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Ce document traite de l'étude d'une fonction complexe f(z) et de ses dérivées partielles. Il est démontré que la fonction f(z) ne vérifie pas la propriété (H) en calculant les dérivées partielles par rapport à x et y. La fonction est ensuite définie comme une série entière et il est montré qu'elle est de classe C1 sur un ouvert U de ℂ. Enfin, il est démontré que la fonction vérifie la propriété (H) sur U.
Typology: Exams
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1 ψ est une application linéaire et transforme la base ((1, 0), (0, 1)) de R^2 en la base (1, i) de C, donc ψ est un isomorphisme et ψ −^1 l’est aussi. Comme R^2 (respectivement C ) est de dimension finie alors ψ est continue ( resp ψ −^1 est continue ).
2 Soit Ω un ouvert de C. Alors, {(x, y) ∈ R^2 ; x + i y ∈ Ω} = ψ −^1 (Ω) est l’image réciproque d’un ouvert par une application continue, c’est donc un ouvert de R^2.
1 1.a. f : C −→ C z 7 −→ z^2
, donc,
∼ f : R^2 −→ C (x, y) 7 −→ x^2 − y^2 + 2 i xy
est une applica-
tion de classe C^1 avec, pour tout (x, y) ∈ R^2 :
∂
∼ f ∂ x
(x, y) = 2 x + 2 i y et
∼ f ∂ y
(x, y) = − 2 y + 2 i x
par suite
∼ f ∂ y
(x, y) = i
∼ f ∂ x
(x, y). Ainsi, f vérifie la propriété (H).
Annales CNC | Filière PSI
∀(y, t ) ∈ R × [0, +∞[:
∂ h ∂ y
(y, t ) = −i t 2 e−x t^2 −i y t^2
et
∂ h ∂ y
est continue sur R × [0, +∞[.
2 et la fonction t 7 −→ e−x t^
2 est continue et intégrable sur [0, +∞[.
∂ h ∂ y
(y, t ) = t 2 e−x t^2 et la fonction t 7 −→ t 2 e−x t^2 est continue et intégrable sur [0, +∞[. D’après la formule de Leibniz, nous déduisons que
∼ f admet une dérivée partielle par rapport à sa deuxième variable et
∀(x, y) ∈ U,
∼ f ∂ y
(x, y) =
0
∂ h ∂ y
(y, t ) dt =
0
−i t 2 e−x t^2 −i y t^2 dt.
2.d. Soit y ∈ R. Posons pour tout (x, t ) ∈] 0 , +∞[×[ 0 , +∞[, g (x, t ) = e−x t^
(^2) −i y t 2 . Alors :
∂ g ∂ x
(x, t ) = −t 2 e−x t^2 −i y t^2 ∂ g ∂ x
est ainsi continue sur ]0, +∞[×[0, +∞[.
∀(x, t ) ∈ [a, +∞[×[ 0 , +∞[,
∂ g ∂ x
(x, t ) = t 2 e−x t^
2 ≤ t 2 e−at^
2 et la fonction
t 7 −→ t 2 e−at^
2 est continue et intégrable sur [0, +∞[. Alors et d’après la formule de Leibniz, nous déduisons que
∼ f admet une dérivée partielle par rapport à sa premième variable avec :
∀(x, y) ∈ U,
∼ f ∂ x
(x, y) =
0
∂ g ∂ x
(x, t ) dt =
0
−t 2 e−x t^
(^2) −i y t 2 dt
Ainsi on remarque que : pour tout (x, y) ∈ U,
∼ f ∂ x
(x, y) =
i
∼ f ∂ y
(x, y).
Corrigé | Maths I – 2008
2.e. Pour tout (x, y) ∈ U, nous avons :
∼ f ∂ y
(x, y) =
−∞
−i t 2 e−x t^
(^2) −i y t 2 dt.
Posons pour tout ((x, y), t ) ∈ U×[0, +∞[, h((x, y), t ) = −i t 2 e−x t^
(^2) −i y t 2 .
2 ≤ t 2 e−at^
2 et la fonction t 7 −→ t 2 e−at^
2 est continue et intégrable sur [0, +∞[. Alors d’après le théorème de continuité sous le signe intégrale, nous déduisons
que :
∼ f ∂ y
est continue sur U.
