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Problème d’analyse et probabilités, Exercices de Mathématiques

Problème d’analyse et probabilités

Typologie: Exercices

2021/2022

Téléchargé le 03/02/2022

Morgad
Morgad 🇫🇷

4.5

(59)

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bg1
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L’épreuve comporte deux parties :
Une première partie, composée d’exercices. Les candidats sont invités à consacrer
au moins un tiers du temps de l’épreuve à cette partie en cherchant à traiter les
quatre exercices numérotés 1, 2, 3, 4.
Un problème à traiter au choix parmi deux proposés : le Problème 1, plutôt
orienté « Analyse et Probabilités » ou bien le Problème 2, plutôt orienté « Mathé-
matiques Générales ». Le candidat devra indiquer clairement sur sa copie
le problème qu’il choisit. Seul ce choix sera pris en compte dans l’éva-
luation. Au moins la moitié du temps de l’épreuve devrait être consacré à l’un de
ces problèmes.
Dans tout le sujet N˚désigne l’ensemble des entiers naturels strictement positifs.
Exercices
Exercice 1
Pour une suite de complexes a= (an)nPN, on pose
A(a) = rě0tel que (|an|rn)nPNest majorée(,
B(a) = rě0tel que lim
nÑ+8anrn= 0(,
C(a) = !rě0tel que
8
ÿ
n=0
anrnest convergente).
1. Justifier les inclusions C(a)ĂB(a)ĂA(a). Montrer que ces inclusions peuvent être strictes.
2. Montrer que, dans R=RY t´8,+8u, on a sup A(a) = sup B(a) = sup C(a).
On rappelle que le rayon de convergence d’une série entière
8
ÿ
n=0
anzncorrespond à la borne
supérieure de l’ensemble A(a)dans R.
1
pf3
pf4
pf5
pf8
pf9
pfa
pfd
pfe
pff

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L’épreuve comporte deux parties : — Une première partie, composée d’ exercices. Les candidats sont invités à consacrer au moins un tiers du temps de l’épreuve à cette partie en cherchant à traiter les quatre exercices numérotés 1, 2, 3, 4. — Un problème à traiter au choix parmi deux proposés : le Problème 1, plutôt orienté « Analyse et Probabilités » ou bien le Problème 2, plutôt orienté « Mathé- matiques Générales ». Le candidat devra indiquer clairement sur sa copie le problème qu’il choisit. Seul ce choix sera pris en compte dans l’éva- luation. Au moins la moitié du temps de l’épreuve devrait être consacré à l’un de ces problèmes.

Dans tout le sujet N ˚^ désigne l’ensemble des entiers naturels strictement positifs.

Exercices

Exercice 1 Pour une suite de complexes a = (an)nP N , on pose

A(a) = r ě 0 tel que (|an|rn)nP N est majorée

B(a) = r ě 0 tel que (^) nÑlim+ 8 anrn^ = 0

C(a) =

r ě 0 tel que

ÿ^8 n=

anrn^ est convergente

  1. Justifier les inclusions C(a) Ă B(a) Ă A(a). Montrer que ces inclusions peuvent être strictes.
  2. Montrer que, dans R = R Y t´8, +8u, on a sup A(a) = sup B(a) = sup C(a).

On rappelle que le rayon de convergence d’une série entière

ÿ^8 n=

anzn^ correspond à la borne supérieure de l’ensemble A(a) dans R.

  1. Déterminer le rayon de convergence des séries entières

a)

ÿ^8 n=

1 + i n zn^2 (avec i^2 = ´ 1 ), b)

ÿ^8 n=

2 (´1)nnzn, c)

ÿ^8 n=

cos(2n)zn.

  1. On suppose que la série entière

ÿ^8 n=

anzn^ a un rayon de convergence R P ]0, + 8 [. Montrer que

la série entière

ÿ^8 n=

an n! zn^ a un rayon de convergence infini.

  1. Si la série entière

ÿ^8 n=

an n! zn^ a un rayon de 2, que peut-on dire du rayon de convergence de ÿ^8 n=

anzn^? Donner un tel exemple de série entière.

Exercice 2 Soit (n, p) P N ˚^ ˆ N ˚. On désigne par Mn,p( R ) l’espace vectoriel des matrices à n ligne(s) et p colonne(s) à coefficients réels. On note Aᵀ^ la transposée de la matrice A. Enfin, pour M P Mn,n( R ), Tr(M ) désigne la trace de la matrice M.

