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Problème d’analyse et probabilités
Typologie: Exercices
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Ne manques pas les parties importantes!










Les calculatrices, téléphones, tablettes, ordinateurs, montres connectées et tous appareils électroniques de communication ou de stockage, ainsi que les documents, sont interdits. La qualité de la rédaction sera un facteur impor- tant d’appréciation des copies. Il est possible d’utiliser les résultats énoncés dans les questions ou parties précédentes, en veillant toutefois à préciser la référence du résultat utilisé.
L’épreuve comporte deux parties : — Une première partie, composée d’ exercices. Les candidats sont invités à consacrer au moins un tiers du temps de l’épreuve à cette partie en cherchant à traiter les quatre exercices numérotés 1, 2, 3, 4. — Un problème à traiter au choix parmi deux proposés : le Problème 1, plutôt orienté « Analyse et Probabilités » ou bien le Problème 2, plutôt orienté « Mathé- matiques Générales ». Le candidat devra indiquer clairement sur sa copie le problème qu’il choisit. Seul ce choix sera pris en compte dans l’éva- luation. Au moins la moitié du temps de l’épreuve devrait être consacré à l’un de ces problèmes.
Dans tout le sujet N ˚^ désigne l’ensemble des entiers naturels strictement positifs.
Exercice 1 Pour une suite de complexes a = (an)nP N , on pose
A(a) = r ě 0 tel que (|an|rn)nP N est majorée
B(a) = r ě 0 tel que (^) nÑlim+ 8 anrn^ = 0
C(a) =
r ě 0 tel que
ÿ^8 n=
anrn^ est convergente
On rappelle que le rayon de convergence d’une série entière
ÿ^8 n=
anzn^ correspond à la borne supérieure de l’ensemble A(a) dans R.
a)
ÿ^8 n=
1 + i n zn^2 (avec i^2 = ´ 1 ), b)
ÿ^8 n=
2 (´1)nnzn, c)
ÿ^8 n=
cos(2n)zn.
ÿ^8 n=
anzn^ a un rayon de convergence R P ]0, + 8 [. Montrer que
la série entière
ÿ^8 n=
an n! zn^ a un rayon de convergence infini.
ÿ^8 n=
an n! zn^ a un rayon de 2, que peut-on dire du rayon de convergence de ÿ^8 n=
anzn^? Donner un tel exemple de série entière.
Exercice 2 Soit (n, p) P N ˚^ ˆ N ˚. On désigne par Mn,p( R ) l’espace vectoriel des matrices à n ligne(s) et p colonne(s) à coefficients réels. On note Aᵀ^ la transposée de la matrice A. Enfin, pour M P Mn,n( R ), Tr(M ) désigne la trace de la matrice M.
@(A, B) P Mn,p( R )^2 , xA |B y = Tr(AᵀB).
On notera dans la suite }.} la norme associée à ce produit scalaire : }A} =
a xA |A y.
On pose R(fA) = txfA(M ) |M y , M P Mn,p( R ), }M } = 1u.
Dans tout le problème, on utilisera les notations suivantes : — (^1) B est la fonction caractéristique d’une partie B de ]0, + 8 [, — L^1 (]0, + 8 [) est l’ensemble des fonctions Lebesgue-intégrables sur ]0, + 8 [, — L^1 loc(]0, + 8 [) est l’ensemble des fonctions localement Lebesgue-intégrables sur ]0, + 8 [, c’est- à-dire intégrables sur tout compact de ]0, + 8 [. On s’intéresse au problème différentiel suivant
ϕ^1 (x) + aϕ(x) = a b ϕ(bx), x ą 0 (1)
où a et b sont des constantes réelles, b étant strictement positif. On cherche des solutions satisfaisant à la condition suivante : ϕ P L^1 (]0, + 8 [),
ż
]0,+ 8 [
ϕ = 1. (2)
L’objectif de ce problème est de montrer le théorème suivant.
Théorème. Si a ą 0 et b ą 1 , il existe une et une seule solution ϕ au problème (1) - (2). Cette solution appartient à C^8 ([0, + 8 [) et est à valeurs positives.
Pour justifier à ce résultat, on étudiera au préalable la fonction Γ d’Euler, puis on définira et on analysera la transformée suivante, dite de Mellin : pour une fonction ϕ localement intégrable sur ]0, + 8 [ et à valeurs dans R , on pose
ϕ q : z P C ÞÑ
ż
]0,+ 8 [
xz´^1 ϕ(x) dx. ( M )
Dans cette section, on suppose qu’il existe ϕ solution du problème (1) - (2).
xąlim 0 ,xÑ 0 ϕ(x) =^ xÑlim+ 8 ϕ(x) = 0.^ (3)
Pour x ą 0 , on définit
Γ : x ÞÝÑ
ż
]0,+ 8 [
tx´^1 e´t^ dt.
