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Emploi des Temps : Exemples de Suspense et Drame Littéraires, Ejercicios de Lingüística

Ce document présente des extraits de textes littéraires de Simenon, Tournier, Camus, Maupassant et autres auteurs. Chaque extrait illustre l'emploi des temps pour créer une suspense et une intrigue. Les personnages se retrouvent seuls, sont réveillés par des événements inattendus ou doivent faire face à des obstacles. Ces extraits offrent une occasion intéressante pour étudier l'utilisation de la langue et de la narration dans la littérature.

Tipo: Ejercicios

2015/2016

Subido el 16/09/2016

blackwoman
blackwoman 🇪🇸

3.5

(121)

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L'EMPLOI DES TEMPS Exemples (1)
(1)Quandilrevint dumétro, le boulevard Richard-Lenoirétaitdésert,etsespasrésonnaient.Ilyavaitd'autres
pas derrière lui. Il tressaillit, se retourna involontairement...(Simenon, Maigret et son mort.)
(2) Les jours commencèrent à s'allonger mais le froid resserra son étreinte. A moins d'entretenir sans relâche
un feu d'enfer dans la cheminée de la maison forestière, les nuits canadiennes devenaient une épreuve assez
rude, et Tiffauges les espaçait tout en appréciant leur puretétonique après la moite promiscuité des baraques.
Un matin que les étoiles rendues pelucheuses parle gel intense brillaient encore dans le ciel noir, il fut réveillé
par un coup frappé à la porte. A moitié endormi encore, il se leva en maugréant, et alla quérir quelques ronds
de rutabaga qu'il avait posés sur le bord de la cheminée. Il savait qu'il était inutile de faire la sourde oreille
aux invites de l'élan dont l'insistance devenait inlassable dès lors qu'il avait senti uneprésence dans la maison.
Il dut lutter un moment avec la porte que le gel avait bloquée et qui céda tout à coup, s'ouvrit toute grande
et découvrit la haute silhouette d'un homme botté et en uniforme. (Michel Tournier, Le Roi des Aulnes.)
(3) J'ai fait quelques pas vers la source. L'Arabe n'a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-
être à cause des ombres sur son visage, il avait l'air de rire. J'ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues
et j'ai senti des gouttes de sueur s'amasser dans mes sourcils. C'était le même soleil que le jour j'avais
enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous
la peau. A cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter j'ai fait un mouvement en avant. (A. Camus,
L'étranger.)
(4a) Jeanne alla à la grange. Le soleil brillait davantage; le chien sautait de joie. Elle comprit qu'elle était
seule.
(4b) Jeanne allait à la grange. Le soleil brilla davantage; le chien sauta de joie. Elle comprenait qu'elle était
seule.
(5a) Paulette se tut; on arriva à Rome et on n'en parla plus.
(5b) Paulette se tut; on arrivait à Rome et on n'en parlait plus.
(5c) Paulette se tut; le lendemain on arrivait à Rome et on n'en parlait plus.
(6) La nuit vint. Il fallait partir. Il se mit en route avec trois voisins à qui il montra la place il avait ramassé
le bout de corde; et tout le long du chemin il parla de son aventure.
Le soir, il fit une tournée dans le village de Bréauté, afin de la dire à tout le monde. IL ne rencontra que des
incrédules. Il en fut malade toute la nuit.
Le lendemain, vers une heure de l'après-midi, Marius Paumelle (..) rendait le portefeuille et son contenu à
maître Houlbrèque, de Manneville. (G. de Maupassant, La ficelle.)
(7) Sur le coup de huit heures, Pietr-le-Letton sortit de sa chambre (..). Il fumait encore une cigarette russe
à tube de carton. Il passa très près de Maigret, marqua un temps d'arrêt, le regarda comme si l'idée le séduisait
de lui adresser la parole, puis, préoccupé, il se dirigea vers l'ascenseur.
Dix minutes plus tard, il prenait place, dans la salle à manger, à la table de M. et Mrs. Mortimer
Levingstone, qui était le centre de l'attention (..). Tous trois bavardaient gaiement. Pietr-le-Letton parlait
beaucoup.. (G. Simenon. Pietr-le-Letton.)
(8a) A midi, le ministre montait dans sa voiture et partait pour sa maison de campagne. Un moment plus tard,
des motards masqués qui l'avaient suivi l'obligeaient à s'arrêter sur le côté de la route. Ils étaient armés.
(8b) A midi, le ministre monta dans sa voiture et partit pour sa maison de campagne. Un moment plus tard,
des motards masqués qui l'avaient suivi l'obligèrent à s'arrêter sur le côté de la route. Ils étaient armés.

