Docsity
Docsity

Prepara tus exámenes
Prepara tus exámenes

Prepara tus exámenes y mejora tus resultados gracias a la gran cantidad de recursos disponibles en Docsity


Consigue puntos base para descargar
Consigue puntos base para descargar

Gana puntos ayudando a otros estudiantes o consíguelos activando un Plan Premium


Orientación Universidad
Orientación Universidad


emploi des temps - Exercices 2, Apuntes de Lingüística

Asignatura: Linguistica Francesa, Profesor: , Carrera: Lenguas Modernas y sus Literaturas, Universidad: UCM

Tipo: Apuntes

2015/2016

Subido el 16/09/2016

blackwoman
blackwoman 🇪🇸

3.5

(121)

75 documentos

1 / 1

Toggle sidebar

Esta página no es visible en la vista previa

¡No te pierdas las partes importantes!

bg1
L'EMPLOI DES TEMPS Exercices (2)
IJustifiez l'alternance du passé simple et du passé composé dans le texte suivant.
Le lendemain de ce jour était un dimanche. Il pleuvait. J'allais à la ferme de Ezy. Je m'arrêtai, comme d'habitude,
sous un peuplier, le long de la rivière.
L'ennemi arriva peu après moi sous ce même peuplier. Il était également à bicyclette. Sa main était guérie.
Il ne partait pas. Lapluie tombait, drue. Puis le soleil arriva, dans la pluie. Il cessa de me regarder, il sourit, etil
m'a demandé de remarquer combien parfois le soleil et la pluie pouvaient être ensemble, l'été.
Je n'ai rien dit. Quand même j'ai regardé la pluie.
Il m'a dit alors qu'il m'avait suivie jusque-là. Qu'il ne partirait pas.
Je suis repartie. Il m'a suivie.
Un mois durant, il m'a suivie. Je ne me suis plus arrêtée le long de la rivière. Jamais. Mais il était posé là, chaque
dimanche. Comment ignorer qu'il était pour moi.
Je n'en dis rien à mon père.
Je me mis à rêver à un ennemi, la nuit, le jour.
Et dans mes rêves l'immoralité et la morale se mélangèrent de façon telle que l'une ne fut bientôt plus discernable
de l'autre. J'eus vingt ans. (M. Duras, Hiroshima mon amour)
II Etudiez l'opposition passé simple / imparfait dans le texte suivant:
Le nouveau-né. Il naquit de façon tout à fait normale, de parents également normaux. Mais à peine avait-il surgi
du ventre de sa mère qu'il se mit à grandir, à grossir, à forcir, pour atteindre en quelques secondes la taille d'un
enfant de cinq ans. Moins d'une minute plus tard, il avait le physique et la mentalité d'un garçon de quinze ans, sans
parler du savoir et du langage, car il s'exprimait déjà avec une grossièreté bien de son âge.
Le temps d'y croire, il quittait ses parents, qu'il dépassait déjà d'une tête, il s'empara de la serviette en cuir de son
père et sortit. Il revint soixante secondes plus tard et, en déposant sur la table quelques liasses de billets de banque,
il se déclara très satisfait des affaires. Il fit encore prospérer l'affaire familiale au cours d'une nouvelle absence qui
n'atteignit pas une minute, puis dut se résigner à accepter une faillite frauduleuse, tout aussi fulgurante. Désabusé,
