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LETTERATURA FRANCESE 1 (riassunto correnti, autori-autrici, analisi testi), Appunti di Letteratura Francese

riassunto interamente in francese sulle correnti letterarie, autori-autrici, analisi dei testi *DISCLAIMER: gli appunti presentano ripetizioni di informazioni a causa di sviste, mancano i riassunti delle opere integrali

Tipologia: Appunti

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LITTÉRATURE FRANÇAISE 1 : DE LA RENAISSANCE AU
SIÈCLE DES LUMIÈRES
MOYEN AGE
EVENEMENTS POLITIQUES
- 843 : partage de l’empire de Charlemagne
- IXème-Xème : invasions normandes
- 1095-1291 : croisades
- 1180-1223 : règne de Philippe Auguste
- 1226-1270 : règne de Saint Louis
- 1337-1453 : guerre de Cent Ans
- 1364-1380 : règne de Charles V
- 1429-1431 : Jeanne d’Arc
- 1453 : prise de Constantinople par les Turcs
- 1461-1483 : règne de Louis XI
- 1492 : les Arabes sont chassés d’Espagne (Reconquista), découverte de
l’Amérique
ŒUVRES ET PHENOMENES LITTÉRAIRES
fin XIème : Chanson de Roland (épopée, anonyme)
fin XIIème :
- Marie de France, Lais (contes en vers)
- Thomas et Béroul, Tristan (roman en vers)
- Poésie des troubadours : l'amour courtois
XIIème-XIIIème : Roman de Renard (récits satiriques en vers)
XIIIème : Roman de la Rose (poème didactique) de Guillaume de Lorris et Jean de
Meung
XIVème :
- Joinville, Histoire de Saint Louis (1309)
- Froissart, Chroniques (1370-1400)
- Dante (1265-1321), La Divine Comédie
- Pétrarque (1304-1374), Canzoniere
XVème, début de la Renaissance en Italie
- Villon, Le Lais (1456), Le Testament (1462), Ballade des pendus (1463)
- Les Cent Nouvelles nouvelles (contes satiriques)
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LITTÉRATURE FRANÇAISE 1 : DE LA RENAISSANCE AU

SIÈCLE DES LUMIÈRES

MOYEN AGE

EVENEMENTS POLITIQUES

  • 843 : partage de l’empire de Charlemagne
  • IXème-Xème : invasions normandes
  • 1095 - 1291 : croisades
  • 1180 - 1223 : règne de Philippe Auguste
  • 1226 - 1270 : règne de Saint Louis
  • 1337 - 1453 : guerre de Cent Ans
  • 1364 - 1380 : règne de Charles V
  • 1429 - 1431 : Jeanne d’Arc
  • 1453 : prise de Constantinople par les Turcs
  • 1461 - 1483 : règne de Louis XI
  • 1492 : les Arabes sont chassés d’Espagne (Reconquista), découverte de l’Amérique ŒUVRES ET PHENOMENES LITTÉRAIRES fin XIème : Chanson de Roland (épopée, anonyme) fin XIIème :
  • Marie de France, Lais (contes en vers)
  • Thomas et Béroul, Tristan (roman en vers)
  • Poésie des troubadours : l'amour courtois XIIème-XIIIème : Roman de Renard (récits satiriques en vers) XIIIème : Roman de la Rose (poème didactique) de Guillaume de Lorris et Jean de Meung XIVème :
  • Joinville, Histoire de Saint Louis (1309)
  • Froissart, Chroniques (1370-1400)
  • Dante (1265-1321), La Divine Comédie
  • Pétrarque (1304-1374), Canzoniere XVème, début de la Renaissance en Italie
  • Villon, Le Lais (1456), Le Testament (1462), Ballade des pendus (1463)
  • Les Cent Nouvelles nouvelles (contes satiriques)

