physique quantique prepa, Lecture notes of Physics

cours physique quantique pour la prepa

Typology: Lecture notes

2024/2025

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Partie 1
corps noir en le modélisant par un ensemble d'oscillateurs harmoniques pouvant absorber ou
émettre la lumiÚre pour toutes les fréquences du rayonnement.
Son analyse, basée sur la thermodynamique classique conduisit à la formule suivante u=
corrigée par Sir James Jeans, qui porte le nom de loi de Rayleigh - Jeans :
oĂč u est la densitĂ© d'Ă©nergie Ă©mise par unitĂ© de longueur d'onde, est la constante de Boltzmann
et T la température absolue.
Pour des longueurs d'onde inférieures, elle fait apparaßtre une
divergence par rapport à la distribution expérimentale. Cette
divergence est appelée
"Catastrophe ultra-violette".
c-Effet photoélectrique :
Sous irradiation ultraviolette, un métal émet spontanément des
électrons. Cet effet appelé effet photoélectrique fut détecté expérimentalement par Becquerel en
1839, Hertz en 1887. Philipp Eduard Anton von Lenard montra en 1900 que les particules
émises étaient des électrons.
Lenard montra en 1900 que le nombre d'électrons émis par le métal dépend de l'intensité
lumineuse incidente, mais que leur vitesse ne dépend que de la
fréquence du rayonnement UV.
Pour chaque type de métal, il existe une fréquence seuil (de
l’onde lumineuse) en deçà de laquelle on n'observe pas
d'émission de "photoélectrons".
En outre, l'Ă©mission est un phĂ©nomĂšne instantanĂ©, mĂȘme pour
de trÚs faibles intensités.
La loi de Rayleigh - Jeans ne permet pas de rendre compte de l'émission du
corps noir qu'aux grandes longueurs
De ce fait, et selon le modĂšle planĂ©taires, l’électron au cours de son mouvement finira par tomber sur le noyau !!
1 Limites de la mécanique classiques :
La mĂ©canique classique n’arrive pas Ă  expliquer certains phĂ©nomĂšnes physiques notamment :
a- Instabilité de la matiÚre :
A la suite des travaux d'Ernest Rutherford (1911), il fut admis que l'atome pouvait s'apparenter Ă 
un noyau de charge positive autour duquel orbitent des particules chargées négativement : les
électrons. La cohésion de l'édifice atomique résulte de la force de Coulomb jouant pour l'atome le
rÎle de la force de gravitation dans un systÚme planétaire.
Le modÚle planétaire de Rutherford souffrait cependant d'une incohérence liée aux lois de
l'électromagnétisme. En effet, les particules chargées en mouvement accéléré sont susceptibles
d'émettre un rayonnement lumineux
b-Catastrophe ultraviolette :
En 1900, Rayleigh proposa d'analyser les propriétés d'absorption et d'émission à l'intérieur du
Cpge ibno Taymia MP2 2022/2023
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Partie 1

corps noir en le modélisant par un ensemble d'oscillateurs harmoniques pouvant absorber ou

émettre la lumiÚre pour toutes les fréquences du rayonnement.

Son analyse, basée sur la thermodynamique classique conduisit à la formule suivante u=

corrigée par Sir James Jeans , qui porte le nom de loi de Rayleigh - Jeans :

oĂč u est la densitĂ© d'Ă©nergie Ă©mise par unitĂ© de longueur d'onde, est la constante de Boltzmann

et T la température absolue.

Pour des longueurs d'onde inférieures, elle fait apparaßtre une

divergence par rapport à la distribution expérimentale. Cette

divergence est appelée

" Catastrophe ultra-violette ".

c-Effet photoélectrique :

Sous irradiation ultraviolette, un métal émet spontanément des

électrons. Cet effet appelé effet photoélectrique fut détecté expérimentalement par Becquerel en

1839, Hertz en 1887. Philipp Eduard Anton von Lenard montra en 1900 que les particules

émises étaient des électrons.

Lenard montra en 1900 que le nombre d'électrons émis par le métal dépend de l'intensité

lumineuse incidente, mais que leur vitesse ne dépend que de la

fréquence du rayonnement UV.

Pour chaque type de métal, il existe une fréquence seuil (de

l’onde lumineuse) en deçà de laquelle on n'observe pas

d'émission de "photoélectrons".

En outre, l'Ă©mission est un phĂ©nomĂšne instantanĂ©, mĂȘme pour

de trÚs faibles intensités.

La loi de Rayleigh - Jeans ne permet pas de rendre compte de l'émission du

corps noir qu'aux grandes longueurs

De ce fait, et selon le modĂšle planĂ©taires, l’électron au cours de son mouvement finira par tomber sur le noyau !!

