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Contes, Charles Perrault, Sintesi del corso di Letteratura Francese

riassunti dei contes di Perrault, e descrizione dei ''contes''

Tipologia: Sintesi del corso

2017/2018

Caricato il 22/10/2018

maria_grazia_
maria_grazia_ 🇮🇹

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Charles Perrault, né le 12 janvier 1628 à Paris où il est mort le 16 mai 1703, est un homme de lettres
français, célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye. Auteur de textes religieux, chef de file des Modernes
dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l'un des grands auteurs du xviie siècle.
L'essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale
française. Il est l'un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux. Il est mêlé aux choses
littéraires de son siècle par fameuse "querelle des Anciens et des Modernes". Jusqu'alors, la conception
littéraire était dominée, depuis la Renaissance, par le sentiment de la supériorité des auteurs de l'Antiquité
grecs et latins. L'idéal esthétique du classicisme était fondé, sur le principe de l'imitation des modèles,
réputés indépassables, de la littérature antique. L'auteur a écrit une vingtaine de contes, poèmes etc... Il
marquera son époque par sa tentative d'élever le conte au rang de genre littéraire. Il s'inspire de contes
populaires anciens, à la baseracontés, d'un patrimoine commun qu'il veut mettre en valeur .
Un réel désir de plaire au public est présent (cf: l'existence des salons à l'époque). Perrault semble chercher à
séduire ses lectrices en particulier: les femmes restent omniprésentes, aussi bien en temps que public que
personnages: Il les complimente et se sert de leurs intuitions et goûts pour contrer les Anciens. Elles sont en
général héroïne du conte, à la fois victimes et objets de ses sarcasmes..
Le titre "les contes de ma mère l'Oye" est importante: il désigne une tout ce qui est contes de "vieilles
femmes", destinés à l'amusement des enfants/ une oie blanche représente la naïveté et l'innocence/ oye->oyé-
>ouïr, écouter (=tradition orale). Perrault contribue à mettre au goût du jour le genre littéraire des contes de
fées, et acquiert dans la littérature universelle une place de choix. Son œuvre est de dimensions extrêmement
réduites car ses -Contes de ma mère l'Oye ou Histoires et contes du temps passé (1697), forment un
recueil de huit contes merveilleux tous issus du folklore populaire national. Transmis principalement par les
femmes, nourris en partie de l'imaginaire médiéval légendaire, chevaleresque et courtois, de textes narratifs
de la Renaissance italienne, ces contes sont totalement étrangers à la tradition littéraire de l'Antiquité. Leur
publication constitue une pièce essentielle dans le combat qu'il mène en faveur des Modernes. Leur style est
simple, naïf sans pour autant manquer de finesse. La plume et alerte. Ils sont écrits en prose. Ils sont
prétendument destinés aux enfants. Cette subversion du genre, procédé qui est inauguré par Perrault, est
repris après lui aux siècles suivants. Elle répondait à une visée idéologique: la langue des contes était
considérée comme la langue des nourrices, et donc, métaphoriquement, comme la langue maternelle de la
France. Les contes adaptés littérairement par Perrault n'appartenaient aucunement, en réalité, à la littérature
enfantine, mais à une littérature orale, mouvante, destinée aux adultes des communautés villageoises, faits
pour être lus le soir, à la veillée. Le passage des contes à la culture, écrite et savante, implique un processus
de transformation, paradoxalement aussi profond que peu visible à première vue. Qui sait aujourd'hui que le
Petit Chaperon rouge des versions orales dévorait la chair de sa mère-grand, et s'abreuvait de son sang? Qui
sait que Cendrillon jetait du sel dans la cendre en faisant croire qu'elle avait des poux afin qu'on la laisse
tranquille?
Les Contes de Perrault sont le résultat d'une censure assez nette de tous les éléments et des motifs qui, dans
la version originale, pouvaient choquer ou simplement ne pas être compris par un public mondain. Mais
Perrault ne se contente pas de retrancher ce que les contes pouvaient avoir de vulgaire; il transforme le récit
et l'adapte à la société de son temps, ajoutant des glaces et des parquets au logis de Cendrillon, restituant
l'action du Petit Poucet à l'époque de la grande famine de 1693. Parallèlement, il les teinte d'un humour
spirituel, agrémente le récit de plaisanteries parfois piquantes, destinées à ne pas prendre le merveilleux des
contes trop au sérieux, déclarant par exemple que l'ogresse de la Belle au bois dormant veut manger la petite
Aurore à la sauce Robert, que le prince et sa belle ne dormirent pas beaucoup après leurs retrouvailles, ou
encore que les bottes du Chat botté n'étaient pas très commodes pour marcher sur les tuiles des toits. Ce
faisant, il adapte son style à l'idée qu'il veut donner des Contes de ma mère l'Oye, multipliant les archaïsmes
et les tournures vieillies, utilisant le dialogue, le présent de narration ou le jeu des formulettes («Anne ma
sœur Anne, ne vois-tu rien venir?»; «Ma mère-grand, comme vous avez de grands bras»), qui rappellent
l'origine orale des contes et leur vivacité. Intégrant les éléments populaires du conte à une trame romanesque,
multipliant les signes d'une pseudo-oralité, ainsi que ceux d'une fausse innocence, Perrault transforme le
conte populaire, en réalisant un des chefs-d'œuvre de la littérature universelle, et sauve de l'oubli les huit
récits traditionnels, aujourd'hui célébrissimes, qui composent son recueil.
CONTES, Contes de ma mère l’Oye Histoires ou contes des temps passés : 1. Les contes en vers
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Charles Perrault , né le 12 janvier 1628 à Paris où il est mort le 16 mai 1703, est un homme de lettres

français, célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye. Auteur de textes religieux, chef de file des Modernes

dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l'un des grands auteurs du xviie^ siècle.

L'essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale

française. Il est l'un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux. Il est mêlé aux choses

littéraires de son siècle par fameuse "querelle des Anciens et des Modernes". Jusqu'alors, la conception

littéraire était dominée, depuis la Renaissance, par le sentiment de la supériorité des auteurs de l'Antiquité

grecs et latins. L'idéal esthétique du classicisme était fondé, sur le principe de l'imitation des modèles,

réputés indépassables, de la littérature antique. L'auteur a écrit une vingtaine de contes, poèmes etc... Il

marquera son époque par sa tentative d'élever le conte au rang de genre littéraire. Il s'inspire de contes

populaires anciens, à la baseracontés, d'un patrimoine commun qu'il veut mettre en valeur.

Un réel désir de plaire au public est présent (cf: l'existence des salons à l'époque). Perrault semble chercher à

séduire ses lectrices en particulier: les femmes restent omniprésentes, aussi bien en temps que public que

personnages: Il les complimente et se sert de leurs intuitions et goûts pour contrer les Anciens. Elles sont en

général héroïne du conte, à la fois victimes et objets de ses sarcasmes..

Le titre "les contes de ma mère l'Oye" est importante: il désigne une tout ce qui est contes de "vieilles

femmes", destinés à l'amusement des enfants/ une oie blanche représente la naïveté et l'innocence/ oye->oyé-

>ouïr, écouter (=tradition orale). Perrault contribue à mettre au goût du jour le genre littéraire des contes de

fées, et acquiert dans la littérature universelle une place de choix. Son œuvre est de dimensions extrêmement

réduites car ses - Contes de ma mère l'Oye ou Histoires et contes du temps passé (1697 ), forment un

recueil de huit contes merveilleux tous issus du folklore populaire national. Transmis principalement par les

femmes, nourris en partie de l'imaginaire médiéval légendaire, chevaleresque et courtois, de textes narratifs

de la Renaissance italienne, ces contes sont totalement étrangers à la tradition littéraire de l'Antiquité. Leur

publication constitue une pièce essentielle dans le combat qu'il mène en faveur des Modernes. Leur style est

simple, naïf sans pour autant manquer de finesse. La plume et alerte. Ils sont écrits en prose. Ils sont

prétendument destinés aux enfants. Cette subversion du genre, procédé qui est inauguré par Perrault, est

repris après lui aux siècles suivants. Elle répondait à une visée idéologique: la langue des contes était

considérée comme la langue des nourrices, et donc, métaphoriquement, comme la langue maternelle de la

