPI est libre ñ @i P I, β i = 0 ñ @i P J, α i = β i = 0

D’où (xi)iPJ est libre ð / Soit α = ( α iPI ) P K (I)^ tel que

ÿ

iPI

α i xi = (^0) E. Posons J = supp( α ) P P (^) f (I) alors

ÿ

iPJ

α i xi = 0

(xi)iPJ est libre ñ @i P J, α i = 0 ñ @i P I, α i = 0

Donc (xi)iPI est libre.

Proposition 11 Soit E un K ´ espace vectoriel et H 1 , H 2 , ¨ ¨ ¨ , Hr des familles libres finies de E. Alors

La juxtaposition des familles H 1 , H 2 , ¨ ¨ ¨ , Hr est libre ðñ La somme

ÿ^ r

i= 1

vect(Hi) est directe

CHAPITRE 1 :Espaces vectoriels réels ou complexes

Preuve (Pour r = 2 )

Posons H 1 = (xi) 1 ĺiĺm et H 2 = (yi) 1 ĺiĺn alors la juxtaposition de H 1 et H 2 est la famille H = (xi) 1 ĺiĺn+m où @i P Jm + 1, m + nK, xi = yi´m. ñ / Si H est libre. Soit (X 1 , X 2 ) P H 1 ˆ H 2 tel que X 1 + X 2 = (^0) E.

D( α i) 1 ĺiĺn+m tel que X 1 =

ÿ^ m

i= 1

α i xi et X 2 =

mÿ+n

i=m+ 1

α i xi.

X 1 + X 2 = (^0) E ñ

mÿ+n

i= 1

α i xi = (^0) E ,Or H est libre donc @i P J1, m + nK, α i = 0 d’où X 1 = X 2 = 0

ð / Si la somme vect(H 1 ) + vect(H 2 ) est directe.

Soient ( α i) 1 ĺiĺm+n P K m+n^ tel que

mÿ+n

i= 1

α i xi = (^0) E alors

ÿ^ m

i= 1

α i xi = ´

mÿ+n

i=m+ 1

α i xi P vect(H 1 ) X vect(H 2 ) = t (^0) Eu

donc

ÿ^ m

i= 1

α i xi = (^0) E et

mÿ+n

i=m+ 1

α i xi = (^0) E. Or H 1 et H 2 sont libres donc @i P J1, m + nK, α i = 0. Ainsi H est libre

Exemples (de cours)

  1. Toute famille (Pi)iPI P K [X]I^ de polynômes tous non nuls et de degrés deux à deux distincts est libre
  2. Toute suite (Pk)kP N P K [X] N^ de polynômes tous non nuls et de degrés échelonnées (@k P N , do^ Pk+ 1 ą do^ Pk) est libre

Preuve

  1. Soit (Pi)iPI une famille de polynômes de K [X] non nuls tel que (i ‰ j ñ do^ Pi ‰ do^ Pj) Soit (Pi)iPJ une sous famille finie de (Pi)iPI avec J P PJ (I) et ( α i)iPJ P K J^ tel que

ÿ

iPJ

α i Pi = 0.

On peut changer l’indexation de telle façon que J = J1, nK (n P N ˚^ car J est fini ) et que 0 ď do^ P 1 ă ¨ ¨ ¨ ă do^ Pn.

On a

ÿ^ n

i= 1

α i Pi = 0. alors par récurrence forte descendante sur J1, nK :

¨ α n = 0?

cd

( (^) n ÿ

i= 1

α i Pi

= cd ( α n Pn) = 0

= α ncd(Pn)

Comme cd(Pn) ‰ 0 alors α n = 0 ¨ Supposons que Dk P J2, nK tel que @p P Jk, nK, α p = 0.

On a

kÿ´ 1

i= 1

α i Pi = 0 alors :

cd

(k´ 1 ÿ

i= 1

α i Pi

= 0 ñ cd( α k´ 1 Pk´ 1 ) = 0

ñ α k´ 1 cd(Pk´ 1 ) = 0

Comme cd(Pk´ 1 ) ‰ 0 alors α k´ 1 = 0 Donc par récurrence descendante forte @k P J1, nK, α k = 0. D’où (Pi)iPJ est libre ,par suite (Pi)iPI est libre.