Or, et d’après la question précédente, nous avons :
∀(x, y) ∈ U,
∼ f ∂ x
(x, y) =
i
∼ f ∂ y
(x, y)
donc
∼ f ∂ x
est continue sur U. Ainsi
∼ f est de classe C^1 sur U.
Comme, de plus, pour tout (x, y) ∈ U,
∼ f ∂ y
(x, y) = i
∼ f ∂ x
(x, y) nous déduisons
que f vérifie la propriété (H).
3 Quelques propriétés générales.
Soit Ω un ouvert non vide de C et soient f , g deux applications définies sur Ω à valeurs complexes et vérifiant la propriété (H) ; on pose U = ψ −^1 (Ω).
3.a. Soit λ ∈ C. Nous avons (Â λ f + g ) = λ
∼ f +
∼ g , donc (Â λ f + g ) est de classe C^1 sur U. Avec pour tout (x, y) ∈ U :
∂ (Â λ f + g ) ∂ y
(x, y) = λ
∼ f ∂ y
(x, y) +
∼ g ∂ y
(x, y)
= i
λ
∼ f ∂ x
(x, y) +
∼ g ∂ x
(x, y)
= i
∂ (Â λ f + g ) ∂ x
(x, y)
Ainsi λ f + g vérifie la propriété (H). 3.b. Il est clair que fl( f g ) =
∼ f
∼ g , donc fl( f g ) est de classe C^1 sur U. ∀(x, y) ∈ U, ∂ fl( f g ) ∂ y
(x, y) =
∼ f ∂ y
(x, y) × ∼ g (x, y) +
∼ f (x, y)
∂ ∼ g ∂ y
(x, y)
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Soient h l’endomorphisme canoniquement associé à
p a^2 + b 2 0 0
p a^2 + b 2
et ω l’endomorphisme canoniquement associé à
a p a^2 + b 2
−b p a^2 + b 2 b p a^2 + b 2
a p a^2 + b 2
h est une homothétie de R^2 et ω est une rotation de R^2 donc u est une similitude directe de R^2. u est une rotation si, et seulement si,
p a^2 + b 2 = 1 c’est à dire a^2 + b 2 = 1. 3.e. Supposons que
∼ f est de classe C^2. f vérifie la propriété (H), donc, pour tout
(x, y), on a :
∼ f ∂ y
(x, y) = i
∼ f ∂ x
(x, y) et alors
∼ f ∂ x ∂ y
(x, y) = i
∼ f ∂ x^2
(x, y) et
∼ f ∂ y^2
(x, y) = i
∼ f ∂ y ∂ x
(x, y).
Le théorème de Schwarz permet d’obtenir :
∼ f ∂ x ∂ y
(x, y) =
∼ f ∂ y ∂ x
(x, y)
et par suite : i
∼ f ∂ x^2
(x, y) =
i
∼ f ∂ y^2
(x, y) puis : ∆
∼ f (x, y) = 0.
1 Exemples : Soient α ∈ R et r > 0 ; on considère γ r, α : [0, 1] −→ C, t 7 −→ r ei α t^. 1.a. γ r, α est clairement de classe C^1 , avec γ
′ r, α (t^ ) =^ i r^ α e
i α t
De plus et comme r 6 = 0, l’image de γ r, α est contenu dans C \ { 0 }. Ainsi, γ r, α est un chemin contenu dans C \ { 0 }. D’autre part nous avons par définition : ∫
γ r, α
dz z
0
i r α ei α t r ei α t^
dt = i α
1.b. i) Nous avons
I(r ) =
γ r, π
ei z^ − 1 z
dz
0
i π (ei r e
i π t − 1 ) dt
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= −i π + i
0
ei r e
i π t π dt
En effectuant le changement de variables u = π t , nous déduisons :
I(r ) = −i π + i
∫ (^) π
0
ei r^ (cos^ u+i^ sin^ u)^ du
Ce qui entraîne le résultat. ii) Par le théorème de majoration, nous obtenons : ∫ (^) π
0
e−r^ sin^ u+i r^ cos^ u^ du 6
∫ (^) π
0
e−r^ sin^ u+i r^ cos^ u^ du
∫ (^) π
0
e−r^ sin^ u^ du
Or et par la relation de Chasles nous avons : ∫ (^) π
0
e−r^ sin^ u^ du =
∫ (^) π/ 2
0
e−r^ sin^ u^ du +
∫ (^) π
π/ 2
e−r^ sin^ u^ du
et en effectuant le changement de variables ∫ v = π − u, nous remarquons que π/ 2
0
e−r^ sin^ u^ du =
∫ (^) π
π/ 2
e−r^ sin^ u^ du. On déduit ainsi l’inégalité : ∫ (^) π
0
e−r^ sin^ u+i r^ cos^ u^ du 6 2
∫ (^) π/ 2
0
e−r^ sin^ u^ du
iii) Sachant que la fonction sin est concave sur l’intervalle [ 0 , π/ 2 ] et que la corde joignant les points de son graphe d’abscisses 0 et π/ 2 respectivement a pour équation y =
π
x, on déduit que pour tout u ∈ [ 0 , π/ 2 ] :
π
x 6 sin u. Ce qui entraîne par croissance des intégrales que : ∫ (^) π/ 2
0
e−r^ sin^ u^ du 6
∫ (^) π/ 2
0
e−r^ π^2 u^ du =
π 2 r
[ 1 − e−r^ ]
qui tend vers 0 quand r tend vers +∞. D’où, I(r ) (^) r−→ →+∞ −i π.
