Docsity
Docsity

Prepara i tuoi esami
Prepara i tuoi esami

Studia grazie alle numerose risorse presenti su Docsity


Ottieni i punti per scaricare
Ottieni i punti per scaricare

Guadagna punti aiutando altri studenti oppure acquistali con un piano Premium


Guide e consigli
Guide e consigli


Francese riassunto concetti partie B, Sintesi del corso di Lingua Francese

Riassunto di tutti i concetto presenti sulle slides per la partie B dell'esame con la prof. Kottelat

Tipologia: Sintesi del corso

2019/2020

Caricato il 17/05/2020

Laveng
Laveng 🇮🇹

4.5

(104)

22 documenti

1 / 14

Toggle sidebar

Questa pagina non è visibile nell’anteprima

Non perderti parti importanti!

bg1
FRANCESE (Partie B)
Qu’est-ce que le tourisme?
Définition officielle de l’OMT: Le tourisme est un phénomène social, culturel et économique qui implique le
déplacement de personnes vers des pays ou des endroits situés en dehors de leur environnement habituel
à des fins personnelles ou professionnelles ou pour affaires. Ces personnes sont appelées des visiteurs (et
peuvent être des touristes ou des excursionnistes, des résidents ou des non-résidents) et le tourisme se
rapporte à leurs activités, qui supposent pour certaines des dépenses touristiques. Le tourisme a donc des
répercussions sur l’économie, sur l’environnement naturel et bâti, sur la population locale de la destination
et sur les touristes eux-mêmes. En raison de ces impacts multiples, de la gamme et de la variété des
facteurs de production requis pour produire ces biens et ces services achetés par les visiteurs, et de
l’éventail d’agents intéressés ou touchés par le tourisme, il convient d’adopter une approche intégrée en
matière de développement, de gestion et de contrôle du tourisme.
Les trois aires sémantiques suivantes qui constituent la base du tourisme:
1. Voyager pour son plaisir; la détente (se détendre); l'amusement; le repos= le bien-être,
l'épanouissement (notion institutionnalisée par l’UNESCO et l’OMT) donc l'aire sémantique du
bonheur
2. Découverte de savoirs et de nouvelles connaissances; Contact interculturel avec les autres cultures;
les séjours linguistiques donc l'aire sémantique de la culture et du tourisme culturel
3. Tourisme instrument de promotion des territoires, générateur d’emplois tourisme de masse,
tourisme d’affaires et tourisme de découverte économique donc l'aire sémantique de l'économie
Certaines typologies de tourisme peuvent appartenir à deux ou trois aires à la fois, par exemple le tourisme
de santé (bien-être et économie), le tourisme religieux (épanouissement et culture), le tourisme
oenogastronomique (culture, bien-être et économie). Le tourisme est un domaine transversal à l'ensemble
de la société qui reflète toutes les grandes problématiques contemporaines. Le tourisme est divisé en
quatre secteurs d'activité et de prestations de service: Les transports (se déplacer, les déplacements); La
restauration (se restaurer, se nourrir); L'hébergement (les logements où dormir); L'animation (Le
divertissement, la détente, l'amusement, la culture)
Organisation du tourisme en France
En France il y a une organisation pyramidale du tourisme dépendant du découpage administratif (13
régions, 95 départements + DOM-TOM, communes). Emblématique de l’importance fondamentale du
tourisme en France: poids économique considérable. Le Tourisme représente le secteur majeur de
l’économie française: 7% du PIB, 1 million d’emplois directs (+ 1M emplois induits), 1ère destination
touristique mondiale. Donc la politique du tourisme est extrêmement importante en France, selon un triple
axe d’action gouvernementale:
1. Promotion de la France à l’étranger → rôle d’Atout France
2. Adaptation au marché → Plan Qualité Tourisme et Tourisme durable
3. Accès aux vacances pour tous (tourisme social et droit aux vacances) → ANCV Agence Nationale
des Chèques-vacances
pf3
pf4
pf5
pf8
pf9
pfa
pfd
pfe

Anteprima parziale del testo

Scarica Francese riassunto concetti partie B e più Sintesi del corso in PDF di Lingua Francese solo su Docsity!

