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La IVe République Française : Politique, Réformes, Instabilité, Décolonisation (1946-1958), Appunti di Francese

La IVe République française est fondée dans la période difficile de la reconstruction après-guerre. Cet épisode marque la modernisation de la France et la naissance de l’Europe communautaire, malgré une histoire politique mouvementée et une grande instabilité gouvernementale. Ce document décrit les réformes importantes de l’après-guerre, la mise en place d’une nouvelle constitution, les difficultés et les échecs, ainsi que l’œuvre de la IVe République dans le domaine économique et social.

Tipologia: Appunti

2020/2021

Caricato il 23/04/2021

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La IV République française
1946/1958
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Scarica La IVe République Française : Politique, Réformes, Instabilité, Décolonisation (1946-1958) e più Appunti in PDF di Francese solo su Docsity!

La IV République française

Fondée dans la période difficile de la reconstruction d’après-guerre,

la IVe République connaît une histoire politique mouvementée,

marquée par une grande instabilité gouvernementale et les

problèmes coloniaux. Elle voit cependant la modernisation de la

France et la naissance de l’Europe communautaire.

B. Une nouvelle constitution (octobre 1946)

La Constitution d’octobre 1946 est un régime parlementaire où le

législatif pèse sur l’exécutif.

Les élections d’octobre 1945, qui voient le premier vote des femmes,

montrent le rejet de la IIIe République.

La constitution est approuvée en octobre 1946 et établit un régime

parlementaire. Le président de la République n’a que peu de pouvoirs

et le président du Conseil doit obtenir l’investiture puis la confiance de

l’Assemblée nationale en rassemblant derrière lui une majorité de

voix. Or le scrutin proportionnel, en multipliant les partis, rend fragile

toute majorité dans cette Assemblée et le régime s’annonce très

instable.

II- Les difficultés et les échecs (1947-1958)

A. L’instabilité ministérielle

Cette instabilité ministérielle est la principale caractéristique de la IVe République. Du

«tripartisme » à la « Troisième Force », les partis politiques tentent de s’unir pour pouvoir

gouverner.

Plus de 22 gouvernements se sont succédés de 1947 à 1958. Les premiers sont formés des

trois grands partis de la Libération :

Le MRP , Mouvement républicain populaire.

La SFIO , Section française de l’Internationale ouvrière (socialistes).

Le Parti communiste.

C’est le tripartisme jusqu’en mai 1947, date à laquelle les ministres communistes, en

désaccord avec le reste du gouvernement, sont renvoyés.

Désormais, les gouvernements doivent faire face à deux oppositions :

Celle du général de Gaulle, qui a fondé le RPF – Rassemblement du peuple français,

Celle du Parti communiste, qui organise des grèves violentes.

Privées du soutien de ces deux forces, les autres tendances, rassemblées dans la «

Troisième Force », tentent de gouverner, malgré des divisions sur la question scolaire ou

sur la décolonisation.

Certains gouvernements marquent cette période : celui de Mendès France (juin 1954-

février 1955), qui tente de résoudre les problèmes coloniaux, et de Guy Mollet, le plus long

(janvier 1956-mai 1957).

C. La décolonisation et l’échec final

Les problèmes coloniaux vont causer la chute de la IVe République dont

les dirigeants s’opposent à la décolonisation.

De 1946 à 1954, elle mène la guerre d’Indochine qui se termine par un

échec. Après avoir accordé leur indépendance au Maroc et à la Tunisie

(mars 1956), elle s’enlise dans la guerre d’Algérie (novembre 1954-

mars 1962). Ces deux guerres entraînent l’endettement de la France.

L’opinion publique française se trouve de plus en plus divisée face au

problème algérien, et l’extrême droite nationaliste s’agite.

Face aux difficultés, le général de Gaulle apparaît comme le seul

capable de maîtriser la situation. Nommé président du Conseil en juin

1958 avec les pleins pouvoirs, il reçoit de l’Assemblée le droit d’établir

une nouvelle constitution : c’est la fin de la IVe République.

III- L’œuvre de la IVe République

A. Les progrès économiques et sociaux

Malgré les difficultés politiques, l’œuvre de la IVe République dans le

domaine économique et social est considérable.

L’intervention de l’État est marquée par une planification souple – non

obligatoire, fondée sur des plans quinquennaux – en cinq ans.

L’État participe aussi à la modernisation et à l’industrialisation de la

France en réalisant de grands équipements : barrages hydro-électriques,

ports, routes, et en soutenant l’expansion des secteurs automobile et

aéronautique. La croissance économique est forte, surtout dans les

régions du Nord et du Nord-Est du pays.

Sur le plan social, d’importantes mesures sont adoptées:

Amélioration de la Sécurité sociale.

Augmentation des allocations familiales et des retraites.

Création en 1950 du SMIG – Salaire minimum interprofessionnel garanti.

Allongement des congés payés qui sont portés à trois semaines en 1956.

Mais les progrès du pouvoir d’achat sont annulés par l’inflation et la crise

du logement

Les principales nationalisations dans les secteurs clés de

1944 à 1946

Énergie Transports Secteur bancaire

EDF (Électricité de

France)

GDF (Gaz de France)

Charbonnages de

France

Transports maritimes

Transports aériens

(Air France)

Renault

Banque de France

Quatre banques de

dépôt (Société

Générale, Crédit

Lyonnais…)

Personnage clé: Pierre Mendès France (1907-1982)

ancien résistant, homme politique de gauche, il est président

du Conseil de juin 1954 à février 1955. Il signe les accords de

Genève qui terminent la guerre d’Indochine, et organise les

négociations menant à l’indépendance du Maroc et de la

Tunisie. Mais il s’oppose à l’indépendance de l’Algérie.