XVIème^ SIECLE EVENEMENTS POLITIQUES 1ère moitié : expansion économique

  • 1494 - 1559 : Guerres d’Italie
  • 1515 - 1547 : règne de François 1er
  • 1517 : début de la réforme de Luther
  • 1531 : Henri VIII chef de l’Eglise anglicane
  • 15347 : Ignace de Loyola fonde l’ordre des Jésuites
  • 1547 - 1559 : règne de Henri II
  • 1521 - 1556 : guerres contre Charles Quint
  • 1534 : début des troubles religieux 2ème moitié : crise religieuse et politique
  • 1559 : mort de Charles Quint, Philippe II roi d’Espagne
  • 1545 - 1563 : Concile de Trente (contre-réforme)
  • 1562 - 1598 : guerres de religion
  • 1571 : victoire de l’Europe chrétienne sur les Turcs à Lépante
  • 1572 : St-Barthélémy (massacre de protestants)
  • ligue contre le roi
  • 1589 - 1610 : règne d’Henri IV
  • 1598 : Edit de Nantes (en faveur des protestants) ŒUVRES ET PHENOMENES LITTERAIRES
  • Erasme, Eloge de la folie (1511)
  • More, L’Utopie (1516)
  • Rabelais, Pantagruel (1532), Gargantua (1534)
  • Marot, poète de cour, Adolescence clémentine (1532)
  • Scève, Délie (1544)
  • Louise Labé, Elégies et Sonnets (1555)
  • Du Bellay, Défense et illustration de la langue française (1549), Antiquités de Rome et Regrets (1558)
  • Ronsard, Amours (1552- 15 78), Discours (1562)
  • D’Aubigné, Les Tragiques (1577-1616)
  • Marguerite de Navarre, L’Heptaméron (1559)
  • Montaigne, Essais (1580-1595)
  • Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été (1595)

De cette façon, Jules César s’assure ainsi la loyauté romaine transposée en Gaule et cela condamne aussi la culture gauloise à disparaitre => en effet, peu de mots gaulois ont été conservés comme le verbe « bercer : cullare ». En Gaule, il existait un double système linguistique : le latin et le gaulois. LES FEMMES LES HOMMES LES PRINCES Restaient toujours à la maison et parlaient le gaulois=> langue vernaculaire les hommes de condition inférieure , qui allaient au marché et au combat, utilisaient le gaulois et le latin=> langue vernaculaire et véhiculaire parlaient seulement le latin=> langue véhiculaire La langue évolue de manière diastratique => variation linguistique liée au statut social des locuteurs et à la vie en société À cette époque-là on trouve donc encore une variation diastratique de la langue (non pas uniforme ), en fonction du statut social du locuteur :  LA LANGUE VERNACULAIRE du latin « verna », qui signifie « esclave né dans la maison » ; ce la langue parlée au foyer, domestique, des affections …  LA LANGUE VÉHICULAIRE la langue parlée en dehors de la maison , avec les étrangers. La langue vraie et propre, utilisée pour les « transitions », la langue vue comme véhicule et moyen => langue officielle. Par conséquent, la langue varie en direction diatopique (=> la variation selon la dimension spatiale/ géographique) et diastratique (=>la variation sociale et démographique, c’est-à-dire la variation linguistique liée aux groupes sociaux et à la vie en société).

  1. Successivement, on assiste à l’arrivée des Francs. (48 6 - 534)
  • Ils s’installent dans le nord de la Gaule (parce que le sud était déjà occupé), conquérant le territoire par des systèmes dynastiques (= les mariages ).
  • 496 av. J-C : Clovis se convertit au catholicisme et est nommé consul romain=> de cette nomination il est possible noter une continuité avec le monde ancien, l’empire romain. Clovis connaissait le christianisme sous forme hétérodoxe , donc considéré comme une hérésie. La plus grande difficulté pour les païens était accepter la figure de Christ , car il est à la fois Dieu et homme , un concept incompréhensible pour leurs. Cependant,

il se convertit parce que le Vatican garantit un système administratif centralisé et administré directement par l’Église. Comme il était à la tête d’une armée d’un empire trop vaste et difficile à gouverner, en se convertissant, il prend en charge l’administration de l’Eglise qui s’étend sur tout le territoire gaulois. Il décide alors de renoncer à la culture franque et assimile la culture chrétienne et latine. Des Francs, il ne reste que la prononciation latine-germanique (les voyelles) : en fait, par rapport au latin, les germaniques accentuent le souffle sur la voyelle accentuée, qui s'en trouve déformée. Les voyelles non accentuées sont considérées comme faibles. Ex=> chevre (capra) => langue d’oc=> càvra=> chàvra=> chèvre (mot actuel). Même la métrique subit des changements, en effet la métrique romaine est substitué avec la division des syllabes.