FRANCESE (Partie B)

Qu’est-ce que le tourisme? Définition officielle de l’OMT: Le tourisme est un phénomène social, culturel et économique qui implique le déplacement de personnes vers des pays ou des endroits situés en dehors de leur environnement habituel à des fins personnelles ou professionnelles ou pour affaires. Ces personnes sont appelées des visiteurs (et peuvent être des touristes ou des excursionnistes, des résidents ou des non-résidents) et le tourisme se rapporte à leurs activités, qui supposent pour certaines des dépenses touristiques. Le tourisme a donc des répercussions sur l’économie, sur l’environnement naturel et bâti, sur la population locale de la destination et sur les touristes eux-mêmes. En raison de ces impacts multiples, de la gamme et de la variété des facteurs de production requis pour produire ces biens et ces services achetés par les visiteurs, et de l’éventail d’agents intéressés ou touchés par le tourisme, il convient d’adopter une approche intégrée en matière de développement, de gestion et de contrôle du tourisme. Les trois aires sémantiques suivantes qui constituent la base du tourisme:

  1. Voyager pour son plaisir; la détente (se détendre); l'amusement; le repos= le bien-être, l'épanouissement (notion institutionnalisée par l’UNESCO et l’OMT) donc l'aire sémantique du bonheur
  2. Découverte de savoirs et de nouvelles connaissances; Contact interculturel avec les autres cultures; les séjours linguistiques donc l'aire sémantique de la culture et du tourisme culturel
  3. Tourisme instrument de promotion des territoires, générateur d’emplois tourisme de masse, tourisme d’affaires et tourisme de découverte économique donc l'aire sémantique de l'économie Certaines typologies de tourisme peuvent appartenir à deux ou trois aires à la fois, par exemple le tourisme de santé (bien-être et économie), le tourisme religieux (épanouissement et culture), le tourisme oenogastronomique (culture, bien-être et économie). Le tourisme est un domaine transversal à l'ensemble de la société qui reflète toutes les grandes problématiques contemporaines. Le tourisme est divisé en quatre secteurs d'activité et de prestations de service: Les transports (se déplacer, les déplacements); La restauration (se restaurer, se nourrir); L'hébergement (les logements où dormir); L'animation (Le divertissement, la détente, l'amusement, la culture) Organisation du tourisme en France En France il y a une organisation pyramidale du tourisme dépendant du découpage administratif ( régions, 95 départements + DOM-TOM, communes). Emblématique de l’importance fondamentale du tourisme en France: poids économique considérable. Le Tourisme représente le secteur majeur de l’économie française: 7% du PIB, 1 million d’emplois directs (+ 1M emplois induits), 1ère destination touristique mondiale. Donc la politique du tourisme est extrêmement importante en France, selon un triple axe d’action gouvernementale:
  4. Promotion de la France à l’étranger → rôle d’Atout France
  5. Adaptation au marché → Plan Qualité Tourisme et Tourisme durable
  6. Accès aux vacances pour tous (tourisme social et droit aux vacances) → ANCV Agence Nationale des Chèques-vacances

L’organisation pyramidale du Tourisme en France: Niveau national→ Ministère DGCIS= Direction Générale de la Compétitivité, de l’industrie et des services (sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances) et Atout France; Niveau régional→ CRT Comité Régional du Tourisme; Niveau départemental→ CDT Comité Départemental du Tourisme; Niveau communal→ Offices de tourisme et syndicats d’initiative Organisation du tourisme en Italie Dal 21 ottobre 2013 l'Ufficio per le politiche del Turismo è passato dalla Presidenza del Consiglio dei Ministri al Ministero dei beni e delle attività culturali e del turismo. Dal 2018, il Dipartimento del Turismo passa al MIPAAFT (Ministero delle politiche agricole, alimentari forestali e turismo). Funzione: valorizzazione e sviluppo competitivo, affiancato dall’ENIT Ente Nazionale Italiano per il Turismo (Funzione: strumento di realizzazione di piani di promozione e commercializzazione del turismo nei paesi esterni, promozione dell’immagine unitaria dell’offerta turistica nazionale. Il Dipartimento del Turismo esercita le funzioni e coordina le linee di azione del Ministero in materia di turismo, anche al fine di favorire una politica integrata di valorizzazione del made in Italy, ferme restando le competenze del Ministero dello sviluppo economico, e di promozione coerente e sostenibile del Sistema Italia, in raccordo con i diversi Ministeri ed enti competenti. Il Dipartimento cura la partecipazione alle attività internazionali in materia di turismo (Unione europea, OCSE, UNWTO, UNESCO) e alle attività di elaborazione delle normative comunitarie, in raccordo con il Ministero degli affari esteri e della cooperazione internazionale. Il Dipartimento assume l'acronimo "DIPTUR". A queste organizzazioni centrali che hanno il compito di raccordo e di inquadramento nazionale di iniziative locali si affiancano le organizzazioni territoriali che definiscono le politiche turistiche: Regioni→ competenze legislative di pianificazione e programmazione turistica : Agenzie regionali per la promozione turistica; Province→ operano su delega delle Regioni (competenze diverse da Regione a Regione): APT = Agenzie di Promozione Turistica; Comuni→ ATL= Agenzie di accoglienza e promozione Turistica Locale: valorizzazione delle risorse turistiche locali, coordinamento degli uffici di informazione e accoglienza turistica IAT= Uffici di informazione e accoglienza turistica. Pro Loco: accoglienza e promozione di iniziative a carattere turistico (feste, sagre, ecc,) e intrattenimento turisti. Comparaison des systèmes touristiques institutionnels

