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appunti sulla colonizzazione storia in francese
Tipologia: Appunti
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Au XIX siècle l’Europe entreprend la domination sur le monde. Les nations (Royaume-Uni, France, Pays Bas, Espagne, Portugal) étendent leur influence sur l’Afrique et l’Asie. Après 1870 l’essor colonial s’accélère, il est nourri par l’essor démographique de l’Europe et par les difficultés économiques, conséquences de la Grande Dépression (1873-1896), qui pousse les États à s’assurer des marchés outre-mer. Les conquêts revêtent un caractère idéologique et s’appuient sur la doctrine impérialiste : les conquêtes coloniales sont déjà un phénomène ancien, mais elles prennent – au tournant du siècle – une forme plus importante et décisive. Le but est de former un empire ou une domination politique et économique. L’idéologie impérialiste Pour convaincre l’opinion publique, la doctrine impérialiste se diffuse dans la littérature et dans les sciences. Le nouvel intérêt pour la géographie favorise la curiosité pour les découvertes. Les idées de la supériorité de la civilisation européenne et de la mission civilisatrice des nations se diffusent. Take up the White Man's burden The savage wars of peace Fill full the mouth of famine, And bid the sickness cease Assumez le fardeau de l'homme blanc Les sauvages guerres de la paix Nourrissez la bouche de la famine Et faites que cesse la misère Joseph Rudyard Kipling, Le Fardeau de l'homme blanc , 1899 Le darwinisme social justifie le racisme, la supériorité européenne, l’exploitation des peuples. Les pays européens construisent des empires à une rapidité sans précédents. Ils investissent des moyens militaires et financiers. Les territoires conquis représentent :
de nouveaux marchés potentiels (mais ils sont encore peu rentables) des fournisseurs de matières premières Les premières conquêtes sont souvent dues aux initiatives individuelles de petits groups d’hommes d’affaires qui signent des traités avec des chefs autochtones. La reconnaissance officielle de la part des États advient à posteriori. Les rivalités entre nations européennes se traduisent dans des conflits pour le contrôle de territoires. La conférence de Berlin (1885) organise la partition de l’Afrique entre les nations européennes. DOC. ACTE GENERAL DE LA CONFERENCE DE BERLIN DE 1885 Au nom de Dieu Tout-Puissant, Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne, Roi de Prusse, Sa Majesté l'Empereur d'Autriche, Roi de Bohème, etc., et Roi apostolique de Hongrie, Sa Majesté le Roi des Belges, Sa Majesté le Roi de Danemark, Sa Majesté le Roi d'Espagne, le Président des États-Unis d'Amérique, le Président de la République Française, Sa Majesté la Reine du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, Impératrice des Indes, Sa Majesté le Roi d'Italie, Sa Majesté le Roi des Pays-Bas, Grand-Duc de Luxembourg, etc., Sa Majesté le Roi de Portugal et des Algarves, etc., Sa Majesté l'Empereur de toutes les Russies, Sa Majesté le Roi de Suède et Norvège, etc., et Sa Majesté l'Empereur des Ottomans, Voulant régler, dans un esprit de bonne entente mutuelle, les conditions les plus favorables au développement du commerce et de la civilisation dans certaines régions de l'Afrique, et assurer à tous les peuples les avantages de la libre navigation sur les deux principaux fleuves africains qui se déversent dans l'océan Atlantique; désireux, d'autre part, de prévenir les malentendus et les contestations que pourraient soulever à l'avenir les prises de possession nouvelles sur les côtes de l'Afrique, et préoccupés en même temps des moyens d'accroître le bien-être moral et matériel des populations indigènes, ont résolu, sur l'invitation qui leur a été adressée par le gouvernement impérial d'Allemagne, d'accord avec le Gouvernement de la République Française, de réunir à cette fin une Conférence à Berlin. Malgré les accords, les crises se multiplient dans la lutte pour la domination des territoires (crises marocaines entre France et Allemagne, 1905 et 1911). Le Royaume- Uni fait de son ancien comptoir des Indes une colonie impériale, tout en se développant à l’est, en Birmanie et en Malaise. La France étend sa zone d’influence en Asie du Sud-est à partir des années 1860 : Cochinchine, Tonkin, Cambodge, Laos (Union Indochinoise).
