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Ce document explore les différents types de contrats, leurs conditions de validité et les obligations qui en découlent. Il aborde des concepts clés tels que l'offre, l'acceptation, le consentement, et les conséquences de l'inexécution des obligations. Le texte détaille également les spécificités de certains contrats comme la vente, le mandat, le bail et le contrat de travail, en mettant en lumière les droits et devoirs des parties impliquées. Il s'agit d'un support de cours synthétique mais riche en informations essentielles pour comprendre le droit des contrats. Ce document est utile pour les étudiants en droit et les professionnels souhaitant approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Il offre une vue d'ensemble des principes fondamentaux et des règles applicables en matière contractuelle, facilitant ainsi la compréhension et l'application du droit des contrats.
Typology: Study notes
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Droit des obligations (partie générale), contrat de vente, contrat d’entreprise, contrat de mandat, contrat de bail et contrat de travail
Exception : si on est de bonne foi et qu’on ne s’est pas rendu compte que ce surplus a été versé. Ex. n°1 : on regarde les relevés de compte et la banque nous a versé CHF 50'000.- sans raison, ou si l’employeur nous a versé deux fois une prime. Ex. n°2 : quand il y a un désaveu de paternité, le « faux papa » va réclamer l’argent au « vrai papa » qu’il a payé pour l’entretien de l’enfant.
6.1.3 Les grands principes du droit et du droit des obligations
6.2 Responsabilité civile délictuelle
6.2.1 Notion
6.2.2 Les quatre conditions de la responsabilité civile
Matériel : atteinte en patrimoine suite à une atteinte à une chose Corporel : atteinte en patrimoine suite à une atteinte à l’intégrité physique
En cas de lésions corporelles (handicap En cas de décès : droit à une indemnité En cas d’atteinte à un autre droit de la personnalité
Cf schéma fait en classe
Comportement contraire au droit. Si l’on crée ou on entretient quelque chose de dangereux.
a. RC délictuelle acquilienne (pour faute) : la faute Dû à un manque de diligence Intentionnelle Faute : Par négligence On peut faire un procès en responsabilité civile contre toute personne ayant la capacité de discernement (enfants compris).
b. RC délictuelle causale (sans faute) : la loi Faute simple : on reproche un manque de surveillance
Faute aggravée : on estime qu’il y avait un risque qualifié de commettre des dommages
Responsabilité sans faute simple :
Il y a un risque et on est de toute façon responsable Dans ces cas-là, il y a une assurance obligatoire
C’est la victime elle-même qui doit faire les démarches afin d’être indemnisé. Selon la jurisprudence, dans certains cas, la famille peut aussi demander une indemnité. Et si l’accident est grave, les proches peuvent toucher une indemnité pour tort moral. Ex. handicap du mari trop lourd les proches vont toucher quelque chose
Lors d’un procès en responsabilité civile, on touche un capital et non une rente : c’est donner d’un coup et non un petit peu chaque mois. On fixe le montant selon les circonstances : à quel point elle souffre, si elle a mal ou pas, perdu ou non sa joie de vivre, vie professionnelle ou familiale bouleversée, si douleurs psychiques, etc. En Suisse, l’Etat n’est pas généreux du tout.
Ce sont les proches qui touchent l’indemnité. La loi définit qui est un proche (personne mariée, fiancée, parents, enfants, frères et sœurs). Exception : le concubin si la relation est stable et durable.
Le montant est fixé selon les circonstances :
Ex. intégrité sexuelle, honneur (si on tient des propos diffamatoires sur quelqu’un et que ça porte atteinte à son honneur)
6.2.4 La prescription
C’est le délai qu’on a pour faire un procès en responsabilité civile. On a un an dès la connaissance du dommage et au plus tard dix ans dès les faits dommageables. Ex. si en 2000, monsieur x a travaillé avec une matière dangereuse, en 2016 on lui découvre un cancer. Il aurait un an pour agir mais comme il y travaillait il y a plus de dix ans, alors il y a prescription. La personne est allée jusqu’à la cour des droits de l’homme et a gagné. C’est une institution qui n’existe pas partout. Avec le temps, les preuves disparaissent petit à petit et on estime que la victime a tourné la page après autant de temps.
