

Besser lernen dank der zahlreichen Ressourcen auf Docsity
Heimse Punkte ein, indem du anderen Studierenden hilfst oder erwirb Punkte mit einem Premium-Abo
Prüfungen vorbereiten
Besser lernen dank der zahlreichen Ressourcen auf Docsity
Download-Punkte bekommen.
Heimse Punkte ein, indem du anderen Studierenden hilfst oder erwirb Punkte mit einem Premium-Abo
Geschichte von Athen und ihre Institutionen
Art: Slides
1 / 3
Diese Seite wird in der Vorschau nicht angezeigt
Lass dir nichts Wichtiges entgehen!


Les réformes clisthéniennes et la démocratie à Athènes Aristote, marbre, copie romaine d’une statue en bronze de Lysippe (IVe^ siècle av. J-C.) © Wikimedia Commons Biographie d´Aristote : Né en -384 en Macédoine. Il suit l ´enseignement de Platon à l´Académie d ´Athènes puis fonde une école à Assos. En -342, il devient le précepteur d´Alexandre, le fils du roi Philippe II. En 335, Aristote retourne à Athènes et y fonde le Lycée. Son œuvre est parvenue en Occident via les traductions des philosophes arabes tels Avicenne et Averroès. 47 de ses œuvres nous sont parvenues dont La Politique. Document 2 Caractériser la citoyenneté Le principe de base de la constitution démocratique c'est la liberté ; c'est, en effet, ce qu'on a coutume de dire, parce que c'est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage. C'est à cela, en effet, que réside, dit-on, toute démocratie. Et l'une des formes de la liberté c'est d’être tour à tour gouverné et gouvernant. En effet, le juste selon la conception démocratique, c'est que chacun ait une part égale numériquement et non selon son mérite, et avec une telle conception du juste, il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable, et c'est cela qui sera le juste, car ils [les partisans de la démocratie] disent qu'il faut que chaque citoyen ait une part égale. De sorte que dans les démocraties il se trouve que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ; ils sont en effet plus nombreux, et c'est l'opinion de la majorité qui est souveraine (…). Il faut évidemment se demander tout d’abord ce que c’est que le citoyen, puisque les citoyens, en certain nombre, sont les éléments mêmes de l’État. Ainsi, recherchons en premier lieu à qui appartient le nom de citoyen et ce qu’il veut dire, question souvent controversée et sur laquelle les avis sont loin d’être unanimes, tel étant citoyen pour la démocratie, qui cesse souvent de l’être pour un État oligarchique. Nous écarterons de la discussion les citoyens qui ne le sont qu’en vertu d’un titre accidentel, comme ceux qu’on fait par un décret. On n’est pas citoyen par le fait seul du domicile ; car le domicile appartient encore aux étrangers domiciliés et aux esclaves. On ne l’est pas non plus par le seul droit d’ester en justice comme demandeur et comme défendeur ; car ce droit peut être conféré par un simple traité de commerce. Le
domicile et l’action juridique peuvent donc appartenir à des gens qui ne sont pas citoyens. Tout au plus, dans quelques États, limite-t-on la jouissance pour les domiciliés : on leur impose, par exemple, de se choisir une caution ; et c’est une restriction au droit qu’on leur accorde. Les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de l’inscription civique, et les vieillards qui en ont été rayés sont dans une position presque analogue : les uns et les autres sont bien certainement citoyens ; mais on ne peut leur donner ce titre d’une manière absolue, et l’on doit ajouter pour ceux-là qu’ils sont des citoyens incomplets… Aristote (IVe siècle av. JC), La Politique , III