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Correction examen - géométrie algorithmique 8, Examens de Géométrie Algorithmique

Correction examen de géométrie algorithmique 8. Les principaux thèmes abordés sont les suivants: Modélisation de l’expérience aléatoire, le centre du cercle circonscrit au triangle, la similitude plane directe d’écriture complexe.

Typologie: Examens

2013/2014

Téléchargé le 14/04/2014

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bg1
[Baccalauréat S Centres étrangers \
juin 2007
Exercice 1
1. Modélisation de l’expérience aléatoire : l’univers est l’ensemble des combinaisons (choix non ordonnés et sans
répétition) de trois éléments distincts pris dans l’ensemble des huit boules {N1, N2,N3,R1, R2,R3, R4,R5}.
On choisit la probabilité équirépartie sur cet univers .
On sait que Card()=µ8
3=8×7×6
3! =56
(a) Cette probabilité est µ3
3
56 =1
56. Réponse A.
(b) La probabilité de tirer 3 boules rouges est µ5
3
56 =10
56. La probabilité de tirer 3 boules de la même couleur est
alors 1
56 +10
56 =11
56 . Réponse A.
2. On répète 5 fois, dans des conditions identiques et indépendantes, la même épreuve de Bernoulli qui consiste à
tirer une boule de l’urne. Les issuescontraires de cette épreuve sont : «la boule tirée e stn oire»(succès de probabilité
p=3/8) et «la boule tirée est rouge» (échec de probabilité q=1p=5/8).
Soit Xla variable aléatoire qui compte le nombre de boules noires obtenues au cours de ces 5 épreuves. On sait
alors que Xsuit la loi binomiale B(5, 3/8)
Pour tout entier kcompris entre 0 et 5, P(X=k)=µ5
k¶µ3
8kµ5
85k
(a) P(X=5) =µ3
85
. Réponse B.
(b) P(X=2) =µ5
2¶µ3
82µ5
83
. Réponse C.
3. Construisons l’arbre pondéré associé à cette troisième expérience aléatoire.
(a) PR1(R2) est la probabilité de tirer une boule rouge dans une urne contenant 7 boules : 4 rouges et 3 noires. Donc
PR1(R2)=4
7. Réponse B.
(b) P(R1N2)=P(R1)×PR1(N2)=5
8×3
7=15
56 . Réponse C.
(c) D’après la formule des probabilités totales :
P(R2)=P(R1R2)+P(N1R2)=5
8×4
7+3
8×5
7=20+15
56 =35
56 =5
8
Réponse A.
(d) PN2(R1)=P(R1N2)
P(N2)=P(R1N2)
1P(R2)=15/56
3/8 =5
7. Réponse C.
Exercice 2 (obligatoire)
Partie I
On pose z=x+i y avec xet yréels. Alors e(z)=xet m(z)=y.
pf3
pf4
pf5

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[ Baccalauréat S Centres étrangers \

juin 2007

Exercice 1

  1. Modélisation de l’expérience aléatoire : l’univers Ω est l’ensemble des combinaisons (choix non ordonnés et sans répétition) de trois éléments distincts pris dans l’ensemble des huit boules { N 1, N 2, N 3, R 1, R 2, R 3, R 4, R 5}.

On choisit la probabilité équirépartie sur cet univers Ω.

On sait que Card(Ω) =

8 × 7 × 6

(a) Cette probabilité est

. Réponse A.

(b) La probabilité de tirer 3 boules rouges est

. La probabilité de tirer 3 boules de la même couleur est

alors

. Réponse A.

  1. On répète 5 fois, dans des conditions identiques et indépendantes, la même épreuve de Bernoulli qui consiste à tirer une boule de l’urne. Les issues contraires de cette épreuve sont : «la boule tirée est noire» (succès de probabilité p = 3/8) et «la boule tirée est rouge» (échec de probabilité q = 1 − p = 5/8). Soit X la variable aléatoire qui compte le nombre de boules noires obtenues au cours de ces 5 épreuves. On sait

alors que X suit la loi binomiale B(5,3/8)

Pour tout entier k compris entre 0 et 5, P ( X = k ) =

k

) k ( 5

8

) 5 − k

(a) P ( X = 5) =

. Réponse B.

(b) P ( X = 2) =

. Réponse C.

  1. Construisons l’arbre pondéré associé à cette troisième expérience aléatoire.

(a) PR 1 ( R 2 ) est la probabilité de tirer une boule rouge dans une urne contenant 7 boules : 4 rouges et 3 noires. Donc

PR 1 ( R 2 ) =

. Réponse B.