1 Limites de la mécanique classiques :

La mĂ©canique classique n’arrive pas Ă  expliquer certains phĂ©nomĂšnes physiques notamment :

a- Instabilité de la matiÚre :

A la suite des travaux d'Ernest Rutherford (1911), il fut admis que l'atome pouvait s'apparenter Ă 

un noyau de charge positive autour duquel orbitent des particules chargées négativement : les

électrons. La cohésion de l'édifice atomique résulte de la force de Coulomb jouant pour l'atome le

rÎle de la force de gravitation dans un systÚme planétaire.

Le modÚle planétaire de Rutherford souffrait cependant d'une incohérence liée aux lois de

l'électromagnétisme. En effet, les particules chargées en mouvement accéléré sont susceptibles

d'émettre un rayonnement lumineux

b-Catastrophe ultraviolette :

En 1900, Rayleigh proposa d'analyser les propriétés d'absorption et d'émission à l'intérieur du

❖ Si V>0 pour une valeur suffisamment Ă©levĂ©e de V touts les photoĂ©lectrons Ă©mis atteignent l’anode (+) , et le courant I atteint une valeur maximale .Si on augmente davantage V le courant demeure constant. Cependant, la valeur maximale du courant est proportionnelle Ă  l’intensitĂ© lumineuse ❖ Si V<0 seulement les avec une Ă©nergie cinĂ©tique > =eV atteignent l’anode. Si > aucun Ă©lectron n’atteint l’anode. Le potentiel d’arrĂȘt est indĂ©pendant de l’intensitĂ© lumineuse Explication inexacte classique Explication quantique (Einstein 1905) Les collisions entre les quanta de lumiĂšre (photon) et les Ă©lectrons du mĂ©tal sont de type mĂ©canique oĂč l’énergie et la quantitĂ© de mouvement se transmettent et se conservent. Ainsi,

  1. À basse frĂ©quence (Μ < ), les photons incidents n’ont pas suffisamment d’énergie Ă  communiquer aux Ă©lectrons pour les faire passer la barriĂšre de potentiel qui les retient dans le mĂ©tal (explication de la frĂ©quence seuil ) 2. Il s’agit d’une collisio n parfaitement Ă©lastique

Μ = + (Ă©quation photoĂ©lectrique)

Puisque : = e Alors Μ = + e

Exemples de calcul :

1. Incapable d’expliquer la frĂ©quence seuil:

- Avec le temps, l’électron pourrait toujours acquĂ©rir suffisamment d’énergie pour s’échapper.

2. Incapable d’expliquer pourquoi le potentiel d’arrĂȘte V est indĂ©pendant de l’intensitĂ©

lumineuse:

- Puisque I est proportionnel au carrĂ© de l’amplitude (A) , pour une mĂȘme frĂ©quence, si I

augmente alors l’énergie devrait augmenter

3. Incapable d’expliquer l’émission instantanĂ©e:

- Le retard d’émission calculĂ© est beaucoup plus grand que celui mesurĂ© expĂ©rimentalement.

Conclusion: “La thĂ©orie ondulatoire de la lumiĂšre ne rĂ©ussit pas Ă  expliquer l’émiss ion

photoĂ©lectrique”.

Constatations experimentales

2 .3 Le comportement ondulatoire de la matiĂšre :

2.3.1 InterfĂ©rences d’électrons :

Il s’agit d’une expĂ©rience de type « fentes d’Young », schĂ©matisĂ©e (figure). Des Ă©lectrons, Ă©mis par une source identique Ă  celle d’un microscope Ă©lectronique, sont accĂ©lĂ©rĂ©s sous une diffĂ©rence de potentiel de 50 kV, puis dirigĂ©s vers un ensemble de trois Ă©lectrodes. Le flux d’électrons Ă©mis par la source est contrĂŽlĂ©, de l’ordre de 10 Ă©lectrons par seconde, ce qui correspond Ă  un courant d’intensitĂ© A Une Ă©lectrode centrale cylindrique, de diamĂštre infĂ©rieur au micromĂštre, est portĂ©e Ă  un potentiel supĂ©rieur de 10 V Ă  celui de deux Ă©lectrodes planes disposĂ©es latĂ©ralement. La distance entre les deux Ă©lectrodes latĂ©rales est de 10 mm. La distance entre la source d’électrons et le dĂ©tecteur est de 1.5 m, les Ă©lectrons se dĂ©plaçant dans le dispositif Ă  environ Le faisceau Ă©lectronique est ainsi divisĂ© en deux faisceaux, dĂ©viĂ©s dans des sens opposĂ©s, et se recouvrant dans une zone oĂč un dĂ©tecteur est placĂ©. En pratique, l’impact d’un Ă©lectron en un point du dĂ©tecteur produit de la lumiĂšre de fluorescence, qui est ensuite amplifiĂ©e et filmĂ©e, ce qui permet de repĂ©rer l’impact d’un Ă©lectron sur le dĂ©tecteur, voir la vidĂ©o et la capture d’écran figure8.