  1. Soit (R, S) P Mn,p( R ) ˆ Mp,n( R ), montrer que Tr(RS) = Tr(SR).
  2. Montrer que l’on définit un produit scalaire sur Mn,p( R ) en posant

@(A, B) P Mn,p( R )^2 , xA |B y = Tr(AᵀB).

On notera dans la suite }.} la norme associée à ce produit scalaire : }A} =

a xA |A y.

  1. Soit A P Mn,p( R ), montrer que fA : M ÞÑ AM ᵀA est un endomorphisme de Mn,p( R ), et qu’il est auto-adjoint.

On pose R(fA) = txfA(M ) |M y , M P Mn,p( R ), }M } = 1u.

  1. Justifier que a = inf R(fA) et b = sup R(fA) sont des éléments de R. Montrer que a correspond à la plus petite valeur propre de fA et que b correspond à la plus grande valeur propre de fA.
  2. Montrer que R(fA) = [inf R(fA), sup R(fA)].

Problème d’analyse et probabilités

Notations et motivation

Dans tout le problème, on utilisera les notations suivantes : — (^1) B est la fonction caractéristique d’une partie B de ]0, + 8 [, — L^1 (]0, + 8 [) est l’ensemble des fonctions Lebesgue-intégrables sur ]0, + 8 [, — L^1 loc(]0, + 8 [) est l’ensemble des fonctions localement Lebesgue-intégrables sur ]0, + 8 [, c’est- à-dire intégrables sur tout compact de ]0, + 8 [. On s’intéresse au problème différentiel suivant

ϕ^1 (x) + aϕ(x) = a b ϕ(bx), x ą 0 (1)

où a et b sont des constantes réelles, b étant strictement positif. On cherche des solutions satisfaisant à la condition suivante : ϕ P L^1 (]0, + 8 [),

ż

]0,+ 8 [

ϕ = 1. (2)

L’objectif de ce problème est de montrer le théorème suivant.

Théorème. Si a ą 0 et b ą 1 , il existe une et une seule solution ϕ au problème (1) - (2). Cette solution appartient à C^8 ([0, + 8 [) et est à valeurs positives.

Pour justifier à ce résultat, on étudiera au préalable la fonction Γ d’Euler, puis on définira et on analysera la transformée suivante, dite de Mellin : pour une fonction ϕ localement intégrable sur ]0, + 8 [ et à valeurs dans R , on pose

ϕ q : z P C ÞÑ

ż

]0,+ 8 [

xz´^1 ϕ(x) dx. ( M )

1 Premières propriétés de la solution

Dans cette section, on suppose qu’il existe ϕ solution du problème (1) - (2).

  1. Justifier le fait que ϕ est une fonction continue sur ]0, + 8 [.
  2. Montrer que ϕ est de classe C^8 sur ]0, + 8 [.
  3. Montrer que, nécessairement,

xąlim 0 ,xÑ 0 ϕ(x) =^ xÑlim+ 8 ϕ(x) = 0.^ (3)

  1. En déduire que ϕ se prolonge en une fonction de classe C^8 sur [0, + 8 [.

2 Études préliminaires

2.1 Prolongement de la fonction Γ d’ Euler

Pour x ą 0 , on définit

Γ : x ÞÝÑ

ż

]0,+ 8 [

tx´^1 e´t^ dt.

  1. Vérifier que cette définition a bien un sens et que, pour tout x ą 0 , on a Γ(x) ‰ 0.
  2. Montrer que Γ P C^0 (]0, + 8 [).
  3. Démontrer que Γ P C^1 (]0, + 8 [).
  4. Soit n P N. Calculer Γ(n + 1).
  5. Justifier le fait que z ÞÑ

ż

[1,+ 8 [

tz´^1 e´t^ dt est une fonction holomorphe sur C.

  1. Montrer que pour 0 ă 2 R ă n et |z| ď R, on a ˇˇ ˇˇ^ (´1)

n n!(z + n)

ˇˇ ď 1 n!R

  1. Montrer que z ÞÑ

+ÿ 8

n=

(´1)n n!(z + n) est une fonction méromorphe à pôles simples sur C z(´N).