  • Enjeux des dénominations: DGCIS et Ministero delle politiche agricole alimentari forestali e turismo (promozione del Made in Italy)
  • Enjeux de la répartition des rôles (Régions, Provinces, Communes)
  • Enjeux de l’action unitaire nationale
  • Enjeux de la politique de promotion à l’étranger (comparaison des sites Enit et Rendez vous en France (ex- maison de la France)

sont offerts en l’échange de travaux ou services divers… Du côté de l’hébergement payant, cette fois, la location entre particuliers reste bien moins chère qu’une location classique. Il y a aussi des sites spécialisé dans la location d’appartements gay friendly et propose un guide en ligne des quartiers gays dans le monde. Pour ceux qui préfèrent la vie au grand air, on a le camping collaboratif: les campeurs pourront trouver un jardin pour planter leur tente ou garer leur caravane. Si les propriétaires font généralement payer l’emplacement, certains hébergent les campeurs gratuitement. Une nouveauté originale en région PACA: la location d'hébergement dans des bateaux à quai. Enfin, pas question de se priver de voyage en prenant de l’âge! Sur la plate-forme Linkedage, si vous résidez dans une maison de retraite, vous pouvez échanger votre logement avec un autre membre. La table étant le lieu de partage et de convivialité par excellence, il était logique que l’économie collaborative s’empare aussi de ce domaine. On connaissait depuis longtemps les tables d’hôtes. Aujourd’hui, le concept de dîner chez l’habitant connaît un bel essor grâce à Internet, où de nombreuses plates-formes proposent de mettre en relation des hôtes et des invités. Leur objectif: constituer des communautés d’hôtes susceptibles de recevoir des convives dans leur «home sweet home». Le voyage collaboratif, c’est aussi le partage d’expériences, d’activités et de bons plans. Les précurseurs de cette tendance sont les Greeters de France et de là de France et la communauté internationale communauté internationale, ces bénévoles passionnés qui font découvrir aux touristes leur région ou leur ville, organisant des visites gratuites et donnant tous leurs bons plans (quartiers sympas, restos, bars…). Les formes les plus connues de tourisme collaboratif sont les suivantes :

  • greeters (guides touristiques volontaires pour partage des savoirs entre autochtones et touristes)
  • couchsurfing (partage de l’hébergement entre particuliers)
  • carsharing (partage du transport en voiture entre particuliers, covoiturage: blablacar). Tourisme et handicap Le label «Tourisme et Handicap» est une marque de l’État français visant à favoriser l'accueil et les loisirs des personnes en situation de handicap, valoriser les établissements labellisés et s'inscrit dans le cadre du développement du tourisme durable, gérée par l'association Tourisme et handicaps. Il est accordé à des sites touristiques, des activités de loisirs, des établissements de restauration et d'hébergement, des bâtiments neufs et anciens, adaptés à l'accueil de personnes pouvant être atteintes de handicaps auditifs, physique, mental ou visuel. Il a été élaboré par le ministère chargé du Tourisme, les professionnels du secteur, les collectivités territoriales et les associations représentant les personnes handicapées en 2001 et décompte aujourd'hui plus de 5 300 sites et établissements touristiques labellisés. Les conditions d’attribution du label sont formalisées par le ministère délégué au tourisme qui a confié à l’association Tourisme et Handicaps la gestion nationale. Les évaluations des sites et des équipements touristiques sont réalisées par des binômes d’évaluateurs issus des mondes du tourisme et du handicap sur la base de critères précis et évolutifs réunis dans des cahiers des charges, tous les cinq ans. Le champ de la marque s’est étendu au fil des années à des activités touristiques variées qui sont regroupées en 5 catégories :
  • Hébergement: camping, chambre d’hôtes, hébergement collectif, hébergement insolite, hôtel, meublé de tourisme, résidence de tourisme et village de vacances,
  • Information touristique: partenaire du tourisme et office de tourisme,
  • Loisir: établissement de loisir, loisir éducatif, parc de loisir, sport de nature et sortie nature,
  • Restauration: café, bar, brasserie et restaurant,
  • Visite: écomusée, lieu de visite, parc à thème, site de préhistoire, visite d’entreprise et visite guidée.