2 2.a. Comme γ est continue sur [a, b ] à valeurs dans Ω et que F est continue sur Ω, alors et par composition F ◦ γ est continue. De plus, considérons une subdivision σ = (a 0 , a 1 ,... , aN) associée à γ. Par composition d’applications de classe C^1 , nous déduisons que F ◦ γ est de classe C^1 sur les intervalles [ai− 1 , ai ] pour tout 1 6 i 6 N. Ce qui montre que F ◦ γ est C^1 par morceaux sur [a, b ]. D’autre part, on pose γ (t ) = x(t ) + i y(t ) pour tout t ∈ [a, b ] et on identifie γ (t ) au couple (x(t ), y(t )) et γ
′ (t ) au couple (x′(t ), y′(t )) quand cela a un sens, on obtient alors pour tout t ∈ [a, b ] \ {a 0 , a 1 ,... , aN} : (F ◦ γ )′(t ) = (eF ◦ γ )′(t ) = deF( γ (t )). γ
′ (t )
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γ
f (z) dz =
∫ (^) b +d −c
a
f ( γ (t )) γ ′(t ) dt
∫ (^) b
a
f ( γ 1 (t )) γ (^) 1 ′(t ) dt +
∫ (^) b +d −c
b
f ( γ 2 (t − b + c)) γ (^) 2 ′(t − b + c) dt
Or,
∫ (^) b
a
f ( γ 1 (t )) γ
′ 1 (t^ )^ dt^ =
γ 1
f (z) dz et en effectuant le changement de variables
u = t − b + c nous obtenons : ∫ (^) b +d −c
b
f ( γ 2 (t − b + c)) γ
′ 2 (t^ −^ b^ +^ c)^ dt^ =
∫ (^) d
c
f ( γ 2 (u)) γ
′ 2 (u)^ du^ =
γ 2
f (z) dz
Ainsi : (^) ∫
γ
f (z) dz =
γ 1
f (z) dz +
γ 2
f (z) dz
1 1.a.^ Soit^ y 0 ∈]^ −^ R, R[,^ posons^ I^ =
ò −
q R^2 − y 02 ,
q R^2 − y 02
ï ( = R si R = +∞) et pour tout x ∈ I, g (x) = f (x + i y 0 ). Pour tout x ∈ I, nous avons : |x + i y 0 | =
q x^2 + y 02 <
q R^2 − y 02 + y 02 = R , donc
g est bien définie sur I et de plus g (x) =
n= 0
an (x + i y 0 )n^.
Posons pour n ∈ N et x ∈ I, : gn (x) = an (x + i y 0 )n^. Nous avons :
gn converge simplement sur I, de somme g.
n≥ 1
nan zn−^1 est de rayon de convergence R ( c’est la série dérivée
de
an zn^ ) donc, elle converge uniformément sur tout compact inclus dans D(0, R), en particulier sur φ (J).
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Et par suite la série entière
nan (x + i y 0 )n−^1 converge uniformément sur J. En conclusion : g est de classe C^1 sur I et pour tout x ∈ I,
g ′(x) =
n= 1
nan (x + i y 0 )n−^1.
1.b. Soit U = ψ −^1 (D( 0 , R)) , pour tout (x, y) ∈ U,
∼ f (x, y) = f (x+i y) =
n= 0
an (x+i y)n^.