  1. Soit z P C , tel que Re(z) ą 0. Montrer que ż (^1) 0

tz´^1 e´t^ dt =

+ÿ 8

n=

(´1)n n!(z + n).

  1. Montrer qu’il existe une fonction rΓ holomorphe dans C z(´N) qui coïncide avec Γ sur ]0, + 8 [.

Dans la suite, on persistera à noter Γ ce prolongement.

  1. Montrer que pour tout z P C z(´N), Γ(z + 1) = z Γ(z).
  2. Soient z P C , tel que Re(z) ą 0 , et s P [0, + 8 [. Montrer que Γ(z) (1 + s)z^ =

ż

]0,+ 8 [

e´(1+s)uuz´^1 du.

  1. Soient z P C , tel que Re(z) ą 0 , et x P ]0, Re(z)[. Montrer que ż

]0,+ 8 [

Γ(z) (1 + s)z^ sx´^1 ds = Γ(x) Γ(z ´ x).

  1. En déduire que Γ ne s’annule pas dans C z(´N).
  1. Soient x P ]0, + 8 [ et c P R. Montrer que ż R

a´(c+it)Γ(c + it)Q(c + it)x´(c+it)^ dt

existe et calculer sa valeur. Indication : On pourra utiliser, sans démonstration, la formule des partitions d’ Euler

pour tous z P C et 0 ď q ă 1 ,

+ź 8

n=

(1 + zqn) = 1 +

+ÿ 8

n=

ś^ qn(n´1)/ n j=1(1^ ´^ qj^ )^

zn.

3 Résultat d’existence et d’unicité

Soit ϕ solution du problème (1) - (2) , qui vérifie la condition (3).

  1. Montrer que ϕ admet un maximum en un point ¯x P ]0, + 8 [, et que ϕ(¯x) ą 0.
  2. En déduire qu’il ne peut pas exister de solution de (1)-(2)-(3) si b ă 1.
  3. Que se passe-t-il si b = 1?
  4. En considérant la fonction Z : x ÞÑ

ż (^) + 8

x

ϕ(y) dy,

montrer que, nécessairement, ϕ(x) ą 0 si x ą 0. (5)

On suppose désormais que b ą 1_._

  1. Montrer que, nécessairement, a ą 0 pour qu’il existe une solution ϕ.

On suppose désormais que a ą 0_._

  1. Montrer que, sous les conditions (2)-(3)-(5), le problème (1) admet au plus une solution.

On suppose qu’il existe ϕ , solution de (1) - (2) - (3) - (5) , telle que pour tout z P C vérifiant Re(z) P ]α˚, β˚[ , avec α˚ ă β˚^ ´ 1 , les fonctions x ÞÑ xz´^1 ϕ(x) et x ÞÑ xz´^1 ϕ^1 (x) sont dans L^1 (]0, + 8 [).

  1. Montrer que $ ’& ’%

@z P C tel que Re(z) P ]α˚, β˚[, ´(z ´ 1) ϕq(z ´ 1) + a ϕq(z) = a bz´^1 ϕq(z), ϕ q(1) = 1.

On va chercher une solution de (6) sous la forme F = G Fh Fh est solution du problème homogène : ´ (z ´ 1)Fh(z ´ 1) + aFh(z) = 0. (7)

  1. Montrer que Fh est proportionnelle à Υ : z ÞÑ a´z^ Γ(z).
  2. Montrer que G est proportionnelle à

H : z ÞÝÑ

+ź 8

j=

bz+j

  1. En déduire que F donnée par

F : z ÞÝÑ a´z^ Γ(z)

+ź 8

j=

bz+j

est solution de (6).

  1. Conclure.
  1. Montrer que Tr(AB) ď max W

( (^) n ÿ i=

ÿ^ n j=

λiνj wi,j

où W désigne l’ensemble des matrices n ˆ n dont les coefficients wi,j vérifient

wi,j ě 0 ,

ÿ^ n k=

wk,j =

ÿ^ n k=

wi,k = 1 pour tous i, j P t 1 ,... , nu.