La marque garantit la qualité d'accueil et permet de passer du " Pouvoir accueillir " que valide la loi, au " Vouloir accueillir " qui émane d'une démarche volontaire de la part du prestataire. En effet, la marque constitue la reconnaissance de la volonté d'un professionnel du tourisme d'apporter une réponse à la demande à titre individuel, des personnes handicapées de choisir leurs vacances et leurs loisirs en toute liberté, sécurité et autonomie. La marque garantit aux personnes handicapées et à leur famille l’application de critères d'une démarche homogène sur l’ensemble du territoire. L’association Tourisme et Handicaps a pour objectif de:

  • sensibiliser les professionnels du tourisme et le grand public à l'accueil des personnes en situation de handicap dans les équipements de tourisme et de loisirs
  • mettre en œuvre et gérer des dispositifs permettant la promotion des politiques favorisant cet accueil. Pour contribuer à l’accessibilité des personnes en situation de handicap aux loisirs et aux vacances, Tourisme et Handicaps est susceptible d’effectuer des enquêtes, des études, des expertises, organiser des colloques, publier des documents, réaliser des expositions, mettre en place des formations, intervenir dans des actions en faveur de l’accès aux vacances… Le Tourisme social L’Organisation internationale du tourisme social (OITS), anciennement Bureau international du tourisme social (BITS), fondé en 1963, est une association internationale à but non lucratif faisant la promotion de l'accès aux loisirs et aux vacances pour le plus grand nombre. OITS représente un tourisme accessible et respectueux. L'OITS définit le tourisme social dans l'article 3 de ses statuts, comme «l'ensemble des rapports et des phénomènes résultant de la participation au tourisme et en particulier de la participation des couches sociales à revenus modestes. Cette participation est rendue possible, ou facilitée, par des mesures d'un caractère social bien défini. L'OITS s’appuie, pour mener cette action, sur les principes définis et adoptés dans la Déclaration de Montréal en septembre 1996». En 1996, le BITS adopte lors de son congrès biennal à Montréal un document d’orientation connu sous le nom de la Déclaration de Montréal: Pour une vision humaniste et sociale du tourisme. Cette charte présente le tourisme comme un fait social fondamental et interpelle tous les acteurs du tourisme mondial à reconnaître le tourisme comme un moyen d’épanouissement et de maturation humaine, accessible à tous, et à traduire cette vision dans leur pratique par des moyens d’actions concrets. La Déclaration de Montréal a ce projet ambitieux d’un tourisme qui lutte contre l’exclusion et qui favorise l’accès à un plus grand nombre, mais propose de nouvelles valeurs notamment sur le respect des sites et des populations locales. Le tourisme social devient donc à la fois facteur d’intégration - géographique, environnemental, social et culturel - et facteur de développement, défini comme un épanouissement individuel et collectif. L’OITS se positionne sur 5 grandes thématiques: l’accessibilité, l’environnement, la solidarité, le commerce équitable et la qualité de vie. Celles-ci sont liées aux Objectifs de Développement Durable (ODD) établis par les Nations Unies dans leur stratégie à l’horizon
  1. Le tourisme social est un concept qui réfère aux programmes, aux réalisations et aux actions visant à rendre effectifs le droit aux vacances et l’accessibilité au tourisme à tous les groupes de la population, notamment les jeunes, les familles, les retraités, les handicapés, les personnes aux revenus modestes, etc., mais qui vise aussi la qualité de la relation entre les visiteurs et les communautés d’accueil. On pense, entre autres, aux centres de vacances (colonies de vacances, camps familiaux), aux villages-vacances pour les familles, aux auberges de jeunesse, aux gîtes ruraux, aux voyages éducatifs pour les jeunes ou pour les aînés, aux séjours linguistiques, etc. On pense aussi aux réalisations qui contribuent à rendre accessible la pratique d’activités de plein air (pistes cyclables, sentiers de randonnée pédestre, etc.) et à accroître la

