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Ce document est un commentaire de texte sur un document relatif au traité selon les annales de Saint Bertin. Il s’agissait d’expliquer le texte en montrant comment s’est déroulé le traité de Verdun qui a abouti au partage de l’empire carolingien.
Typology: Assignments
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**MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Union-Discipline-Travail UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY ABIDJAN – COCODY Année Académique : 20 20 - 2021
Exposants
**1. SIAKA DIALLO
**1. Les négociations des protagonistes
Plan : Notre étude s’articulera autour de deux principaux axes. Nous montrerons dans le premier, les grandes étapes qui ont précédés le partage du royaume, et dans le second, montrer comment ce partage qui correspond au traité de Verdun, s’est-il fait.
1. Les négociations entre les trois frères Après deux années de guerre civile entre les trois fils de Louis le Pieux, l’année 842 sera marqué par des négociations pour trouver une issue à ce conflit qui les oppose. L’auteur met en évidence la rencontre de Louis et de Charles qui a eu lieu au mois d’octobre 842 (l.1). En effet, ici lorsque l’auteur fait référence au mois d’octobre, nous somme en fin de l’année 842 et cette année a été marqué par plusieurs rencontres entre les fils de Louis le Pieux. Déjà en Février de cette année lors d’une assemblée qui s’est tenue à Strasbourg, les deux frères Charles et Louis prêtèrent serment par lequel, ils s’engageaient réciproquement à s’aider et à ne pas traiter séparément avec Lothaire. Ensuite en Avril, Lothaire fait des propositions de paix. Puis en Juin, une rencontre a lieu entre les trois frères à Mâcon, sur la Saône pour négocier une tripartition de l’empire. C’est donc à la suite de leur engagement pris à Strasbourg, que Charles et Louis, vont se rencontrer pour d’autres négociations à Worms, « Charles…Worms » ( l.1 ) qui sous les carolingiens est une principauté épiscopale et un centre politique important. Entré dans une phase diplomatique, les négociations entre les frères vont se manifester par des échanges des « envoyés » (l.2) qu’on peut définir ici comme les missi dans le but trouver un accord sur le partage. « des envoyés…du partage » (l.2-l.3). 2. L’inventaire des richesses de l’empire A l’issus de ses échanges entre les trois frères, l’idée du partage de l’empire étant accepté, les frères se rendant compte qu’ils ne connaissent pas réellement le territoire à diviser, vont décider de le faire parcourir par des délégués (l.4) , afin de faire un partage équitable.
2. Le territoire attribué à Charles le Chauve Pour ce qui concerne Charles le Chauve, l’auteur ne donne pas assez de détails sur sa part, il s’est juste contenté de mentionné « le reste jusqu’à l’Espagne » ( l.13 ). Il convient de rappeler ici que cette partie de l’empire, correspond à une grande part du territoire, situées à l’ouest de l’Escaut, de la Meuse, de la Saône et du Rhône, qui sont tous des fleuves, représente la Francie occidentale, l’Aquitaine et la Septanie. Lorsque l’auteur fait référence à tous ses fleuves, il veut démontrer par-là que le partage de l’empire s’est essentiellement basé sur les fleuves qui traversaient l’empire. 3. Le territoire attribué à Lothaire Lothaire va recevoir la partie de l’empire qui est comprise entre celle de ces deux frères, qui correspond à la Francie médiane, du centre de l’Italie à la Frise, et les deux capitales Aix-en-Provence et Rome. Elle se situe comme l’auteur l’indique « entre le Rhin…jusqu’à la mer » ( l.9-l.12 ). La mer dont il est question ici ( l.9 et l.12 ) fait référence à la mer du Nord au golfe de Tarente. Cette référence aux court d’eaux se remarque avec l’évocation de Saône ( l.11 ) qui est une rivière qui se trouve à l’est de l’actuelle France. Lors du partage, l’auteur montre qu’en dehors des limites de son territoire, Lothaire n’a obtenu que le territoire d’Arras ( l.13 ), qui se situe dans la partie nord entre le territoire réservé à Charles et celui de Lothaire. Car il faut rappeler que le partage de l’empire devait être équitable. Mais nous remarquons que cela n’a pas été le cas. Cela s’explique probablement par le fait Lothaire avait perdu la guerre contre ses frères et également, par le fait qu’il lui avait donné de conserver son titre impérial. « Après avoir… des deux côtés » ( l.14 ). Ici, l’auteur montre qu’à la fin du partage, avant que chacun regagne son territoire, a accepté la part qui lui avait été
attribué. Cela mettait donc fin de facto à la guerre qui les avait opposés depuis la mort de leur père Louis le Pieux. Ce serment ( l.14 ) dont parle l’auteur était donc la garantie que plus jamais au sein de l’empire ne devait avoir de conflit. Vu que ce traité s’est tenu dans une cathédrale sous la conduite d’un évêque, il avait un caractère sacré.