  1. 800 av. J-C : **Charlemagne est couronné empereur des Romains et du Saint Empire romain germanique=> continuité avec le passé : l’empire romain
  • En 813, le Concile de Tours demande que le sermon (l’homélie) soit prononcé en latin vulgaire** , dans ce que l’on appelle la langue romaine rustique , parce que le prêtre donne des instructions morales et veut qu’elles soient comprises par les croyants et les fidèles. Cette ordonne survira jusqu’au 1965 avec le conseil Vatican ll, qui interdisse l’utilisation du latin dans la messe.
  • En 842 , Charlemagne meurt et ses fils se disputent le partage des terres : Louis le Germanique et Charles le Chauve se partagent la France et l’Allemagne. Serments de Strasbourg=> Louis jure en latin rustique pour se faire comprendre des soldats de Charles et Charles jure dans une sorte d’allemand pour se faire comprendre des soldats de Louis.
  1. Entre 1050 et 1400, la langue française nait.
  • On assiste à la naissance de deux langues, deux langue de matrice littéraire : LA LANGUE D’Oïl LANGUE D’OC parlée dans le Nord de la France parlée dans le Sud de la France développe le roman courtois et la littérature chevaleresque (chanson de geste) , caractérisée par la Chanson de Roland développe une littérature basée sur la poésie amoureuse et la poésie lyrique brève
  • Dans le Nord, nait une nouvelle littérature, c’est une littérature qui combinait le poème épique de la langue d’oil et la poésie de languedocienne, donnant NAISSANCE AU ROMAN : appelé ainsi parce qu’il était en vers et qu’il traite de chevaliers qui, contrairement à Roland, se battent pour l’amour. LA CHANSON DE ROLAND LES CHEVALIERS DES ROMANS Met en scène des chevaliers qui se battent pour le roi et pour la France. Roland se bat pour se propres fins : pour la fois, la fidélité et l’honneur (nous sommes dans la période de la féodalité ) Il se bat pour l’armée de Charlemagne , traverse les Pyrénées pour aller en France, mais les Arabes trompent l’armée et il sont tous exterminés. Ils pourraient se sauver car il a un cor d’olifant qui s’entend de loin, MAIS Roland le sonnera quand il sera trop tard (par honneur, tradition et nom), quand il était mourant. Se battent pour l’amour Elle n’a pas été écrite à l’époque de Charlemagne (800), mais après l’an

PORQUOI? => Parce que, pendant ces années, l’Europe se prépare aux croisades, donc on veut lancer un appel politique contre les islamistes. QUEL EST LE PROBLÈME ALORS? le Moyen Age n’est un monde séparé du monde ancien. Il raisonne en termes de continuité avec l’époque romaine (ex. le Saint Empire roman reprend l’Empire romain et Charlemagne se considère un empereur comme Auguste, César etc.) En effet, on continue à parler latin.

GENRES AU MILIEU DE XV SIÈCLE [BALLADE ET RONDEAU]

FRANÇOIS VILLON (1431-1449)

On pense qu’il est né autours du 1431 et qu’il s’est diplômé en 1449. On sait vraiment peu : il appartenait à un statut social très basique, mais il était très cultivé, avec une écriture d’une qualité parfaite. Aussi les indications que nous trouvons dans son œuvre ne sont pas précises et son nom est lié à une légende noire. Le Romantisme l’a ensuite désigné comme « poète maudit » : un poète toujours en fuite, qui selon la légende il a été en prison, pour avoir participé à des vols

. Il participe à tous les protestes estudiantines et plusieurs fois il a été condamné pour des délits. Dans un certain moment il a été aussi exilé de Paris. Au cours de ses voyages il se trouve à la cour de Charles d’Orléans à Blois et il participe au Concours de Blois. Sa pièce plus célèbre est Ballade des Pendus écrit quand il attentait le résultat de la condamne à être pendu. En 1463, en exécution de la sentence, Villon disparait. La poésie de Villon se dresse contre le système établi, les lois, les autorités. Il est un poète sophistiqué avec les sons et le rythme, car il a une connaissance technique très avancée. Son ton est brut et violent.