fragilité de leurs métropoles et leur ingratitude, compte tenu du rôle fondamental joué par les colonies dans le succès des Alliés (fournitures de matières premières, participation des troupes coloniales). DOC. 4 PAG. 348/106 UNE DIVISION DES TROUPES COLONIALES FRANÇAISES AVANT UN DÉBARQUEMENT SUR LE SOL EUROPÉEN PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE L’idée d’indépendance grandit Pourquoi, et de quelle manière s’effectue le mouvement de décolonisation, après la Seconde Guerre mondiale? L’idée de liberté est exprimée dès 1941 dans la Charte de l’Atlantique et, en 1948, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ces idées sont soutenues par l’ONU, dans la résolution adoptée en 1952 DOC. RÉSOLUTION DE L’ONU Les États membres de l’Organisation doivent reconnaitre et favoriser la réalisation, en ce qui concerne les populations des territoires sous tutelle placés sous leur administration du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et doivent faciliter l’exercice de ces droits aux peuples de ces territoires, compte tenu des principes et de l’esprit de la charte des Nations Unies en ce qui concerne chaque territoire et de la volonté librement exprimée des populations intéressées, la volonté de la population étant déterminée par la voie de plébiscites ou par d’autres moyens démocratiques. Résolution adoptée par l’ONU le 16 décembre 1952 La montée en puissance des Deux Grands (USA et URSS) légitime les revendications indépendantistes. URSS et USA soutiennent les peuples colonisés : L’URSS le fait parce que la colonisation est à ses yeux une forme de l’impérialisme et du capitalisme. Les USA défendent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ; ils défendent aussi l’indépendance parce que maintenir les empires coloniaux empêche l’essor du libre-échange. DOC. Les peuples des colonies ne veulent plus vivre comme par le passé. Les classes dominantes des métropoles ne peuvent plus gouverner les colonies comme auparavant. Les tentatives d’écrasement du mouvement de libération nationale par la
force militaire se heurtent maintenant à la résistance armée croissante des peuples des colonies et conduisent à des guerres coloniales de longue durée- A. Jdanov, 1947 (membre du bureau politique du Parti communiste soviétique) DOC. Depuis plus d’un an, j’exprime l’opinion que l’Indochine ne devrait pas retomber sous la domination de la France, mais qu’elle devrait être mise sous tutelle d’une commission internationale […] Il y a cent ans que la France saigne ce pays. F.Roosevelt, 1945 Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les empires coloniaux disparaissent, en raison d’un mouvement de décolonisation, qui s’étend, en Asie de 1947 à 1954, en Afrique, de 1957 à 1975. DOC. 1 PAG. 349/107 LA DECOLONISATION DANS LE MONDE APRES 1945 La première vague de décolonisation a eu lieu en Asie, continent où des bourgeoisies riches et instruites pouvaient structurer l’opposition à l’occupant. Au Moyen-Orient, avant 1939, le Royaume-Uni a émancipé l’Égypte (1922) et l’Irak (1932). La France, plus réticente à abandonner ses mandats sur la Syrie et le Liban, n’y consent qu’entre 1943 et 1946. La même année, les Britanniques accordent l’indépendance à la Transjordanie. Enfin, en 1948, ils se retirent de Palestine, mais laissant Israéliens et Palestiniens face à face. L’Inde L’Inde représente une zone de prospérité pour les 120.000 colons anglais qui développent l’exploitation des mines de charbon, de fer, la culture du thé, du café et du coton. Ils transforment également les villes et construisent un réseau de chemin de fer. Dès la fin du siècle XIX, la métropole délègue des pouvoirs aux élites locales, souvent formées en Angleterre. Celles-ci fondent en 1885 L’Indian National Congress (INC), ou parti du Congrès, avec la bénédiction des autorités britanniques. Après la Première Guerre mondiale, le parti du Congrès commence à réclamer l’indépendance de la colonie. L’avocat Mohandas Karamchand Gandhi (bientôt surnommé " Mahatma ", " la grande âme ") prend la tête du Congrès et du mouvement de résistance contre la présence anglaise en Inde.