Indication : On diagonalisera A et B puis on calculera soigneusement la trace de AB_._

  1. On pose λ 0 = ν 0 = 0 et δi,j est le symbole de Kronecker. Montrer que ÿ^ n i=

λiνi ´

ÿ^ n i=

ÿ^ n j=

λiνj wi,j =

ÿ^ n k=

ÿ^ n l=

ÿ^ n i=k

ÿn j=l

(δi,j ´ wi,j )(λk ´ λk´ 1 )(νl ´ νl´ 1 ).

En déduire que max W

ÿ^ n i=

ÿ^ n j=

λiνj wi,j =

ÿ^ n i=

λiνi.

  1. En conclure que ÿn i=

(λi ´ νi)^2 ď Tr

(A ´ B)^2

1.3 Etude de suites d’entiers

Pour tout entier n ě 0 , on définit le n -ième nombre de Catalan comme

Cn def =

n + 1

2 n n

Soit q P N_. On dit qu’une suite d’entiers_ (Sp)pPt 0 ,...,qu est une marche de Bernoulli si S 0 = 0 et |Sp+1 ´Sp| = 1 pour tout p P t 0 , ..., q´ 1 u_. Ainsi,_ (0, 1 , 2 , 1 , 0 , ´ 1 , 0 , 1) est une marche de Bernoulli_. Un_ chemin de Dyck de taille 2 q est une marche de Bernoulli à valeurs positives ou nulles se terminant par 0_._

  1. Calculer le nombre de marches de Bernoulli de longueur 2 q qui se terminent par 0.
  2. La marche (0, 1 , 0 , ´ 1 , 0) est-elle un chemin de Dyck?

On note βq le nombre de chemins de Dyck de longueur 2 q_. On pose_ β 0 = 1_._

  1. Calculer β 1 et β 2.
  2. Montrer que le nombre de chemins qui ne sont pas de Dyck de longueur 2 q qui partent et arrivent en 0 est égal au nombre de marches de Bernoulli de longueur 2 q qui se terminent par 2.
  1. En déduire que, pour tout q ě 0 , on a βq = Cq.
  2. Montrer que, pour tout q ě 1 , on a βq ă 4 q.
  3. Montrer que, pour tout x P ] ´ 1/4, 1/4[,

B(x) def =

+ÿ 8

q=

βqxq^ =

1 ´ 4 x 2 x.

1.4 Mots

Soit E l’ensemble t 1 ,... , nu , pour un entier n ě 1 , vu comme un alphabet. Une lettre est simplement un élément de E_. On appelle_ mot toute suite finie s 1... sq de lettres pour un entier q ě 1_. Un mot est dit_ fermé si sa première et sa dernière lettres sont les mêmes. On note M l’ensemble des mots sur E_. Deux mots_ m 1 , m 2 sont dits équivalents , ce qui est noté m 1 „ m 2 , s’il existe une bijection de E dans E qui envoie l’un sur l’autre. Par exemple, les mots 12321 et 42524 sont équivalents alors que 11456 et 12321 ne le sont pas. Pour tout mot m = s 1... sq , on définit — sa longueur `(m) def = q , — son support supp(m) comme le sous-ensemble constitué des éléments distincts de ts 1 ,... , squ , — et enfin son poids p(m) comme le cardinal de supp(m).

  1. Montrer que „ définit bien une relation d’équivalence sur M.
  2. Montrer que deux mots équivalents ont le même poids.

À un mot m P M , m = s 1... sq , on associe le graphe Gm de sommets Sm def = supp(m) et d’arêtes non orientées Am_. On appelle_ Abm = t(s, s); s P Smu X Am l’ensemble des boucles et Acm = AmzAbm l’ensemble des arêtes non orientées de connexion, c’est-à-dire des arêtes reliant deux lettres distinctes. Pour a P Am , on note N (^) ma le nombre de fois qu’une arête, quelle que soit sa direction, est présente dans le graphe_. On pourra consulter la figure 1 pour voir un exemple._

  1. Dessiner le graphe du mot 12134211521 sur l’alphabet E = t 1 , 2 , 3 , 4 , 5 u.
  2. Que dire des graphes de deux mots équivalents m et m^1? Des ensembles tN (^) ma; a P Amu et tN (^) ma 1 ; a P Am 1 u?
  3. Soit m un mot fermé de longueur q + 1 tel que, pour tout a P Am, N (^) ma = 2. Montrer que p(m) ď q/2 + 1.

