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Après avoir étudié la cinématique qui s'intéresse à la description du mouvement d'un corps physique indépendamment de ses causes, nous allons étudier la ...
Typologie: Examens
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MECA NI QUE L yc ée F.B UISS ON PTSI
Après avoir étudié la cinématique qui s’intéresse à la description du mouvement d’un corps
physique indépendamment de ses causes, nous allons étudier la dynamique, le pilier de la
mécanique. La dynamique a pour objet l’étude des causes de la modification du mouvement.
pour résumer, on peut noter :
Mécanique = Cinématique + Dynamique
La dynamique repose sur trois lois énoncées par Sir Isaac Newton (1643-1727) en 1687 dans
son œuvre majeure (et majeure pour l’histoire des sciences): Philosophiae naturalis principia
mathematica. Isaac Newton (cf photo ci-dessous), philosophe, mathématicien, physicien et
astronome anglais est considéré comme l’un des plus grands savants de l’histoire de l’humanité.
Dans notre étude, nous allons assimiler les corps physiques (planètes, trains etc…) à un des
points matériels ou particules :
r, !, z …) comme nous l’avons vu dans le cours de cinématique.
nombre pur) dont l’unité est le kilogramme (kg). La masse est une grandeur invariante dans le
temps et ne dépend pas du référentiel d’étude.
Un point matériel est un modèle commode pour représenter un corps physique réel. Ce modèle
est valable si les dimensions du corps physique sont faibles par rapport à la distance
d’observation (de celui qui observe le mouvement). Par exemple, la navette spatiale peut être
assimilée à un point matériel pour un observateur terrestre mais pas pour son commandant de
bord. En effet pour ce dernier, la navette a des dimensions spatiales, elle peut tourner sur elle-
même etc… (cf cours de mécanique du solide en sciences de l’ingénieur).
). Une force a une direction, un sens, une norme
(ou intensité qui s’exprime en newton, 1 N = 1 kg.m.s
frottement, force de rappel élastique d’un ressort …
Ex : Force de gravité, force magnétique, force électrique …
a) Le poids
Point matériel de masse m
Force qui agit sur le point
matériel
m
z
k
(^ p oids)!^ mg
x
La verticale z passe par le centre de la terre (si on
néglige la rotation de la terre sur elle-même, cf cours
de mécanique, 2
ème partie)
m
Point matériel, masse m
Accélération ou champ de pesanteur
g
=! g k
g " 9 , 81 m.s
c) tension d’un fil (exemple du pendule simple sans frottements)
d) La force (ou réaction) normale
La force exercée par un support sur un objet qui
exerce lui-même « une pression » sur ce support
est toujours perpendiculaire, normale, à ce
support.
= réaction normale exercée par le support sur
la masse m.
f S
= force de frottement statique exercée par le
support sur la masse m (explication détaillée
juste après).
e) Contact entre deux solides : Force de frottement solide
Nous allons utiliser un modèle simple pour décrire un phénomène complexe, les frottements
entre solides, qui se passe à l’échelle des atomes et qui, de façon fondamentale, fait intervenir
l’interaction électrostatique. Il en est de même pour la réaction normale et la tension d’un fil.
mg
T
m
Le fil de longueur! et de masse négligeable
exerce sur la masse une tension T
dirigée le
long du fil
Point d’attache
mg
f S
Masse m en équilibre sur un
support incliné
Masse m
Force de poussée
Objet de masse m au repos assimilé à un point matériel
v
mg
mg
p
f S
Le frottement statique s’oppose à la poussée pour empêcher
le mouvement de la masse
= réaction normale exercée par le support sur la masse m (norme notée N ).
f S
= force de frottement statique exercée par le support sur la masse m (norme notée f S
P
= force de poussée exercée par l’expérimentateur (le petit bonhomme) sur la masse m.
mg
= poids de la masse m.
Comme la masse est au repos (voir plus loin première loi de Newton) : mg
P
Tant que la masse est au repos, elle ne glisse pas, la norme de la force de frottement statique
vérifie la relation suivante :
f S
! μ S
μ S
est le coefficient statique de frottement (sans unité). Il dépend de la nature des deux
solides en contact. Cette relation est connue sous le nom de 1
ère loi de Coulomb même si elle a
été exprimée pour la première foi par Leonardo da Vinci.