Alors que le gouvernement britannique et le parti du Congrès s’accordent sur le principe de la construction d’un État fédéral, la Ligue musulmane s’y oppose et réclame la création de deux États. Des émeutes éclatent entre hindous et musulmans, faisant plusieurs milliers de morts à Calcutta, la capitale administrative de l’Empire. En février 1948, Clement Attlee annonce que des mesures seront prises " pour mettre en œuvre le transfert de pouvoir entre des mains indiennes responsables, au plus tard en juin 1948. " C’est dans un contexte de violences extrêmes que Lord Mountbatten, nommé vice-roi des Indes, négocie l’indépendance et la partition lors de la conférence de New Delhi (juin 1947) avec les deux figures les plus importantes des mouvements nationalistes, Nehru (chef du parti du Congrès) et Jinnah (chef de la Ligue musulmane). Malgré l’opposition de Gandhi, la partition ne peut être évitée. Le vice-roi organise l’évacuation des Britanniques en trois mois seulement. La partition donne naissance à deux États : l’Union indienne et le Pakistan. Ce dernier est lui-même divisé en deux parties, le Pakistan occidental (l’actuel Pakistan) et le Pakistan oriental (l’actuel Bangladesh, indépendant en 1971 à la suite de la troisième guerre indo-pakistanaise). Dès août 1947, l’Inde et le Pakistan intègrent le Commonwealth. En 1948, l’indépendance de Ceylan (l’actuel Sri - Lanka) et de la Birmanie met définitivement fin à l’Empire des Indes. L’indépendance des Indes britanniques s’accompagne d’un vaste mouvement de populations : 7 millions de musulmans rejoignent le Pakistan occidental ou oriental, tandis que 10 millions d’hindous se déplacent de ces régions vers l’Union indienne. C’est le plus grand déplacement de population dans l’histoire de l’humanité. Une véritable guerre civile se déroule entre les communautés. En 1948, Gandhi est assassiné par un extrémiste hindou qui lui reproche sa trop grande tolérance à l’égard des musulmans. La guerre d’Indochine Guerre oubliée, l’Indochine est un exemple de décolonisation ratée, sur laquelle se greffent les enjeux de la guerre froide. L’Indonésie et l’Indochine ont été occupées pendant la guerre par le Japon, qui a confié aux populations la gestion de leur pays. Ce processus a accéléré l’aspiration à l’indépendance. L’Indonésie proclame l’indépendance dès 1945, ne l’obtient qu’après 4 ans de guerre contre les Pays-Bas.
En Indochine le dirigeant communiste Ho Chi Minh déclare l’indépendance du Vietnam. La France s’engage alors en 1946 dans la guerre contre le Viet-min, qui s’inscrit dans le contexte de la guerre froide : les États Unis soutiennent la France, tandis que l’URSS et la Chine aident le Viet-min. Dès 1948, et durant près de 8 années, la IV République est entrainée dans une guerre de décolonisation. En 1953, l’armée française envoie à la base de Diên Biên Phu 15.000 hommes : c’est un échec, car les 11.000 survivants sont faits prisonniers et emmenée dans les camps Vietminhs, d’où 7.000 ne reviendront pas. En 1954 les accords de Genève sont signés, accordant l’indépendance au Laos, au Cambodge et au Vietnam. Ce dernier est divisé en deux, entre les communistes au nord et les pro-Occidentaux au sud. La chute de Diên Biên Phu resonne comme un coup de tonnerre : les troupes régulières d’une puissance coloniale sont vaincues par une armée issue de la guérilla ; la France a perdu l’Indochine. LA DECOLONISATION DE L’AFRIQUE La décolonisation anglaise L’obtention de l’indépendance par les colonies africaines se déroule selon des modalités différentes, qui vont de la négociation à la guerre. La décolonisation de l’Afrique noire anglophone est précoce car l’administration indirecte a permis la formation de cadres politiques.
l’armée, qui conserve le pouvoir jusqu’à sa mort en 1997. Rwanda Burundi Indépendants 1962 La décolonisation portugaise Angola, Mozambique, Guinée-Bissau Réclament l’indépendance en 1963. Le gouvernement dictatorial de Salazar mène 12 ans de guerres coloniales. A la chute du régime de Salazar l’indépendance est accordée. La guerre d’Algérie Conquise en 1830, au début des années 1950 l’Algérie compte un million de français, surnommés Pieds-Noirs (les français installés en Algérie pendant la période coloniale) et 9 millions de musulmans. Points de vue sur l’Algérie
1. François Mitterrand, ministre de l’Intérieur proclame en 1954 que « L’Algérie c’est la France ». DOC. 3A PAG. 353/ 2. Les intellectuels au secours des Français d’Algérie DOC. 3B PAG. 353/ En 1954 le FLN (Front de Libération Nationale) déclenche la lutte armée pour obtenir l’indépendance. La France réagit en envoyant l’armée, dans laquelle sont engagés aussi bien des français que des harkis (algériens volontaires dans l’armée française). C’est le début de la guerre d’Algérie, qui s’étend et devient très violente de part et d’autre. Le FLN intensifie ses actions terroristes : bombes dans des lieux publics et guérilla. En réponse, l’armée française mène de difficiles opérations de quadrillage (opération militaire consistant à diviser un territoire en parcelles afin d’assurer un contrôle efficace). Des unités spécialisées multiplient les arrestations et pratiquent systématiquement la torture sur les prisonniers. Le gouvernement ne parvient pas à résoudre la crise. Au moi de mai 1958, la foule attachée à l’Algérie française manifeste à Alger pour montrer son opposition. Le général de Gaulle (retiré de la politique depuis 1946) intervient publiquement et se déclare prêt à revenir au pouvoir.
