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Explication linéaire 2 Víctor Hugo, Monografías, Ensayos de Francés

Explication linéaire 2 sur Victor Hugo

Tipo: Monografías, Ensayos

2022/2023

Subido el 08/11/2023

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Explication linéaire 2 :
Introduction:
Le Romantisme est un mouvement littéraire née vers la fin du XVIIIe siècle
caractérisé par la volonté de faire entendre sa voix. Il naît en Allemagne et
s’étale rapidement dans toute l’Europe. Ce mouvement touche principalement
la poésie lyrique dans laquelle Victor Hugo devient un des principaux auteurs. Il
écrit plusieurs recueils poétiques parmi lesquels on retrouve “Les
Contemplations”.Il s’agit d’un recueil de poèmes écrit par Victor Hugo et publié
en 1856. Il est composé de 158 poèmes rassemblés en six livres qui se
retrouvent divi en deux grandes parties, Autrefois et Aujourd’hui. Dans ce
recueil, Víctor Hugo nous raconte ses souvenir d’amour , de joie mais aussi il
nous parle de la mort, du deuil, de la nature et même d'une certaine foi
mystique. Le poème «Oh! je fus comme fou… » est le 4ème poème du livre IV
intitulé «Pauca meae»:significante : quelques vers pour la mienne. Ce livre est
consacrée à sa fille Léopoldine décédée en 1843. Ce poème date du 4 sept
1852 soit 9 ans après la mort de sa fille . Dans celui-ci, le poète met en scène
sa réaction lorsqu’on lui annonce le décès de Léopoldine. Le poème est
composé d’un sizain et d’un quatrain et est écrit en alexandrins avec des rimes
plates.
Lecture expressive
Problématique
Nous allons voir comment Victor Hugo surmonte la morte de sa fille Léopoldine.
Nous pouvons distinguer trois mouvements dans ce poème
1er mouvement des vers 1 à 5: Paroxysme initial de la douleur face à la perte
de sa fille
2ème mouvement des vers 6 à 16: L’expérimentation de la souffrance et les
étapes du deuil
3ème mouvement des vers 17 à 20: Le glissement vers la folie
Oh ! je fus comme fou dans le premier moment,
Hélas ! et je pleurai trois jours amèrement.
Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance,
Pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance,
Tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé ?
Je voulais me briser le front sur le pavé ;
Puis je me révoltais, et, par moments, terrible,
Je fixais mes regards sur cette chose horrible,
Et je n'y croyais pas, et je m'écriais : Non ! --
Est-ce que Dieu permet de ces malheurs sans nom
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Explication linéaire 2 :

Introduction : Le Romantisme est un mouvement littéraire née vers la fin du XVIIIe siècle caractérisé par la volonté de faire entendre sa voix. Il naît en Allemagne et s’étale rapidement dans toute l’Europe. Ce mouvement touche principalement la poésie lyrique dans laquelle Victor Hugo devient un des principaux auteurs. Il écrit plusieurs recueils poétiques parmi lesquels on retrouve “Les Contemplations”.Il s’agit d’un recueil de poèmes écrit par Victor Hugo et publié en 1856. Il est composé de 158 poèmes rassemblés en six livres qui se retrouvent divisé en deux grandes parties, Autrefois et Aujourd’hui. Dans ce recueil, Víctor Hugo nous raconte ses souvenir d’amour , de joie mais aussi il nous parle de la mort, du deuil, de la nature et même d'une certaine foi mystique. Le poème « Oh! je fus comme fou… » est le 4ème^ poème du livre IV intitulé « Pauca meae »:significante : quelques vers pour la mienne. Ce livre est consacrée à sa fille Léopoldine décédée en 1843. Ce poème date du 4 sept 1852 soit 9 ans après la mort de sa fille. Dans celui-ci, le poète met en scène sa réaction lorsqu’on lui annonce le décès de Léopoldine. Le poème est composé d’un sizain et d’un quatrain et est écrit en alexandrins avec des rimes plates. Lecture expressive Problématique Nous allons voir comment Victor Hugo surmonte la morte de sa fille Léopoldine. Nous pouvons distinguer trois mouvements dans ce poème 1 er^ mouvement des vers 1 à 5 : Paroxysme initial de la douleur face à la perte de sa fille 2 ème^ mouvement des vers 6 à 16 : L’expérimentation de la souffrance et les étapes du deuil 3 ème^ mouvement des vers 17 à 20 : Le glissement vers la folie Oh! je fus comme fou dans le premier moment, Hélas! et je pleurai trois jours amèrement. Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance, Pères, mères, dont l'âme a souffert ma souffrance, Tout ce que j'éprouvais, l'avez-vous éprouvé? Je voulais me briser le front sur le pavé ; Puis je me révoltais, et, par moments, terrible, Je fixais mes regards sur cette chose horrible, Et je n'y croyais pas, et je m'écriais : Non! -- Est-ce que Dieu permet de ces malheurs sans nom

Qui font que dans le coeur le désespoir se lève? -- Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve, Qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté, Que je l'entendais rire en la chambre à côté, Que c'était impossible enfin qu'elle fût morte, Et que j'allais la voir entrer par cette porte! Oh! que de fois j'ai dit : Silence! elle a parlé! Tenez! voici le bruit de sa main sur la clé! Attendez! elle vient! laissez-moi, que j'écoute! Car elle est quelque part dans la maison sans doute! Analyse linéaire Projet de lecture : Comment est-ce-que Victor Hugo surmonte le désespoir de la morte de sa fille Léopoldine. 1 er^ mouvement des vers 1 à 5 : Paroxysme initial de la douleur face à une perte 2 ème^ mouvement des vers 6 à 16 : L’expérimentation de la souffrance et les étapes du deuil 3 ème^ mouvement des vers 17 à 20 Le glissement vers la folie Paroxysme initial de la douleur face à une perte Oh! je fus comme fou dans le premier moment,