Soit y ∈] − R, R[, posons Iy =
ò −
R^2 − y^2 ,
R^2 − y^2
ï ( = R si R = +∞) D’après la question (a), l’application gy : x 7 −→ f (x + i y) est dérivable
sur Iy et pour tout x ∈ Iy , g (^) y′ (x) =
n= 1
nan (x + i y)n−^1. Ainsi,
∼ f ad-
met une dérivée partielle par rapport à sa première variable et pour tout
(x, y) ∈ U,
∼ f ∂ x
(x, y) =
n= 1
nan (x + i y)n−^1.
i −
p R^2 − x^2 ,
p R^2 − x^2
h ( = R si R = +∞) on montre de la même façon que l’application hx : y 7 −→ f (x + i y) est dérivable sur
Ix et pour tout y ∈ Ix , h′ x (y) =
n= 1
i nan (x + i y)n−^1.
Donc
∼ f admet une dérivée partielle par rapport à sa deuxième variable et pour
tout (x, y) ∈ U,
∼ f ∂ y
(x, y) =
n= 1
i nan (x + i y)n−^1. On en déduit que pour tout
(x, y) ∈ U, ∂
∼ f ∂ y
(x, y) = i
∼ f ∂ x
(x, y)
1.c. Nous avons pour tout (x, y) ∈ U,
∼ f ∂ x
(x, y) =
n= 1
nan (x + i y)n−^1. Pour tout
n ∈ N∗, et pour tout (x, y) ∈ U, posons gn (x, y) = nan (x + i y)n−^1. Nous avons :
nan zn−^1 converge uniformément sur ψ (K), donc la série ∑ gn (x, y) converge uniformément sur K. La fonction,
∼ f ∂ x
est donc continue sur U.
D’après (b) ∀(x, y) ∈ U,
∼ f ∂ y
(x, y) = i
∼ f ∂ x
(x, y), donc
∼ f ∂ y
est continue sur U.
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et comme
γ r
g (z) dz = 0 alors, ∫
γ (^) r^1
g (z) dz = −
γ (^) r^2
ei z^ − 1 z
dz
2.d. On note h la fonction u 7 −→
sin u u
prolongée par continuité en 0 ; montrer que Par définition de l’intégrale le long d’un chemin nous obtenons : ∫
γ^1 r
g (z) dz =
0
ei r^ (^2 t^ −^1 )^ − 1 ( 2 t − 1 )
2 dt
En effectuant le changement de variables u = ( 2 t − 1 )r, nous obtenons : ∫
γ (^) r^1
g (z) dz =
∫ (^) r
−r
ei u^ − 1 u
du =
∫ (^) r
−r
2 i ei u /^2
sin(u / 2 ) u
du
En séparant la partie réelle et imaginaire, nous obtenons : ∫
γ^1 r
g (z) dz = i
∫ (^) r
−r
sin(u) u
du − 2
∫ (^) r
−r
sin^2 (u / 2 ) u
du
et comme les fonctions à intégrer sont respectivement paire et impaire, il vient que : (^) ∫
γ^1 r
g (z) dz = 2 i
∫ (^) r
0
h(u) du
D’autre part, et d’après la question II.A.1, on reconnaît que : ∫
γ (^) r^2
ei z^ − 1 z
dz =
γ r, π
ei z^ − 1 z
dz = I(r )
On déduit, en comparant avec l’égalité de la question précédente, que : ∫ (^) r
0
h(u) du =
i 2
I(r )
et comme I(r ) (^) r−→ →+∞ −i π alors : ∫ (^) r
0
h(u) du (^) r−→ →+∞
π 2
Soient Ω un ouvert non vide de C, z 0 = x 0 + i y 0 ∈ Ω et f : Ω 7 −→ C vérifiant
la propriété (H). 1 Ω^ est un ouvert de^ C^ et^ z 0 ∈^ Ω, donc il existe^ ρ 0 >^ 0 tel que^ D(z 0 ,^ ρ 0 )^ ⊂^ Ω, alors l’ensemble { ρ > 0; D(z 0 , ρ ) ⊂ Ω} n’est pas vide.
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Si cet ensemble est majoré, on note R sa borne supérieure, sinon on pose R = +∞.