= réaction normale exercée par le support sur la masse m (norme notée N ).
f D
= force de frottement dynamique exercée par le support sur la masse m (norme notée f D
P
= (^) force de poussée exercée par l’expérimentateur (le petit bonhomme) sur la masse m (^).
mg
= poids de la masse m.
Comme la masse est en mouvement (voir plus loin deuxième loi de Newton) : mg
P
Quand la masse est en mouvement, elle glisse, la norme de la force de frottement dynamique
vérifie la relation suivante :
f D
= μ D
Force de poussée
La masse^ m^ accélère a
mg
mg
p
f D
Le frottement dynamique s’oppose au mouvement mais ne
l’empêche pas
a
f) Force de frottement fluide
Un corps physique en mouvement dans un fluide (liquide ou gazeux) subit une force résistive
qui s’oppose au mouvement , on parle de frottement fluide. Cette force a pour origine
physique les collisions incessantes des atomes (ou molécules) du fluide avec le corps physique.
Exemple :
On modélise ces frottements de la façon suivante :
Pour les "faibles" vitesses : f f
!"
=! " v u
!"
Pour les "grandes" vitesses : f f
!"
=! # v
2 u
!"
Avec v
!"
= v u
!"
la vitesse du corps physique ( u
!"
vecteur unitaire)
! et! sont des constantes qui dépendent de la nature du corps physique (forme etc…) et de la
nature du fluide (ces constantes sont données dans les problèmes).
A l’heure actuelle, toutes les forces que l’on rencontre (on parle plutôt d’interactions dans le
langage de la physique moderne) découlent de seulement 4 forces (comme nous l’avons déjà
noté en introduction du cours de mécanique) :
Si l’on excepte le poids qui a pour origine l’interaction gravitationnelle, toutes les forces que l’on
a rencontrées dans le paragraphe 2-2 ont pour origine l’interaction électromagnétique.
L’objectif des physiciens est de trouver une théorie qui puisse expliquer de façon unifiée ces 4
interactions. Dans le modèle standard de la physique des particules, l’interaction
electromagnétique et l’interaction faible sont deux aspects d’une même interaction, l’interaction
ELECTROFAIBLE. Toujours dans le modèle standard, l’interaction électrofaible et l’interaction
forte présente d’importantes similitudes conceptuelles. C’est l’interaction gravitationnelle qui
pose le plus de problèmes dans la tentative d’unification de toutes ces interactions. Le schéma
ci-dessous montre l’évolution historique dans l’unification des interactions fondamentales (qui
est loin d’être achevée si elle l’est un jour. Il y a encore beaucoup de travail pour de futurs
physiciens ).
ère
On admet l’existence de référentiels privilégiés dits galiléens (ou d’inerties), notés! g
, dans
lesquels :
le restera
rectiligne uniforme v
= cste
le restera
si aucune force n'agit sur cette particule.
Point matériel (particule)
Milieu extérieur
(environnement)
Force
Accélération
Lois qui gouvernent les forces :
etc…
Lois qui gouvernent le mouvement ,
Les trois lois de Newton :
loi de l’action-réaction
Forme vectorielle Coordonnées
Cartésiennes x, y, z ( )
Coordonnées
Polaires 2D r,! ( )
Coordonnées
Cylindriques r, !, z ( )
! = m
d
2 r
dt
2
x
= m x
!
y
= m y
!
z
= m z
!
F r
= m r
! r "
2
)
F "
= m r "
"
) (
r
= m r
! r "
2
"
= m r "
z
= m z
! est la masse inertielle. Pour deux particules
soumises à la même force F
, si m 1
> m 2
alors a 1
< a 2
. A force égale, il est plus difficile
d’accélérer un objet de masse plus importante. Ainsi la masse caractérise l’inertie d’un objet
quand on veut modifier le mouvement de ce dernier.
Vous savez que la masse intervient aussi dans l’expression de la force de gravité entre une
masse m et une masse M : F =
G m M
r
2
. La masse qui intervient ici s’appelle la masse
gravitationnelle. Elle caractérise l’intensité de la force de gravité que subit un corps. Nous avons
donc deux masses conceptuellement différentes : la masse inertielle et la masse gravitationnelle.
