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(R´esum´e du cours)
S1 MPI-PCST Phys101 2012-
LOIS D’´EVOLUTION EN PHYSIQUE (R´esum´e du cours)
I- Principes g´en´eraux
ene, afin de d´elimiter le nombre de grandeurs qui entrent dans sa description. D´eterminer les variables pertinentes et le nombre de degr´es de libert´e correspondant. Mais cette d´emarche d´epend de la pr´ecision recherch´ee. N´ecessit´e de d´efinir un systeme isol´e.dy est la diff´erentielle de y. dx est une quantit´e qu’on peut choisir aussi petite qu’on veut. On voit que si dx → 0, alors dy → 0, mais en g´en´eral leur rapport est fini et ´egal `a la d´eriv´ee. D´eriv´ee d’un produit :
y(x) = u(x)v(x); y′(x) = u′(x)v(x) + u(x)v′(x).
En ´ecrivant les d´eriv´ees en fonction des diff´erentielles, on obtient :
dy = vdu + udv.
La primitive d’une fonction y(x) est la fonction Y (x) dont la d´eriv´ee est y(x) : Y ′(x) = y(x). Comme la d´eriv´ee d’une constante est nulle, la primitive est d´efinie a une constante additive pres. L’int´egrale ind´efinie d’une fonction y(x), not´ee
∫ (^) x dx′^ y(x′), est la primitive de y(x) : ∫ (^) x dx′^ y(x′) = Y (x).
L’int´egrale d´efinie de la fonction y(x) entre les points d’abscisses a et b est la diff´erence entre les valeurs de la primitive de y(x) aux points d’abscisses b et a : ∫ (^) b a
dx′^ y(x′) = Y (b) − Y (a).
G´eom´etriquement, elle est ´egale `a l’aire de la surface comprise entre la courbe y(x) et l’axe des x pour x compris entre a et b. L’int´egrale d’une d´eriv´ee y′^ est y, puisque y est la primitive de y′^ : ∫ (^) x dx y′(x) = y(x);
∫ (^) b a
dx y′(x) = y(b) − y(a).
Int´egration par parties : c’est une cons´equence directe de la formule de la d´eriv´ee d’un produit et de la primitive d’une d´eriv´ee : ∫ (^) b a^ dx u
′(x)v(x) = u(b)v(b) − u(a)v(a) −
∫ (^) b a^ dx u(x)v
′(x).
III- ´Electrocin´etique
des charges positives vers les charges n´egatives ; repr´esente le sens oppos´e `a la vitesse des ´electrons. Relation entre l’intensit´e du courant et la charge q(t) :
i(t) = dq dt
Elle signifie que la charge q(t) se trouve sur la plaque ou arrive le courant i ; en effet un accroissement infinit´esimal dq de la charge pendant un temps dt est alors ´egala idt. Le choix du sens positif du courant est arbitraire ; seule la solution du probleme d´etermine le sens r´eel du courant d’apres son signe par rapport `a la convention initiale.
C
R
i
uR
uC
Tensions aux bornes des dipˆoles. Dipˆole avec extr´emit´es A et B. Le courant i entre par A et sort par B. VA et VB sont les potentiels ´electriques ou tensions en A et B respectivement. Convention r´ecepteur. La tension aux bornes du dipˆole, d´esign´ee par u, est ´egale a la diff´erence de potentiel entre les points d’entr´ee et de sortie du courant : u = VA − VB. Elle est repr´esent´ee sur les figures par une fleche dirig´ee de B (sortie) vers A (entr´ee).
A B
u
i
Convention g´en´erateur. La tension aux bornes du dipˆole est ´egale `a la diff´erence de potentiel entre les points de sortie et d’entr´ee du courant : u = VB − VA.
initiale a t = t 0 ). On suppose que la charge q de l’armature consid´er´ee du condensateur est ´egalea q 0 `a l’instant initial t = 0. On obtient :
q(0) = C = q 0.
D’ou : q(t) = q 0 e−t/τ. L’intensit´e du courant est : i(t) = dq dt = −q τ^0 e−t/τ. La fonction exponentielle ´etant toujours positive, on remarque que q(t) garde toujours le mˆeme signe que celui de q 0 , alors que l’intensit´e i(t) est de signe oppos´ee. Si, par exemple, q 0 est positive, i(t) = dq dt est n´egative et q(t) est une fonction d´ecroissante au cours du temps et tend rapidement vers 0. i(t), dont la valeur initiale est ´egalea −q 0 /τ , est une fonction croissante et tend aussi vers 0. Les propri´et´es de croissance et de d´ecroissance sont interchang´ees lorsque q 0 est n´egative.
q 0
q
t
−q τ^0
i
t
uC
uE
C
R
uR E
i
En convention r´ecepteur, on a : uE = −E. Loi des mailles : uR + uC + uE = 0, qui s’´ecrit aussi R dq dt + (^) Cq = E. dq dt +^
q RC =^
C’est une ´equation diff´erentielle du premier ordre lin´eaire avec second membre constant (E/R). M´ethode de r´esolution simple dans ce cas. On effectue un changement de fonction en posant :
Q = q − EC; =⇒ dQ dt = dq dt.