ż
[1,+ 8 [
tz´^1 e´t^ dt est une fonction holomorphe sur C.
n n!(z + n)
ˇˇ ď 1 n!R
+ÿ 8
n=
(´1)n n!(z + n) est une fonction méromorphe à pôles simples sur C z(´N).
tz´^1 e´t^ dt =
+ÿ 8
n=
(´1)n n!(z + n).
Dans la suite, on persistera à noter Γ ce prolongement.
ż
]0,+ 8 [
e´(1+s)uuz´^1 du.
]0,+ 8 [
Γ(z) (1 + s)z^ sx´^1 ds = Γ(x) Γ(z ´ x).
a´(c+it)Γ(c + it)Q(c + it)x´(c+it)^ dt
existe et calculer sa valeur. Indication : On pourra utiliser, sans démonstration, la formule des partitions d’ Euler
pour tous z P C et 0 ď q ă 1 ,
+ź 8
n=
(1 + zqn) = 1 +
+ÿ 8
n=
ś^ qn(n´1)/ n j=1(1^ ´^ qj^ )^
zn.
Soit ϕ solution du problème (1) - (2) , qui vérifie la condition (3).
ż (^) + 8
x
ϕ(y) dy,
montrer que, nécessairement, ϕ(x) ą 0 si x ą 0. (5)
On suppose désormais que b ą 1_._
On suppose désormais que a ą 0_._
On suppose qu’il existe ϕ , solution de (1) - (2) - (3) - (5) , telle que pour tout z P C vérifiant Re(z) P ]α˚, β˚[ , avec α˚ ă β˚^ ´ 1 , les fonctions x ÞÑ xz´^1 ϕ(x) et x ÞÑ xz´^1 ϕ^1 (x) sont dans L^1 (]0, + 8 [).
@z P C tel que Re(z) P ]α˚, β˚[, ´(z ´ 1) ϕq(z ´ 1) + a ϕq(z) = a bz´^1 ϕq(z), ϕ q(1) = 1.
On va chercher une solution de (6) sous la forme F = G Fh où Fh est solution du problème homogène : ´ (z ´ 1)Fh(z ´ 1) + aFh(z) = 0. (7)
H : z ÞÝÑ
+ź 8
j=
bz+j
F : z ÞÝÑ a´z^ Γ(z)
+ź 8
j=
bz+j
est solution de (6).
( (^) n ÿ i=
ÿ^ n j=
λiνj wi,j
où W désigne l’ensemble des matrices n ˆ n dont les coefficients wi,j vérifient
wi,j ě 0 ,
ÿ^ n k=
wk,j =
ÿ^ n k=
wi,k = 1 pour tous i, j P t 1 ,... , nu.
Indication : On diagonalisera A et B puis on calculera soigneusement la trace de AB_._
λiνi ´
ÿ^ n i=
ÿ^ n j=
λiνj wi,j =
ÿ^ n k=
ÿ^ n l=
ÿ^ n i=k
ÿn j=l
(δi,j ´ wi,j )(λk ´ λk´ 1 )(νl ´ νl´ 1 ).
En déduire que max W
ÿ^ n i=
ÿ^ n j=
λiνj wi,j =
ÿ^ n i=
λiνi.
(λi ´ νi)^2 ď Tr
Pour tout entier n ě 0 , on définit le n -ième nombre de Catalan comme
Cn def =
n + 1
2 n n
Soit q P N_. On dit qu’une suite d’entiers_ (Sp)pPt 0 ,...,qu est une marche de Bernoulli si S 0 = 0 et |Sp+1 ´Sp| = 1 pour tout p P t 0 , ..., q´ 1 u_. Ainsi,_ (0, 1 , 2 , 1 , 0 , ´ 1 , 0 , 1) est une marche de Bernoulli_. Un_ chemin de Dyck de taille 2 q est une marche de Bernoulli à valeurs positives ou nulles se terminant par 0_._
On note βq le nombre de chemins de Dyck de longueur 2 q_. On pose_ β 0 = 1_._
B(x) def =
+ÿ 8
q=
βqxq^ =
1 ´ 4 x 2 x.