Pactum deotolitis : quand un avocat dit à son client que si je perds on ne paie pas et que si on gagne alors on paie. C’est interdit en Suisse.
6.3 La conclusion du contrat
6.3.1 Le contrat
C’est un acte juridique bilatéral par lequel les parties manifestent leurs volontés de manière concordantes (accord).
De manière expresse : clair et concis. On en parle et on signe. De manière tacite : manifester par le comportement. Ex : je prends l’objet
Unilatéral : seule une partie doit une prestation à l’autre. Ex. : donation Bilatéral : chaque partie doit une prestation à l’autre. Ex. : contrat de travail /!\ Le testament n’est pas un contrat! C’est un acte juridique unilatéral o ù les autres ne donnent par leurs volontés. Le pacte successoral est un contrat : on va chez le notaire et on se met d’accord sur comment la succession va se passer.
Nommés : contrat réglé par la loi (CO). Ex. : vente, bail Innommés : il ne figure pas dans les lois. Mixtes : mélange de contrats nommés (conciergerie) car on combine un contrat de bail et un contrat de travail. Suijeneris : il ne fait référence à aucun contrat nommé. Ex. : contrat de leasing
Liberté contractuelle : on est libre de conclure ou non des contrats. On peut créer un contrat comme on veut et quand on veut. On décide du contenu mais il y a quand même des limites. Exceptions : l’assurance maladie et la responsabilité civile quand on a une voiture. Force dérogatoire des contrats : dès le moment où on conclut un contrat, on est obligé de le respecter sinon on peut aller en justice.
Légales : prévues par la loi. Ex. : 4 semaines de vacances / année, congé maternité Règle légale impérative : les parties ne peuvent pas y déroger (4 semaines de vacances / année) Règle légale dispositive : on a la possibilité de déroger malgré la loi (si on veut démissionner) Conventionnelles : les parties se sont mis d’accord. Ex. : accord du patron pour 10 jours de congé paternité
6.3.3 La forme
Il n’y a aucune forme à respecter pour faire un contrat. On peut faire un contrat oral. Par contre, il peut y avoir une forme qui soit exigée par l’une des parties ou par la loi : Écrite : on doit utiliser un support, la rédaction et la signature sont faites à la main Authentique : on doit passer par un notaire pour le rédiger Si on nous impose de respecter une forme précise et qu’on ne le fait pas, le contrat est nul.
6.3.4 L’objet du contrat
Liberté contractuelle : n’importe quel contenu. Mais il y a une limite, le contrat ne doit pas être illicite, immoral ou impossible sinon il est nul.
Cela viole une règle impérative. Ex. : contrat de drogue, engager un tueur à gages, conclure un contrat de travail avec seulement 2 semaines / année de vacances.
Contraire aux mœurs, règles morales ou droit de la personnalité. Interdiction de l’engagement excessif. Ex. : si on engage un joueur de foot à qui on interdit d’aller jouer dans un autre club.
Il est impossible au moment de la conclusion du contrat. Ex. : vendre une machine à remonter le temps. On peut demander un remboursement car le contrat est nul.
6.3.5 L’accord des volontés, le consentement
Pour faire un contrat, il faut deux manifestations de volonté concordantes (consentement = contrat conclu). Ils doivent se mettre d’accord sur les points essentiels mais pas besoin sur tous les points. Il y a une offre donc par conséquent il doit y avoir une acceptation pour le contrat soit conclu.
On discute du futur contrat. On doit être de bonne foi (ne pas mentir, ne pas donner de fausses information, ne pas vouloir faire un contrat pour soutirer des informations). Si on ne respecte pas cela, on peut nous faire un procès en RC précontractuelle.
L’offre est une proposition ferme de conclure un contrat. Si l’autre accepte, on est engagé et lié à l’autre. On a donc des obligations vis-à-vis de l’autre partie.