L’´equation de Q devient : dQ dt =^ −
τ. Solution g´en´erale : Q(t) = Ke−t/τ.
K : constante arbitraire. La solution en q devient :
q(t) = EC + Ke−t/τ.
On fixe K par la condition initiale q(0) = q 0 :
q(t) = EC + (q 0 − EC)e−t/τ.
Lorsque t ≫ τ , l’exponentielle devient n´egligeable et q tend vers une valeur limite constante q(t) (^) t→∞→ qlim ≡ qℓ = EC.
Pendant la phase de d´echarge :
q(t) = Ke−t/τ^ t 0 ≤ t.
K est fix´e par la condition de raccordement `a l’instant t = t 0 , en imposant la condition de continuit´e de q entre les deux solutions pr´ec´edentes :
Ke−t^0 /τ^ = qℓ + (q 0 − qℓ)e−t^0 /τ ,
d’o`u K = qℓet^0 /τ^ + (q 0 − qℓ) et
q(t) =
[ qℓet^0 /τ^ + (q 0 − qℓ)
] e−t/τ , t 0 ≤ t,
i(t) = dq dt
τ
[ qℓet^0 /τ^ + (q 0 − qℓ)
] e−t/τ.
q est continue en t = t 0 , mais i y est discontinue.
q 0
qℓ
0 t 0
q
t
(^1) τ (qℓ − q 0 )
0 t 0
i
t
dt +^
q τ =^ f^ (t). Soit q 1 (t) une solution particuliere de cette ´equation, qu’on arrivea deviner ou a trouver d’apres l’expression de f. Une solution particuliere ne d´epend pas de constante arbitraire, contrairementa la solution g´en´erale, laquelle en d´epend. La solution particuli`ere v´erifie l’´equation dq 1 dt +^
q 1 τ =^ f^ (t). Consid´erons la diff´erence de la solution g´en´erale q et de la solution particuli`ere q 1. Elle v´erifie l’´equation : d(q − q 1 ) dt
Donc (q − q 1 ) est la solution g´en´erale de l’´equation sans second membre :
q^ ˜ ≡ q − q 1 ; dq˜ dt
q˜ τ
D’ou : q = q˜ + q 1. La solution g´en´erale de l’´equation diff´erentielle avec second membre est ´egalea la somme de la solution g´en´erale de l’´equation sans second membre et d’une solution parti- culiere de l’´equation avec second membre. Elle d´epend toujours d’une constante arbitraire qu’il faut fixera partir de la condition initiale (appliqu´ee a q et nona q˜). M´ethode facilement applicable lorsque le second membre est une constante. Dans ce cas, la solution particuliere est aussi une constante. On peut l’appliquer au cas ou f = E/R. Solution particuliere : q 1 = Eτ /R = EC. Solution g´en´erale de l’´equation sans second membre : q˜ = Ke−t/τ^. D’ou la solution g´en´erale : q(t) = EC + Ke−t/τ^ , la mˆeme que trouv´ee pr´ec´edemment. Autres exemples. Lorsque le second membre est une fonction exponentielle, on peut chercher la solution particuliere sous la forme d’une fonction exponentielle. Lorsque le second membre est une fonction sinuso¨ıdale, du type A cos(ωt) ou B sin(ωt), on cherche la solution particuliere sous la forme d’une combinaison de fonctions cosinus et sinus. On consid`ere ce dernier cas.
f (t) = E R^0 cos(ωt).
Propri´et´es de la radioactivit´e.
ene spontan´e, impr´evisible dans le temps au niveau d’un noyau. Chaque noyau se d´esint´egrea un moment ou `a un autre, mais on ne peut pr´edire par avance le moment exact de sa d´esint´egration.∆P = λ∆t.
Si un ´echantillon contient N noyaux a l’instant t (N est tres grand), ceci signifie que pendant l’intervalle de temps ∆t qui va suivre, |∆N| noyaux vont se d´esint´egrer, ou ∆N repr´esente la variation de N pendant le temps ∆t. |∆N| est ´egala N∆P = N(t)λ∆t. Comme N diminue au cours du temps, sa variation ∆N est n´egative :
∆N(t) = −N(t)∆P = −N(t)λ∆t.
