La subordonnée relative, Lecture notes of French Philology

La subordonnée relative-grammaire française

Typology: Lecture notes

2020/2021

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3.1.2. La relativisation du GN complément direct : QUE

Je regrette chacun des baisers. Je donne ces baisers. = Je regrette

chacun des baisers que je donne.

Je lis un livre que ma soeur m’a offert. = Je lis un livre que m’a

offert ma soeur.

Il a dit le mot qu’il fallait.

Je connais le garçon que voilà.

Je félicite le héros que vous êtes.

3.1.2. La relativisation d’un groupe prépositionnel

3.1.2.1. Règles générales

La règle générale de pronominalisation est celle-ci : Prép + GN > Prép + lequel , que le GN soit complément de phrase, de verbe, de nom ou d’adjectif (attribut).

Voici un bijou auquel je suis très attaché.

Ce sont des parentes éloignées, desquelles je n’ai plus de nouvelles.

J’ai rencontré la fille pour laquelle tu te meurs d’amour.

Lequel est obligatoire : après parmi ; lorsque l’antécédent n’est pas un être humain, et que l’emploi de dont , , ou quoi n’est pas grammatical.

3.1.2.3. Règles particulières facultatives

Lorsque le GN à relativiser est précédé d’une préposition et

représente un être humain, lequel peut être remplacé par qui.

Tu n’a pas revu les personnes à qui j’ai parlé hier.

Lorsque le GN à relativiser est précédé de la préposition de (et

qu’il ne fait pas lui-même partie d’un syntagme prépositionnel), on

emploie dont (plus fréquemment que duquel ou de qui ).

C’est la vieille cousine dont j’ai hérité.

Ce sont des parentes éloignées dont je n’ai plus de nouvelles.

C’est une chose dont je suis fier.

Losque le GN à relativiser représente un lieu, l’ensemble formé par la préposition locative et le GN est pronominalisé en (sauf si la préposition est de : on a alors d’où ).

Cette école est celle où j’ai appris à lire et à écrire.

Lorsque le GP à relativiser représente un complément circonstanciel de temps, on peut le pronominaliser également en , mais aussi en que dans certaines expressions :

L’époque où j’allais à l’école...

La première fois que je l’ai vue...

C’était au temps que les bêtes parlaient.

Si l’antécédent est une expression non-définie (nom commun

précédé d’un déterminant indéfini) :

  • relatives essentielles (leur suppression produit des énoncés non

pertinents, tautologiques) : Il y a des moments dans l’histoire où tout bascule. – K. a écrit un livre que j’aime beaucoup.

  • relatives accidentelles (ou accessoires) : Un livre, qui se trouvait

sur la table, attira mes regards. – J’ai fait un problème que j’ai trouvé difficile.

Relatives prédicatives : après les verbes de perception ou après

les présentatifs voici et il y a : Je l’ai entendu qui chantait. – Le voici

qui arrive.

3.1.4. Le mode dans les relatives

Le mode ordinaire du verbe dans la relative est l’indicatif.

Toutefois, dans les relatives déterminatives ou essentielles on peut

trouver le subjonctif :

  • Lorsque l’antécédent comprend un suprelatif ou les adjectifs

seul, premier, unique, dernier : C’est la seule explication qui convienne.

  • Lorsque la phrase matrice implique une idée de volonté ou

d’hypothèse qui a pour effet de placer le GN dont fait partie le relative hors du champ du constat : Je cherche une maison qui ait un grand jardin. – Je ne connais personne qui puisse t’aider.

  • GREVISSE, Maurice et GOOSSE, André (2008), Le bon usage ,

Bruxelles, De Boeck, 14e^ édition.

  • RIEGEL, Martin, PELLAT, Jean-Christophe et RIOUL, René (1994),

Grammaire méthodique du français , Paris, PUF.

  • WILMET, Marc (1998), Grammaire critique du français , Paris/

Bruxelles, Duculot, 2e^ édition.