La loi prévoit que :
L’envoi de prix courants n’est pas une offre L’exposition d’une marchandise avec le prix est une offre L’envoi de marchandise non commandée n’est pas une offre (on n’est ni sensé payer ni sensé garder)
Durée de validité de l’offre :
a) Offre avec un délai : lié jusqu’à l’expiration de ce délai b) Offre sans délai se fait entre personnes en contact direct (en face, au téléphone) et implique que l’acceptation de l’offre doit être immédiate. c) Offre sans délai entre personnes non présentes (par courrier) : ce sont les circonstances et la bonne foi qui font foi.
Dès le moment où l’on accepte, le contrat est conclu. Mais le silence ne vaut pas acceptation.
La contre-offre : c’est quand on accepte mais avec d’autres conditions que celles prévues de base, l’autre partie devra alors accepter pour qu’il y ait un contrat.
Le contrat peut être invalidé dans un délai d’un an dès la connaissance du vice
6.4 Exécution du contrat
A qui? Par principe, on doit s’exécuter envers le créancier et alors le débiteur est délibéré.
Quand? L’exigibilité (moment où la prestation doit être faite) peut être indiquée dans :
6.5 Inexécution du contrat
6.5.1 Introduction
Impossible : faute du débiteur^1 Inexécution Défectueux : faute du débiteur^2 Inexécution quant au moment, retard ou demeure du débiteur^3 (^1) et 2 sont les règles sur la RC contractuelle (dommages – intérêts) (cf. 6.5.2). (^3) sont les règles sur la demeure du débiteur.
6.5.2 Inexécution (exécution impossible ou défectueuse)
Dans les deux cas (impossible ou défectueuse) on peut faire un procès en RC contractuelle et obtenir des dommages et intérêts.
RC contractuelle (contrat) RC délictuelle (acte illicite)
RC délictuelle RC contractuelle
Délai de prescription
1 an dès la connaissance du dommage et au plus tard 10ans après les faits dommageables
10 ans
Condition de la faute Faute : la victime doitapporter la preuve
Faute présumée : le responsable doit amener la preuve qu’il n’a pas commis de faute (fardeau de la preuve) *on estime qu’il y a une confiance
Responsabilité pour les auxiliaires
Responsabilité de l’employeur des dommages de ses employés sauf si preuve de bonne surveillance (preuve libératoire)
Responsabilité des auxiliaires (pas de preuve libératoire)
6.5.3 Inexécution quant au moment / retard / demeure du débiteur
La demeure du débiteur signifie être en retard dans l’exécution de sa prestation. Simple Demeure Qualifiée
Elle permet d’obtenir : a. Des dommages et intérêts b. Dette d’argent : on reçoit des intérêts moratoires (5% prévus par la loi mais un autre pourcentage peut être convenu entre les parties) Le débiteur est en demeure si l’obligation est arrivée à échéance, par convention les parties se sont mise d’accord sur un délai (terme comminatoire). Sinon, le créancier doit interpeller le débiteur (lui demander de s’exécuter). L’interpellation n’est soumise à aucune forme.
6.6 L’extinction des obligations
L’obligation s’éteint de par :
Lorsque deux personnes sont débitrices l’une de l’autre. La loi dit que dans ce cas on va pouvoir la compenser. A doit 10'000 francs à B B doit 3000 francs à A.
Pas de question dessus
A doit 7000 francs à B.
Quand une personne est à la fois débitrice et créancier d’une même dette.
Ex. : en cas de succession : on doit 10'000 francs à son père et qu’il meurt. L’héritier prend la place du créancier et la dette s’éteint par confusion.
Il y a eu des circonstances exceptionnelles qui ne sont de la faute de personne. Le contrat s’arrête et il y a restitution.
Ex. : on loue un appartement et il y a un incendie. On demande une œuvre à un artiste et il meurt avant de l’avoir fini, les héritiers nous remboursent.
se passe après la conclusion du contrat
sans faute de la part du débiteur