On observe les Ă©lectrons arriver un par un sur le dĂ©tecteur. Cependant, lorsqu’un nombre su ffisant

d ’é lectrons a atteint le dĂ©tecteur, on constate qu’ils ne sont pas Ă©quirĂ©partis. La probabilitĂ© qu’un Ă©lectron arrive en un point du dĂ©tecteur est donnĂ©e par une figure d’interfĂ©rences. Des interfĂ©rences de mĂȘme type ont Ă©tĂ© observĂ©es avec des objets de plus en plus gros : d’abord des neutrons, puis des atomes de rubidium, et mĂȘme dĂ©sormais des molĂ©cules comme les fullerĂšnes ( , masse molaire 720 g/mol) ou depuis 2012 des colorants de la famille des phthalocyanines (la plus grosse Ă©tant de formule , de masse molaire 1.2× g/mol).

Impact des Ă©lectrons sur l’écran

La figure ci-dessus montre que les Ă©lectrons et mĂȘme des particules plus grandes qu’eux : (molĂ©cules dont la masse peut aller jusqu’à = 1,99. ) peuvent se comporter comme une onde. Cependant : Est- ce qu’on peut dĂ©finir une longueur d’onde pour la matiĂšre? Jusqu’à quelle limite l’aspect ondulatoire est - il observable chez la matiĂšre?

2.3.2. Relations de Planck-Einstein et de de Broglie :

Ainsi, tous les objets physiques peuvent ĂȘtre dĂ©crits par une onde et par une particule. On parle de dualitĂ©

onde-corpuscule. Comme pour le photon et l’onde lumineuse, la particule et l’onde de matiĂšre dĂ©crivent le

mĂȘme objet physique et leurs propriĂ©tĂ©s sont donc intimement liĂ©es. Une particule en mĂ©canique classique est dĂ©crite en particulier par sa quantitĂ© de mouvement et son Ă©nergie cinĂ©tique ; le photon par sa frĂ©quence (ou longueur d’onde ). La dualitĂ© impose de dĂ©finir une quantitĂ© de mouvement et Ă©nergie pour le photon et une longueur pour la matiĂšre

a-relation de Planck-Einstein :

L’énergie du photon est donnĂ©e par la relation photon hc  h  ïŹ (^) = = avec Μ leur frĂ©quence (correspondant Ă  l’onde lumineuse) et h = 6.62× J·s la constante de Planck.

b-relations de de Bröglie :

Les relations de de Bröglie indiquent que la quantitĂ© de mouvement p d’une particule est donnĂ©e par le relation 2 h p k avec  = =

c-Comportement quantique ou non?:

Si les dimensions caractĂ©ristiques du systĂšme (maille cristalline, volume moyen, distance de parcours moyenne etc) sont supĂ©rieures Ă  la longueur d'onde de De Broglie, les effets d'interfĂ©rence ondulatoires peuvent ĂȘtre nĂ©gligĂ©s et le comportement des particules peut raisonnablement ĂȘtre Ă©tudiĂ© Ă  l'aide des lois de la mĂ©canique classique.

Ordre de grandeur des longueurs d'ondes associés à des particules

Application 1 : Justifier alors que pour une balle de tennis et pour une voiture en déplacement,

les aspects quantiques sont négligeables

3.1 InterprĂ©tation de l’expĂ©rience des fentes d’Young avec des Ă©lectrons

Revenons Ă  l’expĂ©rience du paragraphe 2.3.1. On rĂ©alise l’expĂ©rience en envoyant sur les fentes une particule Ă  la fois. On enregistre sur l’écran l’impact de la particule aprĂšs son passage par les fentes. Si la fente 2 est fermĂ©e, l’ensemble des particules passant par la fente 1 forme la sĂ©rie d’impacts (1), par contre, si la fente 1 est fermĂ©e, l’ensemble des particules passant par la fente 2 forme la sĂ©rie d’impacts (2).