« LA BALLADE DES PENDUS »

Les poèmes de François Villon, bien que subjectifs, ne peuvent être considérés comme une forme de poésie personnelle (poésie lyrique) tant la fiction s'y mêle à l'autobiographie. La légende veut que ce poème ait été écrit en prison alors qu’il attendait d’être pendu. MAIS, en réalité, il ne s’agit pas d’une autobiographie poétique (qui n’existait pas à l’époque). En effet, Villon y donne la parole à des pendus fictifs qui proclament l'universalité du genre humain, invitant ainsi le destinataire à s'identifier au sujet de l'énonciation et à se placer sous le regard de Dieu. Le texte est imprégné de l’idée de mort et de souffrance, mais aussi de pardon : Villon y fait appel à la charité chrétienne en donnant aux pendus une voix. Composée de trois dizains de décasyllabes et d’un envoi (adresse) de cinq vers. C’est une composition intense, forte et parfaitement construite. ANALYSE C’est une ballade composée de 3 strophes de 9 vers chacune et d’une dernière strophe de 5 vers, MAIS :

  • le 9eme vers correspond au REFRAIN et il est identique dans chaque strophes ;

La situation d’énonciation a de quoi surprendre : d’ordinaire, dans une ballade, le poète évoque un drame personnel, ses propres sentiments. Ici, ce sont cinq ou six pendus qui prennent la parole en groupe, sous le pronom personnel « nous » (v. 1, 2, 3, 5, etc.), ce qui implique que Villon s’inclut dans ce groupe. Ils s’adressent à un lectorat très large : les « Frères humains qui après nous vivez » (v. 1), soit l’humanité encore en vie, mais aussi à Dieu lui-même, dans l’envoi de la ballade (« Prince Jésus, qui sur tous as maistrie », v. 33). Les morts s’expriment depuis le gibet où ils ont été pendus (« ci attachés » v. 5, « le vent […] nous charrie », sous-entendu au bout de leur corde, v. 26-27), et donc après leur mort. Ce procédé, appelé prosopopée ( figure de style qui consiste à faire parler un élément qui ne devrait pas pouvoir s’exprimer, comme un mort, un animal, un objet), fait une forte impression sur le lecteur. B – Les vivants et les morts Dans cette ballade des pendus entrent en collusion deux mondes, celui des morts (nous) et celui des vivants (vous). La situation d’énonciation accentue le chiasme entre ces deux mondes distincts mais renversés : ce sont les morts qui parlent et les vivants qui se taisent et dont on ne sait presque rien. Les pendus semblent craindre d’être abandonnés, méprisés par les vivants : « N’ayez les cœurs contre nous endurcis » (v. 2), « Si frères vous clamons, point n’en devez / Avoir dédain » (v. 11-12), « Hommes, ici n’a point de moquerie » (v. 34). C’est la justice des hommes qui a condamné les futurs pendus à la mort, mais il n’y a pas de rancœur ou de colère de la part des pendus. Au contraire, ils redoutent le jugement divin et sollicitent l’aide des spectateurs pour obtenir le pardon de Dieu. C – Un memento mori La confrontation de ces deux mondes bien distincts n’empêche pas Villon de montrer à quel point la barrière est ne entre ces deux groupes : même les vivants doivent mourir. Ce rappel de la condition mortelle de l’homme constitue ce que l’on appelle un « memento mori », expression latine signifiant « souviens-toi que tu vas mourir ». Le refrain, « Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre », relie les vivants et les morts à travers Dieu. III – Un plaidoyer universel

