Techniques de Réalisation de Coupes en Cartographie: Exercices et Exemples, Exercises of Geology

Ce document présente des techniques de réalisation de coupes en cartographie, illustrées par des exemples concrets. Il aborde des concepts clés tels que les plis, les failles, les discordances angulaires et les terminaisons périclinales. Le document propose également des exercices corrigés pour mettre en pratique les techniques apprises.

Typology: Exercises

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Cartographie - techniques de réalisation de coupes 1
Réalisation de coupes
Quelques exemples simples
de cartographie
Exemple simple de pli
Sur la figure 37, on n’a aucun mal à re-
connaître une structure plissée. Il n’y
a pas de faille, pas de discordance.
Nous n’avons donc qu’un seul «bloc»
à étudier. On observe bien une struc-
ture symétrique, et les couches ne sont
pas horizontales, puisque leurs limites
ne sont pas parallèles aux courbes de
niveau. On observe l’extrémité d’un
pli, puisqu’on peut suivre, sur la carte,
les couches depuis un flanc jusqu’à
l’autre.
Les petites incursions des courbes de
niveau indiquent l’existence de petites
vallées entaillées dans le relief, et les li-
mites de couches font clairement (hum
!) de petits (tout petits) V dans ces val-
lées. Le pli est donc un Synforme (pour
savoir si c’est un synclinal, il faudrait
savoir l’age relatif des couches).
Le dessin est alors assez facile à faire.
A l’écrit, aux TP, ou à l’oral, vous pouvez avoir à réaliser une coupe à main levée
d’après une carte ou un extrait de carte.
Cet exercice consiste en la représentation de ce que vous avez compris de l’analyse
de la carte.
Sauf lorsque c’est évident, on vous proposera toujours un profil topographique de
la zone concernée. Vous n’avez donc pas à réaliser un tel profil.
En revanche, un certains nombre de «trucs» doivent être assimilés pour réaliser cor-
rectement cet exercice : V dans les vallées, pendages des failles, biseaux de trans-
gression, discordances angulaires...
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Réalisation de coupes

Quelques exemples simples

de cartographie

Exemple simple de pli

Sur la figure 37, on n’a aucun mal à re- connaître une structure plissée. Il n’y a pas de faille, pas de discordance. Nous n’avons donc qu’un seul «bloc» à étudier. On observe bien une struc- ture symétrique, et les couches ne sont pas horizontales, puisque leurs limites ne sont pas parallèles aux courbes de niveau. On observe l’extrémité d’un pli, puisqu’on peut suivre, sur la carte, les couches depuis un flanc jusqu’à l’autre. Les petites incursions des courbes de niveau indiquent l’existence de petites vallées entaillées dans le relief, et les li- mites de couches font clairement (hum !) de petits (tout petits) V dans ces val- lées. Le pli est donc un Synforme (pour savoir si c’est un synclinal, il faudrait savoir l’age relatif des couches). Le dessin est alors assez facile à faire.

A l’écrit, aux TP, ou à l’oral, vous pouvez avoir à réaliser une coupe à main levée

d’après une carte ou un extrait de carte.

Cet exercice consiste en la représentation de ce que vous avez compris de l’analyse

de la carte.

Sauf lorsque c’est évident, on vous proposera toujours un profil topographique de

la zone concernée. Vous n’avez donc pas à réaliser un tel profil.

En revanche, un certains nombre de «trucs» doivent être assimilés pour réaliser cor-

rectement cet exercice : V dans les vallées, pendages des failles, biseaux de trans-

gression, discordances angulaires...

Attention aux pièges grossiers :

Les figures 41 et 42 montrent deux cartes très semblables, en tout cas très ressemblantes. Il n’y a pas de faille, pas de discordance. Nous n’avons donc qu’un seul «bloc» à étudier. Elle sont cependant de signification très différente. Sur la figure 41, nous avons clairement affaire à un pli puisque les limites de couche ne sont pas parallèles aux courbes de niveau. En revanche, la figure 42 montre des couches bien horizontales, et il ne s’agit nullement d’un pli mais bien d’une butte témoin (en effet, les courbes de niveau et les indications d’al- titude montrent qu’il s’agit d’un mont)

Pour la figure 41, les signes de pendage nous indiquent que le pli en question est un syn- forme.