Soit Mq,p un ensemble de représentants des classes d’équivalence des mots m de longueur q + 1 et de poids p tels que N (^) ma ě 2 pour tout a P Am_._

Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2_. Soit une famille de variables aléatoires_ (Zi,j )i,jPt 1 ,...,nu réelles, indépendantes et identiquement distribuées, d’espérances nulles, et telles que E

Z 12 , 1

= 1 et pour tout entier k ě 1 ,

rk def = E

|Z 1 , 1 |k

est une valeur finie. (8)

On va s’intéresser à la matrice aléatoire symétrique

Mn(i, j) = Mn(j, i) = Zi,j /

n

On note λn, 1 ď... ď λn,i ď... ď λn,n les valeurs propres ordonnées de Mn_. Ce sont des variables aléatoires également. On définit la distribution empirique aléatoire des valeurs propres comme étant la mesure de probabilité_

Ln =

n

ÿ^ n i=

δλn,i.

Soit f une fonction continue bornée sur R. On note

xLn, f y def =^1 n

ÿ^ n i=

f (λn,i)

et xσ, f y def =

ż

R

f (x)σ(x) dx,

avec σ la densité σ : x ÞÑ 1 2 π

a 4 ´ x^2 (^1) |x|ď 2

(^1) A désigne la fonction indicatrice de la partie A_. Le théorème à démontrer est le suivant._

Théorème. Pour toute fonction f continue bornée sur R , et pour tout ε ą 0 ,

nÑ^ lim+ 8 P^ (|xLn, f^ y ´ xσ, f^ y| ą^ ε) = 0. On va utiliser le théorème de Weierstrass_. À cette fin, on va étudier les moments de_ Ln , c’est-à-dire @k P N ˚, γn,k def = xLn, P ky,

P k^ : x ÞÑ xk^ est la fonction monomiale de degré k_._

Soient n P N ˚^ et k P N ˚.

  1. Soient ε, B ą 0. Montrer que

ε P

xLn, |P k| (^1) |P 1 |ąB y ą ε

ď E

xLn, |P k| (^1) |P 1 |ąB y

puis que Bk^ E

xLn, |P k| (^1) |P 1 |ąB y

ď E

xLn, P 2 ky

L’idée est donc de faire intervenir Λn , l’espérance de Ln , définie par la relation suivante :

pour toute fonction f continue bornée sur R , xΛn, f y def = E (xLn, f y) =^1 n

ÿ^ n i=

E (f (λn,i)) ,

et ses moments ξn,k def = xΛn, P ky k P N ˚. On va les comparer à ceux de σ , définis par ξk def = xσ, P ky pour tout k P N ˚.

  1. Montrer que, pour tout k P N, ξ 2 k = Ck et ξ 2 k+1 = 0.
  2. Montrer que xLn, P ky =^1 n

ÿ 1 ďq 1 ,...,qk ďn

π(q 1 ,...,qk )

où π(q 1 ,...,qk )^ def = Mn(q 1 , q 2 )Mn(q 2 , q 3 )... Mn(qk´ 1 , qk)Mn(qk, q 1 ).

Pour tout q = (q 1 ,... , qk) k -uplet de t 1 ,... , nuk , on définit mq def = q 1... qkq 1 le mot fermé de taille k + 1 associé. On note pq def = p(mq) le poids de mq_._

  1. Montrer que

E (πq) =

nk/

ź aPAcmq

E

Z

N amq 1 , 2

) (^) ź

a^1 PAbmq

E

Z

N (^) ma^1 q 1 , 1

  1. En déduire que E (πq) = 0 s’il existe une arête parcourue une et une seule fois dans le graphe Gmq. On s’intéresse donc à tout k-uplet q de t 1 ,... , nuk^ tel que, pour tout a P Amq , N (^) maq ě 2.
  2. Montrer que pq ď 1 + k/2.
  3. Montrer que si q et q^1 éléments de t 1 ,... , nuk^ sont tels que mq „ mq 1 alors E (πq) = E

πq 1

  1. Justifier l’égalité suivante

xΛn, P ky =

1+ÿtk/2u

p=

n1+k/

n! (n ´ p)!

ÿ mPMk,p

ź aPAcm

E

ZN^

ma 1 , 2

) (^) ź

a^1 PAbm

E

ZN^

ma^1 1 , 1