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L'EMPLOI DES TEMPS Exemples (1) (1) Quand il revint du métro, le boulevard Richard-Lenoir était désert, et ses pas résonnaient. Il y avait d'autres pas derrière lui. Il tressaillit , se retourna involontairement...(Simenon, Maigret et son mort .) (2) Les jours commencèrent à s'allonger mais le froid resserra son étreinte. A moins d'entretenir sans relâche un feu d'enfer dans la cheminée de la maison forestière, les nuits canadiennes devenaient une épreuve assez rude, et Tiffauges les espaçait tout en appréciant leur pureté tonique après la moite promiscuité des baraques. Un matin que les étoiles rendues pelucheuses par le gel intense brillaient encore dans le ciel noir, il fut réveillé par un coup frappé à la porte. A moitié endormi encore, il se leva en maugréant, et alla quérir quelques ronds de rutabaga qu'il avait posés sur le bord de la cheminée. Il savait qu'il était inutile de faire la sourde oreille aux invites de l'élan dont l'insistance devenait inlassable dès lors qu'il avait senti une présence dans la maison. Il dut lutter un moment avec la porte que le gel avait bloquée et qui céda tout à coup, s'ouvrit toute grande et découvrit la haute silhouette d'un homme botté et en uniforme. (Michel Tournier, Le Roi des Aulnes .) (3) J'ai fait quelques pas vers la source. L'Arabe n'a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut- être à cause des ombres sur son visage, il avait l'air de rire. J'ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues et j'ai senti des gouttes de sueur s'amasser dans mes sourcils. C'était le même soleil que le jour où j'avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous la peau. A cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter j'ai fait un mouvement en avant. (A. Camus, L'étranger .) (4a) Jeanne alla à la grange. Le soleil brillait davantage; le chien sautait de joie. Elle comprit qu'elle était seule. (4b) Jeanne allait à la grange. Le soleil brilla davantage; le chien sauta de joie. Elle comprenait qu'elle était seule. (5a) Paulette se tut; on arriva à Rome et on n'en parla plus. (5b) Paulette se tut; on arrivait à Rome et on n'en parlait plus. (5c) Paulette se tut; le lendemain on arrivait à Rome et on n'en parlait plus. (6) La nuit vint. Il fallait partir. Il se mit en route avec trois voisins à qui il montra la place où il avait ramassé le bout de corde; et tout le long du chemin il parla de son aventure. Le soir, il fit une tournée dans le village de Bréauté, afin de la dire à tout le monde. IL ne rencontra que des incrédules. Il en fut malade toute la nuit. Le lendemain, vers une heure de l'après-midi, Marius Paumelle (..) rendait le portefeuille et son contenu à maître Houlbrèque, de Manneville. (G. de Maupassant, La ficelle .) (7) Sur le coup de huit heures, Pietr-le-Letton sortit de sa chambre (..). Il fumait encore une cigarette russe à tube de carton. Il passa très près de Maigret, marqua un temps d'arrêt, le regarda comme si l'idée le séduisait de lui adresser la parole, puis, préoccupé, il se dirigea vers l'ascenseur. Dix minutes plus tard, il prenait place , dans la salle à manger, à la table de M. et Mrs. Mortimer Levingstone, qui était le centre de l'attention (..). Tous trois bavardaient gaiement. Pietr-le-Letton parlait beaucoup.. (G. Simenon. Pietr-le-Letton .) (8a) A midi, le ministre montait dans sa voiture et partait pour sa maison de campagne. Un moment plus tard, des motards masqués qui l' avaient suivi l' obligeaient à s'arrêter sur le côté de la route. Ils étaient armés. (8b) A midi, le ministre monta dans sa voiture et partit pour sa maison de campagne. Un moment plus tard, des motards masqués qui l' avaient suivi l' obligèrent à s'arrêter sur le côté de la route. Ils étaient armés.