A – L’universalité L’originalité de « la ballade des pendus » réside non seulement dans la voix que Villon donne aux morts, mais dans l’aspect collectif de la plainte. Le nombre même de pendus, très imprécis (cinq ou six) indique que l’accent n’est pas mis sur certains condamnés en particulier, mais sur un groupe indéfini , les morts. Villon se fait donc porte-parole et ne parle pas en son nom propre, mais au nom de « tous » (« Priez Dieu que tous nous veuille absoudre »), tous recouvrant d’abord les pendus, puis tous ses Frères, soit l’Humanité entière, les morts comme les vivants. L’appel au pardon divin est aussi une forme d’universalité, car tous les hommes sont égaux devant Dieu et seront jugés par lui. B – Un poème religieux La religion est clairement présente dans ce poème , comment en témoigne le champ lexical du religieux : « Dieu » (v. 4, 10, 20, 30), « merci » (v. 4), « priez », « absoudre » (v. 10, 20, 30), « le ls de la Vierge Marie » (v. 16), « grâce » (v. 17), « infernale foudre » (v. 18), « Prince Jésus » (v. 31), « Enfer » (v. 32). Villon en appelle également à la charité et la fraternité chrétiennes : « Frères humains » (v. 1), « pitié » (v. 3), « frères » (v. 11), « confrérie » (v. 29) et demande au lecteur d’adresser des prières à Dieu. On retrouve également le thème de la supériorité de l’âme sur le corps=> Les condamnés reconnaissent eux-mêmes que de leur vivant, ils ont trop profité des plaisirs de la chair (« Quant à la chair, que trop avons nourrie »), négligeant par là leur âme. C – L’importance de la rédemption=> demande de rédemption pour toute l’humanité Si les condamnés ne remettent pas en cause le jugement de leurs pairs (« quoique fumes occis / Par justice », v. 12-13), ils cherchent, par la prière des vivants qui servent d’intermédiaires, l’absolution divine, comme en témoigne l’entêtant refrain. Les pendus demandent donc à « vous », lecteur, frère humain, de prier pour qu’ils n’aillent pas en Enfer où continuerait leur supplice (« Nous préservant de l’infernale foudre », v. 18, « Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie », v. 32).

ANALYSE

Le poème met en scène le passage de l'hiver au printemps : « de froidure », « de vent ». Le poème est composé de quatre quatrains (il y a en tout seize vers) des octosyllabes (plus courts par rapport à la ballade de Villon). On peut aussi dire que c'est une chanson car il y a un refrain : « Le temps a laissé son manteau ». Le refrain revient trois fois. Le poème possède des rimes embrassées et croisées. Ce sont les mêmes rimes qui se répètent en [i] et en [o]. Aux rimes s'ajoutent les nombreuses allitérations en [r] : « argent », « orfèvrerie » ainsi que les rythmes ternaires et binaires. On a donc une forme fixe très rigoureuse, qui repose sur la répétition de phrases, de mots, de sons, avec un jeu d'échos sonores et une musicalité qui reproduisent la circularité des saisons. Les sons se répètent comme les saisons se répètent dans leur succession. La musicalité du poème reproduit donc le rythme des saisons.

  • Des oiseaux sont mentionnés, mais ils différents par rapport à ceux de la ballade de Villon :
    • Il n’est pas précisé de quelle espèce il s’agit ;
    • Tout ce qui est décrit est vague et indefini ;
  • L’intention du poète est de représenter un moment de grâce, élégance, joie liée à la renaissance du printemps, sans aucune référence personnelle. C'est un poème lyrique car Charles d'Orléans fête le renouveau de la nature : « chacun s'habille de nouveau ». Comme Orphée, il se sent en harmonie avec une nature en éveil qui célèbre l'arrivée du printemps. On remarque ainsi que les animaux, et les oiseaux, sont également heureux : « Il n'y a ni bêtes ni oiseaux/ Qu'en son jargon ne chante ou ne crie : « Le temps a laissé son manteau! » ». Le poème repose sur une personnification du temps et de la nature : « Le temps a laissé son manteau... » car il donne un attribut humain à quelque chose qui ne l'est pas. C'est la nature entière qui est personnifiée. Cette personnification permet de souligner sa beauté, car toute la nature se change en quelque sorte, elle met de nouveaux habits adaptés à la nouvelle saison qui arrive. Le poète insiste sur sa délicatesse, son élégance, son raffinement, sa beauté, avec la métaphore filée de la broderie et de l'orfèvrerie : « une livrée jolie » , « gouttes d'argent », « d'orfèvrerie ». La nature est semblable à une femme raffinée et élégamment habillée : c'est comme un collier de perles, donc la nature est elle-même une œuvre d'art.

Le poète et la nature sont en harmonie pour célébrer le renouveau printanier : « rivière, fontaine et ruisseau/ Portent en livrée jolie ». Le poète ressent de la joie comme la nature.