  • « Oh! » exclamation de choc devant la nouvelle*
  • Paronymes fus/fou marquent la confusion du poète = il ne comprend pas ce qu’ils c’est passer
  • Son « f » = souffle de la folie Hélas! et je pleurai trois jours amèrement.
  • « Hélas » interjection*
  • Expressions « oh! » et « hélas! » marquent le choc de la nouvelle (v.1-
  • Cadre temporel qui exprime le souvenir des jours « trous jour après » temps précis et délimité (v.1-2) <— peine qui va s’étendre pour marquer la souffrance
  • Verbes au passé simple (v.1-2)
  • Ressent la douleur de ne pas avoir su avant
  • Allitération en « rr » insiste la difficulté du moment (son qui racle la gorge) (v.2)
  • « Amèrement » 4 syllabes- intensité de sa douleur
  • Horrible / terrible = rimes +riche -> hyperbole de la souffrance
  • « Regard » reflet de la pensé = penser à autre chose
  • Tellement paralysé par le choc = rupture de la parole
  • Cette chose = périphrase pour la mort qui marquer l’intensité, il ne peut pas la dire à haute voix car c’est trop dur pour lui
  • Il cherche l’empathie du lecteur Et je n'y croyais pas, et je m'écriais : Non! –
  • Négation « ne pas » + « non » = refus -> il ne veut pas accepter la réalité
  • Discours direct
  • Ne veut pas y croire Est-ce que Dieu permet de ces malheurs sans nom
  • Hyperbole et périphrase du chagrin « malheurs sans nom »
  • Dieu culpabilisé : (dieu=être de bonneté) il a commis une injustice pour le poète. <— remise en question de la divinité (quelque chose de courant lorsque quelqu’un perd un être cher) Qui font que dans le cœur le désespoir se lève? –
  • Question rhétorique et métaphysique placé en enjambement = donne de l’importance (v.10-11) + croissance du désespoir
  • Personnification et métaphore du désespoir « se lève » = son agitation interne
  • « Désespoir » sentiment très fort + mot négatif Il me semblait que tout n'était qu'un affreux rêve,
  • «affreux rêve » = oxymore -> refus de la réalité
  • Ne peut pas y croire tellement c’est impossible qu’il est perdu sa fille Qu'elle ne pouvait pas m'avoir ainsi quitté,
  • « m’avoir quitté » = mort
  • ressent un abandon de la part de sa fille
  • m’ et non quitte le monde, elle quitte donc Victor Hugo avant tout Que je l'entendais rire en la chambre à côté,
  • Nostalgie soudaine (il ne comprend pas qu’elle soit plus la si il y a si peu de te,os elle était prêt de lui a rire)
  • Question: Comment est ce qu’elle est morte si moi je l’entendais rire? < — incompréhension
  • Il sent qu’elle est dans la maison
  • « Entendais rire » expression du délire* Que c'était impossible enfin qu'elle fût morte,
  • Participe passé « fut morte » = acceptation de la mort de sa fille -> irréel avec subjonctif imparfait : dit le mot mais accepte pas complétement
  • Impossible = hyperbole <— négation totale de la réalité (premier étape du deuil) Et que j'allais la voir entrer par cette porte!
  • Poète obsédé par le chagrin
  • Croit encore qu’elle reviendra
  • Comment est ce que quelqu’un a qui j’ai vu grandir peut soudain disparaître en un clin d’œil?
  • « cette » dét démonstratif = délire du poète*
  • « Il me semblait » = allusion de ce qu’il voudrait que ça passe = première hallucination
  • 5 proposition subordonné conjonctives -> introduites par « que »
  • PRC : désordre mental : succession des PCR affirmatives et négatives (« ne pas »/ «
  • => Actions quotidiennes (v.13-16) « rire » « entre par cette porte » Le glissement vers la folie
  • Quatrain isolé = temps qui passe + croyance de la présence de sa fille
  • Espace = silence = folie Oh! que de fois j'ai dit : Silence! elle a parlé! Tenez! voici le bruit de sa main sur la clé! Attendez! elle vient! laissez-moi, que j'écoute! Car elle est quelque part dans la maison sans doute!
  • Verbes au présent d’actualité « elle vient » v.19 (présent d’énonciation) « elle est » v.
  • Aggravation de l’étape psychique
  • « Que de fois » répétition / habitude de l’hallucinations -> en marge de la folie
  • Utilisation du discours direct « laissez-moi » « j’écoute » il confirme sa croyance et présence de sa folie
  • Discours direct fait entendre la déraison du père
  • Étape de négation de la mort
  • Renforce sa croyance avec des verbes à l’impératif et phrases exclamatives -> enfermé dans sa folie -> il se coupe des autres
  • Étape de paranoïa (croit l’entendre encore)
  • Rythme saccadé = désordre mental (complétement fou)
  • « car » « Sans doute » = forme de certitude -> déni complètement la mort de sa fille = pathétique
  • Essaie de retrouver sa fille partout