On retiendra donc bien cet élément essentiel de notre catéchisme : avant d’identifier un pli, on vérifie que la structure n’est pas tabulaire. On se rappelle également qu’il est facile de voir qu’une carte présente une structure tabulaire : l’allure «persillée» ou «dendri- tique» des terrains qui suivent les courbes de niveau (et qui suivent donc tout le dessin du réseau hydrographique).

L’allure des plis couchés

Sur les figures 45 et 46, regardez attentivement les V dans les vallées que forment les flancs des plis : les pendages sont les mêmes de part et d’autre! Cela signifie que les deux flancs pendent dans la même direction. On interprète cela facilement en dessinant un pli couché.

Mais se pose alors le problème du type de pli : s’agit-il d’un synforme ou d’un antiforme? Ici encore, la terminaison périclinale nous sauve... : sur la figure 45, la terminaison péri- clinale montre un signe de pendage dirigé vers le cœur du pli : c’est un synforme. Sur la figure 46, la terminaison périclinale montre un pendage vers l’extérieur du pli : ce pli est un antiforme.

On notera sur le dessin de la coupe 46 la relation entre le relief et la lithologie : la couche de terrain n4 forme systématiquement des reliefs abrupts, avec des falaises importantes. Il s’agit ici d’un cal- caire assez résistant qui fait contraste avec les autres terrains plus marneux. (Pour la petite histoire, cette coupe est imaginaire, mais on pourra se rappeler que n 4 correspond, dans les chaînons su- balpins, à l’Urgonien). C’est un élément important du dessin que de bien souligner, dans le relief, la présence des couches plus résistantes.

Déterminer l’épaisseur ou le pendage des couches.

La figure 41 (que nous avons déjà vue plus haut) nous montre un bon exemple. Il s’agit d’un pli syn- forme d’allure assez banale. Mais en y regardant de près, on constate que les flancs ouest (à gau- che) sont des bandes étroites et que les flancs est (à droite) forment des bandes plus larges. Com- me on admet que chaque couche garde la même épaisseur à l’échelle de la coupe, il est évident que cette différence est due à une différence de pendage : le pendage est plus fort côté est que côté ouest.

Si l’on ne connaît pas le pendage mais que l’on connaît l’épaisseur, on se «fabrique une couche à la bonne épaisseur (imaginez que vous vous faites une petite bande de papier) et on l’incline de façon à faire coïncider son affleurement avec ce que donne la carte (voir figure ci-dessous).

Si l’on connaît le pendage, mais pas l’épaisseur, alors le principe est le même. On dessine ce pen- dage à proximité de la surface du relief (c’est là qu’il a été mesuré), et ce dessin impose alors la va- leur de l’épaisseur des couches. On n’a plus alors qu’à conserver cette épaisseur des couches.

On imagine un gabarit de l’épaisseur connue de la couche (en gris).

On positionne ce gabarit (ici pour la cou- che e2) à hauteur des affleurements et on l’incline de façon à faire coïncider les limites de la couche avec les limites de la zone d’affleurement.

On obtient ainsi le pendage de la cou- che à proximité de la surface. On des- sine alors la couche en prolongeant ces limites, sans oublier de les incurver si nécessaire.

La forme générale du pli (la terminaison périclinale, entre autre) et l’épaisseur des niveaux sus-jacents et sous-jacents per- mettent de dessiner la couche complète.

Carte n°

Analyse de la carte On commence par faire abstraction des pellicules de terrains récents en gris-crème (LP : limon des plateaux et Fz, alluvions fluviatiles). On distingue nettement deux domaines : les terrains en jaune, clairement plissés (nombreux signes de pendages) et les terrains en bleu, clairement horizontaux (limites de couches pa- rallèles aux courbes de niveau). Il n’y a pas de faille ou chevauchement. Le dessin de la carte évoque clairement que les terrains bleux à l’horizontale sont en dis- cordance angulaire sur les terrains jaunes plissés/érodés. Nous avons donc deux blocs dis- tincts à considérer : les terrains jaunes plissés et les terrains bleus discordants horizontaux.