aigri, blanchi sous le harnais, il affirma qu'il était temps pour lui de penser à la retraite, mais onn'eut même pas le
loisir de s'en inquiéter, déjà il s'était écroulé dans unfauteuil, à moitié paralysé, et quelques instants plus tard il se
crispait, terrassé par une embolie qui l'emporta.
Il avait vécu moins de cinq minutes, mais il devait avoir quatre-vingts ans, à quelques mois près. (Jacques
Sternberg, Conte froid.Le Monde, 10-2-80)
III Etudiez l’emploi des temps dans ce texte.
(Le roman de Daudet est écrit au "je" + passé simple, mais très souvent je est remplacé par le surnom dépréciatif
"le petit Chose", qui a été donné au héros et qui désigne donc le même individu que je).
(Dans ce passage, le héros vient d'être sauvé in extremis du suicide par l'abbé Germane.)
Le petit Chose est assis au coin de la cheminée. Il est très agité, il parle beaucoup, il raconte sa vie, ses malheurs
et pourquoi il a voulu en finir. L'abbé écoute en souriant; puisquand l'enfant a bien parlé, bien pleuré, bien dégonflé
son pauvre coeur malade, le brave homme lui prend les mains et lui dit tranquillement:
- Tout cela n'est rien, mon garçon, et tu aurais été joliment bête de te mettre à mort pour si peu (..). A présent, plus
un mot! J'ai besoin de travailler, et tu as besoin de dormir.. Seulement je ne veux pas que tu retournes dans ton
affreux dortoir: tu aurais froid, tu aurais peur; tu vas te coucher dans mon lit, de beaux draps blancs dece matin!..
Moi, j'écrirai toute la nuit; et si le sommeil me prend, je m'étendrai sur le canapé... Bonsoir! ne me parle plus.
Le petit Chose se couche,il ne résiste pas... Toutce qui lui arrive lui fait l'effet d'un rêve. Que d'événements dans
une journée! Avoir été si près de la mort, et se retrouver au fond d'un bon lit, dans cette chambre tranquille et
tiède!... Comme le petit Chose est bien!... De temps en temps, en ouvrant les yeux, il voit sous la clarté douce de
l'abat-jour le bon abbé Germane qui, tout en fumant, fait courir sa plume à petit bruit, du haut en bas des feuilles
blanches..
..Je fus réveillé le lendemain matin par l'abbé qui me frappait sur l'épaule. J'avais tout oublié en dormant... Cela
fit beaucoup rire mon sauveur. (A. Daudet, Le Petit Chose)
IV Expliquez la valeur des imparfaits. 1. Le jour, je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts
(Chateaubriand).2.L'hommemarchaitassezvite.Cosettelesuivaitsanspeine.Ellenesentaitpluslafatigue (Victor
Hugo). 3. Si j'avais à choisir un lieu de voyage, j'irais à Venise. 4. Le 11 mars le Roi décidait de quitter la capitale.
Quelques jours après, il mourait. 5. Si vous saviez ce qui m'est arrivé! 6. Qu'elle était mignonne, la petite Marie!
7. Je voulais vous demander un service. 8. Encore quelques jours à ce gime et il tombait malade. 9. Il m'ademandé
si mes voisins étaient là. 10. A huit ans, Louis XIV devenait célèbre.