Dans sa théorie de la gravité, Newton a supposé que ces deux masses étaient identiques. Toutes
les expériences faites jusqu’à présent n’ont montré aucune différence entre ces deux masses (si
cette différence existe, elle est inférieure à une partie par milliard). Dans sa théorie de la
relativité générale, Einstein a postulé l’équivalence ente ces deux masses, c’est le principe
d’équivalence. Ainsi, en relativité générale, la force de gravitation a une explication
géométrique, elle résulte de la déformation de l’espace-temps qui est courbé par la présence de
la matière : « L’espace agit sur la matière en lui disant comment se mouvoir. En retour, la matière
réagit sur l’espace en lui disant comment se courber » disait le physicien américain John
Archibald Wheeler (1911-2008), le dernier géant de la physique du XX
ème siècle.
ème
Si une particule 1 exerce une force F
1! 2
sur une
particule 2, alors la particule 2 exerce une force
2! 1
sur la particule 1 telle que F
1! 2
2! 1
1! 2
et F
1! 2
sont portées par la même droite.
1! 2
2! 1
Une force n’existe pas seule mais appartient à un couple de forces. Il y a toujours interaction
entre deux corps physiques. Ce n’est que par commodité que l’on distingue l’agent qui exerce
la force de l’objet qui subit la force.
Exemple : Interaction entre une balle et la terre.
D’après la 3
ème loi de Newton, on a F
T! B
B! T
, cela signifie
que l’intensité de la force que la balle exerce sur la terre est
identique à celle que la terre exerce sur la balle. Cela peut
sembler étrange. En fait ce qui va être très différent c’est a
T
l’accélération que subit la terre et a
B
, l’accélération que subit la
balle.
a
T
F
B! T
m T
et a
B
F
T! B
m B
avec F
T! B
B! T
= m B
g.
a B
= g! 10 m.s
m B
m T
g =
1 kg
24 kg
! 10 m.s
m.s
Avec cette accélération, combien de temps va-t-il falloir pour modifier la vitesse de la Terre de
! v = 1 km.h
! v
a T
23 s , il faut donc attendre 2,6 milliards de fois l’âge
de l’univers! L’influence de la balle sur le mouvement de la Terre est complètement négligeable
alors que l’influence de la Terre sur le mouvement de la balle est essentielle. En effet a T
! a B
car
m T
! m B
Cette partie n’est pas au programme de PTSI mais la quantité de mouvement joue un rôle
central dans toute la physique au même titre que l’énergie et le moment cinétique.
Dans l’étude du mouvement d’une particule, la vitesse et la masse jouent un rôle central, la
quantité de mouvement, grandeur vectorielle, permet de prendre en compte ces deux grandeurs.
Une particule de masse m animée d’une vitesse v
dans un référentiel galiléen possède par
définition la quantité de mouvement , notée p
, suivante:
p
m
v
c
2
v
( mv
quand v # c
où c est la vitesse de la lumière dans le vide (une grandeur invariante).
Balle m B
( )
T! B
B! T
Terre m T
( )
a) Identifier le système physique à étudier et le référentiel d’étude. Dans ce cours, le système
physique étudié sera toujours ramené à un point matériel de masse ma
!
. Le référentiel
sera galiléen ou pas (voir cours sur la mécanique en référentiel non galiléen).
b) Identifier chaque force qui agit sur le point matériel. Faire un diagramme de force.
c) Ecrire le principe fondamental de la dynamique.
d) Choisir un système de coordonnées adapté au problème et le dessiner sur le diagramme de
forces.
e) Projeter le principe fondamental de la dynamique sur chaque axe du système de
coordonnées. On obtient trois équations différentielles.
f) Résoudre les équations différentielles pour déterminer la quantité qui nous intéresse.
g) Se demander si notre réponse a un sens, regarder les dimensions des grandeurs obtenues.
h) Faire les applications numériques, porter un regard critique sur les valeurs obtenues.
(Exemple traité en cours au tableau)
(Exemple traité en cours au tableau)