En prenant la limite du continu, N(t) → fonction continue, et la limite infinit´esimale, ∆t → dt, ∆N → dN, on obtient :
dN(t) = −λN(t)dt,
ou (^) dN
dt =^ −λN. C’est une ´equation diff´erentielle du premier ordre (d´eriv´ee premiere), lin´eaire (N et dN dt apparaissent lin´eairement),a un degr´e de libert´e (N), sans second membre (pas de terme ind´ependant de N). Taux instantan´e de croissance : (^) N^1 (dN dt ) (quantit´e alg´ebrique ; ici, n´egative ´egale `a −λ).
N(t) = Ce−λt,
ou C est une constante arbitraire, qui ne peut ˆetre fix´ee que si on pr´ecise la valeur initiale de N. On suppose que le nombre des noyauxa t = 0 est N 0. On obtient :
N(0) = C = N 0.
D’o`u : N(t) = N 0 e−λt.
On a en g´en´eral : dN dt < 0 ; la courbe est constammenet d´ecroissante. P´eriode ou demi-vie T : temps au bout duquel N diminue de moiti´e :
N(t + T ) = N 2 (t ).
T = ln 2 λ.
T d´efinit l’unit´e naturelle de temps (ou l’´echelle de temps ou l’unit´e adapt´ee de temps) du processus de radioactivit´e (a ne pas confondre avec l’unit´e de r´ef´erence du temps du Systeme International qui est la seconde).
t
Activit´e A : nombre de d´esint´egrations par unit´e de temps.
A = λN = λN 0 e−λt.
Unit´es : Becquerel (Bq) ; 1 Bq=1 d´es./s. Curie (Ci) ; 1 Ci=3, 7 × 1010 d´es./s ; correspond approximativement `a l’activit´e de 1 g de radium 226. Dur´ee de vie moyenne τ par noyau : Dur´ee de vie totale de tous les noyaux divis´ee par le nombre total N 0 des noyaux.
τ = λ^1.
Echelle semi-logarithmique.^ ´
ln N(t) = ln N 0 − λt.
Droite avec pente n´egative donn´ee par −λ.
f (y) est une fonction connue de y. (Dans le cas de la radioactivit´e, f (N) = −λN.) Diviser l’axe du temps en intervalles discrets de valeur ∆t petite devant celle du temps caract´eristique τ ou T du probl`eme (∆t ≪ τ ). Instant initial : t = t 0 = 0 ; t 1 = ∆t,.. ., tn = n∆t. Condition initiale : y(0) = y 0. On fait l’approximation du passage du continu au discret par l’utilisation du d´eveloppement limit´e :
y(t + ∆t) ≃ y(t) + ˙y(t)∆t = y(t) + f (y)∆t.
On applique cette formule pas `a pas.
y(t 1 ) = y 1 = y(t 0 + ∆t) = y 0 + f (y 0 )∆t,
y(t 2 ) = y 2 = y(t 1 + ∆t) = y 1 + f (y 1 )∆t, y(t 3 ) = y 2 = y(t 2 + ∆t) = y 2 + f (y 2 )∆t, y(tn) = yn = y(tn− 1 + ∆t) = yn− 1 + f (yn− 1 )∆t.
On obtient ainsi toutes les valeurs de yi. On trace la courbe continue qui passe par ces points. Plus ∆t est petit, plus la pr´ecision est grande. Exemple de la fonction exponentielle. dy dt =^ −λy;^ =⇒^ f^ (y) =^ −λy.
yn = yn− 1 − λyn− 1 ∆t = yn− 1 (1 − λ∆t) = yn− 1 (1 − ∆t τ
On v´erifie que la r´esolution num´erique reproduit la suite g´eom´etrique :
yn yn− 1
= 1 − ∆t τ
= r.
V- Filiation radioactive
En physique on rencontre souvent des ´equations coupl´ees entre plusieurs grandeurs physiques en ´evolution. C’est le cas notamment lorsque plusieurs particules ou plusieurs grandeurs interagissent mutuellement. On obtient dans ce cas un systeme d’´equations diff´erentielles coupl´ees faisant intervenir plusieurs variables ind´ependantes ou plusieurs degr´es de libert´e. La r´esolution de tels systemes d’´equations n’est g´en´eralement pas pos- sible analytiquement ; mais dans certains cas simples on arrive `a d´ecoupler les ´equations
d’une fa¸con syst´ematique et a les r´esoudre analytiquement. C’est le cas notamment des d´esint´egrations radioactives en chaˆıne qu’on traitera dans la suite. G´en´eralement les noyaux radioactifs donnent naissance par d´esint´egrationa d’autres noyaux radioactifs qui a leur tour se d´esint´egrent par radioactivit´e. On assistea une chaˆıne de d´esint´egrations, qu’on appelle filiation radioactive. L’uranium 23892 U, par exemple, produit par d´esint´egration une chaˆıne de 13 noyaux interm´ediaires radioactifs successifs, avant que ne se produise le dernier noyau stable de la chaˆıne, le plomb 20682 P b :
(^23892) U −→ X 1 −→ X 2 −→... −→ X 13 −→ 20682 P b.