(b) P ( R 1 ∩ N 2 ) = P ( R 1 ) × PR 1 ( N 2 ) =

×

. Réponse C.

(c) D’après la formule des probabilités totales :

P ( R 2 ) = P ( R 1 ∩ R 2 ) + P ( N 1 ∩ R 2 ) =

×

×

Réponse A.

(d) PN 2 ( R 1 ) =

P ( R 1 ∩ N 2 )

P ( N 2 )

P ( R 1 ∩ N 2 )

1 − P ( R 2 )

. Réponse C.

Exercice 2 (obligatoire)

Partie I

On pose z = x + i y avec x et y réels. Alors ℜe( z ) = x et ℑm( z ) = y.

CENTRES ÉTRANGERS - GROUPE I Page 2/

  1. z = − zxi y = −( x + i y ) ⇔ xi y = − xi y ⇔ 2 x = 0 ⇔ x = 0

⇔ ℜe( z ) = 0 ⇔ z ∈ i R où i R désigne l’ensemble des imaginaires purs.

2. z = z ⇔ x − i y = x + i y ⇔ − 2 i y = 0 ⇔ y = 0 ⇔ ℑm( z ) = 0 ⇔ z ∈ R.

  1. Par définition, | z | =

x^2 + y^2 d’où | z | 2 = x 2

  • y 2

De plus, z z = ( x + i y )( xi y ) = x 2 − ( i y ) 2 = x 2 − i 2 y 2 = x 2

  • y 2

Par conséquent z z = | z | 2

Partie II

  1. O A = | a | =

p 10 ; OB = | b | =

(−1)^2 + 32 =

p 10 ; OC = | c | =

p 5 + 5 =

p 10 Donc O A = OB = OC ce qui signifie que O est le centre du cercle circonscrit au triangle ABC.

  1. Le point H a pour affixe h = (2 −

p

    • (4 −

p

  1. i Les points A et B se placent aisément. Le point C appartient au cercle de centre O , de rayon O A et à la droite d’équation réduite y = x. Pour placer le point H , on utilise la calculatrice et on obtient h ≈ −0,24 + i × 1,

On « voit » que H est l’orthocentre de ABC

Partie III

  1. O est le centre du cercle circonscrit au triangle ABC ssi O A = OB = OC ssi O A 2 = OB 2 = OC 2

ssi | a | 2 = | b | 2 = | c | 2

ssi a a = b b = c c (d’après le résultat établi en I-3.)

  1. On pose w = b cb c

(a) En utilisant les propriétés de la conjugaison (pour tous complexes z et z ′ , zz ′^ = zz ′^ ; zz ′^ = z z ′^ et z = z ), on obtient :

w = b cb c = b cb c = b cb c = −( b cb c ) = − w On en déduit que w est imaginaire pur.

(b) • ( b + c )( bc ) = bbbc + cbcc = ( bbcc ) + ( bcbc ) Or bb = cc d’après III-1. Donc ( b + c )( bc ) = b cb c = w

w

| bc |^2

( b + c )( bc )

( bc )( bc )

( b + c )( bc )

( bc )( bc )

b + c

bc

(c) On sait que w est imaginaire pur et que

| bc |^2

est un nombre réel (strictement positif).

Il s’ensuit que

| bc |^2

× w est un imaginaire pur

c.à.d. que

b + c

bc

est un imaginaire pur.

  1. L’énoncé sous-entend que b + c 6 = 0 (ou que ABC n’est pas rectangle en A ).

(a) Le vecteur

AH a pour affixe z −−→ AH = ha = b + c

Le vecteur

C B a pour affixe z −−→ C B = bc

(b)

C B ,

AH

u ,

AH

u ,

C B

= arg( z −−→ AH

) − arg( z −−→ C B

= arg

z −−→ AH z −−→ C B

= arg

b + c

bc

π

2

+ k π avec k ∈ Z

car

b + c

bc

est un imaginaire pur non nul.

CENTRES ÉTRANGERS - GROUPE I Page 4/

Partie II

  1. g admet pour écriture complexe z ′ = a z + b avec a = i

p 2 et b = 2 i

p 2 − 2.

g est la similitude directe de centre le point Ω d’affixe ω =

b

1 − a

2 i

p 2 − 2

1 − i

p 2

−2(1 − i

p

1 − i

p 2

= −2 , de rapport | a | =

p 2 et d’angle arg( a ) =

π

2

  1. M ( z )

s 7 −→ M 1 ( z 1 = z )

g 7 −→ M ′ ( z ′ = i

p 2 z 1 + 2 i

p 2 − 2) Nous avons f = gss est la transformation d’écriture complexe z ′ = z. s est donc la réflexion d’axe ( Ox ).