Soit E l’ensemble t 1 ,... , nu , pour un entier n ě 1 , vu comme un alphabet. Une lettre est simplement un élément de E_. On appelle_ mot toute suite finie s 1... sq de lettres pour un entier q ě 1_. Un mot est dit_ fermé si sa première et sa dernière lettres sont les mêmes. On note M l’ensemble des mots sur E_. Deux mots_ m 1 , m 2 sont dits équivalents , ce qui est noté m 1 „ m 2 , s’il existe une bijection de E dans E qui envoie l’un sur l’autre. Par exemple, les mots 12321 et 42524 sont équivalents alors que 11456 et 12321 ne le sont pas. Pour tout mot m = s 1... sq , on définit — sa longueur `(m) def = q , — son support supp(m) comme le sous-ensemble constitué des éléments distincts de ts 1 ,... , squ , — et enfin son poids p(m) comme le cardinal de supp(m).
À un mot m P M , m = s 1... sq , on associe le graphe Gm de sommets Sm def = supp(m) et d’arêtes non orientées Am_. On appelle_ Abm = t(s, s); s P Smu X Am l’ensemble des boucles et Acm = AmzAbm l’ensemble des arêtes non orientées de connexion, c’est-à-dire des arêtes reliant deux lettres distinctes. Pour a P Am , on note N (^) ma le nombre de fois qu’une arête, quelle que soit sa direction, est présente dans le graphe_. On pourra consulter la figure 1 pour voir un exemple._
Soit Mq,p un ensemble de représentants des classes d’équivalence des mots m de longueur q + 1 et de poids p tels que N (^) ma ě 2 pour tout a P Am_._
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2_. Soit une famille de variables aléatoires_ (Zi,j )i,jPt 1 ,...,nu réelles, indépendantes et identiquement distribuées, d’espérances nulles, et telles que E
= 1 et pour tout entier k ě 1 ,
rk def = E
|Z 1 , 1 |k
est une valeur finie. (8)
On va s’intéresser à la matrice aléatoire symétrique
Mn(i, j) = Mn(j, i) = Zi,j /
n
On note λn, 1 ď... ď λn,i ď... ď λn,n les valeurs propres ordonnées de Mn_. Ce sont des variables aléatoires également. On définit la distribution empirique aléatoire des valeurs propres comme étant la mesure de probabilité_
Ln =
n
ÿ^ n i=
δλn,i.
Soit f une fonction continue bornée sur R. On note
xLn, f y def =^1 n
ÿ^ n i=
f (λn,i)
et xσ, f y def =
ż
R
f (x)σ(x) dx,
avec σ la densité σ : x ÞÑ 1 2 π
a 4 ´ x^2 (^1) |x|ď 2
où (^1) A désigne la fonction indicatrice de la partie A_. Le théorème à démontrer est le suivant._
Théorème. Pour toute fonction f continue bornée sur R , et pour tout ε ą 0 ,
nÑ^ lim+ 8 P^ (|xLn, f^ y ´ xσ, f^ y| ą^ ε) = 0. On va utiliser le théorème de Weierstrass_. À cette fin, on va étudier les moments de_ Ln , c’est-à-dire @k P N ˚, γn,k def = xLn, P ky,
où P k^ : x ÞÑ xk^ est la fonction monomiale de degré k_._
Soient n P N ˚^ et k P N ˚.
ε P
xLn, |P k| (^1) |P 1 |ąB y ą ε
ď E
xLn, |P k| (^1) |P 1 |ąB y
puis que Bk^ E
xLn, |P k| (^1) |P 1 |ąB y
ď E
xLn, P 2 ky
L’idée est donc de faire intervenir Λn , l’espérance de Ln , définie par la relation suivante :
pour toute fonction f continue bornée sur R , xΛn, f y def = E (xLn, f y) =^1 n
ÿ^ n i=
E (f (λn,i)) ,
et ses moments ξn,k def = xΛn, P ky où k P N ˚. On va les comparer à ceux de σ , définis par ξk def = xσ, P ky pour tout k P N ˚.
ÿ 1 ďq 1 ,...,qk ďn
π(q 1 ,...,qk )
où π(q 1 ,...,qk )^ def = Mn(q 1 , q 2 )Mn(q 2 , q 3 )... Mn(qk´ 1 , qk)Mn(qk, q 1 ).
Pour tout q = (q 1 ,... , qk) k -uplet de t 1 ,... , nuk , on définit mq def = q 1... qkq 1 le mot fermé de taille k + 1 associé. On note pq def = p(mq) le poids de mq_._
E (πq) =
nk/
ź aPAcmq
N amq 1 , 2
) (^) ź
a^1 PAbmq
N (^) ma^1 q 1 , 1
πq 1
xΛn, P ky =
1+ÿtk/2u
p=
n1+k/
n! (n ´ p)!
ÿ mPMk,p
ź aPAcm
ma 1 , 2
) (^) ź
a^1 PAbm
ma^1 1 , 1