En deuxième lieu, nous devons constater que à cette époque on a deux entités très importants supranationales : Empire et Papauté. Le projet de François I était de se détacher de tous le deux mais il réussira à se détacher seulement de l’empire parce que la tentative de se détacher du Papauté avec le gallicanisme ne réussi pas. Au contraire nous voyons qu’Enrique VIII a réussi à devenir souveraine et chef de l’église. Du point de vue politique le Sacre Romain Empire se considère le successeur du Romain empire, et il est Sacre parce qu’on a eu la conversion au Christianisme. Nous aurions les guerres d’Italie avec Charles V et les guerres de religion. le pouvoir de l’Eglise, prédominant au Moyen Age, est contrasté, parce que des pouvoirs politiques forts commencent à exister. En effet, il y a la constitution, partout en Europe, des grands Etats politiques. Ils remplacent les domaines traditionnels des grands seigneurs féodaux, de plus en plus soumis au pouvoir royal. Le projet de François I pour établir un état national passe aussi à travers la création d’une école d’élite : Le Collège Royale où on apprend le latin mais aussi la langue française. Il s’agit de donner un signal fort de volonté d’unification parce que l’unification nationale passe à travers la langue. Si on parle différents dialecte, l’état est fragmenté, la langue crée la base pour une identité nationale. Pendant le royaume de François I on voit se développer deux types de littérature :

  1. Au dehors de la cour 2. A l’intérieur de la cour (M. de Navarre, sœur du roi) Entretemps, le sentiment d’appartenir à une nation devient vif dans la population. Les citoyens sont liés par une langue qui s’unifie d’un bout à l’autre du royaume et ils sont ressemblés autour d’un roi qui bâtit (costruisce) un pouvoir personnel puissant. → 1539 : Édit de Villers-Cotterêts=> Langue d’Oil  sert à unifier la langue.  Le projet de François I était soutenu par des intellectuelles comme Joachim Du Bellay (Défense et Illustration de la Langue Française).  François Ier stipule que les actes publics (décrets, lois) et les actes juridiques doivent passer du latin au français impérial (alors que Clovis avait stipulé qu’ils devaient être rédigé en latin).  Ainsi, le français devient une langue véhiculaire, officielle et langue maternelle pour les Français. La langue maternelle du roi était la langue d’Oil, qui était parlée par sa mère.

POURQUOI? Il s’agit d’une stratégie politique, parce que les enfants qui étudient dans les écoles de l’église seront toujours fidèles à l’église. François Ier veut des gens fidèles, qui étudient la langue du roi et lui prêtent allégeance. En plus, le roi organise une expédition dans le Sud , où on parlait encore la languedocien. François Ier lui fait comprendre qu’il est le roi et qui ses sujets devaient apprendre la langue d’oïl : en effet, quand le roi les recevait, ils devaient parler sa langue, même pour vivre. On assiste à l’imposition d’une langue unique, celle de l’Ile de France ou de Paris, qui s’instaure dans tout le Royaume de France. Le but de François Ier était de rendre la France comme une Nation autosuffisante et livre :

  • La France devrait être une Nation qui ne devait pas répondre ni au Pape ni à l’Empire
  • François Ier comme Henri VIII : était contre la papauté et le roi de France était le chef de l’Église Galloise, qui n’était pas reconnue par le Vatican.

JOACHIM DU BELLAY=> DÉFENCE ET ILLUSTRATION DE LA

LANGUE FRANÇAISE (1549)

En 1549, 10 ans après l’Édit de Villers-Cotterêts, Du Bellay publie « Défense et Illustration de la langue française ». Le texte sert de préface au premier ouvrage poétique de Du Bellay, L'Olive et quelques autres œuvres poétiques. Il s'agit d'un manifeste politique, linguistique, littéraire, dans lequel l’auteur exprime la volonté que la langue française ait une dignité égale à celle du latin, de l'italien, etc. L’œuvre est considéré comme le manifeste des poètes de la Pléiade. Du Bellay veut réhabiliter la langue française. II défend d'abord la langue, et propose ensuite des méthodes pour la rendre plus riche. La tonalité du texte est donc polémique , puisqu'il s'agit de défendre des idées, une certaine vision de la littérature.