Partie III

  1. Soit M un point d’affixe z = x + i y avec x et y réels. M = f ( M ) ⇔ z = i

p 2 z + 2 i

p 2 − 2 ⇔ x + i y = i

p 2 ( xi y ) + 2 i

p 2 − 2

x + i y = y

p 2 − 2 + i ( x

p 2 + 2

p

x = y

p 2 − 2

y = x

p 2 + 2

p 2

x = (2 x + 4) − 2

y = x

p 2 + 2

p 2

x = 2 x + 2

y = x

p 2 + 2

p 2

x = − 2 y = 0

z = − 2

Ainsi le point Ω(−2) est l’unique point invariant par f

  1. Soit N un point de D. Alors il existe un réel x tel que N ait pour affixe n = x + i ( x + 2) L’image de N par f est le point f ( N ) d’affixe n ′ = i

p 2 n + 2 i

p 2 − 2 = i

p 2( xi x − 2 i ) + 2 i

p 2 − 2 = i x

p 2 + x

p 2 + 2

p 2 + 2 i

p 2 − 2 = ( x

p 2 + 2

p 2 − 2 ︸ ︷︷ ︸ x

) + i ( x

p 2 + 2

p 2 ︸ ︷︷ ︸ y

On constate que y ′ = x

    1. Il en résulte que f ( N ) appartient à D.
  1. σ est la réflexion d’axe D et k = fσ

(a) En tant que similitude indirecte, σ admet une écriture complexe du type z ′ = a z + b. Or les points A (−2) et B (2 i ) sont invariants par σ.

D’où le système d’égalités :

− 2 = − 2 a + b 2 i = − 2 i a + b

d’où

b = 2 a − 2 2 i = − 2 i a + b

On en déduit que 2 i = − 2 i a + 2 a − 2 ⇒ 2 + 2 i = a (2 − 2 i ) ⇒ a =

1 + i

1 − i

D’où a =

(1 + i )^2

2

= i. Puis b = 2 a − 2 = − 2 + 2 i. Ainsi

σ : z ′ = i z − 2 + 2 i

(b) Déterminons l’écriture complexe de k = fσ.

M ( z )

σ 7 −→ M 1 ( z 1 )

f 7 −→ M ′ ( z ′ )

z 1 = i z − 2 + 2 i

z ′ = i

p 2 z 1 + 2 i

p 2 − 2

z 1 = i z − 2 + 2 i

z ′ = i

p 2

i z − 2 + 2 i

  • 2 i

p 2 − 2

Ainsi k admet pour écriture complexe z ′ = i

p 2(− i z − 2 − 2 i ) + 2 i

p 2 − 2

Finalement l’écriture complexe de k est z ′ =

p 2 z + 2

p 2 − 2

(c) On reconnaît l’écriture complexe de l’homothétie de centre le point d’affixe

p 2 − 2

1 −

p 2

p 2 − 1)

1 −

p 2

= −2 (c’est le

point Ω) et de rapport

p 2

  1. k = fσ d’où kσ = ( fσ ) ◦ σ d’où kσ = f ◦ ( σσ )

Or on sait que σσ =Id. Ainsi f = kσ

Exercice 3

Partie I

  1. Pour tout réel x de I , f ′ ( x ) 6 = 0. Alors la droite T n’est pas parallèle à l’axe ( O ;

i ). Donc T coupe l’axe ( O ;

i ) en un unique point H dont l’abscisse XT est la solution de l’équation d’inconnue X : f ′ ( x )( Xx ) + f ( x ) = 0

CENTRES ÉTRANGERS - GROUPE I Page 5/

f ′ ( x )( Xx ) + f ( x ) = 0 ⇐⇒ f ′ ( x )( Xx ) = − f ( x ) ⇐⇒ Xx = −

f ( x )

f ′( x )

⇐⇒ X = x

f ( x )

f ′( x )

Ainsi

XT = x

f ( x )

f ′( x )

  1. T admet une équation réduite du type Y = aX + b. Alors la droite T n’est pas parallèle à l’axe ( O ;

j ). Donc T coupe

l’axe ( O ;

j ) en un unique point K dont l’ordonnée YT vérifie YT = f ′ ( x )(0 − x ) + f ( x ) YT = f ( x ) − x f ′ ( x )

CENTRES ÉTRANGERS - GROUPE I Page 7/

Puisque 0 ∈ f ([0,1]), l’équation f ( x ) = 0 admet une unique solution α dans [0,1].