Résultat classiquement prévu

Propriété. Le caractÚre ondulatoire des particules devient important lorsque les dimensions

caractĂ©ristiques du milieu L deviennent de l’ordre de grandeur, ou infĂ©rieur, de la longueur d’onde de de Broglie λ.

3 La fonction d’onde : interprĂ©tation probabiliste de la mĂ©canique quantique

PropriĂ©tĂ©. Pour une particule repĂ©rĂ©e par sa position x, et ayant pour quantitĂ© de mouvement p (^) x = m v. x L’indĂ©termination intrinsĂšque (incertitude) ∆x sur la position et ∆ sur la quantitĂ© de mouvement sont reliĂ©es par la relation appelĂ©e L’inĂ©galitĂ© de Heisenberg. 2  x  p (^) x ï‚ł Comme le caractĂšre ondulatoire est intrinsĂšquement quantique, on traduit souvent cette inĂ©galitĂ© en postulant que si une particule a un comportement quantique alors  x . px . ConsĂ©quence expĂ©rimentale (Voir CNC 2019) L’inĂ©galitĂ© d’Heisenberg fournit une interprĂ©tation naturelle aux expĂ©riences de diffraction d’électrons. On s’intĂ©resse au passage d’un Ă©lectron de quantitĂ© de mouvement p (^) 0 = mv 0 au travers d’une fente de largeur a dans la direction y. Initialement, avant le passage par la fente, la quantitĂ© de mouvement de l’électron est trĂšs bien connue mais sa position ne l’est pas. L’indĂ©termination est donc forte sur la position , et faible sur la quantitĂ© de mouvement. Si un Ă©lectron est dĂ©tectĂ© sur « l’écran », c’est bien sĂ»r qu’il est passĂ© au travers de la fente, ce qui donne une information sur sa position avec une indĂ©termination d’au plus  y a

. Puisque l’on gagne en information sur la position, il y a nĂ©cessairement perte d’informatio n sur la quantitĂ© de mouvement py pour respecter l’inĂ©galitĂ© d’Heisenberg. L’indĂ©termination sur la quantitĂ© de mouvement est donc : p (^) y y a  = = 

En d’autres termes, suite au passage par la fente, di ffĂ©rents Ă©lectrons prĂ©sentent une quantitĂ© de

mouvement di ffĂ©rente en projection sur la direction y, ce qui n ’é tait pas le cas avant la fente oĂč p

Peut prendre toutes les valeurs entre − p (^) y et +  py. En considĂ©rant des petits angles p (^) y = p (^) 0 sin  p (^) 0  et  p (^) y = p 0  d ’oĂč 0 0 0 0 h avec on a p p a ïŹ  ïŹ =  Qui correspond bien Ă  la largeur angulaire de la tache centrale de diffraction par une fente !! DonnĂ©es expĂ©rimentales : Application 1 : ConsidĂ©rons le bras automatisĂ© d’un robot chargĂ© d’enfoncer une piĂšce dans une autre. La masse de celle ci est de 10 g, la position finale de la piĂšce doit ĂȘtre prĂ©cise au dixiĂšme de millimĂštre et la vitesse de la piĂšce au moment de l’enfoncement est inf Ă©rieure Ă  un millimĂštre par seconde. La prĂ©cision du robot est-elle limitĂ©e par la physique quantique? Application 2 : Par des techniques de refroidissement laser et confinement magnĂ©tique, on peut piĂ©ger un nuage d’atomes de sodium. ➱ Masse d’un atome de sodium : m = 4 × ➱ En Ă©tudiant les positions des atomes du nuage, on mesure une dispersion ∆x 3 ÎŒm ; ➱ En Ă©tudiant les vitesses de ces atomes, on mesure une dispersion ∆v 2 mm/s. Peut-on amĂ©liorer le piĂ©geage en gardant la mĂȘme dispersion des vitesses?

Dans le cas de l’expĂ©rience mentionnĂ©e plus haut, les fentes ont pour largeur 62 nm et le faisceau d’électrons est Ă©mis avec u ne Ă©nergie de 600 eV, ce qui correspond Ă  une longueur d’onde de de Broglie de 50 pm. L’ouverture angulaire de la figure de diffraction est prĂ©vue comme Ă©tant de l’ordre de 8 × rad. Le dispositif d’acquisition est trop complexe pour ĂȘtre dĂ©taillĂ© ici, on admettra que tout se passe comme si la figure de diffraction Ă©tait enregistrĂ©e par une cellule sensible de taille apparente environ 1 mm situĂ©e Ă  25 cm de la double fente. Cette cellule permet d’acquĂ©rir un champ angulaire d’environ 4 × rad, et donc de voir la figure de diffraction dans son ensemble.