France. Les contes adaptés littérairement par Perrault n'appartenaient aucunement, en réalité, à la littérature

enfantine, mais à une littérature orale, mouvante, destinée aux adultes des communautés villageoises, faits

pour être lus le soir, à la veillée. Le passage des contes à la culture, écrite et savante, implique un processus

de transformation, paradoxalement aussi profond que peu visible à première vue. Qui sait aujourd'hui que le

Petit Chaperon rouge des versions orales dévorait la chair de sa mère-grand, et s'abreuvait de son sang? Qui

sait que Cendrillon jetait du sel dans la cendre en faisant croire qu'elle avait des poux afin qu'on la laisse

tranquille?

Les Contes de Perrault sont le résultat d'une censure assez nette de tous les éléments et des motifs qui, dans

la version originale, pouvaient choquer ou simplement ne pas être compris par un public mondain. Mais

Perrault ne se contente pas de retrancher ce que les contes pouvaient avoir de vulgaire; il transforme le récit

et l'adapte à la société de son temps, ajoutant des glaces et des parquets au logis de Cendrillon, restituant

l'action du Petit Poucet à l'époque de la grande famine de 1693. Parallèlement, il les teinte d'un humour

spirituel, agrémente le récit de plaisanteries parfois piquantes, destinées à ne pas prendre le merveilleux des

contes trop au sérieux, déclarant par exemple que l'ogresse de la Belle au bois dormant veut manger la petite

Aurore à la sauce Robert, que le prince et sa belle ne dormirent pas beaucoup après leurs retrouvailles, ou

encore que les bottes du Chat botté n'étaient pas très commodes pour marcher sur les tuiles des toits. Ce

faisant, il adapte son style à l'idée qu'il veut donner des Contes de ma mère l'Oye, multipliant les archaïsmes

et les tournures vieillies, utilisant le dialogue, le présent de narration ou le jeu des formulettes («Anne ma

sœur Anne, ne vois-tu rien venir?»; «Ma mère-grand, comme vous avez de grands bras»), qui rappellent

l'origine orale des contes et leur vivacité. Intégrant les éléments populaires du conte à une trame romanesque,

multipliant les signes d'une pseudo-oralité, ainsi que ceux d'une fausse innocence, Perrault transforme le

conte populaire, en réalisant un des chefs-d'œuvre de la littérature universelle, et sauve de l'oubli les huit

récits traditionnels, aujourd'hui célébrissimes, qui composent son recueil.

CONTES, Contes de ma mère l’Oye Histoires ou contes des temps passés : 1. Les contes en vers

Griselidis En Italie, un prince misogyne jure de ne jamais se marier et préfère pratiquer la chasse. Mais au cours d’une partie de chasse, il se perd et rencontre une bergère nommée Griselidis dont il tombe follement amoureux. Il l’épouse et ils vivent heureux jusqu’à la naissance de leur fille dont Griselidis ne veut pas se séparer comme c’était l’usage à l’époque. Le prince en prend ombrage et commence à douter de la sincérité de son épouse. Commence alors une terrible série d’épreuves pour Griselidis. Le prince lui enlève sa fille, puis lui annonce sa mort. Griselidis reste toujours une épouse aimante et dévouée. L’enfant placée en secret dans un couvent, grandit et suscite l’amour d’un jeune prince. Son père toujours cruel, décide de l’épouser et de répudier Griselidis, qui une nouvelle fois, s’exécute. Mais la vérité éclate, le roi annonce qu’il s’agit de sa fille et qu’il voulait éprouver son épouse. Grisélidis est louée dans tout le royaume pour ses qualités son dévouement sans faille. Moralité implicite : malgré les épreuves que la vie nous inflige, nos mérites seront toujours tôt ou tard reconnus.