(c) • f

≈ −0,1 à 10 − 1 près par excès.

  • f (1) ≈ 0,6 à 10 − 1 près par défaut.
  • Donc f (1/2) ≤ −0,1 < 0 < 0,6 ≤ f (1) avec 0 = f ( α )

d’où f

< f ( α ) < f (^) (1)

Il en résulte par croissance de f sur R que

α ≤ 1

(d) x ∈ [0, α ] =⇒ f (0) ≤ f ( x ) ≤ f ( α ) =⇒ − 1 ≤ f ( x ) ≤ 0 car f ( α ) = 0 Ainsi f est négative sur [0, α ].

Partie II

  1. g ( x ) = x ⇐⇒

1 + x

1 + e x^

= x ⇐⇒ 1 + x = x (1 + e x ) ⇐⇒ 1 + x = x + x e x

⇐⇒ 1 = x e x ⇐⇒ e x =

x

  1. On a vu en I-2.(b) que α était l’unique solution dans [0,1] de l’équation f ( x ) = 0 qui est équivalente à g ( x ) = x. En conséquence α est l’unique solution dans [0,1] de l’équation g ( x ) = x.
  2. La fonction g est dérivable sur [0,1] et pour tout x de [0,1],

g ′ ( x ) =

1(1 + e x^ ) − (1 + x )e x

(1 + e x^ )^2

1 + e x^ − e x^ − x e x

(1 + e x^ )^2

1 − x e x

(1 + e x^ )^2

−e x^ ( x − e− x^ )

(1 + e x^ )^2

Donc pour tout x de [0,1], g^

′ ( x ) =

−e x f ( x )

(1 + e x^ )^2

Puisque

e x

(1 + e x^ )^2

0, g ′ ( x ) et f ( x ) sont de signes contraires.

Donc, d’après I - 2 (d), f étant positive sur [0, α ] , pour tout x de [0, α ], g ′ ( x ) ≥ 0. Ainsi la fonction g est croissante sur [0, α ].

Partie III

  1. Pour tout entier naturel n , notons P n la propriété : « 0 ≤ unun + 1 ≤ α »
    • Initialisation : vérifions la propriété au rang 0.

u 0 = 0 et u 1 = g (0) = 1/2. Or d’après I-2.(c),

α. Donc 0 ≤ u 0 ≤ u 1 ≤ α.

  • Hérédité : soit k ∈ N ∗ . Supposons la propriété P k vraie. Démontrons alors, sous cette hypothèse, que P k + 1 est vraie. On sait que g est croissante sur [0, α ]. Or, d’après l’hypothèse de récurrence, 0 ≤ ukuk + 1 ≤ α Donc g (0) ≤ g ( uk ) ≤ g ( uk + 1 ) ≤ g ( α ) avec g (0) = 1/2 ; g ( uk ) = uk + 1 ; g ( uk + 1 ) = uk + 2 et g ( α ) = α

Par conséquent 0 ≤

uk + 1 ≤ uk + 2 ≤ α et P k + 1 est vraie.

  • Conclusion : le principe de récurrence permet de conclure que pout tout entier naturel n , 0 ≤ unun + 1 ≤ α
  1. La suite ( un ) n ∈N est croissante

Cette suite est également majorée par α. Il en résulte d’après le théorème de convergence monotone, que la suite

( un ) n ∈N est convergente

  1. Notons la limite de la suite ( un ). Alors il est clair que lim n →+∞

un + 1 =

Puisque ∀ n ∈ N, 0 ≤ un ≤ α , on obtient par passage à la limite dans cet encadrement : 0 ≤ ℓ ≤ α. En particulier

ℓ ∈ [0,1].

lim n →+∞

un = et g est continue sur [0;1] donc g est continue au point .

D’où lim x

g ( x ) = g ( ). On en déduit par composition que lim n →+∞

g ( un ) = g ( )

Or par définition de la suite ( un ) n ∈N, ∀ n ∈ N, g ( un ) = un + 1.

Donc lim n →+∞

un + 1 = g ( ). Par unicité de la limite d’une suite, on en déduit que g ( ) = autrement dit est une

solution dans [0,1] de l’équation g ( x ) = x.

Or cette équation admet α pour unique solution. Donc = α

  1. La calculatrice fournit u 4 ≈ 0,567143 à 10 − 6 près par défaut (valeur arrondie).