[Le 1er^ juin 1958 de Gaulle est investi président du Conseil. Le 2 juin une assemblée autorise à préparer une nouvelle Constitution : c’est l’acte de décès de la IV République]. A Alger, le 4 juin 1958 de Gaulle prononce une phrase ambiguë : « Je vous ai compris! » DOC. 4 A PAG. 112 Quelles sont les intentions précises de de Gaulle? (objet de débat encore aujourd’hui). En septembre 1959, il prononce un autre discours DOC. 4B PAG. 113 : a-t-il évolué par réalisme devant une situation dont il avait mesuré l’aspect irréversible? En 1960 a lieu le tournant décisif : de Gaulle s’engage dans la recherche d’une solution négociée conduisant à l’indépendance. DOC. 4C PAG. 113 Il évoque pour la première fois l’éventualité d’une république algérienne. À l’opposition, des partisans de l’Algérie française et d’une partie de l’armée constituent une organisation clandestine, l’OAS (Organisation Armée Secrète). DOC. Affiche de l’OAS de 1961 La suite :
Lorsque notre jeune homme travaille, il dispose de vingt fois moins d’outils perfectionnés que l’ouvrier d’un pays riche. Il sait qu’il représente, avec ses semblables d’Asie, d’Afrique et d’Amérique, 70%% de la population mondiale. Mais qu’ils ne se repartissent entre eux que 20% de la richesse mondiale. Enfin, il voit avec amertume que les Etats-Unis, avec 6% de la population mondiale jouissent de 38& de la richesse de la planète et que l’Europe, avec une population de 22% s’en attribue 36%. D’après Paul Samuelson (prix Nobel d’économie en 1970), L’Économique , Armand Colin, 1961 DOC. 3 PAG. 357/115 L’EMERGEANCE DU TIERS-MONDE : FIDEL CASTRO A L’ONU EN 1960 (SOLO LA PARTE CENTRALE DEL DISCORSO) Les problèmes de l’Amérique latine sont les mêmes que ceux de l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient […]. Là-bas, le pétrole est aux mains de compagnies contrôlées par la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas. Discours de Fidel Castro devant l’Assemblée Générale de l’ONU, 26 septembre 1960 Importées des anciens colonisateurs, les nouvelles structures et les nouvelles institutions ne répondent pas aux besoins des États. En plus, la guerre froide encourage les conflits inter-ethniques qui naissent après la décolonisation. Une autre source de conflit est le tracé des frontières, issues des traités d’après-guerre par les nations coloniales européennes et qui ne tiennent pas compte des populations qui sont regroupées artificiellement. Après la décolonisation, les anciennes colonies doivent réadapter leur économie, qui était conçue pour l’exportation de produits exotiques vers la métropole. Cependant, privés des capitaux de la métropole, les nouveaux pays se retrouvent dans l’incapacité de réaliser cette réorganisation. DOC. UNE USINE NIKE AU VIETNAM
L’Éclatement du Tiers-monde La compétition Est-Ouest avait pour enjeu tous les pays « non-alignés ». Elle a coupé le Tiers-monde en deux : les prosoviétiques d’un côté (Algérie, Lybie, Guinée, Tanzanie, Madagascar, Vietnam, Cuba, Iraq, Syrie…) ; les anticommunistes de l’autre (États d’Amérique latine, États asiatiques de l’OTASE (Organisation du Traité de l’Asie du Sud-Est), Maroc, Tunisie, Cote d’Ivoire, Kenya, Zaïre…). La crise économique des années 70 a parachevée l’éclatement. Les États pétroliers arabes se sont enrichis. Les Pays d’Afrique noire, sans ressources naturelles, sont devenus des PMA (pays les moins avancés). A l’inverse, les NPI (nouveaux pays industriels) d’Asie se sont enrichis par le travail et la compétence de leur main d’œuvre bon marché. Les pays sud-américains ont connu eux aussi une progression rapide. On voit donc peu à peu sortir de ce qu’on ne peut plus appeler le Tiers-monde depuis l’effondrement de l’URSS, des « États émergents » qui rejoignent le groupe des pays industriels. Quelques pays, comme l’Inde, le Sénégal, la Tanzanie, connaissent la stabilité politique. Mais, la plupart des États du Tiers-monde ignorent la démocratie et connaissent une vie politique agitée, scandée par des coups d’état, en Amérique latine et en Afrique dans les années 1960 et 1970. Certains vivent des drames, comme le Nigeria (guerre du Biafra) ou le Cambodge, où la dictature communiste des Khmers rouges (1975-1979) fait près de deux millions de morts. PAYS RICHES, PAYS EMERGENTS, PAYS PAUVRES Les États les plus riches sont concentrés dans l’hémisphère Nord, excepté l’Australie et la Nouvelle Zélande. Ces pays sont couramment appelés pays du Nord, par opposition aux pays du Sud, généralement plus pauvres.