➢ représenter le secteur du tourisme associatif auprès des pouvoirs publics et des partenaires sociaux, avec la volonté d'apporter une contribution active au maintien, voire au développement, d'une politique sociale des vacances et du tourisme, ➢ être au service et à l'écoute des adhérents en mettant en place des outils (chartes de qualités, aide à la promotion, évaluation statistique et économique, fonds de garantie divers, ...), ➢ s'investir dans les actions sociales en matière de vacances, l'accueil des handicapés et le partenariat avec les syndicats et les comités d'entreprise, ➢ réaliser des études, diffuser des informations sur le secteur d'activité avec la parution d'un annuaire, d'un mensuel de communication interne Flash Unat, de rapports, ... ➢ promouvoir et soutenir le tourisme solidaire. L’ANCV (l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances) est un établissement public qui accomplit depuis plus de trente ans une mission unique: rendre effectif le départ en vacances du plus grand nombre. En mettant au centre de son action la réalisation de projets de vacances, elle participe aux politiques publiques en faveur de la cohésion sociale et de la lutte contre les exclusions. Elle contribue à l’apprentissage de la mobilité et de l’autonomie, et à la construction de la citoyenneté. L’ANCV concourt également à l’économie du secteur touristique en diffusant le Chèque-Vacances à ses clients comités d'entreprise, mais également auprès d’acteurs économiques, publics et sociaux, qui le distribuent ensuite avec une bonification à leurs salariés ou bénéficiaires. Ces derniers peuvent, avec les Chèques-Vacances, régler des prestations touristiques dans le domaine de l’hébergement, des transports, de la restauration et des activités de loisirs auprès des prestataires situés partout en France. Le tourisme industriel Le tourisme industriel est l’une des typologies du tourisme culturel : il est basé sur la découverte de nouvelles connaissances, de nouveaux savoirs, mais aussi de savoir-faire liés à la tradition et au patrimoine. Le tourisme industriel se divise en deux secteurs : le tourisme scientifique et le tourisme de découverte économique. Le tourisme industriel est une typologie de tourisme très en vogue et en pleine expansion : favorisé par l’essor des courts séjours et des séjours de proximité, son public est très varié mais s’adresse principalement aux familles, car il a une visée didactique pour tous les âges. Il représente un secteur très important du domaine du tourisme en France. Alors qu’il existe aussi en Italie, il n’a toutefois pas de dénomination précise et est donc moins développé. Le tourisme scientifique concerne la visite de sites scientifiques tels que des musées techniques ou des parcs scientifiques. Le tourisme scientifique touche de nombreux sujets tel que la botanique, la zoologie, l'écologie, l'astronomie, la géologie, l'astronomie, ou encore la science prise de façon générale. Dans cette forme de tourisme, les guides touristiques sont le plus souvent remplacés par des scientifiques. Exemples : le Futuroscope à Poitiers et Vulcania en Auvergne. Le Futuroscope et Vulcania ont bâti leur réputation sur une approche à la fois pédagogique, participative et ludique. Parcs de loisirs oui, mais à contenu scientifique. Au Futuroscope, les attractions tournent, depuis la création, autour du multimédia et des techniques cinématographiques, audiovisuelles et robotiques innovantes. Quant à Vulcania, dédié aux volcans et à la vulcanologie, il conjugue «découverte scientifique et tourisme en famille». Mais outre les parcs à thèmes scientifiques, le tourisme scientifique se focalise aussi sur:

  • Un tourisme d’exploration et d’aventure à dimension scientifique ;
  • Un tourisme culturel proche de l’écotourisme ou du tourisme industriel ;
  • l’écovolontariat scientifique
  • Un tourisme de recherche scientifique. Il existe des TO ou voyagistes spécialisés dans cette typologie de tourisme dont le plus connu est Excursia qui travaille en collaboration avec des scientifiques. Le tourisme de découverte économique peut être défini comme la découverte par le public d’un site présentant un savoir-faire appartenant au passé, au présent ou à l’avenir. Deux secteurs pôles peuvent être mis en évidence : le tourisme d’entreprises en activité et le tourisme de patrimoine industriel. Il se définit comme la visite de sites en activité, qu’ils soient industriels, administratifs, commerciaux, agricoles, artisanaux ou de service. Le tourisme de patrimoine industriel réunit l’ensemble des sites valorisant les techniques de production et les savoir-faire appartenant à l’histoire industrielle nationale ou locale : musées, écomusées, sites industriels (devenus ou non des musées de site), espaces dédiés à une activité industrielle spécifique, sites d’interprétation. L’histoire sociale en fait partie intégrante, telle le bâti social (logements ouvriers, habitats patronaux). Utilisé à bon escient et avec un projet mûrement réfléchi (tous les sites n’étant pas adaptés à la découverte économique), la visite d’entreprise peut-être :
  • un outil de développement économique ;
  • un outil de communication évènementielle ;
  • un complément au tourisme d’affaires ; les individus qui se déplacent dans un cadre professionnel peuvent être intéressés par la visite d’entreprises dans leur secteur d’activité ou d’un secteur proche ;
  • un complément de séjour à vocation culturelle. L’ouverture de l’entreprise à la visite peut refléter différentes motivations: valoriser ses savoir-faire auprès du grand public, des clients, prospects et futurs collaborateurs, motiver le personnel et renforcer la culture d’entreprise, favoriser l’intégration au sein d’un territoire en offrant plus de lisibilité et de transparence aux habitants du territoire comme aux touristes et développer de nouveaux flux d’affaires. Le tourisme de découverte économique se base principalement sur les visites en entreprises. Les entreprises sont regroupées dans l’association nationale «Entreprise et découverte» qui propose sur son portail la définition suivante de ce type de tourisme: La filière de la visite d’entreprise regroupe des entreprises en activité de type industriel, commercial, artisanal, agricole, de service ou encore des laboratoires de recherche, qui ouvrent leurs portes au public. Un vecteur d’image : en direct et in situ, l’entreprise se dévoile au public… La qualité de sa production : savoir-faire, temps passé sur chaque pièce, qualité des matières premières…, l’entreprise donne à voir ses compétences uniques et ses avantages compétitifs. Ses efforts en matière de développement durable : la visite peut permettre à l’entreprise de présenter sa démarche en matière de responsabilité sociale et environnementale. Sécurité, traçabilité des produits, gestion des impacts de son activité (déchets, nuisances sonores…), conditions de travail des salariés… : l’entreprise valorise ses démarches responsables. Une production Made in France : les PME d’excellence et grandes entreprises de renom ouvrent leurs portes pour démontrer aux visiteurs les spécificités des produits français et les ressorts de leur compétitivité, notamment la part de R&D et leur ancrage dans l’histoire (de nombreuses entreprises centenaires sur le portail)… Créée en 2012, à l’initiative de Cécile Pierre et Anne Aubineau, de l’agence d’ingénierie ADEVE (Agence de Développement de la Visite d’Entreprise), l’association est présidée par Luc Fauchois, spécialiste du

On a commencé à parler de «Tourisme de Mémoire» en France au début des années 2000, au moment où les secrétariats d’État en charge du Tourisme et des Anciens Combattants se sont rapprochés dans l'optique d'assurer la transmission de la mémoire des conflits du XXe siècle aux jeunes générations. Cette forme de voyage permet de remplir 4 objectifs principaux :