Vista previa parcial del texto

¡Descarga emploi des temps - Exercices 2 y más Apuntes en PDF de Lingüística solo en Docsity!

L'EMPLOI DES TEMPS Exercices (2) I Justifiez l'alternance du passé simple et du passé composé dans le texte suivant. Le lendemain de ce jour était un dimanche. Il pleuvait. J'allais à la ferme de Ezy. Je m'arrêtai, comme d'habitude, sous un peuplier, le long de la rivière. L'ennemi arriva peu après moi sous ce même peuplier. Il était également à bicyclette. Sa main était guérie. Il ne partait pas. La pluie tombait, drue. Puis le soleil arriva, dans la pluie. Il cessa de me regarder, il sourit, et il m'a demandé de remarquer combien parfois le soleil et la pluie pouvaient être ensemble, l'été. Je n'ai rien dit. Quand même j'ai regardé la pluie. Il m'a dit alors qu'il m'avait suivie jusque-là. Qu'il ne partirait pas. Je suis repartie. Il m'a suivie. Un mois durant, il m'a suivie. Je ne me suis plus arrêtée le long de la rivière. Jamais. Mais il était posé là, chaque dimanche. Comment ignorer qu'il était là pour moi. Je n'en dis rien à mon père. Je me mis à rêver à un ennemi, la nuit, le jour. Et dans mes rêves l'immoralité et la morale se mélangèrent de façon telle que l'une ne fut bientôt plus discernable de l'autre. J'eus vingt ans. (M. Duras, Hiroshima mon amour ) II Etudiez l'opposition passé simple / imparfait dans le texte suivant : Le nouveau-né. Il naquit de façon tout à fait normale, de parents également normaux. Mais à peine avait-il surgi du ventre de sa mère qu'il se mit à grandir, à grossir, à forcir, pour atteindre en quelques secondes la taille d'un enfant de cinq ans. Moins d'une minute plus tard, il avait le physique et la mentalité d'un garçon de quinze ans, sans parler du savoir et du langage, car il s'exprimait déjà avec une grossièreté bien de son âge. Le temps d'y croire, il quittait ses parents, qu'il dépassait déjà d'une tête, il s'empara de la serviette en cuir de son père et sortit. Il revint soixante secondes plus tard et, en déposant sur la table quelques liasses de billets de banque, il se déclara très satisfait des affaires. Il fit encore prospérer l'affaire familiale au cours d'une nouvelle absence qui n'atteignit pas une minute, puis dut se résigner à accepter une faillite frauduleuse, tout aussi fulgurante. Désabusé, aigri, blanchi sous le harnais, il affirma qu'il était temps pour lui de penser à la retraite, mais on n'eut même pas le loisir de s'en inquiéter, déjà il s'était écroulé dans un fauteuil, à moitié paralysé, et quelques instants plus tard il se crispait, terrassé par une embolie qui l'emporta. Il avait vécu moins de cinq minutes, mais il devait avoir quatre-vingts ans, à quelques mois près. (Jacques Sternberg, Conte froid. Le Monde , 10-2-80) III Etudiez l’emploi des temps dans ce texte. (Le roman de Daudet est écrit au "je" + passé simple, mais très souvent je est remplacé par le surnom dépréciatif "le petit Chose", qui a été donné au héros et qui désigne donc le même individu que je ). (Dans ce passage, le héros vient d'être sauvé in extremis du suicide par l'abbé Germane.) Le petit Chose est assis au coin de la cheminée. Il est très agité, il parle beaucoup, il raconte sa vie, ses malheurs et pourquoi il a voulu en finir. L'abbé écoute en souriant; puis quand l'enfant a bien parlé, bien pleuré, bien dégonflé son pauvre coeur malade, le brave homme lui prend les mains et lui dit tranquillement:

  • Tout cela n'est rien, mon garçon, et tu aurais été joliment bête de te mettre à mort pour si peu (..). A présent, plus un mot! J'ai besoin de travailler, et tu as besoin de dormir.. Seulement je ne veux pas que tu retournes dans ton affreux dortoir: tu aurais froid, tu aurais peur; tu vas te coucher dans mon lit, de beaux draps blancs de ce matin!.. Moi, j'écrirai toute la nuit; et si le sommeil me prend, je m'étendrai sur le canapé... Bonsoir! ne me parle plus. Le petit Chose se couche, il ne résiste pas... Tout ce qui lui arrive lui fait l'effet d'un rêve. Que d'événements dans une journée! Avoir été si près de la mort, et se retrouver au fond d'un bon lit, dans cette chambre tranquille et tiède!... Comme le petit Chose est bien!... De temps en temps, en ouvrant les yeux, il voit sous la clarté douce de l'abat-jour le bon abbé Germane qui, tout en fumant, fait courir sa plume à petit bruit, du haut en bas des feuilles blanches.. ..Je fus réveillé le lendemain matin par l'abbé qui me frappait sur l'épaule. J'avais tout oublié en dormant... Cela fit beaucoup rire mon sauveur. (A. Daudet, Le Petit Chose ) IV Expliquez la valeur des imparfaits. 1. Le jour, je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts (Chateaubriand). 2. L'homme marchait assez vite. Cosette le suivait sans peine. Elle ne sentait plus la fatigue (Victor Hugo). 3. Si j'avais à choisir un lieu de voyage, j'irais à Venise. 4. Le 11 mars le Roi décidait de quitter la capitale. Quelques jours après, il mourait. 5. Si vous saviez ce qui m'est arrivé! 6. Qu'elle était mignonne, la petite Marie!
  1. Je voulais vous demander un service. 8. Encore quelques jours à ce régime et il tombait malade. 9. Il m'a demandé si mes voisins étaient là. 10. A huit ans, Louis XIV devenait célèbre.