Peau D’Ane Dans un royaume un âne extraordinaire produit des écus d’or. Le roi de ce royaume, veuf s’éprend follement de sa fille et décide de l’épouser. Pour fuir ce père incestueux, la jeune fille prend conseil auprès de sa marraine, une fée qui lui conseille de demander à son père des robes d’une couleur irréalisable (azur, couleur de la lune couleur du soleil). Mais le roi réussit à satisfaire la demande. La jeune fille toujours conseillée par sa marraine demande alors la peau de l’âne magique, dont elle revêt la peau et s’enfuit. Elle devient alors souillon dans une ferme. Sa marraine lui a fait présent d’un coffre magique qui peut voyager sous terre contenant les trois magnifiques robes et tous les dimanches, enfermée dans sa chambre, Peau d’Ane revêt ses apparats. Elle est surprise par le prince du royaume qui en tombe follement amoureux et décide de l’épouser. Le mariage est célébré en présence de tous les rois dont le père de Peau d’Ane, revenu à la raison. Moralité implicite : il faut parfois endurer de lourds sacrifices pour conserver son intégrité.

Les Souhaits Ridicules Un bûcheron se lamente sur son sort misérable. Jupiter (roi des dieux dans la mythologie romaine) lui apparaît alors et lui offre trois souhaits. Le bûcheron souhaite réfléchir mais dans son emportement il fera mauvais usage de ces trois souhaits qui seront « une aune de boudin » sous le coup de la gourmandise, son épouse avec l’aune de boudin pendue au nez, souhait demandé sous le coup de la colère et enfin, le souhait de retrouver sa femme intacte, sous le coup de la raison. Moralité implicite : il faut bien peser ses mots avant de parler.

  1. Les contes en prose La particularité de ces contes en prose est qu’ils se terminent tous par une ou deux morales explicites à la fin.

"LA BELLE AU BOIS DORMAN: Un roi et une reine oublient d'inviter au baptême de leur fille une vieille fée, qui maudira l'enfant. La prédiction se réalise; cent ans plus tard, un jeune prince réveille la princesse; Ils se marient et ont deux enfants. Partant à la guerre, le nouveau roi confie sa femme et ses enfants à sa propre mère, une ogresse, qui va tenter de les dévorer. Au retour du roi, elle se jette dans la cuve de reptiles qu'elle destinait à ses victimes. Aurore (la princesse) est l'idéal féminin de l'époque, dotée de vertus naturelles et aristocratiques. Elle a reçu de nombreux dons. Moralité : le bonheur demande du temps, de la patience et du courage.

"LE PETIT CHAPERON ROUGE" Une fillette est envoyée chez sa grand-mère et rencontre un loup, qui lui demande sa destination. Ce dernier prend le chemin le plus court, dévore la grand-mère et attend l'enfant, qui sera dévorée elle aussi. Conte d'avertissement pour les enfants, conte moral. Perrault critique les mères et les nourrices irresponsables. Par le loup, il veut peut-être symboliser l'animal, et les séducteurs. Moralité : il ne faut pas parler à des inconnus.

"LA BARBE BLEUE" Un homme très riche à barbe bleue fait horreur aux femmes. Il parvient à se marier grâce à son argent, mais au bout d'un mois il laisse sa femme seule, lui interdisant l'accès à une des pièces. Curieuse, celle-ci ouvre tout de même la porte interdite et découvre les cadavres des anciennes femmes de Barbe Bleue. Ce dernier découvre qu'elle l'a trompé et veut l'égorger en punition. Les deux frères de la victime la sauvent in extremis. Elle se remarie et fait le bonheur de sa famille. Un conte baroque: un personnage monstre, devient attirant, plus retour au monstre (=métamorphose), sensation de vertige. Moralité : la curiosité est un vilain défaut.

"LE MAITRE CHAT OU LE CHAT BOTTE" Les 3 fils d'un meunier doivent se partager l'héritage qui leur a laissé. Le 3eme fils reçoit un chat. Pour éviter d'être mangé, l'animal lui demande une paire de bottes et lui propose ses services. Le jeune homme accepte. Grâce à la ruse du chat, il épousera la princesse, sous le titre de Marquis de Carabas, possèdera un beau château et un immense domaine. Le chat est constamment humanisé: une tenue à la mode, des attitudes humaines (le fait de parler par ex. Il veut prouver sa valeur->usage de moyens malhonnêtes= un contre-héros, escroc, malin.. Ce n'est pas un