  • témoigner des événements passés;
  • les expliquer et les mettre en perspective;
  • contribuer à la réflexion des générations futures;
  • favoriser le développement économique de territoires souvent dépourvus d'autres atouts touristiques. La «mise en tourisme» des sites de mémoire liés aux conflits contemporains représente un enjeu sur les plans touristique, économique, culturel, pédagogique et civique.
  • Fonction touristique: garantie d’un flux touristique ayant des retombées importantes au niveau local
  • Fonction pédagogique: nécessité de se souvenir pour comprendre les événements, transmission de la mémoire aux jeunes générations
  • Fonction culturelle: construction identitaire d’un territoire et développement local
  • Fonction économique: levier d’attractivité et de vitalité économique fondamental et complémentaire à l’offre touristique traditionnelle
  • Fonction civique: transmission de valeurs, compréhension entre les peuples Les chiffres clés à l’échelle nationale: «La mise en tourisme» des sites mémoriels est relativement récente : 80% des sites ont été ouverts après 1980 ; 6,2 millions de visiteurs pour les 155 sites de mémoires payants ; 45% des visiteurs sont des touristes étrangers principalement des Britanniques, Allemands, Belges, Hollandais et Américains, 55% des touristes français ; 45 millions d’euros de chiffre d’affaire ; 1 .050 emplois à temps plein dont 48% pour l’accueil et l’animation ; 4 régions françaises représentent 75% de la fréquentation: Grand Est (24%), Grand Ouest (24%), Ile de France (18), Nord (15%). Le centenaire de la Grande Guerre, événement phare du tourisme de mémoire entre 2014 et 2018, est le révélateur d’une véritable passion française. La cause de cette passion est à rechercher dans la profonde inscription de la Grande guerre dans l’histoire collective et dans l’histoire privée des Français, et son ancrage dans leur imaginaire collectif. Conséquence : mobilisation plurielle autour de «l’événement centenaire»:
  • Mobilisation institutionnelle
  • Mobilisation médiatique
  • Mobilisation citoyenne
  • Mobilisation éditoriale Histoire collective: 7 900 000 mobilisés, 1 400 000 de morts ou disparus, 4 000 000 de blessés et mutilés dont les fameuses « gueules cassées ». Un champ de bataille énorme: ligne de front de 700 kilomètres de la Mer du Nord à la Suisse. Permanence de sites témoignant d’un territoire meurtri et de paysages dévastés par les mines et les bombes; 1 seule

commune en France sans aucun mort pendant la Grande Guerre (Beuzeville-en-Plain, Normandie); Omniprésence des monuments aux morts sur tout le territoire français : pérennisation visuelle de la mémoire de la Grande Guerre. Histoire privée: Toutes les familles perdent au minimum un homme pendant la Grande Guerre: point commun à tous les Français. Sacralisation de la figure du «poilu», incarnation vivante de valeurs éthiques telles que le courage, la résistance et la défense de la Patrie. Transmission intergénérationnelle: les récits des combattants transmis d’une génération à l’autre dans les familles, les lettres des poilus, les souvenirs traumatiques des tranchées, Verdun bataille par antonomase et symbole de l’atrocité de la Grande Guerre. Mobilisation plurielle autour de l’événement centenaire Mobilisation institutionnelle: le rôle du Ministère de la Défense Des combats d’hier, et notamment des combats qui ont fait les deux guerres mondiales, il demeure aujourd’hui en France un patrimoine d’une richesse et d’une diversité sans équivalent dans le monde. Champs de bataille, vestiges d’ouvrages de défense, monuments commémoratifs, cimetières militaires et musées sont autant de sites dont la visite permet à la fois d’honorer la mémoire de celles et ceux qui sont tombés lors de ces conflits et de comprendre les événements qui forgent l’histoire nationale et mondiale. À la tête de cet important patrimoine mémoriel, le ministère de la défense est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs du tourisme de mémoire en France. En lien avec d’autres ministères, il est l’interlocuteur et le partenaire de nombreux acteurs externes tels que les collectivités territoriales, les équipements de mémoire et les représentants de gouvernements étrangers pour l’animation de la politique du tourisme de mémoire en France. Au sein du ministère, la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) est le relais de cette double vocation d’acteur et d’animateur de la politique du tourisme de mémoire. Phénomène ancien mais encore mal structuré, le tourisme de mémoire connaît actuellement un essor remarquable, dont témoignent l’intérêt renouvelé sur le sujet porté par les collectivités territoriales et l’action de certains gouvernements étrangers. Ministère de la Défense, création du site « chemins de mémoire » Depuis 2004, le ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme est partenaire du ministère de la Défense pour structurer la filière du tourisme de mémoire en France et promouvoir ce “tourisme de sens” auprès d’un public de plus en plus large. Ce partenariat a permis notamment la création du site internet www.cheminsdememoire.gouv.fr, administré par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère de la Défense. Ce média permet aux internautes de découvrir de manière exhaustive les lieux de mémoire présents sur notre territoire ; il contribue également à sensibiliser le jeune public à notre histoire contemporaine car, au-delà de l’intérêt économique de la filière, le ministère de la Défense, respectueux du lien armée-nation, a pour mission de transmettre aux jeunes générations les valeurs portées par les combattants des conflits contemporains. Pour ce faire, le ministère de la Défense s’appuie sur les lieux mémoriels nationaux dont il a la charge, en lien avec l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) qui en a la gestion : les hauts lieux de la mémoire nationale, dont les nécropoles nationales de Notre-Dame-de-Lorette et de Fleury-devant-Douaumont, l’ancien camp de concentration du Struthof et le mémorial de la prison de Montluc ; plusieurs milliers de nécropoles,