Nous ´etudierons le cas le plus simple d’une chaˆıne avec trois ´el´ements :
A −→ B −→ C,
le noyau C ´etant stable. NA, NB , NC : nombre des noyaux respectivement du type A, B, C, a l’instant t. Il faut utiliser la loi de conservation du nombre total des noyaux. Chaque noyau A qui se d´esintegre donne naissance a un noyau B ; chaque noyau B qui se d´esintegre donne naissance a un noyau C. λA, λB : constantes radioactives respectivement des noyaux du type A et B. Par unit´e de temps, il y a λANA noyaux A qui se d´esintegrent, donc une mˆeme quantit´e de noyaux B qui se cr´eent ; de mˆeme, λB NB noyaux B qui se d´esint`egrent par unit´e de temps et un nombre ´egal de noyaux C qui se cr´eent.
dNA dt =^ −λANA, dNB dt =^ −λB^ NB^ +^ λANA, dNC dt
= +λB NB. On v´erifie que d dt
( NA + NB + NC
) = 0,
impliquant
( NA + NB + NC
) = const., ce qui traduit la conservation du nombre total des noyaux de tous types au cours du temps. Solution de la premi`ere ´equation, avec la condition initiale NA(0) = NA 0 :
NA(t) = NA 0 e−λAt.
On reporte cette solution dans l’´equation de NB :
dNB dt =^ −λB^ NB^ +^ λANA^0 e
−λAt.
0 t 0 2 t 0 t
Activit´e A : nombre de d´esint´egrations par unit´e de temps.
AA = λANA, AB = λB NB , AC = 0.
L’´equation de NB s’´ecrit aussi : dN dtB = −AB + AA. A t = t 0 , dN dtB est nul, ce qui entraˆıne l’´egalit´e des activit´es des noyaux du type A et du type B `a cet instant.
VI- Mouvement amorti
ede. Force orthogonalea la surface du corps en chacun de ses points. 2) Une force non-statique, qui se manifeste uniquement lorsque le corps est en mouvement. Elle tend a freiner le mouvement du corps. Cette force d´epend des caract´eristiques du milieu, de la g´eom´etrie du corps (mais non de sa masse) et de sa vitesse. Elle se d´ecompose en une composante parallele a la vitesse et de sens oppos´e, appel´ee traˆın´ee et en une composante orthogonalea la vitesse, appel´ee portance. On s’int´eresse d´esormais a la force de traˆın´ee, qui joue un rˆole plus important. Dans cette cat´egorie, on peut distinguer essentiellement deux types de forces. a) Une force de frottement, appel´ee force de viscosit´e ; c’est une fonction lin´eaire homogene de la vitesse, mais de sens oppos´e `a celle-ci. b) Une force inertielle, due au fait que le corps, pour se mouvoir, doit d´eplacer un volume ´equivalentde fluide ; c’est une fonction quadratique homogene de la vitesse, dirig´ee en sens oppos´ea celle-ci et agissant frontalement contre le corps en mouvement.
etre caract´eristique du fluide appel´e coefficient de viscosit´e. Le coefficient de viscosit´e dynamique, μ ou η, appel´e aussi viscosit´e dynamique, est homogene `a une pression multipli´ee par une longueur et divis´ee par une vitesse :[μ] = ML−^1 T −^1.
Unit´e : kg m−^1 s−^1 = Pa s. La viscosit´e cin´ematique, ν, est obtenue `a partir de μ en le divisant par la masse volumique ρ du fluide : ν =
μ ρ. [ν] = L^2 T −^1.
Unit´e : m^2 s−^1.
a uns sphere de rayon a. En tenant compte de la dimension du coefficient de viscosit´e μ, la force de viscosit´e prend la forme :Ff 1 = −k 1 μav,
k 1 ´etant un coefficient sans dimension positif. L’existence de plusieurs grandeurs dimensionn´ees nous permet de construire d’autres expressions de forces. La force inertielle, qui ne d´epend pas de la viscosit´e, prend la forme :
Ff 2 = −k 2 ρa^2 |v|v,
k 2 ´etant un coefficient sans dimension positif. En comparant les deux forces pr´ec´edentes, on conclut que la force de viscosit´e sera dominante pour des vitesses faibles, tandis que la force inertielle sera dominante pour des vitesses grandes. La possibilit´e de construire plusieurs expressions de forces de freinage est due a l’exis- tence d’un parametre sans dimension, appel´e nombre de Reynolds. Il est d´efini comme suit : R =^2 a|v| ν
=^2 a|v| μ/ρ
On peut ainsi construire une expression g´en´erale de la force de freinage par la formule
Ff = −μavf (R),