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Corrigé du devoir maison n° 5, Slides de Physique

On arrive donc à une contradiction. Ainsi, la matrice A n'est pas inversible. 3. On raisonne ici par récurrence. Pour tout n ∈ N∗, on pose Hn : il existe ...

Typologie: Slides

2021/2022

Téléchargé le 26/04/2022

Estelle_87
Estelle_87 🇫🇷

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bg1
BCPST
1.12
Corrigé du devoir maison n
°
5
Matrices et systèmes linéaires
Exercice I.
1. On calcule les premières puissances de la matrice
A
:
A2=
3 4 2
3 5 1
3 4 2
et
A3=
9 14 4
9 13 5
9 14 4
.
On vérie alors aisément que
A32A23A=O3
. Ce qui implique
A3= 2A2+ 3A
.
2. À partir de la relation de la question précédente, on factorise par
A
à gauche :
A(A22A3I3) =
O3
.
Supposons
A
inversible. Il est donc possible de multiplier cette relation par
A1
à gauche.
Après simplication, on obtient
A22A3I3=O3
. Or,
A22A3I3=
2 0 2
1 0 1
1 0 1
6=O3.
On arrive donc à une contradiction. Ainsi, la matrice
A
n'est pas inversible.
3. On raisonne ici par currence. Pour tout
nN
, on pose
Hn
: il existe deux réels,
notés
un
et
vn
, tels que
An=unA2+vnA
.
L'initialisation est très simple pour les rangs
1
,
2
et
3
(même s'il n'est pas utile d'en
faire autant pour cette étape) :
A1= 0A2+ 1A,
donc
u1= 0
et
v1= 1;
A2= 1A2+ 0A,
donc
u2= 1
et
v2= 0;
A3= 2A2+ 3A,
donc
u3= 2
et
v3= 3.
Les propositions
H1
,
H2
et
H3
sont donc vraies.
Soit
nN
xé. On suppose
Hn
vériée. Calculons
An+1
:
An+1 =AAn=A(unA2+vnA) = unA3+vnA2=un(2A2+ 3A) + vnA2= (2un+vn)A2+ (3un)A.
Ainsi, en posant
un+1 = 2un+vn
et
vn+1 = 3un
, on a bien prouvé l'existence des
deux réels rechercs. Donc,
Hn+1
est vraie.
Par principe de récurrence, pour tout
nN
, il existe deux réels
un
et
vn
tels que
An=unA2+vnA
.
De plus, ces réels vérient, pour tout entier
n
non nul, les relations
(un+1 = 2un+vn
vn+1 = 3un.
4. Soit
nN
. D'après la question précédente, on a
(un+2 = 2un+1 +vn+1 = 2un+1 + 3un
vn+2 = 3un+1 = 3(2un+vn) = 2(3un)+3vn= 2vn+1 + 3vn.
Ainsi, pour tout
nN
, on a bien
un+2 = 2un+1 + 3un
et
vn+2 = 2vn+1 + 3vn
.
1
pf3
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BCPST

Corrigé du devoir maison n° 5

 Matrices et systèmes linéaires 

Exercice I.

  1. On calcule les premières puissances de la matrice A : A^2 =

 (^) et A^3 =

On vérie alors aisément que A^3 − 2 A^2 − 3 A = O 3. Ce qui implique A^3 = 2A^2 + 3A.

  1. À partir de la relation de la question précédente, on factorise par A à gauche : A (A^2 − 2 A − 3 I 3 ) = O 3. Supposons A inversible. Il est donc possible de multiplier cette relation par A−^1 à gauche. Après simplication, on obtient A^2 − 2 A − 3 I 3 = O 3. Or,

A^2 − 2 A − 3 I 3 =

 6 = O 3.

On arrive donc à une contradiction. Ainsi, la matrice A n'est pas inversible.

  1. On raisonne ici par récurrence. Pour tout n ∈ N∗, on pose Hn : il existe deux réels, notés un et vn, tels que An^ = unA^2 + vnA.  L'initialisation est très simple pour les rangs 1 , 2 et 3 (même s'il n'est pas utile d'en faire autant pour cette étape) :

A^1 = 0A^2 + 1A, donc u 1 = 0 et v 1 = 1; A^2 = 1A^2 + 0A, donc u 2 = 1 et v 2 = 0; A^3 = 2A^2 + 3A, donc u 3 = 2 et v 3 = 3.

Les propositions H 1 , H 2 et H 3 sont donc vraies.  Soit n ∈ N∗^ xé. On suppose Hn vériée. Calculons An+1^ :

An+1^ = AAn^ = A(unA^2 + vnA) = unA^3 + vnA^2 = un(2A^2 + 3A) + vnA^2 = (2un + vn)A^2 + (3un)

Ainsi, en posant un+1 = 2un + vn et vn+1 = 3un, on a bien prouvé l'existence des deux réels recherchés. Donc, Hn+1 est vraie. Par principe de récurrence, pour tout n ∈ N∗, il existe deux réels un et vn tels que An^ = unA^2 + vn

De plus, ces réels vérient, pour tout entier n non nul, les relations

un+1 = 2un + vn vn+1 = 3un.