2 On note ϕ l’application de ]0, R[×R dans C définie par
ϕ (r, θ ) = f (z 0 + r ei θ ) =
∼ f (x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ ) On a l’application (r, θ ) 7 −→ (x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ ) est de classe C^1 sur ] 0 , R[×R et
∼ f est de classe C^1 sur ψ −^1 (Ω) donc ϕ est de classe C^1 sur ] 0 , R[×R. Pour tout (r, θ ) ∈]0, R[×R ∂ ϕ ∂ r
(r, θ ) =
∼ f ∂ x
(x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ ) × cos θ +
∼ f ∂ y
(x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ ) × sin θ
= ei θ^
∼ f ∂ x
(x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ ) et ∂ ϕ ∂ θ
(r, θ ) =
∼ f ∂ x
(x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ ) × (−r sin θ ) +
∼ f ∂ y
(x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ ) × (r c
= i r ei θ^
∼ f ∂ x
(x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ )
Ainsi ∀(r, θ ) ∈]0, R[×R,
∂ ϕ ∂ θ
(r, θ ) = i r
∂ ϕ ∂ r
(r, θ )
3 Pour tout r ∈]0, R[, on note ϕ r l’application définie sur R par :
ϕ r ( θ ) = ϕ (r, θ ) = f (z 0 + r ei θ ) 3.a. Soit r ∈] 0 , R[. ϕ est de classe C^1 sur ] 0 , R[×R, donc ϕ r est de classe C^1 sur R. Pour tout θ ∈ R, ϕ r ( θ + 2 π ) = f (z 0 + r ei( θ +^2 π )) = f (z 0 + r ei θ ) = ϕ r ( θ ), donc ϕ r est 2 π périodique sur R. D’autre part, pour tout θ ∈ R :
ϕ ′ r ( θ ) =
∂ ϕ ∂ θ
(r, θ ) = i r ei θ^
∼ f ∂ x
(x 0 + r cos θ , y 0 + r sin θ )
On note (cn (r ))n∈Z la suite des coefficients de Fourier complexes de ϕ r. 3.b. ϕ r est 2 π périodique, de classe C^1 sur R donc la suite (cn (r ))n∈Z est sommable, alors la série de Fourier de la fonction ϕ r converge normalement sur R et d’après le théorème de Dirichlet, la somme de cette série est ϕ r.
∀ θ ∈ R, ϕ r ( θ ) = c 0 (r ) +
n= 1
cn (r )ei n θ^ + c−n (r )e−i n θ
ä
4 On pose hn (r ) =
cn (r ) r n^
, r ∈]0, R[ , n ∈ Z.
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f (z) = f (z 0 + r ei θ ) = ϕ r ( θ ) =
n= 0
cn (r )ei n θ^ =
n= 0
an (r ei θ )n^ =
n= 0
an (z − z 0 )n^.
Posons ∀z ∈ D(z 0 , R), g (z) =
n= 0
an (z − z 0 )n^ et A = D(z 0 , R){z 0 }.
On a f et g sont continues sur D(z 0 , R) et pour tout z ∈ A, f (z) = g (z), donc ∀z ∈ − A f (z) = g (z), en particulier, ∀z ∈ D(z 0 , R) f (z) =
n= 0
an (z − z 0 )n^.
6 Posons pour tout z ∈ D( 0 , R), h(z) = f (z + z 0 ) =
n= 0
an zn^. Pour tout x ∈] − R, R[,
h(x) =
n= 0
an xn^. Donc h est développable en série entière en 0 et d’après l’unicité du
développement en série entière, on déduit l’unicité de la suite (an )n∈N.
7 On a ϕ r est continue et 2 π périodique sur R alors et d’après la formule de Parseval ,
‖ ϕ r ‖^22 =
n= 0
|cn (r )|^2 c’est à dire :
1 2 π
∫ (^2) π
0
f (z 0 + r ei θ )
2 d θ =
n= 0
|an |^2 r 2 n^ ( Formule de Gutzmer )
8 Application au théorème de Liouville^ Supposons que^ f^ est bornée, alors il existe M > 0 tel que : ∀z ∈ C, | f (z)| ≤ M. Soit n ∈ N∗, on a d’après la formule de Gutzmer, pour tout r ∈]0, +∞[,
an r 2 n^ ≤
k= 0
|ak |^2 r 2 k^ =
2 π
∫ (^2) π
0
f (r ei θ )
2 d θ ≤ M^2 donc an = 0,
car sinon et en faisant tendre r vers +∞, on obtient une absurdité. Alors pour tout z ∈ C, f (z) = a 0 ; et donc f est constante.