  • par « illustration », il entend au sens de « rendre illustre », c’est-à-dire faire jouir la langue française de l’estime ;

UNE ŒUVRE POLEMIQUE

  • À quoi la Rome antique doit-elle son excellence? Elle ne la doit pas à ses palais, car ils s'effondrent, MAIS si nous nous souvenons aujourd'hui de Rome, c'est pour la splendeur de sa langue. Du Bellay explique que la langue française est suffisamment belle pour être utilisée en poésie. Il s’oppose à ceux qui estiment que le français est une langue qui manque de beauté. II répond qu'elle n'est pas irrégulière, il rappelle la façon dont les mots se déclinent, dont la conjugaison fonctionne. II prouve aussi que des grammairiens ont réussi à trouver des règles au français. Du Bellay proclame l'égalité en douceur de la langue française et des langues antiques. II assure qu'elle peut être poétique, le problème n'est pas qu'elle ne l'est pas, mais qu'elle n'a jamais été utilisée à sa juste valeur par des poétes de talent. Il faut de grands poétes pour magnifier la langue française. - Le conflit le plus important : surmonter le prestige de la production artistique de l'Italie. Il ne s'agit pas de construire à Paris des monuments pour être à la hauteur des monuments romains, mais il faut investir dans la langue pour que le français ait le même prestige que la langue latine. Pour cela il faut faire grandir le français (il déconseille les traductions, il conseille l’émulation). Le poète parvient donc à réfuter tous les arguments de ses adversaires et à conclure que le français est une belle langue poétique, riche, et qu'il faut simplement savoir la manière.
  • La relation entre le mécène et le poète peut être beaucoup plus forte, comme dans le cas de Du Bellay, lorsque nous avons l'adhésion du littérateur à un projet politique. À part pour la langue, les français sont aussi réunis dans des guerres désormais nationales :→

GUERRES D’ITALIE (1494-1539)

Pour comprendre LES GUERRES D'ITALIE menées par François Ier :

  • Le Moyen Âge a été dominé par 2 grandes institutions supranationales : l'empire et la papauté , donc il est caractérisé par des affrontements entres les deux. Charles Quint disait que le soleil ne se couchait jamais sur son Empire, car il comprenait non seulement la moitié de l'Europe, mais aussi les Amériques que Christophe Colomb et Cortès avaient d'abord conquises.
  • À la fin du Moyen Âge, Henri VIII, étant en conflit avec l'Église catholique ; il a crée un État national où le chef de l'Église était le roi. Son but était celui de créer un État indépendant.
  • C’est ainsi, En 1500, qu’on assiste à la naissance de l’État moderne, c’est-à- dire un État détaché de la soumission à ces 2 institutions supranationales.
  • François Ier veut mettre en œuvre le même projet, mais il ne parviendra pas à se faire reconnaître comme chef de l'église française.
  • C’est alors que commence le Mouvement gallican : un mouvement qui tente de détacher l'Église française de toutes les églises catholiques sous l'autorité du Pape et la créer comme église nationale.
  • Projet de François Ier : créer une "grande" France dans le vide politique laissé par la disparition des grandes institutions supranationales. 1. LES CAUSES L'ITALIE, ENJEU DE LA LUTTE POUR L'HÉGÉMONIE EUROPÉENNE À la fin du XVe^ siècle, fragmentée en de nombreuses entités politiques distinctes, l'Italie apparaît comme un ensemble riche et densément peuplé. Les capitaux et les marchands des différents États italiens dominent l'Europe au plan économique, tandis que les réalisations intellectuelles et artistiques des maîtres italiens fascinent toutes les cours. Charles V possédait un territoire si vaste qu’on ne voyait jamais le soleil se coucher. François I voulait conquérir les territoires du nord de l’Italie mais Charles V voulait conquérir les territoires entre Paris et Lyon. Charles V possédait les territoires d’Epagne, Autriche, Sicile, Napoli et les Flanders et donc il encercle François I qui perd le combat et vient emprisonné. LES CONSÉQUENCES DES GUERRES D’Italie=> L'ÉCLOSION DE LA RENAISSANCE FRANÇAISE Si les guerres d'Italie constituent les dernières grandes aventures féodales d'une monarchie française en mutation et n'apportent que peu de résultats politiques, elles influencent considérablement le goût et la sensibilité de la noblesse de France. En effet, le raffinement des mœurs italiennes et la beauté des œuvres d'art contribuent pour beaucoup à l'éclosion de la Renaissance des arts et des lettres en France. Les guerres en Italie donnent la possibilité d’échanger la culture , en effet :
    • La France de cette époque se passionne pour l’Italie (pendant la Renaissance italienne beaucoup d’artistes italiens partent pour la France, comme Leonardo Da Vinci)
    • Les châteaux ne sont plus construits come des forteresses avec des fenêtres minuscules, mais avec de grands jardins fleuris, avec de grands balcons (à l’italienne).
    • La construction du Louvre (le Palais Royal) commence.