  1. Soit n ∈ N∗. D'après la question précédente, on a { un+2 = 2un+1 + vn+1 = 2un+1 + 3un vn+2 = 3un+1 = 3(2un + vn) = 2(3un) + 3vn = 2vn+1 + 3vn.

Ainsi, pour tout n ∈ N∗, on a bien un+2 = 2un+1 + 3un et vn+2 = 2vn+1 + 3vn.

  1. On reconnait ici l'expression de deux suites récurrentes linéaires d'ordre 2. Pour exprimer leur terme général, on introduit l'équation caractéristique (qui est la même pour les deux suites) : x^2 − 2 x − 3 = 0. Les solutions (évidentes) de cette équation sont 3 et − 1. Les suites (un) et (vn) vont donc pouvoir s'écrire sous la forme

∀n ∈ N∗, un = α 3 n^ + β(−1)n^ et vn = γ 3 n^ + δ(−1)n,

où α, β, γ et δ sont des constantes réelles que l'on va déterminer à l'aide des conditions initiales. { 3 α − β = 0 9 α + β = 1

α = 121 β = (^14)

et

3 γ − δ = 1 9 γ + δ = 0

γ = 121 δ = −^34

Ainsi,

∀n ∈ N∗,

un = 3

n− (^1) +(−1)n 4 vn = 3

n− (^1) −3(−1)n

  1. En revenant à l'expression de An^ en fonction de A, A^2 , un et vn, on trouve alors, après simplication :

∀n ∈ N∗, An^ =

2 · 3 n−^1 (3n^ − (−1)n) (3n−^1 + (−1)n) 2 · 3 n−^1 (3n^ + (−1)n) (3n−^1 − (−1)n) 2 · 3 n−^1 (3n^ − (−1)n) (3n−^1 + (−1)n)

Exercice II.

  1. Calcul des puissances de A. (a) P est une matrice carrée d'ordre 2. Calculons : det P = 1 6 = 0,

donc P est inversible, d'inverse P −^1 =

(b) Le calcul de D = (P −^1 A)P donne : D =

(c) Par dénition, D = P −^1 AP. On multiplie par P à gauche. On obtient : P D = AP. Puis, en multipliant par P −^1 à droite : A = P DP −^1. Montrons le résultat suivant par récurrence.

  • Pour tout n ∈ N, on dénit la propriété de récurrence : Pn : ”An^ = P DnP −^1 ”. • P 0 est vraie car P D^0 P −^1 = P I 2 P −^1 = P P −^1 = I 2 = D^0.
  • Soit n ∈ N xé quelconque tel que Pn soit vraie. Alors :

An+1^ = AnA par dénition de la puissance n+1 de la matrice A = (P DnP −^1 )(P DP −^1 ) d'après Pn et la question précédente = P Dn(P −^1 P )DP −^1 par associativité du produit matriciel = P DnI 2 DP −^1 = P Dn+1P −^1. Donc Pn+1 est vraie.

  • Ainsi, d'après le principe de récurrence, pour tout n ∈ N, An^ = P DnP −^1.

(d) La matrice D est une matrice diagonale. Donc ∀n ∈ N, Dn^ =

0 2 n

  1. Soit B =

a b c

 (^) ∈ M 31 (R) xé.

Étudions le système suivant, d'inconnues

x y z

 ∈ M 31 (R) : (S) : M X = B.

(S) ⇐⇒

x + 2y − 3 z = a y + 2z = b x + (α + 2)y − 2 z = c

L 3 ←L 3 −L 1

x + 2y − 3 z = a y + 2z = b αy + z = c − a

L 3 ←L 3 −αL 2

x + 2y − 3 z = a y + 2z = b (1 − 2 α)z = c − a − αb

Le système est échelonné.

  • Si α =

, alors il possède une ligne de compatibilité donc le système n'est pas de Cramer. Donc M n'est pas inversible.

  • Si α 6 =

, alors le système est de Cramer donc M est inversible. De plus,

(S) ⇐⇒

x =

(6 + 2α)a + (2 + 3α)b − 7 c 2 α − 1 y =

− 2 a − b + 2c 2 α − 1 z =

a + αb − c 2 α − 1

⇐⇒ X =

6 + 2α 2 α − 1

2 + 3α 2 α − 1

2 α − 1 − 2 2 α − 1

2 α − 1

2 α − 1 1 2 α − 1

α 2 α − 1

2 α − 1

B

On en déduit :

M −^1 =

2 α − 1

6 + 2α 2 + 3α − 7 − 2 − 1 2 1 α − 1