Le pacte de deux cousins A l’origine, il y a deux cousins, Ousmane et Doudou Sow. Deux cousins liés par un pacte scellé durant l’adolescence, qui décident, en 1989, de retourner à Guélack, village d’origine d’Ousmane, pour tenter de le faire revivre. À partir des sept cases traditionnelles encore intactes à l’époque, ils vont créer un véritable projet de société solidaire et écologique et œuvrer pour l’étendre aux zones environnantes. Là où nous commençons tout juste à remettre nos comportements en cause, les hommes et les femmes de Guélack réfléchissent depuis plus de vingt ans à un mode d’évolution qui n’hypothèque pas l’avenir et mènent toutes leurs actions en conséquence dans une approche participative et globale. Un développement durable Lutte contre la désertisation par la RNA (Reconstitution Naturelle Assistée), développement de l’énergie solaire, fermes écologiques et cultures biologiques basées sur l’agro-élevage et l’usage exclusif du compost, recherche d’alternatives écologiques dans tous les domaines, considération d’un développement passant par la cohésion sociale, l’éducation et l’amélioration des pratiques sanitaires, tels sont les piliers du projet mené dans cette enclave verte au cœur du Sahel. Passer le relais Cependant, essentiellement portée par deux hommes dont le charisme et la force de caractère sont exceptionnels, l’expérience de Guélack constituera une solution viable à l’unique condition de voir la jeune génération prendre le relais. La question est centrale depuis le début, ayant justifié la création d’un Centre de Formation où les jeunes de Guélack et des villages environnants étudient avant de créer leurs propres exploitations fondées sur les valeurs prônées par les deux cousins. Mais si la formation est essentielle, elle ne remplace pas la foi indispensable pour lutter au quotidien dans un environnement hostile où tout est bien souvent à recommencer. Cela amène Ousmane et Doudou Sow à arpenter la région sans relâche pour tenter de convaincre les populations du bienfondé de leur démarche et faire évoluer les comportements. L’enjeu est de taille, considérant qu’une meilleure maîtrise des problématiques environnementales jouera un rôle crucial dans le développement économique et la lutte contre les migrations climatiques en Afrique. http://africultures.com/films/? no=11904&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=
Colonie : territoire entièrement placé sous la souveraineté d’un autre État Protectorat : territoire ou État qui dépend d’une métropole, mais qui conserve son gouvernement, ce qui lui assure une certaine autonomie interne. Mandat : après 1919, est un territoire confié par la SDN à un État qui l’administre en son nom et doit normalement le conduire à l’indépendance Dominion : ancienne colonie britannique à laquelle la métropole concède l’autonomie interne et ensuite l’indépendance. Ce statut est concédé d’abord a des colonies de peuplement blanc : Canada (1867), Australie (1900), Nouvelle Zélande (19907), Afrique du sud (1910). Impérialisme : domination d’un État sur un autre État. L’impérialisme peut être économique, financier, culturel. Il ne remet pas nécessairement en cause l’indépendance politique des pays dominés ; ces derniers peuvent conserver leur gouvernement. Colonialisme : forme d’impérialisme dans laquelle la puissance colonisatrice, la métropole, s’assure le contrôle politique de la colonie. Dans ce cas, c’est le gouvernement de la métropole qui dirige la colonie dans tous les domaines. Pays non-alignés : pays tentant d’échapper à « l’alignement » du bloc soviétique ou du bloc occidental.