plus encore) par l'intermédiaire d'outils de recherche et de filtres sophistiqués conçus pour vous aider à trouver précisément ce que vous cherchez. Par son ampleur et sa durée, la Première Guerre mondiale a touché l’ensemble de la population française. Cet événement exceptionnel a suscité la rédaction de multiples documents d’archives personnelles: correspondances entre les soldats et leurs proches, carnets de croquis pris sur le vif au milieu des combats, souvenirs écrits après la guerre… Ces documents d’archives privées, auxquels s’ajoutent parfois des souvenirs familiaux, complètent les collections d’archives publiques et les collections de presse et d’imprimés que l’on trouve dans les bibliothèques. Conscient de l’existence et de la richesse de ces documents et des souvenirs qui s’y rapportent, la bibliothèque en ligne Europeana propose leur collecte numérique, par le biais du site www.europeana1914-1918.eu. Au travers de ce site, la Grande Collecte s’insère dans une vaste opération internationale déjà menée dans neuf pays européens. Les régions Les territoires de Champagne-Ardenne, Lorraine, Nord-Pas de Calais, Aisne, Meuse, Somme et Vosges ont signé un « contrat de destination » avec Atout France pour se préparer à accueillir les visiteurs lors du Centenaire de la Grande Guerre. Ce contrat vise à renforcer la coopération entre ses signataires pour accroître la visibilité à l’international de l’offre touristique liée à l’histoire et rendre encore plus efficace la chaîne d’accueil sur le territoire. Près de 48 millions d’euros seront investis par les parties prenantes afin de créer de nouveaux sites, d’agrandir ou de rénover des sites existants. Quelques exemples : en Nord Pas-de-Calais, cela permettra la rénovation du Musée de la bataille de Fromelles, l’inauguration du nouveau Mémorial international aux soldats tombés dans le département durant la Première Guerre mondiale ; mais aussi l’extension du musée du Chemin des Dames, la Caverne du Dragon, dans l’Aisne ; la valorisation de douze sites de la Grande Guerre dans les Vosges et le Haut-Rhin, avec mise en valeur de chemins de randonnée et création de chemins et tranchées de mémoire ; ou encore la demande d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco de l’ensemble du Front Occidental pour une obtention souhaitée en 2016. Mobilisation citoyenne: le rôle des associations locales La conservation des sites de mémoire est en outre rendue possible par l’action de nombreuses associations locales qui ont un rôle actif et primordial dans la valorisation de leur patrimoine mémoriel. Quelques exemples en Aisne et en Oise: Association des guides de la Caverne du Dragon; Association Soissonnais 14- 18 ; Association juin 18-Mémoire des chars; Association Chemin des Dames; Association Patrimoine de la Grande Guerre; Association des amis de Vauquois. Mobilisation médiatique: Le rôle didactique des médias audiovisuels Exemples: deux documentaires de vulgarisation de l’histoire de la Grande Guerre ont battu des records d’audience au printemps dernier

  • La cicatrice, une famille dans la Grande Guerre, de Laurent Véray
  • Apocalypse la Première Guerre Mondiale, Daniel Costelle et Isabelle Clarke avec création de deux sites pédagogiques interactifs Ces deux événements télévisés ont eu un retentissement important et ont été largement médiatisés par la presse écrite

Mobilisation éditoriale: la Grande Guerre et le foisonnement des publications Du pèlerinage de l’immédiat après-guerre au tourisme mémoriel et commémoratif: le centenaire 14 - 18 donne lieu à de très nombreuses parutions de toute nature: ouvrages historiques, recueil de lettres de poilus mais aussi des guides touristiques dont l’exemple le plus emblématique est certainement celui de la réédition des Guides Michelin des champs de bataille, édités à partir de 1917 pour le pèlerinage des familles sur les lieux de combats, et réédités dès 2012 en vue du centenaire. Autres exemples: Les guides par Le Routard Grande guerre 14- 18 les chemins de mémoire , Picardie 14- 18 centenaire d’un conflict mondial , ou la guide par petit futé guide des lieux de mémoire.