Réalisation de la coupe : On représente nos deux domaines. Le relief souligne bien les terrains horizon- taux. Il s’agira ensuite de dessiner séparé- ment ces deux domaines.

Les terrains discordants sont formés des couches J (^) IV et l 4. On observe que JIV fait un biseau de transgression sur l 4. On représentera donc ce biseau en coupe.

Les terrains plissés sont assez faciles à dessiner. On pratique comme si on «en- levait» les terrains bleus pour découvrir ce qu’il y a en-dessous. En suivant les signes de pendage, on peut extrapoler la position des axes de synforme et des axes d’antiforme. On n’oublie pas, pour terminer le dessin, de représenter les fines pellicules de terrains qua- ternaires LP et Fz.

Carte n°

On fera abstraction des alluvions Fy. Analyse de la carte On doit voir ici sans problème la discordance des terrains jaunes sur les terrains verts, mais aussi la présence d’une faille qui affecte ces seuls terrains verts. Nous devons donc définir deux compartiments de Crétacé plissé (en vert) séparés par une faille, le tout surmonté par du Miocène (en jaune) discordant. Ici encore, on voit un petit biseau de transgression dans le Miocène. La faille traverse la carte sans être affectée par les variations du relief : c’est une faille ver- ticale.

Dessin de la coupe Les terrains Miocènes présentent de lé- gers pendages qui montrent qu’ils sont en disposition synforme (légèrement). Ils sont donc discordants, mais très légèrement «ondulés».

Les terrains Crétacés à l’ouest de la faille (sous le Miocène) forment un pli (qui affleure bien au nord du Miocène). Les flancs ouest sont clairement verticaux, et les flancs est sont inclinés. Nous dessinons donc un pli disymétrique. A l’extrème ouest, les ter- rains sont quasi horizontaux.

A l’est de la faille, les terrains Crétacé sont plissés en une légère structure synforme à cœur de c3 (terminaison périclinale dans le sud de la carte). Le cœur du pli (le c3) vient buter contre la faille. C’est ce que l’on des- sine.

Avec de zoulies couleurs :

Carte n°

Analyse de la carte La moitié ouest en jaune (Miocène) est clairement discordante sur la moitié est, Crétacé plissé. Une faille affecte le Crétacé. Cette faille est légèrement inclinée (V dans la vallée).

Dessin de la coupe On représente le Miocène horizontal et la faille.

Le Miocène présente un biseau de trans- gression. Les terrains plissés sont diffé- rents dans les deux blocs : A l’ouest, un pli antiforme quasi couché dont le cœur vient buter contre la faille. A l’est, un pli synforme dont le cœur bute également contre la faille.

Avec la couleur, c’est carrément somp- tueux.

Carte n°

Analyse de la carte Un peu plus compliqué... Du Jurassique (bleu) est nettement horizontal et discordant sur du Silurien (vert) plissé et faillé. A bien observer : il y a une faille qui traverse la carte du Nord au Sud et qui est très peu visible car recouverte par l’affleurement Jurassique bleu (sur la gauche de la carte) ; cette faille est verticale puisqu’elle traverse des cours d’eau sans voir son tracé obliquer. Une autre faille à l’est est légèrement inclinée (V dans les vallées). Une dernière faille, petite, au centre, vient recouper tous les terrains, y compris le Jurassique.

Dessin de la coupe On place les failles d’abord, puis les ter- rains Jurassiques discordants.

Il y a un biseau de transgression du Ju- rassique (bleu) sur le Trias (rose). Les terrains Siluriens sont inclinés pour le bloc ouest, plissés dans le bloc cen- tral (pendages et terminaisons périclina- les sont sans ambiguité). Le bloc est est plissé en synforme dont le cœur bute sur la faille légèrement inclinée.

Et hop!